Europe : Macron à l’assaut du mur de l’immobilisme

Tandis qu’Angela Merkel s’agace qu’Emmanuel Macron secoue l’Europe et l’OTAN dans un entretien pour The Economist, Maxime Sbaihi salue la diplomatie disruptive employée et appelle l’Allemagne à ne pas rester dos au mur.

 

Il semblerait que le torchon brûle entre Emmanuel Macron et Angela Merkel. La conséquence de l’entretien du Président français à The Economist dans laquelle il déclare l’OTAN en état de mort cérébrale, et met en garde l’Europe contre son inaction.

Pour Maxime, la diplomatie offensive tricolore témoigne d’une inversion des rapports de force en Europe. La France, qui a raté plusieurs occasions de s’engager entièrement dans le jeu politique européen, a longtemps laissé son voisin d’Outre-Rhin assumer le rôle de leader qui le met pourtant si mal à l’aise.

Dès 2017, Emmanuel Macron affiche clairement ses ambitions européennes en multipliant les prises de paroles publiques. Il ne cesse de lancer des perches aux Allemands pour qu’ils l’accompagnent dans sa volonté d’avancer. Peine perdue face à une chancelière en fin de règne et qui n’a plus les coudées franches.

Sans soutenir toutes les reformes proposées par Emmanuel Macron, Maxime se félicite toutefois de la volonté de faire réagir l’Europe. Afin de soutenir un nouveau projet européen en phase avec les aspirations françaises, il invite l’Allemagne à se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Alors que le Royaume-Uni se retire, l’Allemagne apparaît comme le seul pays à même de lutter contre le diable français qui se loge, sans faire de détail, dans la taxation et l’harmonisation.


Pour relire la chronique de Maxime Sbaihi dans L’Opinion « France en marche, Allemagne à la traîne », cliquer ICI.

IA : vers une nouvelle taylorisation du travail ?

À l’heure de l’engouement pour l’intelligence artificielle, Gaspard Koenig nous met en garde contre les dangers de son introduction à l’aveugle dans les entreprises.

 

Pas un jour sans qu’un rapport de consultants spécialisés ne fasse l’éloge de l’IA au sein des entreprises. Définie comme bienveillante, elle affranchirait les salariés des tâches routinières pour leur permettre « d’exprimer leur personnalité profonde ».

Un avis que ne partage pas exactement Goinger Kreis, cercle de réflexion allemand réunissant divers professionnels de l’industrie, des ressources humaines ainsi que des intellectuels. Un manifeste publié par le cercle décrit les dangers « d’une possible standardisation amenée par l’IA » et met au jour une forme de paternalisme (bien intentionné).

Pour Gaspard, déléguer intégralement la prise de décision à l’IA va à l’encontre des responsabilités individuelles et dégrade fortement la valeur du travail. En s’appuyant sur les travaux de Mathew Crawford, philosophe et garagiste, il saisit l’enjeu d’un monde où l’IA centraliserait l’expertise et s’inquiète de voir émerger des « usines à processus imposant des moyennes normatives à leurs salariés comme à leurs clients et consommateurs ».

Il faudrait tourner les « Temps modernes » de l’IA, où des surdiplômés passeraient leurs journées au bureau à valider des procédures.

L’émergence d’un nouveau taylorisme risque de déstabiliser l’économie et d’entraîner les employés dans la dépression, contraints à l’exécution de simples tâches inutiles. Aux yeux de Gaspard, le progrès réside au contraire dans le pouvoir de décision des employés et dans leur capacité à défier les prévisions algorithmiques.

Gaspard souligne, en conclusion, que ce n’est pas dans l’affranchissement de toute contrainte que l’individu développe sa créativité mais, au contraire, lorsqu’il reste « aux prises avec une activité conçue dans son intégralité ». Tout repose donc sur la façon dont on utilise l’IA. Il s’agit de la soumettre à nos propres valeurs, et non l’inverse.


Pour relire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Non à l’introduction aveugle de l’IA dans l’entreprise », cliquer ICI.

Le Staline qui sommeille en vous

Gaspard Koenig prend la défense d’Alain Finkielkraut et Esther Benbassa, deux intellectuels qui ont été jetés aux chiens sur les réseaux sociaux. Un phénomène qu’il n’hésite pas à comparer aux procès soviétiques des années 30.

 

Esther Benbassa, historienne et sénatrice EELV, s’est vue accusée d’antisémitisme pour avoir posté une photo avec un symbole qu’elle n’avait pas identifié. Alain Finkielkraut, philosophe et écrivain, a été accusé de lancer un appel au viol suite à l’une de ses déclarations découpée sans contexte, puis postée in extenso et retwetée allègrement. Rapidement, un déferlement de haine et de non-sens ont envahi les réseaux sociaux, empêchant les accusés de se défendre.

Gaspard dénonce ce phénomène qui prend de l’ampleur et décrit une méthode de lynchage bien rodée. Dans un premier temps, elle consiste à dé-contextualiser les propos de l’accusé, l’objectif étant d’obtenir une phrase ou quelques mots à répéter en boucle pour figer la culpabilité et effacer l’environnement dans lequel ces mots ont été prononcés.

Dans un deuxième temps, elle consiste à brouiller la frontière entre le vrai et le faux. Par le biais de harcèlement psychologique, les fictions finissent par paraître vraies, autant pour les accusateurs que pour le public. Ainsi, « dans le brouillard des retweets et des fake news, les théories du complot les plus grotesques parviennent à acquérir une légitimité ».

Pour Gaspard, c’est une méthode qui fait écho aux procès soviétiques bidons des années 30 visant à éliminer les ennemis de Staline. Il y voit là un moyen de décourager les accusés et réduire toute discussion à un choix entre le Bien absolu et le Mal absolu, incitant le collectif a être contre tous ceux qui pensent – différemment.


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « En finir avec le lynchage populaire sur les réseaux sociaux », cliquer ICI.

GenerationLibre contre la clause du grand-père

Le Gouvernement, qui fait face aux protestations de retraités, envisage de n’appliquer sa réforme qu’aux nouveaux arrivants en introduisant la « clause du grand-père ». Maxime Sbaihi dénonce une réforme à deux vitesses et appelle à plus d’équité générationnelle. 

 

L’évolution du système des retraites pourrait être moins ambitieuse que prévue. Le Gouvernement semble prêt à appliquer les changements introduits par la réforme aux nouveaux arrivants seulement, soit aux personnes qui entrent dans la vie active à partir de 2020.

Or, avec l’arrivée à la retraite des baby boomers, personnes nées entre 1946 – 1964, le ratio actifs – retraités risque d’être déséquilibré et d’obliger à baisser les pensions des retraités ou augmenter les cotisations des actifs.

Cette clause ne ferait que retarder la refonte nécessaire d’un système à bout de souffle. Elle renforcerait également le sentiment d’injustice avec, d’un côté, toujours plus d’efforts demandés aux jeunes générations, et de l’autre, la préservation des retraités français déjà bien lotis.

Maxime invite donc la population concernée, actifs et retraités, à fournir un effort commun, à militer pour la non activation de cette clause et appelle les jeunes générations à se réveiller pour exiger un remodelage rapide et équitable du système des retraites.


Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi dans L’Opinion « Clause du grand-père : Papy-boomer fait de la résistance », cliquer ICI.

Gaspard Koenig contre l’interdiction des listes communautaires

Dans Les Echos, Gaspard Koenig se prononce contre l’interdiction des listes communautaires. Il faut laisser s’exprimer tous les partis politiques pour mieux combattre leurs idées.

 

En invoquant le principe de laïcité pour interdire les listes communautaires, la droite française souhaite prévenir les mouvements politiques, notamment musulmans, qui rejettent les valeurs républicaines et prônent « une forme de sécession ».

À l’inverse, Gaspard pense qu’il faut permettre aux mouvements antirépublicains d’exister librement. Depuis sa création, la République française a dû faire face à ce type de mouvements politiques comme les partis monarchistes ou encore le parti communiste. Aujourd’hui, le temps nous prouve que l’argumentation est un outil efficace puisque ces partis n’existent presque plus. Selon Gaspard, ils ont été réduits à néant par « le débat d’idées, l’action militante et le combat politique ».

Plutôt que la République, Gaspard choisit de défendre la démocratie qui s’enracine dans le débat contradictoire. Une faiblesse, mais aussi une force : « c’est en acceptant l’expression et la promotion de valeurs religieuses que nous pourrons d’autant mieux les condamner sur le plan civil, intellectuel et moral ».


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Il est essentiel pour la République de tolérer ses ennemis », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport en faveur de la liberté d’expression, cliquer ICI.

La fusion nucléaire, l’énergie du futur

Face aux discours alarmistes des média et des collapsologues sur le climat, Maxime Sbaihi fait de la fusion nucléaire une véritable promesse d’avenir. La solution durable par excellence.

 

De plus en plus concernés par le réchauffement climatique, les politiques s’efforcent de repenser notre rapport aux énergies fossiles. L’objectif est de combiner une croissance élevée et de se tourner vers d’autres sources d’énergies. Spécialisé dans l’éolien offshore, le Royaume-Uni est un bel exemple : le charbon ne représente plus que 5% de la production d’électricité nationale.

Cependant, le rendement des énergies dites renouvelables est encore trop faible et aléatoire pour satisfaire notre consommation. Maxime voit dans la fusion nucléaire la seule source d’énergie capable de répondre à la fois à notre besoin grandissant d’énergie et celui de réduire les émissions de carbone.

Conscient que l’énergie est imparfaite, Maxime souligne son caractère perfectible. Il met en avant la construction d’une quatrième génération de réacteurs nucléaires qui recycle ses propres déchets et « ferme complètement le cycle nucléaire ». Il cite également le projet ITER (International Thermonuclear Expérimental Reactor) lancé en 2006 qui réunit différents pays du monde et travaille sur le projet de fusion permettant de recréer une énergie comparable au soleil sans polluer.

La fusion nucléaire est donc une promesse d’avenir capable de résoudre nombre de problèmes environnementaux.


Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi dans L’Opinion « «(Pro)fusion nucléaire». La chronique de Maxime Sbaihi », cliquer ICI.

« Gare » au danger de l’optimisation

Suite à la grève de la SNCF, et tout en attendant l’ouverture à la concurrence avec impatience, Gaspard s’inquiète de voir les organisations s’automatiser et perdre leur capacité d’adoption face aux imprévus.

 

La semaine dernière, un accident à Saint-Pierre-sur-Vence a déclenché une grève inattendue des syndicats de la SNCF. Les cheminots dénoncent le principe de « l’équipement agent seul » où le conducteur se retrouve seul à bord du train, sans contrôleur dans les wagons.

Malheureusement, ce système ne tient pas compte des imprévus car il repose en grande partie sur l’intelligence artificielle (IA). Ainsi, une panne informatique peut paralyser plus de la moitié du trafic. Gaspard dénonce la recherche permanente de l’optimisation de l’industrie du transport qui pense pouvoir régler le monde comme une horloge.

« La machine ne sera jamais « autonome ». Tant qu’il se produira du nouveau, il faudra des hommes. » Gaspard Koenig

Un problème qui touche également de nombreux secteurs professionnels : les techniques de l’IA sont de plus en plus utilisées pour automatiser progressivement les tâches.

Gaspard réaffirme la nécessité des être humains pour gérer le hasard, ce que l’écrivain Nassim Taleb appelle les « cygnes noires ». Seule capable d’analyser une situation inédite et surtout de s’adapter, l’intelligence humaine reste une valeur ajoutée incompressible. Comme une leçon, cet incident nous rappelle que l’humain est le seul à pouvoir faire face aux crises.


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Illusion – et les risques – de l’optimisation », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Aux data citoyens ! », cliquer ICI.

Argentine : attention au vrai-faux populisme !

Ce dimanche 27 octobre se tient l’élection présidentielle en Argentine. Maxime Sbaihi s’inquiète de voir le pays retomber dans un perpétuel état de crise.

 

L’Argentine, vaste territoire aux multiples visages, connait de nombreuses difficultés économiques, alors que son voisin chilien « brille de prospérité ». Pourtant, au XIXe siècle, l’Argentine faisait partie des pays le plus riches au monde et un bel avenir lui était promis. Or, aujourd’hui, il est cité parmi les pays émergents les plus vulnérables. Dans ce cas précis, on peut parler de contre-développement économique.

L’élection de Mauricio Macri, en 2015, avait suscité de l’espoir. La mise en place de son programme promettait une croissance et un regain d’intérêt des investisseurs étrangers pour l’Argentine. Des initiatives freinées par les faiblesses structurelles de l’économie et qui se sont soldées par un rappel du FMI en 2018. Pour Maxime, Macri a payé les années de politique clientéliste et corrompue menée par la péroniste Cristina Fernandez de Kirchner.

« Ce socialisme sud-américain, vrai-faux populisme de gauche, devra un jour rendre des comptes pour les larges promesses qu’il ne parvient jamais à tenir une fois au pouvoir. »

Poursuivie pour corruption dans quatre procès, mais aussi principale concurrente de Macri dans cette élection, Cristina Kirchner pourrait revenir au pouvoir, s’inquiète Maxime. Un possible retour qualifié de « retour à la barbarie » par l’écrivain Mario Vargas Llosa.

Il revient donc au peuple argentin de choisir entre « céder aux mauvaises sirènes du passé » ou « persévérer sur le long chemin de la rédemption ».


Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi dans L’Opinion « Le choix de l’Argentine », cliquer ICI.

Gaspard Koenig craint les « Deep fakes » : le danger 2.0 pour la démocratie

Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig nous alerte sur les « deep fakes », qu’il baptise « faux parfaits ». De fausses vidéos réalistes qui se répandent sur le net et menacent la démocratie.

 

Depuis quelques années, circulent sur la toile des « deep fakes », produits d’une technologie qui permet de créer de fausses vidéos à partir de quelques heures d’enregistrement d’une personne réelle. Elles peuvent prendre les traits de Barack Obama qui insulte Donald Trump ou encore de Scarlett Johansson en actrice porno. Un véritable phénomène avec la création de 15 000 nouvelles vidéos au cours du seul mois de septembre, d’après la compagnie de cyber sécurité Deetrace.

Gaspard s’inquiète de voir que les logiciels qui servent à fabriquer ces « deep fakes » soient de plus en plus accessibles au grand public. L’humanité est propulsée dans une nouvelle dimension qui remet en question notre premier sens : la vue. Quel crédit apporter encore au monde extérieur ?

Il devient urgent, pour Gaspard, que les « deep fakes » soient indiqués comme tels lors de leur diffusion, car loin d’appartenir à la liberté d’expression, ils relèvent de la fraude.

Une fois n’est pas coutume, Gaspard se félicite que les régulateurs s’intéressent à ce sujet. Ainsi, le gouvernement américain a pris des mesures, en décembre 2018, avec la création d’un « Malicious Deep Fake Prohibition Act ». En France, Alain Bensoussan, spécialiste du droit numérique souligne que le droit français existant sera suffisant pour punir ces « deep fakes ».


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Les « deep fakes » ou la fin du débat démocratique », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Pour rétablir la liberté d’expression », cliquer ICI.

Présidentielle américaine : Andrew Yang, le candidat de GenerationLibre ?

Andrew Yang, candidat inattendu à la primaire démocrate aux Etats-Unis, semble biberonné aux idées de notre think-tank. Son programme ? Patrimonialité des data, revenu universel, légalisation du cannabis, prisons ouvertes, nucléaire pour la transition énergétique…

 

« On se sent soudain moins seul », écrit Gaspard Koenig dans Les Echos. Andrew Yang se projette et souhaite embrasser la révolution technologique en marche dans une approche similaire à la notre. Conscient de la transition nécessaire des métiers industriels vers les métiers du numérique, il propose une refonte du contrat social.

A l’instar de Gaspard, Andrew Yang défend ainsi un revenu universel pour permettre aux individus de faire leurs propres choix et d’avoir les moyens d’effectuer leurs propres transitions. Comme nous, le candidat ne craint pas pour autant la robotisation.

Par ailleurs, en se rapprochant du modèle de GenerationLibre, il propose d’instaurer un droit de propriété privée sur les données personnelles pour que chaque individu puisse décider librement de ce qui lui appartient. Chacun pourrait par exemple monétiser ses données, tel un micro capital.

Ce qu’Andrew Yang appelle « nouvelle forme de capitalisme » est avant tout, pour Gaspard, un projet libéral convaincant qui nous incite à continuer notre combat vers plus de liberté.


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Andrew Yang, le président qu’il faut pour l’Amérique », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport en faveur d’un revenu universel, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport en faveur de la légalisation du cannabis, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Prisons ouvertes – Une réponse à la situation carcérale française et à la récidive », cliquer ICI.