« Renew » : le recul libéral de Macron

Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig revient sur le changement de nom du groupe centriste ADLE, à l’initiative des élus En Marche au Parlement européen.

 

Gaspard rappelle que la première action du parti macroniste au Parlement européen a été d’éliminer le mot “libéral”, en contraignant le groupe centriste à abandonner son nom historique d’ADLE.

Ce dernier, existant depuis 1953, avait vu son nom varier plusieurs fois sans jamais perdre la référence libérale, essentielle pour un mouvement qui s’est battu en faveur du marché unique. En Marche fait désormais table rase de ce prestigieux passé en faveur d’un nom qui ne veut rien dire, mais qui ne choque personne et qui sonne bien : “Renew Europe”.

Malheureusement, Renew reste arrimé au consensus des années 1990 sur la fin de l’histoire, considérant l’électeur comme un consommateur versatile à séduire sans vergogne.

Gaspard estime ainsi que les libéraux doivent comprendre la nécessité de forger une “utopie libérale” s’ils ne veulent pas que Renew ne devienne vite Regret. Il regrette en effet de voir cette tradition dirigiste si française s’infiltrer dans une Europe qui portait dans ses principes le flambeau du libéralisme classique, soucieux d’émanciper l’individu des tutelles publiques comme privées.


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GAFA : notre liberté réside dans les données

Dans une tribune pour Marianne, notre vice-président Edouard Fillias explique que, face aux GAFA, le rôle de l’Etat est de donner de nouveaux droits aux utilisateurs afin de protéger leurs données.

 

Edouard commence son propos en reconnaissant les bienfaits extraordinaires qu’apportent les GAFA. Ces derniers sont souvent vilipendés mais tout entrepreneur sait ce qu’il doit à ces entreprises et à la révolution numérique. Néanmoins, il admet que les GAFA posent aussi des interrogations car ils ne demandent pas la permission d’entrer dans notre quotidien ou de le transformer en profondeur. A l’heure de l’IA et du nudge, la puissance de ces plateformes interroge notre libre-arbitre.

En outre, constatant que les GAFA ont déjà gagné la partie technologique, Edouard se demande si une régulation est encore possible. Pour les tenants de l’Etat, cette régulation des GAFA est d’abord un enjeu fiscal. Toutefois, une taxation particulière des géants du numérique ne fonctionnera pas car les GAFA, en situation potentielle de monopoles, offrent des services dont on ne peut se passer.

Nous ne pouvons accepter que notre libre-arbitre soit placé sous tutelle d’une influence, qu’elle soit politique, religieuse ou technologique.

Pour ce qui est de la politique de protection des données, le RGPD (Règlement général sur la protection des données) est une législation utile mais présente le défaut de ne pas responsabiliser l’individu et de récompenser dans la compétition ceux qui y échappent, c’est-à-dire les GAFA

Quant aux réflexes libéraux classiques, Edouard estime qu’ils sont limités. Il pense en effet que le projet de réglementation anti-trust de Facebook est à contre-temps. Il souligne également que la politique RGPD ou la CNIL va dans le bon sens mais créée la menace d’une hyper judiciarisation d’internet pouvant entraîner une blocage de l’innovation.

La patrimonialité des données personnelles est une des solutions les plus innovantes car nos datas sont une extension de nous-mêmes et nous devons disposer des droits associés à leur usage en toute conscience.

Edouard prône ainsi de revenir au socle de nos libertés pour inventer l’avenir. C’est « la liberté de conscience et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui doivent guider nos pas. De ce fait, la patrimonialité des données personnelles est une des solutions les plus innovantes car nos datas sont une extension de nous-mêmes et nous devons disposer des droits associés à leur usage en toute conscience.

Il faut en effet chercher la construction d’un nouveau rapport entre l’Etat protecteur, et garant de libertés, et l’individu souverain. D’où la pertinence de la patrimonialité des données personnelles, élément de réponse d’inspiration libérale aux enjeux du monde disrupté.


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Une usine qui ferme fait plus de bruit qu’une usine qui ouvre

Dans sa chronique pour L’Opinion, notre directeur Maxime Sbaihi revient sur la nécessité de dissocier les secteurs industriels français qui se portent bien de ceux qui se portent mal, et de se focaliser davantage sur la création d’emplois – en hausse – que sur la destruction naturelle d’autres emplois.

 

C’est sans doute le pessimisme français qui nous pousse à nous focaliser sur les débâcles de notre industrie, plutôt que sur ses succès et ses projets. Lorsqu’un site industriel s’apprête à fermer, ce sont les syndicats, les politiques et les journalistes qui se mobilisent pour crier au scandale.

Mais personne ne parle des secteurs dans lesquelles nous excellons : le luxe, la chimie, la pharmacie. Personne ne parle non plus de tous les emplois crées par l’industrie française, bien plus nombreux que les emplois supprimés. Une usine qui ferme fait plus de bruit qu’une usine qui ouvre, mais ce n’est pas représentatif de la réalité de notre économie.


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Soyez communistes, pas comme la France insoumise

Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig estime que nous sommes tous des “communistes de tous les jours” : nous pouvons faire preuve de fraternité et de solidarité, indépendamment des institutions politiques.

 

Gaspard commence son propos en s’étonnant des déchirements et du manque de démocratie de la France insoumise, mouvement qui est censé représenter le pouvoir collectif et la parole des opprimés. Il souligne la tradition autocratique de l’extrême gauche qui revendique le monopole du “peuple” quitte à écraser les individus qui le composent.

Gaspard constate en outre que tout le monde fait naturellement preuve de solidarité. Il explique qu’être “humain” c’est refuser de prendre en compte les rapports de domination ou d’endettement, même sous une forme symbolique. Ce “communisme de tous les jours” se décline au quotidien dans mille gestes gratuits. Il ne connaît ni frontière nationale ni classe sociale, il consiste simplement à reconnaître l’humanité de l’autre.

Gaspard conclut en expliquant que la pratique du communisme de tous les jours et l’adhésion au communisme politique sont, pour lui, inversement proportionnels chez un individu donné.


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Réformons l’impôt sur le revenu

Kevin Brookes, directeur des études de GenerationLibre, et Victor Fouquet, expert pour notre think-tank, prônent une révision générale du système fiscal français.

 

Nous avons tous assisté au ras-le-bol fiscal des Français ces derniers mois, et à raison puisque la France est championne du monde de la pression fiscale. Emmanuel Macron en a pris acte et affiche aujourd’hui sa volonté de baisser les impôts. Mais il manque d’ambition et de vision d’ensemble. Ses timides mesures ne sauraient remédier à la complexité du système fiscal français.

L’impôt sur le revenu est l’archétype de l’impôt inégalitaire. Contrevenant aux quatre règles d’or de la fiscalité établies par Adam Smith (équité, certitude, commodité et rentabilité), sa complexité aboutit à des situations absurdes. « A un même niveau de revenus, selon qu’ils sont ou non-salariés ou suivant l’usage qu’ils font des niches fiscales, deux individus ne se retrouvent pas nécessairement avec la même somme d’argent en poche une fois l’impôt acquitté ».

De cette complexité naissent des ressentiments parmi la population. L’accusation la plus courante étant celle de faire des « cadeaux fiscaux ». Or il n’y pas de cadeaux fiscaux sauf à considérer que 100% des revenus appartient à l’Etat. Pour lutter contre cette incompréhension, nous avons besoin de refonder notre système fiscal. C’est ce qu’a fait le Royaume-Uni entre 1996 et 2010 avec le projet « Tax Law Rewrite ». Cette situation n’est pas une fatalité, nous pouvons sortir du brouillard fiscal. Donnons-nous simplement les moyens de le faire.


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Pour lire notre proposition de revenu uiversel, réforme sociale et fiscale, notamment autour de la simplification de l’impôt sur le revenu, cliquer ICI.

Facebook, un Etat qui va battre monnaie ?

Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig met en garde contre Facebook qui compte lancer sa propre monnaie. A ses yeux, ce projet représente une mainmise sur des milliards d’existences individuelles qu’il faut combattre à tout prix.

 

Dans un entretien pour L’ADN, Gaspard explique que c’est le droit de propriété étendu aux données numériques qui permettra de démocratiser ce qui est aujourd’hui réservé à un petit nombre d’activistes : le contrôle sur ses données personnelles.

Dans Les Echos, Gaspard alerte sur l’impact qu’aurait sur nos vies la création du « Global Coin », monnaie de Facebook. Il estime qu’avec ses 2,4 milliards d’utilisateurs dans le monde, la plateforme serait en mesure de développer un outil d’une efficacité redoutable. Comme en Chine, on pourrait glisser doucement vers une société sans cash, et effectuer tous ses achats depuis son téléphone.

En outre, ce global coin signerait la fin des Etats-nations puisque la souveraineté implique classiquement le monopole de la création monétaire.

Pour Gaspard, la perspective de l’Etat Facebook ne lui semble pas aller dans le sens des libertés puisque Mark Zuckerberg aura du mal à résister au siphonnage des données intégrant les transactions financières devenues traçables.

Gaspard en conclut qu’il faut arrêter de toute urgence ce qui est en train de se préparer si l’on veut encore pouvoir vivre en société sans compte Facebook.


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Pourquoi il faut dire non à l’Etat Facebook » cliquer ICI.

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Margrethe Vestager pour une Europe du XXIe siècle

Gaspard Koenig appelle la France à soutenir la candidature de Margrethe Vestager pour la présidence de la Commission Européenne. Une tribune signée par plusieurs personnalités à retrouver dans Le Figaro.

 

Aujourd’hui le choix est binaire : reproduire le duopole PPE-PSE et les erreurs du passé ou aller de l’avant et donner un vrai leader à l’Europe.

Pour Gaspard, Margrethe Vestager est notre meilleure option. Actuelle commissaire européenne à la concurrence, ancienne ministre du Danemark, elle a l’expérience et le caractère pour tenir tête aux impérialismes russes, chinois, américains et numériques.

Grande défenseur des vertus de la concurrence, c’est elle qui a refusé la fusion entre Alstom et Siemens, au risque même de compromettre sa carrière. Si l’ALDE (Alliance des démocrates et de libéraux pour l’Europe) l’a choisie comme candidate, c’est parce qu’elle saura donner une véritable ambition au continent européen, tout refusant les monopoles, qu’ils soient économiques, politiques ou institutionnels.

Nul doute pour Gaspard : Margrethe Vestager doit être la candidate de tous ceux qui croient, avec nous, à l’Europe du XXIe siècle.


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Grandeur de Créon et misère d’Antigone

Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig fait l’éloge du compromis. Il souligne l’importance de savoir mettre de côté ses “principes” à l’ère des bulles cognitives et des réseaux sociaux.

 

Nous sommes peu enclins au compromis, que nous assimilons à la compromission, rappelle Gaspard. Antigone ancrée dans nos esprits, nous sommes séduits par le fait d’avoir des « principes”, quitte à se sacrifier pour les respecter.

Or, le compromis permet de suspendre le différend sans devoir le régler. Il permet de ne satisfaire personne mais d’autoriser chacun à poursuivre son chemin. De ce fait, Gaspard insiste sur l’impératif du compromis dans les sociétés ouvertes dans lesquelles nous vivons, où les valeurs sont de plus en plus hétérogènes. C’est en effet le compromis qui permet l’émergence de consensus politiques et l’acceptation de comportements divergents.

Gaspard termine son propos en souhaitant qu’il y ait à l’avenir moins d’Antigone et plus de Créon, roi de Thèbes qui incarne la volonté de vivre et de laisser vivre, quitte à s’asseoir sur ses principes.


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Europe : finissons le marché unique

Dans sa chronique pour L’Opinion, Maxime Sbaihi milite en faveur d’un marché unique européen parachevé.

 

Si l’Europe est un sujet éminemment important, la France a mené une campagne franco-centrée dans le cadre des élections européennes, oubliant les plus grands succès de l’Union Européenne comme le marché unique. C’est pourtant le plus gros marché intégré au monde.

Maxime regrette que les programmes des candidats français se soient focalisés sur « l’exportation de nos vices économiques », – l’harmonisation fiscale ou sociale, les impôts et le SMIC, plutôt que sur les réformes à apporter, par exemple s’agissant du marché unique encore trop fragmenté.

Afin d’améliorer ce marché unique, Maxime propose notamment de transférer la régulation financière au niveau supranational pour diminuer la trop forte dépendance de l’économie aux banques et la connivence entre les pouvoirs politique et financier.

Pour retrouver notre compétitivité, il est temps de parachever notre marché intérieur et d’abattre les cloisons nationales qui nous empêchent d’obtenir l’intégralité des bénéfices du marché unique européen.


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« In varietate concordia », l’Europe libérale

Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig défend l’Union européenne face à la menace du nationalisme. Mais sur le modèle libéral et non sur celui de l’Etat tout-puissant. Une vision longuement développée dans un entretien pour Le Grand Continent.

 

Gaspard salue l’effort du président de la République pour plaider en faveur de la souveraineté européenne face à la montée des populismes. Il estime cependant que l’on peut être europhile et en désaccord avec le programme d’En marche qui flirte gaiement avec le dirigisme.

Citant le « discours de Bruges » délivré par Margaret Thatcher, Gaspard met en garde contre la dérive centralisatrice de Bruxelles. Il souligne que continuer dans le sens d’un super-Etat provoquerait le départ des pays membres les uns après les autres.

Pour Gaspard, une autre vision de l’Europe est possible, celle qui a permis de créer de manière ordonnée une zone de libre-échange pour générer peu à peu un espace commun de circulation, de culture et de vie. C’est de cet esprit de subsidiarité dont nous avons besoin aujourd’hui. L’Europe doit être synonyme de diversité et non d’uniformité !


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