Dans toutes ses éditions locales, Ouest-France détaille le choc fiscal proposé par François-Xavier Oliveau dans notre dernier rapport « Le logement pour tous ». Une refonte de la fiscalité sur l’usage vers l’usufruit.
Depuis les années 1970, la politique du logement en France a largement avantagé les propriétaires, dont le pouvoir d’achat a augmenté de 50 %, quand celui des locataires a stagné. Dans le même temps, le parc de logements sociaux rate sa cible, occupé pour moitié par des gens aux « revenus qui font partie des 25 % les plus faibles de la population ».
« [La proposition de GenerationLibre] aboutirait à des contrats de location offrant toute liberté au propriétaire et au locataire pour établir la durée du bail, le céder ou de sous-louer. » Ouest-France
Le quotidien note l’incohérence du système actuel qui délaisse les 4 millions de mal-logés alors que le taux de vacance culmine à 8,4 %. Avec ses propositions, François-Xavier Oliveau propose d’atteindre le taux frictionnel de 3 % via la mise sur le marché de 2 millions de logements.
« [Les suppressions des impôts locaux des revenus locatifs et de la TVA sur les travaux] seraient compensées par la suppression des soixante-six niches fiscales « dénoncées comme illisibles par la Cour des comptes », rappelle François-Xavier Oliveau. » Ouest-France
Alors que la France est le premier pays européen en matière de taxation sur le logement, le rapport défend les suppressions de l’imposition des revenus locatifs et de la TVA sur les travaux, compensées par la suppression de toutes les niches fiscales. Une refonte de la fiscalité qui s’accompagne, dans notre rapport, d’un nouveau contrat de bail plus souple, aux conditions librement décidées par les parties, et d’un cadre légal qui protège davantage le locataire (prêt à taux zéro garanti par l’État en cas d’insolvabilité).
Pour lire l’article de Ouest-France, cliquer ICI.
Pour retrouver notre rapport « Le logement pour tous », cliquer ICI.
Publié le 16/11/2021.
Dans Slate, notre expert Daniel Borrillo revient sur la campagne « Mon foulard, mon choix » du Conseil de l’Europe qui a été largement critiquée par la classe politique. Il prend le contrepied d’une certaine doxa républicaine et dénonce le paternalisme de ceux qui dénient, sous couvert de laïcité, la capacité de choix des femmes.
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Diverses raisons expliquent la condamnation de la campagne du Conseil de l’Europe « Mon foulard, mon choix » par la classe politique, analyse Daniel. S’il est évident que l’extrême droite la considère comme une promotion intolérable du fondamentalisme islamique, Daniel se désole que la gauche et le Gouvernement fassent preuve de paternalisme lorsqu’ils considèrent que la mise en avant du voile est une atteinte à l’égalité entre les sexes. Pour Daniel, ils font l’erreur de considérer toutes les femmes comme victimes du voile … alors même que certaines y consentent librement ! Ce faisant, ils nient le libre-arbitre des femmes, en contradiction avec les combats féministes, et plus généralement le droit des individus à disposer de leur propre corps. GPA, travail du sexe, port du voile : pour Daniel, si libre consentement il y a, c’est à l’individu de décider ce qu’il fait de son corps.
« De l’extrême droite à la gauche en passant par le Gouvernement, cette campagne est considérée au mieux comme une atteinte à la dignité de la femme, au pire comme un instrument de la propagande islamiste. »
La gauche et le Gouvernement accusent également la campagne d’être une atteinte à la laïcité. Mais Daniel réfute cette idée en rappelant que, en vertu de la loi et de la jurisprudence, l’État ne peut ni « imposer une neutralité dans l’espace public », ni « imposer aux femmes son point de vue » sur le port du foulard. Par ailleurs, Daniel rappelle que la Cour européenne des droits de l’Homme protège l’expression des idéologies minoritaires, le port du voile comme l’inscription du visage de Che Guevara sur les tee-shirts, contre un « droit à ne pas être choqué » qui entrave la liberté d’expression.
« Le principe de laïcité indique qu’il n’appartient pas à l’État de porter une appréciation sur une pratique religieuse tout comme il ne lui appartient pas d’interpréter le sens du port du foulard. »
Pour Daniel, le voile est une manière comme une autre d’enrichir la diversité culturelle de nos sociétés. Citant John Stuart Mill, il rappelle que nos sociétés sont fondées sur le respect des choix d’individus majeurs et consentants, et qu’il est vital d’encourager le multiculturalisme.
Pour lire la tribune de Daniel Borillo, cliquer ICI.
Pour retrouver la conférence de Gaspard Koenig aux « États généraux de la laïcité », cliquer ICI.
Pour retrouver notre rapport « Pour une GPA responsable en France », cliquer ICI.
Publié le 15/11/2021.
Dans L’Express, Thomas Mahler fait la recension de « Rationalité », dernier ouvrage de Steven Pinker. Le psychologue cognitiviste et professeur à Harvard se pose en défenseur de la raison face aux « compulsions idéologiques » de la droite identitaire et de la gauche woke.
Steven Pinker est l’un des intellectuels les plus influents au monde, connu notamment pour son ouvrage « The Blank State », dans lequel il prophétise dès 2002 la tendance à nier la réalité dans les sciences humaines. Les récentes affaires dans les campus américains lui donnent raison : la science est perçue comme une construction sociale « occidentale » au service de groupes « dominants ».
« [Steven Pinker] défend, à l’aide de nombreuses statistiques, un regard contre-intuitif sur l’état du monde : loin de ce que nous laissent entrevoir les médias ou des intellectuels trop pessimistes, les progrès sont spectaculaires, avec notamment le déclin de la violence depuis la préhistoire. » Thomas Mahler
Dans ses essais publiés dans les années 2010, il met en avant les progrès économiques, scientifiques et politiques qui font de notre époque la plus pacifique de l’histoire. Il s’attaque dans « Rationalité » à la droite identitaire comme à la gauche woke, noyées dans la subjectivité de leurs élites, à l’image des 30 000 mensonges formulés par Donald Trump au cours de son mandat. Plutôt que de rejeter la faute sur les réseaux sociaux, il met en cause la nature humaine avec ses biais cognitifs et ses erreurs de raisonnement.
« [Steven Pinker] déplore une « étouffante monoculture universitaire de gauche » punissant ceux qui remettent en question les dogmes en vogue sur la race, le genre ou la biologie, alors que l’université devrait être un lieu privilégié pour la pensée critique. » Thomas Mahler
Steven Pinker dénonce la « cancel culture » dont il a été victime en 2020 pour avoir critiqué la proposition par des militants d’abolir la police en réaction au meurtre de Georges Floyd. Il appelle l’école et les médias à développer l’esprit critique en usant d’outils intellectuels et de statistiques pour renforcer la capacité à raisonner et relativiser les faits divers choquants.
Pour Steven Pinker, c’est grâce aux institutions comme la science et la démocratie libérale que l’on a connu les progrès de paix et de prospérité.
Pour lire l’article, cliquer ICI.
Publié le 12/11/2021.
Partant de la distinction entre droits naturels et devoirs, Gaspard Koenig défend des droits pour les animaux et un revenu universel inconditionnel pour les Hommes.
D’après Gaspard, qui s’appuie sur les écrits du penseur libéral Benjamin Constant, le droit préexiste au contrat social : il est « naturel et imprescriptible » comme l’indique la Déclaration des droits de l’Homme. À l’inverse, le devoir, qui « correspond au droit d’un autre », naît de l’existence de ce contrat social. Le droit est par conséquent prééminent sur le devoir comme ne le laisse pas forcément penser la maxime populaire « il n’y a pas de droits sans devoirs ». Comme le précise Gaspard, « on ne demande à personne de mériter ses droits ».
« Poser des droits avant d’envisager des devoirs, n’est-ce pas l’essence de la modernité ? »
Cette distinction l’amène à se montrer très critique du « revenu d’engagement pour les jeunes » (CEJ) promis par Emmanuel Macron. Puisque ce revenu, comme le RSA d’ailleurs, a été créé pour répondre à la précarité dans une logique de droit à la vie décente, il ne doit pas être conditionné à des devoirs – un pointage – mais être inconditionnel. C’est pourquoi Gaspard et GenerationLibre promeuvent de façon plus cohérente un revenu universel pour tous qui, en assurant des conditions de vie minimales aux individus, les encourage à l’entreprenariat et à l’expérimentation.
Par ailleurs, si les animaux n’ont moralement pas de devoirs, il n’en méritent pas moins d’avoir des droits ! C’est pourquoi Gaspard salue « La déclaration de Toulon » et les propositions du Parti animaliste qui militent pour un statut juridique offrant aux animaux « un droit à ne pas souffrir ». À la clef, « l’abolition de l’élevage intensif ».
Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.
Pour retrouver notre rapport en faveur du revenu universel, cliquer ICI.
Publié le 10/11/2021.
Dans Atlantico, notre expert Marc de Basquiat propose d’interfacer son système socio-fiscal de revenu universel avec celui des retraites pour éliminer la grande pauvreté parmi nos aînés.
Atlantico publie les bonnes feuilles du dernier ouvrage de Marc de Basquiat « L’ingénieur du revenu universel » dans lequel il rappelle l’intérêt premier d’un régime de retraite public. Cela signifie que les cotisations sont obligatoires et que l’État est le garant des pensions, de sorte qu’elles ne soient affectées ni par la conjoncture économique ni par l’évolution démographique.
Sans parler des inégalités intergénérationnelles, notre système actuel pose des problèmes de solidarité intragénérationnelle : il y a de fortes disparités en fonction du sexe et de la catégorie socio-professionnelle.
« Cet écart est particulièrement prononcé pour les hommes : les 5 % du bas de l’échelle vivent environ dix ans de moins que les 5 % les plus aisés. »
Si les femmes vivent en moyenne 5 ans de plus que les hommes, l’écart atteint 10 ans parmi les hommes, entre plus riches et moins riches. Marc de Basquiat imagine un prélèvement de 25 % dès lors qu’on a atteint un âge minimal à (re)définir. Cette taxe sur les pensions permettrait de redistribuer 450 € à tout retraité, même celui qui n’a validé aucun droit à la retraite.
« Alors que la règle universelle « 500 euros moins 30 % des revenus » s’appliquerait à l’ensemble de la population, ceux qui ont liquidé leurs droits à la retraite seraient soumis à une redistribution nettement plus forte, qui pourrait être formulée ainsi : « 850 euros moins 50 % de tous leurs revenus ». »
Cet exemple viendrait bien sûr compléter le revenu universel de 500 €, système financé par un impôt proportionnel tel que défendu par GenerationLibre depuis 2014. Ainsi, Marc propose de ne pas faire peser le poids des retraites sur les seuls actifs mais via une redistribution intragénérationnelle, entre les retraités eux-mêmes.
Pour lire la tribune de Marc de Basquiat, cliquer ICI.
Pour lire notre rapport « La retraite quand je veux », cliquer ICI.
Pour lire notre article « Comprendre le « socle citoyen » – Un revenu universel pour 2021 », cliquer ICI.
Publié le 09/11/2021.
Dans Le Figaro, Gaspard Koenig livre un point de vue différent de Nicolas Bouzou sur la vidéosurveillance. Entre « utilitaristes » et « individualistes », la famille libérale est divisée.
Pour Gaspard, la société de surveillance telle qu’imaginée dans les dystopies du siècle précédent est en passe de devenir réalité. En cause, les progrès technologiques utilisés en Asie comme des solutions acceptables à l’insécurité dénoncée par la population.
Selon Gaspard, le passe sanitaire est un premier glissement vers ce « modèle asiatique » qui séduit les gouvernants français. À la tradition confucéenne de négation de l’individu ou à la recherche d’une maximisation du bien-être collectif, Gaspard préfère un libéralisme classique attaché à la protection de l’individu.
« À l’âge industriel, nos sociétés occidentales estimaient que la croissance du PIB allait de pair avec le respect des droits fondamentaux. Désormais, l’émergence de l’intelligence artificielle, qui exige d’accumuler et de centraliser toujours plus de données personnelles, change la donne. »
Tolérant la vidéosurveillance de manière encadrée, Gaspard redoute en revanche les excès liberticides de l’introduction de la reconnaissance faciale si l’on n’établit pas de ligne rouge. Il plaide pour une voie européenne indépendante qui s’oppose clairement au contrôle social mis en place en Chine. Il salue la Californie qui interdit l’usage à titre préventif de l’IA par la police ou le projet de directive de l’UE qui souhaite l’encadrer.
Gaspard appelle au respect de la vie privée quoi qu’il en coûte et àne pas céder à toutes les opportunités, y compris économiques, offertes par l’IA : « Nous devons continuer d’affirmer que la seule société qui mérite d’être vécue est une société libre, quitte à accepter un certain ralentissement ».
« Il faut laisser le plus de liberté possible aux citoyens dans leurs choix, même quand ceux-ci provoquent des externalités gênantes pour le reste du groupe. Dans le sillon de John Stuart Mill ou de Tocqueville, forgeons un droit à l’errance, à l’erreur, au faux pas et à la divergence. »
Face à l’individualisme de Gaspard, Nicolas Bouzou est moins inquiet des risques de l’intelligence artificielle. À ses yeux, tant que la technologie n’est pas utilisée à des fins politiques, tel que proscrit dans tout État de droit, la vidéosurveillance comme le passe sanitaire ne sont pas liberticides et constituent même un outil de « liberté réelle ».
Gaspard voit dans la reconnaissance faciale un outil d’une puissance inégalée qui ouvre la voie à une justice prédictive. Et il conclut : « Il n’y a pas de fatalité à cette société de surveillance. Il faut que des voix s’élèvent, et la contestent. »
Pour retrouver l’entretien de Gaspard, cliquer ICI.
Pour la chronique « Reconnaissance faciale : bienvenue à Pékin-sur-Seine », cliquer ICI.
Pour s’informer sur notre lutte contre le fichier TES, cliquer ICI.
Pour retrouver notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.
Publié le 04/11/2021.
Dans Les Échos, Gaspard Koenig s’attaque à Éric Zemmour qui fixe le tempo de la campagne présidentielle et séduit une certaine bourgeoisie au seul argument de son érudition.
Éric Zemmour est sur toutes les lèvres et suscite les plus grandes divisions au sein de l’électorat français. Sa stratégie de saturer l’espace médiatique semble fonctionner. Ainsi que celle de son positionnement sur les terrains de l’électorat populaire du RN et bourgeois de LR.
Malgré des propos outranciers, il parvient à séduire les milieux bourgeois de centre-droit qui vantent sa grande culture et qui ne se seraient jamais permis de voter pour Marine Le Pen.
« Son élection mettrait littéralement le pays à feu et à sang. Après l’abolition de l’édit de Nantes par Louis XIV et la promulgation du statut des Juifs par Pétain, la France ne peut-elle apprendre de ses erreurs ? »
S’il est indéniable qu’Éric Zemmour est cultivé, ses références littéraires, philosophiques et scientifiques ne sont pas légion. Sa culture, qui se limite essentiellement à l’histoire de France, a pourtant été discutée par des historiens comme Gérard Noiriel qui ont à maintes reprises pointé certaines de ses affabulations.
Jean-François Revel explique dans « La connaissance inutile » que l’intellectuel n’est qu’un homme parmi les hommes, soumis aux mêmes passions et avide de coups d’éclat, mais qu’il se distingue dans sa capacité à nier le réel. Comme Sartre qui idéalisait l’URSS en son temps, Éric Zemmour fantasme une France au bord de l’extinction.
« M. Zemmour occupe aujourd’hui le rôle des déconstructionnistes qu’il exècre tant : il présente les faits d’actualité sous le prisme déformant de catégories grossières. »
Dans ses Mémoires, le Général de Gaulle, dont Éric Zemmour revendique l’héritage, raconte pourquoi il n’a accordé ni grâce ni commutation au grand écrivain fasciste que fut Robert Brasillach, affirmant que « dans les lettres, comme en tout, le talent est un titre de responsabilité ».
Les qualités rhétoriques d’Éric Zemmour le rendent deux fois plus responsable et d’autant plus coupable. Il mérite dès lors une réponse dont la fermeté doit être égale à la violence que peuvent engendrer ses propos. Face à Éric Zemmour, Gaspard est candidat au débat.
Pour lire la chronique de Gaspard « Le dessein doublement impardonnable de M. Zemmour », cliquer ICI.
Publié le 03/11/2021.
Pour Le Point, Gaspard Koenig dresse un portrait du président idéal pour la France aux antipodes de « l’homme providentiel » que les Français attendent tous les cinq ans.
Le président de GenerationLibre et fondateur de SIMPLE fait le constat d’un statut de président de la République qui a perdu de sa superbe, tel que dessiné en 1958 par le Général de Gaulle, et qui est aujourd’hui l’objet d’une hyperpersonnalisation. On attend tout du président de la République, qui commente et décide intempestivement, depuis Paris, telle que le veut la tradition jacobine.
« Prenant acte de la faillite du jacobinisme, notre président mettra fin à la « tutelle administrative » qui indignait déjà Tocqueville. »
Gaspard imagine un changement d’approche qui permettrait « le sursaut » libérateur dont la France a besoin. Le président ne s’attarderait plus sur les affects quotidiens de chacun mais prendrait des grandes mesures de déconcentration du pouvoir. Il commencerait par prendre un virage girondin en accordant une large autonomie aux collectivités locales.
Il déciderait de rendre au Parlement son honneur et sa grandeur, afin qu’il exerce son rôle de contre-pouvoir législatif, fondement de l’État de droit. Le président retrouverait son rôle de stratège, au-dessus des partis, et relèguerait au gouvernement la gestion des affaires courantes.
« Lassé des grands plans de transformation qui ne débouchent que sur des couches bureaucratiques supplémentaires, il aura à cœur de faire moins pour son pays, plutôt que plus. »
Enfin, et c’est là la mère des batailles, le président mettrait un terme à l’excès de normes, dénoncé de toutes parts, et qui ne cesse de se renforcer au fur et à mesure des mandats. Il changerait le rapport des citoyens à la loi, en éradiquant les lois et règlements illisibles tout au long de son quinquennat.
Ce serait donc l’opposé de ce pour quoi les Français ont toujours voté. Ce serait un président moderne, modeste, qui n’aime pas le pouvoir mais qui a la conviction chevillée au corps de pouvoir simplifier la vie de tous les Français. Non pas un président normal mais un président simple.
Pour lire l’article « Le président idéal ? Moderne, modeste », cliquer ICI.
Pour lire la tribune « La simplification administrative ne doit pas être une énième promesse électorale de l’élection présidentielle 2022 », cliquer ICI.
Publié le 29/10/2021.
Dans une tribune pour Le Monde, Gaspard Koenig appelle à une révolution normative, projet mûri de longue date qu’il dévoilera lors d’un meeting politique organisé par le mouvement SIMPLE le lundi 15 novembre.
Pour Gaspard, président de GenerationLibre et fondateur de SIMPLE, la France souffre de son excès de bureaucratie, fardeau dont on se lamente depuis le XVIe siècle, de Montaigne à Pompidou, en passant par Tocqueville. L’hypertrophie normative est un triple enjeu qui relève de la justice sociale, de la liberté et de la démocratie. Gaspard estime que ce thème doit structurer le projet qu’il faut pour la France, et compte l’imposer dans le débat public pour 2022.
« Quand on vit dans les clous, quand on peut compter sur ses relations pour débrouiller les situations délicates, quand on a les moyens de s’offrir un expert-comptable ou un juriste spécialisé, la complexité se limite à une irritante paperasserie. »
Le principe de la loi est d’assurer l’égalité entre les citoyens mais son illisibilité induit une distinction entre initiés et exclus du système. Les instances du pouvoir central perdent en légitimité et deviennent coupables au regard des citoyens, et ce, à tous les niveaux : préfectures, ministères parisiens, Union européenne.
« Nous ne pourrons véritablement inverser la logique de bureaucratisation qu’à condition de changer d’état d’esprit, et d’accepter au sein de nos sociétés démocratiques la part d’incertitude qui accompagne toute existence. »
Le souci de simplification de l’action publique est au cœur des propositions que GenerationLibre développe depuis 2013, du revenu universel au principe de subsidiarité ascendante en passant par un code du travail simplifié. Dès 2017, notre think-tank avait publié une note « Pour une révolution normative » signée Jean-Ludovic Silicani, co-auteur de la tribune.
Aujourd’hui c’est au travers de SIMPLE, nouveau parti politique distinct de GenerationLibre, que Gaspard Koenig s’emploie à peser sur le cours politique du pays, tandis que notre laboratoire d’idées continuera, de façon non partisane, à porter de nouvelles idées dans le débat public.
À vos agendas !
📌 Simplifions-nous la vie 📌
Le mouvement politique #SIMPLE, lancé en mai dernier par Gaspard Koenig, tiendra son premier évènement public le lundi 15 novembre à 19h00, au Théâtre des Variétés, à Paris.
Pour s’inscrire, c’est par-ici 👉🏼 https://t.co/8RpPsOV12L pic.twitter.com/IYsWObDEE8— vieplussimple.fr (@vieplussimple) October 20, 2021
Rendez-vous le 15 novembre prochain pour la présentation d’un projet politique ambitieux de simplification inspiré des principes de Portalis, co-rédacteur du Code civil napoléonien.
Pour s’inscrire au meeting du 15 novembre, cliquer ICI ou ICI.
Pour lire la tribune « La simplification administrative ne doit pas être une énième promesse électorale de l’élection présidentielle 2022 », cliquer ICI.
Pour lire notre note « Pour une révolution normative, sortir de l’effort réglementaire », cliquer ICI.
Publié le 28/10/2021.
Face à l’instauration d’un nouveau principe de « vigilance sanitaire », Gaspard Koenig alerte dans Les Échos sur notre entrée progressive dans une société de contrôle.
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Gaspard constate que, grâce au développement d’un vaccin efficace et à l’amélioration des traitements, la situation sanitaire est sous contrôle. Dès lors, il serait temps de lever les mesures d’exceptions, attentatoires à nos libertés, comme le passe sanitaire, qui a rempli la mission officieuse prescrite par le Gouvernement : une obligation vaccinale dissimulée, sous peine d’une « désocialisation quasi totale ». Cet avis est partagé par le Conseil scientifique qui déclare par ailleurs que le passe sanitaire est peu efficace pour lutter contre la propagation de la Covid.
« La Covid passera, mais les structures de pouvoir mises en place risquent fort de lui survivre. »
Et pourtant, le Gouvernement, qui vient de légiférer sur le concept vague de « vigilance sanitaire », souhaite encore prolonger – voire augmenter – ses prérogatives issues de l’état d’urgence « tant que la Covid sera là » dixit le ministre Olivier Véran. « Autrement dit pour toujours » lui répond Gaspard.
Une prolongation indéfinie et disproportionnée de mesures d’exceptions contre laquelle Gaspard alertait dès le début de l’épidémie. À l’appui des thèses énoncées par Michel Foucault dans « Histoire de la folie », Gaspard redoute que perdure un biopouvoir qui se justifierait par la découverte ininterrompue de nouveaux variants ou la crainte de l’apparition de virus inconnus, ainsi que par les menaces environnementales et sécuritaires.
« Pour Foucault, le biopouvoir représente l’avènement d’une surveillance généralisée, où l’individu deviendrait son propre geôlier, où il accepterait de sacrifier sa dignité de citoyen sur l’autel du principe d’utilité. »
Ces mesures ont deux conséquences. Elles habituent les citoyens, las, aux contrôles quotidiens et à l’obéissance à un pouvoir central. Elles mettent à mal le fonctionnement démocratique de nos institutions, en particulier du Parlement, et réduisent les contre-pouvoirs, comme le rappellent le Conseil d’État et la Défenseure des droits.
Pour Gaspard, il est donc urgent de réaffirmer que notre société, qui se scinde chaque jours davantage entre « majorité docile en liberté surveillée » et « frange rebelle qui prendra le maquis », doit accepter l’idée de risque, sans quoi elle se condamne aux dérives autoritaires et au déclin de la démocratie.
Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.
Pour lire la tribune de Vincent « Le pass sanitaire doit finir aux oubliettes », cliquer ICI.
Pour retrouver notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.
Pour retrouver notre note d’analyse sur le coût des confinements « Années de vie gagnées, années de vie perdues », cliquer ICI.
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Publié le 27/10/2021.
