Le pass sanitaire doit finir aux oubliettes

Dans L’Express, Vincent Delhomme explique son opposition à la prolongation du pass sanitaire et du régime transitoire de sortie de l’état d’urgence.

 

Si d’après Vincent, le pass a été un outil efficace pour accélérer le processus de vaccination, le conseil scientifique rappelle que son efficacité dans la lutte contre la pandémie reste limitée. Dès lors, son maintien alors que la population française est largement vaccinée pose question, d’autant plus que le contexte sanitaire semble s’améliorer.

Vincent rappelle que le pass sanitaire présente un caractère dystopique et « nous fait entrer un peu plus dans une ère de surveillance généralisée ». Sa mise en place a engendré une discrimination dans l’espace sociale : si l’instauration d’un pass sanitaire dans l’urgence pouvait s’entendre, il est grand temps désormais de le faire disparaître.

« Le passe sanitaire, adopté dans l’urgence, a joué son rôle. Il est grand temps qu’il finisse aux oubliettes. »

Vincent rappelle par ailleurs que la prolongation du régime transitoire de sortie de l’état d’urgence sanitaire, également prévue par le projet de loi, octroierait des pouvoirs digne d’un état d’urgence au Premier ministre. Ces pouvoirs exceptionnels qui s’exerceraient dans le contexte très particulier de l’élection présidentielle font craindre un usage excessif par l’exécutif.

Vincent note également que notre pays s’est habitué aux états d’urgence. D’après lui, le continuum des menaces (terrorisme, urgence écologique, crise sanitaire) « ne peuvent justifier de mettre nos institutions sous cloche de manière permanente ». Vincent appelle donc le Gouvernement a tenir compte des conclusions de l’étude 2021 du Conseil d’État – pour laquelle il a été consulté – qui invitent à un usage plus modéré des états d’urgence, afin de garantir davantage « le respect de l’État de droit et l’équilibre démocratique ».

Aux yeux de Vincent, la vaccination n’en reste pas moins indispensable pour lutter contre l’épidémie. À ce titre, il voit, dans l’obligation vaccinale, « la solution la plus honnête, la plus philosophiquement satisfaisante et la moins dangereuse, même si elle n’est pas idéale, est celle de l’obligation vaccinale ».


Pour lire la tribune de Vincent, cliquer ICI.

Pour retrouver notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

Pour consulter l’étude annuelle 2021 du Conseil d’État sur les états d’urgence, cliquer ICI.

 

Publié le 18/10/2021.

Revenu universel, idée universelle ?

Dans Les Échos, Gaspard Koenig rend hommage aux travaux de notre expert Marc de Basquiat qui a largement contribué à la diffusion de l’idée d’un revenu universel en France.

 

D’après Gaspard, si l’idée d’un revenu universel commence à émerger en France, c’est grâce aux efforts acharnés de Marc de Basquiat. Celui-ci s’efforce depuis de nombreuses années à diffuser son modèle auprès auprès d’un maximum d’interlocuteurs sans se préoccuper de leurs horizons idéologiques. Il a ainsi rallié à sa cause des économistes comme Lionel Stoléru et François Bourguignon, des politiques allant de la très catholique Christine Boutin dans les années 2000 jusqu’aux candidats en 2017, de gauche comme de droite, Benoit Hamon et Nathalie Kosciusko-Morizet, tout autant qu’il a créé le débat avec l’OFCE, la Fondation Jean-Jaurès ou encore le Grand Orient de France. Il se murmure même qu’il aurait l’oreille du Pape.

« Pour rationaliser le système, éradiquer la grande pauvreté et émanciper les individus, le revenu universel s’avère la solution la plus élégante, la plus efficace, la plus juste. »

Si ce combat a été et est toujours si difficile à mener, c’est en grande partie parce que « la tuyauterie socio-fiscale française » est extrêmement complexe. Il n’en reste pas moins, d’après Gaspard, que la mise en place d’un revenu universel est indispensable pour résoudre les injustices sociales causées par la bureaucratie, simplifier le système complexe et conditionné des aides existantes et émanciper les individus. D’où l’importance des travaux de Marc qui a déployé ses talents d’ingénieur afin de concevoir un modèle de revenu universel à la fois applicable et soutenable.

« Au fond, peu importe l’écume des élections : seul compte le travail des idées, lent et souterrain. »

Bien que la mise en place d’un revenu universel ait encore politiquement du chemin à faire, Marc a réussi à faire mûrir cette idée dans l’opinion publique. C’est grâce à une adhésion populaire de plus en plus forte à son modèle qu’il espère créer à terme un consensus politique et forcer la main du Parlement. Le vote récent d’une résolution portée à l’Assemblée Nationale par la députée Valérie Petit lui donne pour l’instant raison.

À l’instar de Marc, GenerationLibre se mobilise quotidiennement pour faire avancer de multiples idées et propositions dans le débat public.


Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.

Pour retrouver notre billet « Comprendre le socle citoyen », cliquer ICI.

Pour retrouver notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

 

Publié le 20/10/2021.

[Lu Ailleurs] Plaidoyer pour une laïcité libérale

Jean Baubérot, historien de la laïcité, interpelle Emmanuel Macron, en novembre 2020, dans une lettre ouverte sur le projet de loi dit « séparatisme ». Nous revenons sur ce texte subtil en faveur d’une laïcité libérale.

 

Jean Baubérot exhorte Emmanuel Macron à ne pas suivre l’agenda dicté par une partie de la droite de l’échiquier politique. Il argue qu’il y a une confusion entre communautarisme et séparatisme, qui doit être évitée dans la mesure où le premier ne constitue pas de menace pour la République mais qui, s’il est attaqué abruptement, peut mener au second.

« La communauté (ne) devient pernicieuse (que) lorsqu’elle amène à se « séparer » des lois et des principes républicains. »

Baubérot approuve la position du Président qui pointe du doigt la responsabilité de la République dans le phénomène de ghettoïsation de certaines zones du territoire, où se concentrent misère et difficultés. Il critique cependant son laxisme paradoxal, entre le laissez-faire dans l’enseignement des langues et des cultures d’origine, où du personnel enseignant est nommé et payé par des gouvernements étrangers depuis 1977, et le caractère liberticide de certains articles du projet de loi « contre le séparatisme ».

Le conflit entre valeurs et principes est à la racine de la confusion qui anime les débats sur la laïcité et la République. Pour Baubérot, les valeurs sont un concept fourre-tout interprétable d’un gouvernement à l’autre, pour le meilleur ou pour le pire, auquel il faut préférer celui des principes républicains, stable et garant des libertés individuelles.

« L’Église catholique respecte-t-elle les valeurs de la République quand elle interdit l’accès de la prêtrise aux femmes ? Et pourtant, elle n’est pas poursuivie pour discrimination à l’embauche. Et que dire des maçons, dont toutes les loges sont loin d’être mixtes ! »

Baubérot rappelle les propos de Durkheim sur l’intégration, aussi bien nécessaire pour prévenir l’anomie, que dangereuse quand elle est unilatérale, « transformant ses citoyens en membres passifs ».

En écho aux références utilisées dans l’hommage présidentiel à Samuel Paty, l’auteur rappelle la nature des débats de l’époque autour de la Loi de 1905, où Clémenceau clamait que « s’il pouvait y avoir un conflit entre la République et la liberté, c’est la République qui aurait tort ».

« Tant qu’on n’aura pas intégré culturellement que la République est « indivisible » sans être « une » pour autant, alors on courra droit vers la catastrophe et les prophéties autoréalisatrices d’une détérioration de la situation feront florès. »

Pour Baubérot, le projet de loi contre le séparatisme va à l’encontre de la conception laïque libérale d’antan, de l’interdit d’enseignement à domicile qui touche près de 50 000 élèves, à celui du port du foulard dans les services publics, ou encore celui qui prévoit une ingérence de l’État dans l’Islam.

Baubérot craint que cette nouvelle loi ne fasse qu’accentuer un sentiment anti-laïque et crée un terreau favorable à la séparation de certaines communautés. Ces mesures sont défendues dans le cadre de la menace terroriste, il faut veiller à ce qu’elles n’entravent pas durablement les libertés individuelles.


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Pour lire la chronique « l’État de droit vaut mieux que la République » de Gaspard Koenig, cliquer ICI.

 

Publié le 16/10/2021.

Écologie : Il faut sauver la liberté d’entreprendre !

En réponse à une tribune qui propose ni plus ni moins que sa suppression au nom de l’écologie, Cyril de Sousa Cardoso défend la liberté d’entreprendre dans Le Figaro Vox .

 

Certains défenseurs de la cause écologique proposent l’idée des tribunaux d’existence visant à évaluer et empêcher si besoin la création d’un projet entrepreneurial.

Alors que le climat devient l’enjeu prioritaire pour les courants politiques de tous bords ou presque, les militants écologistes les plus radicaux jugent tous les moyens bons pour parvenir au défi de la neutralité carbone, quitte à sacrifier les libertés les plus élémentaires. GenerationLibre a tenu à réagir.

« Un jury aurait-il laissé les frères Wright décoller de la plage de Kill Devil pour le premier vol motorisé de l’histoire ? »

Cyril se pose en défenseur du libre-entreprenariat, vecteur d’innovation à travers les âges, comme l’imprimerie de Gutenberg en 1454 ou le premier vol motorisé par les frères Wright en 1903.

Ces progrès ont été rendus possibles par la liberté qu’ont su trouver et utiliser leurs concepteurs. Plutôt que de lutter contre le dérèglement climatique, les promoteurs de ces tribunaux d’existence s’attaquent surtout aux principes libéraux, travestissant le défi environnemental à des fins idéologiques.

« À travers les mécanismes de prix carbone, de taxes pigouviennes, de droits des animaux, d’information ou encore d’éducation, une écologie de progrès est possible, associant économie de marché, liberté d’entreprendre et prise en compte des externalités. »

Il faut rappeler les bénéfices que la civilisation moderne a apporté à la vie sociale, en matière de réduction de la grande pauvreté, d’augmentation de l’espérance de vie et de la richesse matérielle.

L’urgence est plutôt d’établir des politiques publiques pour prendre en compte les externalités négatives des modes de production.


Pour lire la chronique de Cyril, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Ne laissons pas le juge moraliser l’entreprise », cliquer ICI.

 

Publié le 14/10/2021.

« Less is more ! » – Gaspard Koenig

Dans Les Échos, Gaspard Koenig invite à repenser les aspirations de nos sociétés européennes par un dépouillement qui nous libèrerait de nos excès sans céder aux lubies de la décroissance.

 

Et si « assurer un surcroît permanent » n’était pas l’objectif principal d’un gouvernement ? Répondant au slogan « Cinq ans de + » du parti présidentiel, Gaspard Koenig nous invite à cesser de considérer l’accumulation des normes et des lois, l’augmentation de la productivité et les « chiffres du PIB » comme objectifs de société.

« Le « – » pourrait représenter un véritable projet politique postindustriel pour l’Europe, face au modèle asiatique d’hyperproductivisme. »

Il ne s’agit pas, dit-il, de prôner la décroissance, mais de reconnaitre que les excès de l’accumulation pèsent sur notre qualité de vie. Dans la société, c’est l’empilement des règles et des injonctions de toutes sortes qui oppresse l’individu. Dans l’intimité, l’abondance théorisée par François-Xavier Oliveau pousse l’individu à la surconsommation directement responsable d’une pollution excessive ainsi qu’à l’abrutissement qui nuit à l’expression de son libre-arbitre.

« Il faut définir ce qui nous encombre et l’éliminer. »

Penser moins est, d’après Gaspard, contre-nature : « la tendance à l’accumulation » est un trait atavique à l’espèce humaine. Mais le dépouillement est aussi une conception de la sagesse « qui transcende les siècles » et qui invite à la recherche d’une pleine connaissance de soi.

Les technologies et le système économique, créateurs de notre abondance, nous asservissent ; elles pourraient pourtant nous libérer. Et si on essayait « Cinq ans de – » ?


Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.

 

Publié le 13/10/2021.

Fermez les guichets, place au revenu universel !

Notre expert François-Xavier Oliveau développe sur le plateau d’Interdit d’interdire l’idée d’un revenu universel réaliste, porté dans le débat parlementaire par Valérie Petit.

 

Sur le thème « Les entreprises doivent-elles faire un effort sur les salaires ? », François-Xavier Oliveau défend l’économie de marché, « qui n’est pas un jeu à somme nulle », pour sa capacité à générer de grands talents et innovations.

En écho à son dernier livre, François-Xavier constate l’ère de l’abondance que l’on vit et le niveau de vie de la population qui n’a jamais été aussi haut, mais qui nécessite des ajustements en matière de protection sociale.

« Vous avez plein de différents guichets, et on pourrait complètement restructurer cela autour d’un revenu socle de 500 euros. »

Il existe de nombreuses allocations d’un montant de 500 euros (RSA, partie redistributive des allocations chômage, prise en charge d’un emploi aidé, réduction Fillon, régime moyen des intermittents, etc.) qui dépendent d’un statut et que l’on perd quand on retrouve un travail.

Pour une protection sociale beaucoup plus « englobante, stable, simple et donc moins coûteuse pour l’État », le revenu universel est une mesure sérieuse de lutte contre la pauvreté et financièrement réaliste car à budget constant.


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Pour retrouver notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

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Publié le 12/10/2021.

[Lu Ailleurs] Le libéralisme ne se résume pas au marché

Dans Le Figaro, Jacques de Saint-Victor fait la recension de « L’histoire oubliée du libéralisme » d’Helena Rosenblatt qui rappelle que le rappelle ne résume pas à l’économie.

 

Entre le piège de « l’exaltation radicale des droits et le péril délétère de la réaction illibérale », Jacques de Saint-Victor présente les travaux menés par Helena Rosenblatt pour réhabiliter des courants libéraux aujourd’hui éclipsés.

Pour Jacques de Saint-Victor, l’exemple contemporain de la Chine et celui plus ancien du Chili de Pinochet montrent que le libéralisme ne peut se résumer à « une apologie du libre marché ». Helena Rosenblatt retrace l’histoire du libéralisme dans le temps long, et met en valeur la diversité de ses courants avant 1945.

« Helena Rosenblatt a raison de réhabiliter les aspects oubliés d’une doctrine libérale trop souvent caricaturée et limitée, après 1945, à une sorte de défense acharnée du marché à la Frédéric Bastiat. »

Le passage de la liberté des Anciens à la liberté des Modernes s’exprime dans les écrits du penseur néerlandais Bernard Mandeville, pour qui « l‘égoïsme pousse à agir, tandis que la morale invite à la léthargie ». Helena Rosenblatt revient à l’époque romaine, où la morale civique prévalait sur les pulsions égoïstes. Aussi, elle rappelle la définition donnée par Cicéron à la liberté, le « devoir de donner et de recevoir ».

« Même un Adam Smith n’est pas un théoricien de «l’État minimal». On oublie sa critique des «riches marchands», «classe de gens (…) qui ont en général intérêt à tromper le public», son rejet du tout-marché et de l’individualisme égoïste, ainsi que son recours à l’État. »

Une réflexion à contre-courant visant à échapper d’une part aux excessives revendications des droits individuels, conduisant à la « tyrannie des minorités », et d’autre part à la réaction illibérale qui traverse aujourd’hui l’Occident.


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Publié le 08/10/2020.

Décentralisons l’université – Erwan Le Noan et Florent Bayle

Florent Bayle et Erwan Le Noan reviennent dans une tribune publiée dans Le Figaro sur la sortie de notre rapport « Libérer l’université ».

 

Depuis les réformes de l’université sous le quinquennat Sarkozy, aucun plan ambitieux de réforme de l’université publique n’a vu le jour. Florent et Erwan rappellent que l’université publique en a pourtant besoin. Car si elle possède des atouts indiscutables et qu’elle affiche des résultats honorables, l’université publique suit une tendance longue de perte d’attractivité. Erwan et Florent pointent même une crise de l’université, qui dissimule une « crise sociale et démocratique ».

« Pour qu’elle redevienne attractive, ouvrir de réelles opportunités à tous les jeunes Français et éviter une fuite des cerveaux, il faut libérer l’université. »

Face à ce lent déclin, nos experts ont travaillé sur quatre propositions afin de redynamiser l’université publique.

Tout d’abord, réformer la gouvernance. Ils proposent une gouvernance décentralisée, et la séparation des compétences d’enseignement et de gestion.

D’autre part l’autonomie pédagogique, avec en particulier l’instauration d’une sélection à l’entrée afin de faire diminuer le taux d’échec en licence.

Ensuite une autonomie dans la gestion des ressources humaines. Nos experts veulent abroger la grille de salaires des enseignants afin de récompenser le mérite, favoriser l’attractivité et l’émulation.

Enfin, une autonomie financière qui encourage les universités à diversifier leurs sources de revenu par des partenariats avec le privé ou par la possibilité nouvelle de fixer elles-mêmes les frais d’inscriptions, par exemple sur le modèle défendu par GenerationLibre : pas de coût immédiat pour les étudiants qui s’engagent en retour à verser un pourcentage de leur revenu futur pendant une période donnée.


Pour lire la tribune d’Erwan et Florent, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Libérer l’université », cliquer ICI.

Pour relire notre note « Révolutionner les frais d’inscription », cliquer ICI.

 

Publié le 07/10/2021.

Asservissement à grande vitesse – Gaspard Koenig

Dans sa chronique pour Les Échos, Gaspard Koenig s’inquiète de l’infantilisation croissante des Français dans le moindre détail de leur vie quotidienne.

 

Gaspard se félicite que le Gouvernement souhaite investir dans de nouvelles lignes TGV. Cela permettra tout à la fois une meilleure mobilité à travers la France et un ralentissement de la vie des citadins plus à même de s’extirper des cœurs de villes.

« J’ai noté depuis quelques mois l’apparition d’une indication étrange sur certaines fenêtres : siège avec vue. Ces douze lettres blanches collées à la vitre m’ont plongé dans un état de perplexité. »

À l’inverse, Gaspard s’insurge de l’absurdité de marquages dans les trains et les gares comme la mention « siège avec vue » apposée sur certaines fenêtres. De ce point de vue, la SNCF participe à un mouvement tendanciel d’infantilisation des citoyens, suivi par l’État lors de la pandémie comme par les entreprises engagées via la RSE dans la « rééducation morale » de leurs salariés. Cette déresponsabilisation des adultes est d’autant plus dangereuse qu’en refusant de faire confiance aux individus, on réduit leur capacité au libre arbitre et on sape ainsi les fondements de l’État de droit.

« Comment peut-on donner le droit de vote aux adultes, les considérer comme pénalement responsables et économiquement maîtres de leur destin si on leur dénie le plus élémentaire bon sens ? »

La création de « sièges avec vue » est également, d’après Gaspard, génératrice de micro-privilèges qui partagent la société entre les individus « assis à la bonne place » et ceux qui ne le sont pas. Une distinction qui engendre une forme de « guerre sourde entre tous les citoyens » (Tocqueville) et qui, pour Gaspard, atteint son paroxysme dans l’application du pass sanitaire.

« Le siège avec vue est bien sûr un détail anecdotique. Cependant, ‘c’est surtout dans le détail qu’il est dangereux d’asservir les hommes’, prévenait Tocqueville. »


Pour lire la dernière chronique de Gaspard, cliquer ICI.

Pour relire notre note « Ne laissons pas le juge moraliser l’entreprise », cliquer ICI.

 

Publié le 06/10/2021.

2022 : le libéralisme cherche encore son champion

Dans Les Échos, Gaspard Koenig salue le niveau du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour. Y aura-t-il un candidat libéral de la même trempe ?

 

Gaspard dénonce les accusations de populisme qui s’abattent sur les deux hommes. D’après lui, « l’échange a été à la hauteur de ce que devrait être la politique » : chacun d’eux a démontré l’ampleur de sa culture historique et de ses convictions, étayées par des citations d’auteurs tout sauf artificielles et qui reflètent un engagement politique sincère.

« Loin d’être invoqués au petit hasard, ces auteurs nourrissaient une ligne de pensée historiquement ancrée, socialiste pour l’un, nationaliste pour l’autre. Le tout mâtiné d’un usage de la langue exigeant. Si tel est le populisme français, on n’a pas à rougir de la France. »

D’après Gaspard, ce réveil idéologique devrait ranimer le débat intellectuel libéral. Car les désaccords de fonds sont nombreux : souverainisme du Frexit contre multilatéralisme de l’ONU et de l’UE, peuple fantasmé et dérive autoritaire contre autonomie individuelle, visions radicalement opposées sur l’économie et les questions fiscales …

« Nous avons nos propres auteurs bien français, de Condillac à Jean-François Revel en passant par Tocqueville. Nous avons notre propre radicalité : le revenu universel, l’autonomie locale, le prix carbone. Nous avons nos propres penseurs contemporains : François Sureau, Claude Gamel, Monique Canto-Sperber… »

Gaspard pense que les libéraux doivent investir le débat de la présidentielle par des propositions de transformation radicales de la société, avec des candidats, y compris des idéologues : la présidentielle se jouera sur les idées et les doctrines, celles là mêmes que le président Macron a abandonnées.

Depuis 2013, GenerationLibre prend sa part dans le combat d’idées. En proposant des politiques publiques, le think tank s’évertue à créer un débat qui petit à petit porte ses fruits : notre proposition d’un revenu universel fait son chemin à l’Assemblée, tout comme nos travaux sur la décentralisation et sur la légalisation du cannabis. Entre autres.

Dans la course à la présidentielle, un candidat libéral portera-t-il nos idées ?


Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.

Pour retrouver l’intégralité de nos rapports, cliquer ICI.

 

Publié le 29/09/2021.

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