Les États sont-ils nécessaires ou inévitables ?

Dans Le Point, interrogé par Kevin Brookes, ancien directeur des études de GenerationLibre, et le journaliste Gabriel Bouchaud, l’historien Vincent Geloso retrace l’exemple de la société acadienne capable de prospérer économiquement et pacifiquement sans État. 

 

Alors que la structure étatique nous est présentée comme étant consubstantielle de notre modernité, l’étude de la société acadienne par Vincent Geloso nous démontre le contraire. À rebours de la violence coloniale caractérisant souvent la conquête du continent amérindien par les Européens, l’historien décrit en Acadie – territoire situé dans l’actuel Canada – une relation pacifique entre les populations autochtones micmacs et les colons français.

« Il y a toujours eu des mécanismes de gouvernance échappant à l’État, les êtres humains sont très bons pour créer des règles sans lui. »

Pour Vincent Geloso, cette coexistence pacifique fondée sur l’échange commercial s’explique par le calcul rationnel coût/avantage qui s’est posé aux colons français d’Acadie. Bien souvent, le coût de la violence était financé par l’État d’origine des colons via l’impôt prélevé sur leurs compatriotes. Dans le cas de la société acadienne, les liens avec l’État français sont faibles et intiment aux colons de préférer une solution pacifique moins coûteuse et comparativement plus avantageuse. Avec un État faible voire inexistant, la société acadienne est tout de même parvenue à devenir l’une des régions économiquement les plus prospères d’Amérique du Nord jusqu’à être plus riche que certains pays européens. Comment l’expliquer ?

D’un point de vue économique, Vincent Geloso l’explique par la spécialisation smithienne à laquelle s’est adonnée la société acadienne. La population autochtone, les micmacs, s’était spécialisée dans la production de fourrures que vendaient et exportaient les colons acadiens – originaires de la région commerçante de Loudun en France – développant ainsi cet avantage comparatif. Le tout est permis par un respect mutuel du principe de la propriété privée et des terres autochtones ainsi que par l’absence de barrières commerciales entravant le commerce des fourrures.

« Le grand intérêt de la pensée libérale est de reconnaître que l’État est inévitable, mais de faire en sorte d’avoir le Léviathan le moins terrible possible. »

À ce premier facteur économique, l’historien perçoit également des conditions institutionnelles ayant permis l’enrichissement de la société acadienne. Sans État fort, il était impossible de forcer les populations à se soumettre au monopole d’une violence légitime – condition sine qua non au maintien ou à la création d’un État -, dès lors toute la société acadienne s’est régie via des instances délibératives et consensuelles pour négocier avec les populations autochtones et traiter les problèmes internes. Comme le rappelle Vincent Geloso, l’absence d’État n’implique pas l’absence de règles et de modalités de gouvernance.

« On voit avec cet exemple que les individus sont capables de créer de la gouvernance à différentes échelles géographiques, même sans institutions étatiques. Au lieu de voir l’État uniquement comme une solution à un problème posé, il faut aussi le voir comme un prédateur potentiel pour nos libertés individuelles. »

Quant à savoir si la forme étatique devient un impératif au-delà d’un certain seuil d’individus présents sur un territoire, Vincent Gelso la juge plutôt inévitable que nécessaire. Si l’on peut aisément imaginer un État fort au sein duquel existe une forte pauvreté, il est plus compliqué d’imaginer un État faible et riche. Si des expériences du type de la société acadienne ont existé, elles ont rapidement été dissoutes à cause d’États forts capables de mobiliser la violence pour les absorber. À cet égard, l’historien cite l’Angleterre médiévale qui a connu un raffermissement de l’État pour survivre aux dangers extérieurs. Pour Vincent Gelso, les corrélations établies rapidement entre la taille de l’État et le degré de croissance économique repose sur un biais de sélection qui occulte les expériences réussies de sociétés sans État pour ne se focaliser que sur les États ayant survécus.


Pour lire l’article dans Le Point, cliquer ICI

 

Publié le 21/06/2022.

Sénat : les communistes s’intéressent à nos data

Interrogés par le sénateur Pascal Savoldelli du groupe « communiste, républicain, citoyen et écologiste » au Sénat sur la fiscalité des données numériques, Pierre Bentata, Gaspard Koenig et Isabelle Landreau ont défendu notre modèle de propriété privée des données personnelles. 

 

Lors de trois auditions successives du 1er au 3 juin 2022, nos experts ont pu échanger à bâtons rompus avec le sénateur du PCF attaché au pluralisme et au débat d’idées. Fiscalité, propriété, liberté, égalité et intérêt général … autant d’aspects traités sur le thème de la data qui ont permis à Pierre de défendre la notion de signal prix sur un véritable marché, à Isabelle de développer les moyens juridiques qui pourraient permettre de mettre en place une patrimonialité des données personnelles, et à Gaspard Koenig de défendre le libre-arbitre à l’ère du numérique.


Pour lire notre rapport « Mes data sont à moi », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport  « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.

 

Publié le 03/06/2022.

Cannabis : que devient le dealer après la légalisation ?

Invité aux côtés de Sarah Perrin, doctorante en sociologie, Christophe Seltzer défend notre modèle de marché libre du cannabis lors d’un évènement organisé par l’association LEAP sur les politiques relatives aux drogues. L’occasion d’un échange sur la figure du dealer. 

 

À la question : « comment organise-t-on l’économie autour du cannabis ? », notre directeur présente le travail de GenerationLibre sur la légalisation du cannabis pour offrir des solutions clés en main aux décideurs politiques. Il reprend les conclusions de notre second rapport co-écrit par Kevin Brookes et Edouard Hesse, chercheurs associés chez GenerationLibre, en réaffirmant qu’une légalisation articulée autour d’un monopole d’Etat pour la production et la distribution ne permettrait pas d’assécher le marché noir. Emblématique : le manque d’offre et le prix trop élevé du cannabis dans plusieurs provinces du Canada, problème connu depuis longtemps en Uruguay.

Concernant le monopole d’État au Canada – organisé au niveau fédéral et confié à une poignée de sociétés distributrices -, Sarah Perrin confirme qu’au Quebec des usagers refusent l’immixtion de l’Etat dans l’organisation de ce marché légal. Ils reprochent à l’État de ne pas avoir libéré les anciens dealeurs depuis la légalisation.

« Les expériences de légalisation démontrent que la légalisation du cannabis ne pousse pas à la consommation de drogues dures. »

Si Sarah Perrin voit malgré tout dans le monopole d’état un moyen efficace pour contrôler les taux de THC et de CBD présents dans les produits distribués, Christophe pense que ce contrôle, propre d’une gestion étatique, peut tout aussi bien se réaliser sur un marché libre à l’instar du contrôle des normes sanitaires dans le secteur alimentaire. Au delà de leurs divergences, ils rappellent l’un comme l’autre qu’aucune étude scientifique n’a permis de prouver la théorie de l’escalade, idée selon laquelle la légalisation du cannabis pousserait à la consommation de drogues dures.

Spécialiste des questions de genre et de la place des femmes dans l’économie du cannabis, Sarah Perrin affirme que sa légalisation permettrait de réduire les vulnérabilités – sexuelles, arnaques et dangers sanitaires – auxquelles les femmes sont assujetties.

 

 

Quant à savoir quelle place occuperont les dealers après la légalisation, Christophe détaille une série de propositions développées par GenerationLibre. Une première idée notoire serait d’amnistier les revendeurs – non violents – condamnés avant la légalisation – y compris effacer leur casier judiciaire – pour leur permettre de se réinsérer socialement. Et même, pour leur permettre de se réintégrer professionnellement sur le marché licite, il convient de penser un cadre juridique adapté. Concernant les dealers mineurs, Christophe évoque les compétences que la vente de cannabis leur a permis de développer : logique d’entreprise, économie de la débrouille. Il préconise de substituer aux politiques punitives une orientation de ces jeunes vers le secteur associatif afin qu’ils puissent capitaliser sur les ressources quasi-professionnelles acquises au gré des expériences de deal. Dans la lignée du libéralisme pénal que défend GenerationLibre le modèle dit de « la prison ouverte » serait particulièrement pertinent pour les petites peines.

En plus d’enrayer le marché noir, la modélisation par GenerationLibre d’un marché libre du cannabis en France envisage de mettre en place une politique de prévention à l’égard des populations les plus vulnérables. Pour ce faire, il est nécessaire d’opter pour une libéralisation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis.


Pour revoir la conférence, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Pour un marché libre du cannabis en France », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Cannabis : Pourquoi et comment légaliser », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Pour le développement des prisons ouvertes », cliquer ICI.

 

Publié le 17/03/2022.

Décentralisation : Territoires unis pour la subsidiarité ascendante

Alors qu’on fête les 40 ans de la Loi Defferre, le président de l’AMF David Lisnard co-signe une tribune dans Le Figaro pour appeler les candidats à la présidentielle à débattre de la décentralisation. Au coeur du texte, « la subsidiarité ascendante » de GenerationLibre. 

 

Quel bilan pour l’action gouvernementale en matière de décentralisation ? Malgré les effets d’annonces du Président appelant à instaurer « un nouvel acte de décentralisation » – qui se souvient même du « pacte girondin » qu’il appelait de ses voeux en 2017 ? – ou la promulgation de la loi 3DS écrite de concert avec les associations d’élus locaux, force est de constater que pas grand chose n’a changé. Pire, comme le dénonce GenerationLibre, avec la suppression de la taxe d’habitation s’est accéléré le processus ininterrompu de recentralisation de la fiscalité locale.

« Notre démocratie est en danger. À l’heure de choisir une nouvelle ou un nouveau président de la République, les Françaises et les Français doivent savoir quel est le projet qui leur sera proposé en matière de revitalisation démocratique. » 

L’association d’élus Territoires unis, emmenée par David Lisnard, Carole Delga et François Sauvadet, dénonce une centralité étouffante et « mortifère ». Elle appelle les candidats à venir présenter leur positionnement le 15 mars devant ses membres. L’association, qui regroupe les présidents des grandes collectivités territoriales, attend de pied ferme leurs propositions, réclamant depuis des années un changement de paradigme à base de … subsidiarité ascendante !

Développé dans « Le pouvoir aux communes », grand rapport de GénérationLibre signé Raul Magni-Berton en 2020, le principe de subsidiarité renverse la table dans la façon de concevoir la décentralisation. Jusqu’à présent toujours pensée par le haut, celle-ci serait désormais organisée par les collectivités locales elles-mêmes qui auraient la capacité de s’auto-saisir des compétences de leurs choix et d’acquérir une véritable autonomie fiscale.

« La démocratie représentative doit pouvoir s’appuyer sur le concept de subsidiarité ascendante. »

Grâce au travail de GenerationLibre l’idée de subsidiarité ascendante fait son chemin dans la classe politique. En plus d’une dizaine d’occurrences dans la presse depuis janvier, Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à l’élection présidentielle, s’est déclarée intéressée par notre principe. Au conseil régional d’Ile-de-France comme au plan national, le groupe UDI en fait un cheval de bataille.

Pour renouer avec un libéralisme tocquevillien et lutter contre le despotisme démocratique centralisateur, la subsidiarité ascendante est plus que jamais une priorité.


Pour lire la tribune « Les candidats à la présidentielle doivent débattre avec les élus locaux », cliquer ICI.

Pour lire notre article « Décentralisation : en Île-de-France, le Conseil régional suit GenerationLibre », cliquer ICI.

Pour lire notre article « Décentralisation : que pense Valérie Pécresse de nos idées ? », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Le pouvoir aux communes », cliquer ICI.

Pour lire notre note « Oser le « pacte girondin »», cliquer ICI.

 

Publié le 02/03/2022.

Bercy se penche sur nos data

Ce mercredi 23 février, GenerationLibre rencontre Vincent Marinet de la DG Trésor pour échanger sur la patrimonialité des données personnelles. Liber-thé revient sur cette proposition phare de notre think tank dans un épisode consacré à l’avenir de nos données.

 

Co-auteur de notre rapport « Mes data sont à moi » en faveur de la patrimonialité, notre expert Isabelle Landreau rencontre chez GL Vincent Marinet, nouveau délégué aux enjeux numériques de la DG Trésor. L’occasion de présenter dans le détail notre vision de la patrimonialité des données personnelles alors que la direction de Bercy entame un chantier sur l’économie de la donnée. Au sein de sa série « Internet : l’illusion du libre-arbitre », Liber-thé résume notre proposition qui permet d’offrir le choix à tout utilisateur d’être rémunéré pour l’exploitation de ses données par les plateformes, ou à l’inverse d’en garder la confidentialité au détriment de la gratuité des services.

« Le think-tank GenerationLibre créé par Gaspard Koenig défend une patrimonialité des données personnelles. Deux approches sont imaginées : les utilisateurs achètent les services des plateformes numériques grâce à leurs données ou de l’argent ; les utilisateurs stockent leurs données dans un portefeuille et choisissent à qui ils en donnent l’accès, éventuellement contre rémunération. » Liber-thé

Si la CNIL est défavorable à ce paradigme qu’il voit comme une marchandisation d’éléments de la personnalité, GenerationLibre défend cette révolution juridique au nom de la propriété de soi et comme la suite logique du RGPD, qui garantit depuis 2018 la portabilité des data. À l’instar du prix sur le carbone, un prix sur la donnée instaurerait un signal prix sur le marché et guiderait un changement des modes de consommation. Si le prix carbone a une portée écologique, la propriété des données doit offrir à l’utilisateur le droit de préserver la confidentialité de son activité en ligne, et lui permettre d’être introduit dans la chaîne de valeur économique du numérique.


Pour lire l’article « Quel avenir pour la gestion des données personnelles ? », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Mes data sont à moi », cliquer ICI.

 

Publié le 24/02/2022.

Légaliser le travail du sexe : Act Up x GenerationLibre

Ce mardi 22 février chez GenerationLibre, notre expert Edouard Hesse rencontre Eva Vocz, performeuse porno et militante d’Act Up, pour discuter légalisation du travail du sexe, objet d’un prochain rapport de notre think-tank. De la GPA à la pornographie, nos deux organisations partagent un même combat contre les abolitionnistes.

 


Pour retrouver la note d’analyse de Daniel Borrillo « Du harcèlement sexuel au harcèlement de la sexualité ; Genre et populisme pénal » , cliquer ICI.

 

Publié le 22/02/2022.

Décentralisation : en Île-de-France, le Conseil régional suit GenerationLibre

Ce mercredi 16 février, le Conseil régional d’Île-de-France réuni en assemblée plénière adopte un nouveau vœu de l’UDI en faveur de l’auto-saisine par la collectivité de 9 nouvelles compétences. Il suit directement le principe décentralisateur défendu par GenerationLibre. Voté grâce au soutien du groupe LR, il n’a pas recueilli l’assentiment de la majorité présidentielle, du RN et des Insoumis. 

 

La Région Ile-de-France en veut !

Santé, lycées professionnels, Pôle emploi, apprentissage, fixation du SMIC, fiscalité locale… : le groupe UDI souhaite récupérer neuf nouvelles compétences en vertu du principe de « subsidiarité ascendante », décentralisation « par le bas » défendue par GenerationLibre. Le groupe régional fait une nouvelle fois sienne la révolution proposée par notre think tank, inversion radicale de la logique décentralisatrice française depuis plusieurs décennies : que la répartition des compétences ne soit plus organisée « par le haut » sous l’impulsion de l’État, mais se décide directement par les échelons territoriaux. Dans cette nouvelle logique, les collectivités choisissent elles-mêmes les compétences qu’elles souhaitent exercer et récupèrent un pouvoir fiscal (une réelle autonomie fiscale, capacité à lever l’impôt).

« Puisque le premier pas vers l’administration libre d’une compétence est de la choisir, nous défendons l’instauration d’une véritable subsidiarité ascendante sur le modèle suisse, conformément au rapport du think tank GenerationLibre et la proposition portée par l’UDI au plan national. » Vœu du groupe UDI / Conseil régional

 

https://twitter.com/UDI_iledefrance/status/1494060688289021956?s=20&t=pP_ZpA7RPrDyrVku0XhGkw

 

Une majorité girondine contre un arc jacobin

Le soutien des élus LR qui a permis le vote de ce vœu, présenté par le président du groupe UDI Jean-François Vigier, n’est pas surprenant. Valérie Pécresse avait déclaré s’intéresser à notre idée de subsidiarité ascendante lors du Congrès national de l’UDI organisé en janvier pour officialiser le soutien du parti à sa candidature pour la présidentielle. A l’inverse, notre think tank a fait l’objet d’une attaque, en séance, par la conseillère communiste Cécile Dumas. Contre un arc jacobin du RN aux Insoumis, en passant par la majorité présidentielle, l’UDI parvient, avec le soutien de LR, à faire revivre une coalition girondine… dans les territoires !

 

https://twitter.com/seltzer_c/status/1494664914060943362?s=20&t=Kjr5opV4BlHbaKKP4yegbw

 

De la suite dans les idées décentralisatrices

En 2021, le groupe UDI d’Île-de-France avait déjà fait voter par le Conseil régional un vœu pour expérimenter la régionalisation des ARS (agence régionale de santé). Loin d’en rester à une simple déclaration d’intention, ce vœu avance. Une commission ad hoc, présidée par un conseiller UDI et dotée de moyens, a été créée dans le but de préparer les modalités dérogatoires et présenter un projet concret à l’État au cours de l’année 2022.


Pour relire l’intégralité du vœu de l’UDI, cliquer ICI.

Pour voir l’intégralité de la séance plénière du 16 février 2022 du Conseil régional de l’Île-de-France (présentation du voeu + réactions des divers groupes à partir de 12:58:30), cliquer ICI.

Pour relire notre billet « Décentralisation : GenerationLibre rencontre les élus UDI d’Île-de-France », cliquer ICI.

Pour relire notre billet « Décentralisation : que pense Valérie Pécresse de nos idées ? », cliquer ICI.

Pour parcourir notre rapport « Le pouvoir  aux communes – Décentraliser par le principe de la subsidiarité ascendante », cliquer ICI.

 

Publié le 17/02/2022.

Liberté de la presse, islamisme, insécurité : le regard de Christophe sur l’actu

Sur CNEWS, notre directeur Christophe Seltzer se joint aux autres invités pour apporter son soutien à Ophélie Meunier au nom de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. Échange néanmoins tendu avec Jonas Haddad (LR) et Alexandra Masson (RN) lorsqu’il déconstruit le mythe d’un ensauvagement général de la société et défend l’approfondissement de l’État de droit contre les mesures d’exception.

 

Liberté de la presse : il faut défendre Ophélie Meunier

Interrogé sur les menaces de mort que subit la journaliste Ophélie Meunier depuis la diffusion d’un reportage sur la menace islamiste à Roubaix, Christophe salue la proposition de l’avocat Richard Malka qui appelle à diffuser cette émission sur les chaînes concurrentes pour ne rien céder sur la liberté de la presse. Il s’inquiète de la cécité ou démagogie de certains députés LFI sur l’islamisme tout en appelant à ne pas tomber dans le piège de la barbarie, à l’image d’Éric Ciotti qui propose un « Guantánamo à la française » qui nous ferait sortir de l’État de droit.

« C’est une très bonne idée que de diffuser le documentaire présenté par Ophélie Meunier sur tous les médias au nom de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. »

Islamisme : la fin ne justifie pas les moyens

Christophe alerte sur les mesures liberticides prises au nom des valeurs républicaines dans le cadre de la lutte contre l’islamisme. Il dénonce entre autres la restriction de l’enseignement à domicile, pourtant liberté fondamentale, mise en œuvre avec la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Plutôt que de continuer à rogner sur l’Etat de droit, attelons nous à rendre efficaces les services de police et de justice. Pour lutter efficacement contre les taux de récidive en France et la radicalisation en prison, GenerationLibre invite à développer le modèle dit des « prisons ouvertes » qui a fait ses preuves dans les démocraties nordiques.

Insécurité : zoom sur les chiffres plutôt que sur les images

Si les tentatives d’homicide ont triplé en dix ans, Christophe rappelle que le taux d’homicide est à peu près stable sur la même période et qu’il a surtout été divisé par deux depuis les années 80. Sur un sujet aussi inflammable, les chiffres doivent être traités à froid. Christophe explique d’un côté que nous vivons dans un monde qui n’a jamais été aussi peu violent et de l’autre que le niveau de tolérance face à la mort est plus élevé aujourd’hui. Dans le détail, les vols à main armée ont baissé et la délinquance juvénile est stable. Le décompte des escroqueries sur internet et des violences sexuelles a augmenté.

« Depuis les années 80, on a à peu près divisé par deux le nombre d’homicides en France. En 1988, on était à 2,79 homicides pour 100 000 habitants ; et en 2019, on n’était plus qu’à 1,36. »


Pour voir l’émission, cliquer ICI.

Pour lire notre billet « Pour une laïcité libérale » de Jean Baubérot, cliquer ICI.

Pour lire l’article « Délinquance et insécurité: la réalité des chiffres » d’Olivier Galland, cliquer ICI.

Pour parcourir notre rapport « Pour le développement des prisons ouvertes », cliquer ICI.

 

Publié le 01/02/2022.

GenerationLibre X UFC Que choisir

Devant les administrateurs d’UFC Que Choisir, notre directeur Christophe Seltzer présente le think tank GenerationLibre et ses travaux en lien avec l’évolution de la consommation. L’occasion de développer nos propositions en faveur d’un revenu universel, de la patrimonialité des données personnelles et d’un prix carbone européen.

 


Pour comprendre notre proposition de revenu universel, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens !« , cliquer ICI.

Pour comprendre nos idées autour d’un prix carbone, cliquer ICI.

 

Publié le 27/01/2022.

Décentralisation : que pense Valérie Pécresse de nos idées ?

Devant l’UDI, la candidate à l’élection présidentielle Valérie Pécresse déclare s’intéresser à la « subsidiarité ascendante » au cœur du projet décentralisateur porté par le parti et qui s’appuie directement sur les travaux de GenerationLibre.

 

Alors que la campagne présidentielle s’intensifie, l’Union des démocrates et indépendants (UDI) officialise son soutien à la candidate Valérie Pécresse (Les Républicains). Au cours d’un congrès extraordinaire, les élus UDI interrogent la candidate de la droite de gouvernement sur le projet de décentralisation que celle-ci compte mettre en œuvre une fois élue.

« Je crois qu’on a besoin aujourd’hui d’ouvrir complètement les espaces de liberté pour que les collectivités puissent les prendre. Je suis très intéressée par l’idée de la subsidiarité ascendante. » Valérie Pécresse

En réponse à une question du président du groupe UDI Île-de-France et maire de Bures-sur-Yvette Jean-François Vigier, la candidate se déclare intéressée par l’idée de subsidiarité ascendante. Ce combat pour « l’auto-saisine par les collectivités des compétences de leur choix » est porté de concert par l’UDI et GenerationLibre, inspiré par notre rapport co-signé Raul Magni-Berton, Nelly Darbois et Livia Stahl en 2020, et que notre directeur Christophe Seltzer avait présenté il y a quelques mois devant les élus Île-de-France. Notons que Valérie Pécresse a d’ailleurs voté le vœu du groupe UDI proposant que le conseil régional récupère la compétence de l’Agence régionale de santé.

« Pour décentraliser efficacement, il faut rompre avec la logique de la réforme imposée « par le haut » et préférer le principe de subsidiarité ascendante. » Raul Magni-Berton

Avec « Le pouvoir aux communes – Décentraliser par le principe de « subsidiarité ascendante » », nous appelons à un changement de paradigme pour que les collectivités territoriales puissent s’auto-saisir des compétences de leur choix. Nous proposons d’inverser la logique de répartition des compétences jusque-là organisée par l’État pour obliger celui-ci à accorder une compétence à la collectivité la plus petite qui la revendique. À nos yeux, ce renversement de paradigme doit s’accompagner d’une réelle autonomie fiscale pour les collectivités.


Pour voir l’extrait, cliquer ICI.

Pour lire la tribune de Jean-François Vigier « Vite, un décentralisateur à l’Elysée ! », cliquer ICI.

Pour lire l’entretien de Jean-François Vigier « Le premier pas vers l’administration libre d’une compétence est de la choisir », cliquer ICI.

Pour lire notre billet sur la rencontre entre GenerationLibre et les élus UDI Île-de-France en octobre 2021, cliquer ICI.

Pour parcourir notre rapport « Le pouvoir aux communes », cliquer ICI.

 

Publié le 28/01/2022.

S'inscrire à la Newsletter