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Sur Instagram, c’est vous le produit !

Sur Instagram, c’est vous le produit !

Invité de Late&Smart sur B Smart, Maxime Sbaihi commente le rôle de l’Etat actionnaire dans l’affaire Suez-Veolia et s’intéresse au business model d’Instagram. Dans un article sur la startup Tadata, La Croix rappelle que GenerationLibre « estime que l’internaute doit être considéré comme propriétaire de ses données ». 

 

Dans l’affaire de la fusion Suez-Veolia, Maxime s’étonne d’une tendance à éviter à tout prix d’être en désaccord avec l’Etat actionnaire. Il rappelle que si l’Etat n’a pas eu gain de cause, c’est en sa qualité d’actionnaire rendu minoritaire à l’issue d’un vote sur la fusion des deux entreprises.

« Ce qui est intéressant c’est qu’on a l’impression que les gens s’excusent d’être en désaccord avec l’Etat mais il y a eu un vote à la majorité et l’actionnaire minoritaire a été mis en minorité. »

Dans le contexte du ralentissement de l’économie lié à la crise sanitaire, Maxime souligne le rôle important de la Banque publique d’investissement pour épauler les entreprises qui n’ont pas accès au crédit. Il rappelle cependant l’effet d’éviction que peut avoir la BPI sur l’investissement des banques privées.

« En période de crise, la BPI est un investisseur très important qui a le rôle d’aider ceux qui n’ont pas accès aux crédits, et notamment en ce moment où les banques resserrent non pas les taux mais les conditions. »

A l’occasion des dix ans de la plateforme Instagram, Maxime met en garde contre un business model qui profite des données personnelles des internautes sans que ceux-ci s’en aperçoivent.

« Instagram génère des profits considérables avec des données qui sont créées par des utilisateurs qui n’en touchent pas un euro. »

Si Instagram est un outil particulièrement intéressant pour les entreprises, les media et les individus, Maxime souligne qu’il faut questionner son business model qui bouleverse les libertés individuelles, la concurrence et même le rôle de l’Etat.

Ces plateformes proposent un ensemble d’outils du partage d’images à la messagerie en passant par le paiement. Elles fondent leur activité sur l’exploitation des données personnelles tout en créant aussi une addiction chez l’utilisateur. Un phénomène qui s’appuie sur les biais cognitifs des individus comme l’explique le documentaire The Social Dilemma. Elles finissent par s’imposer comme des acteurs monopolistiques de l’économie numérique dont l’individu est inconsciemment dépendant.

Alors qu’un feu vert a été donné par la CNIL aux activités de la startup Tadata, qui propose de rémunérer de jeunes internautes en l’échange de leurs données, un article dans La Croix cite Maxime : « Aujourd’hui, les grandes plateformes vendent déjà les données personnelles de leurs utilisateurs. L’internaute devrait donc pouvoir en négocier le prix, accorder une licence pour leur utilisation ou la refuser. »


Pour voir l’émission, cliquer ICI.

Pour lire l’article de La Croix, cliquer ICI.

Pour notre rapport « Mes data sont à moi » , cliquer ICI.

Pour notre rapport « Aux data, citoyens ! » , cliquer ICI.

 

Publié le 07/10/2020. Modifié le 08/10/2020.

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