Bioéthique : Daniel Borrillo dénonce l’illibéralisme français

Dans un entretien pour L’Express, Daniel Borrillo présente son travail avec GenerationLibre sur la bioéthique et explique que nous sommes très loin d’être dans une société individualiste et libertaire. 

 

Daniel Borrillo explique que le dispositif bioéthique à la française demeure une exception. Il s’articule autour d’institutions dont les experts sont nommés par l’État. Ce sont le Conseil Consultatif National d’éthique, l’Agence de biomédecine ou encore la Commission nationale consultative des droits de l’homme qui orientent les révisions des lois de bioéthique alors que le citoyen demeure écarté du processus décisionnel. 

« Il y a un décalage frappant entre l’opinion et la bureaucratie d’Etat, qui s’arroge un droit sur nos corps et nos vies. »

Si Daniel Borrillo se réjouit des avancées de la dernière révision des lois de bioéthique qui devrait légaliser la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, il regrette que beaucoup de sujets soient écartés.

L’euthanasie, le suicide assisté et la GPA sont notamment absents du débat dans notre pays bien que les Français y soient majoritairement favorables et que la plupart de nos voisins soient plus libéraux sur ces questions. C’est pour Daniel Borrillo la manifestation d’un « chauvisnisme bioéthique français ». 

« Pendant des siècles, il y a ainsi eu un monopole de l’Eglise sur le contrôle de nos âmes et corps. A un moment donné, l’Etat a pris le relais. »

Des avancées scientifiques comme l’accès à l’information génétique, le clonage cellulaire ou la GPA sont perçues comme une atteinte à la dignité humaine alors que leur autorisation permettrait aux yeux de Daniel Borrillo d’accompagner les individus dans leurs choix de vie et de limiter les dérives et les trafics clandestins. 

« Tout se passe comme si les experts, les représentants de l’État et les parlementaires s’adonnaient non pas à la régulation de la situation française mais à celle de l’Humanité. »

Daniel Borrillo s’alarme d’un conservatisme politique transpartisan. La France fait figure d’exception parmi les pays occidentaux et parvient étonnamment à maintenir un véritable consensus antilibéral.


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Pour lire notre note : « Le jacobinisme bioéthique » , cliquer ICI.

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Publié le 30/11/2020.

[Lu Ailleurs] Merci à la mondialisation libérale pour les vaccins

Luc de Barochez explique que les avancées rapides sur le vaccin contre la Covid-19 sont le fruit de l’alliance du progrès technique avec la mondialisation libérale. 

 

L’extrême rapidité avec laquelle les scientifiques ont pu parvenir à un vaccin sur la Covid-19 actuellement en phase de test, s’explique selon Luc de Barochez par la compétition scientifique et économique née de la mondialisation libérale.

Luc de Barochez souligne que le vaccin à lui seul dévoile la richesse qu’induit le libre-échange : né des recherches d’une chercheuse hongroise vivant aux États-Unis, il est développé par une petite entreprise allemande fondé par deux médecins venant de Turquie, financé par deux multinationales américaine et chinoise et aujourd’hui testé dans de nombreux pays. 

« L’exploit accompli montre que la science, le progrès technique et même l’immigration ne sont pas le problème, mais la solution pour sortir de la pire crise de notre génération. »

La mondialisation a pourtant été désignée coupable de la crise sanitaire puis de la crise économique. Luc de Barochez observe que les États répondent à la crise à grand renfort de politiques protectionnistes. Mais ils ne sont pas de simples victimes innocentes du libre-échange puisque leurs bureaucraties ont, selon lui, échoué à faire face à la pandémie en dépit de l’alerte des épidémies précédentes. 

« Imagine-t-on où nous en serions si la recherche d’un vaccin avait été confiée aux États plutôt qu’aux entreprises privées ? »

Si l’on avait suivi les détracteurs de la mondialisation, de la droite nationaliste aux décroissants, en passant par la gauche, Luc de Barochez est convaincu que ce vaccin n’aurait jamais vu le jour. 


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Pour lire notre article « Covid-19 : le vaccin ne va pas tout résoudre », cliquer ICI.

 

Publié le 27/11/2020.

En finir avec le déficit des retraites

Marc de Basquiat et Maxime Sbaihi se sont entretenus avec l’Opinion et Capital pour analyser les conclusions du rapport du Conseil d’Orientation des retraites (COR). Il défendent notre proposition de réforme du système des retraites. 

 

Dans son rapport annuel publié ce jeudi 26 novembre 2020, le COR estime que le niveau de vie des retraités va diminuer par rapport à celui des actifs à long terme. Pour Maxime, c’est la situation actuelle qui est anormale alors que depuis une vingtaine d’années, le niveau de vie des retraités est plus élevés que celui des actifs. 

« Le coût des retraites est de plus en plus élevé pour les actifs. Il faut se poser la question de savoir si on continue à faire peser le poids financier sur les actifs qui devront cotiser plus, si l’on incite à travailler plus longtemps ou si l’on demande un effort aux retraités. » Maxime Sbaihi

Dans l’Opinion, Marc souligne le déséquilibre structurel de notre système. Selon lui, ce déséquilibre provient de notre incapacité en France à mettre en place des actions économiques au service du système des retraites comme le font nos voisins européens. Les réajustements demeurent des décisions politiques. 

« Le problème n’est pas conjoncturel. Nos systèmes de retraite sont condamnés car ils sont structurellement déséquilibrés. Nous allons dans le mur. » Marc de Basquiat

Marc explique que notre proposition de réforme se fonde sur une automatisation du calcul des cotisations et des pensions afin que leurs montants soient équilibrés chaque année. Le montant des pensions est calculé en divisant la somme des cotisations individuelles accumulées au cours de la vie professionnelle sur un compte notionnel individuel. Ce modèle se dote également d’un nouveau mécanisme de solidarité intragénérationnelle entre les retraités. 

« Le COR fait un travail formidable pour calculer le futur de nos systèmes de retraite, malgré les hypothèses peu réalistes du PLF sur la relance économique des prochaines années. En reconnaissant que le futur est incertain, le rapport GL décrit un système de retraite équitable et robuste.  » Marc de Basquiat 

Marc regrette l’absence de débat démocratique autour de la réforme des retraites. Il regrette que le débat soit monopolisé par les discussions entre les gouvernements successifs et les syndicats alors que les citoyens et leurs représentants en sont écartés. C’est cette situation qui conduit, selon lui, au ras-le-bol de la population et à l’incapacité de rééquilibrer notre système. 


Pour lire l’article de Capital, cliquer ICI.

Pour lire l’article de l’Opinion, cliquer ICI.

Pour lire notre deuxième rapport « La retraite quand je veux », cliquer ICI.

 

Publié le 27/11/2020.

[Exclu] L’Assemblée nationale ouvre un débat sur notre revenu universel

L’Assemblée nationale a voté ce jeudi 26 novembre le lancement d’un débat national sur le « socle citoyen ». Une proposition défendue par Valérie Petit pour le groupe « Agir Ensemble », née d’un long travail avec GenerationLibre sur le revenu universel.

 

La députée du Nord Valérie Petit souligne que ce socle citoyen n’est ni une assistance, ni une destruction de la valeur travail mais permet au contraire d’encourager la création de richesse par chaque citoyen, une fois libéré du risque de la pauvreté.

Autrement dit, un revenu universel qui permet une automatisation du calcul de l’impôt et la simplification d’un large pan de notre système de protection sociale.

Comme GenerationLibre, Valérie Petit défend un mécanisme de revenu universel qui repose sur le principe de l’impôt négatif. Il s’agit d’un crédit d’impôt d’environ 500 euros, versé à tout résident français de manière inconditionnelle, qui s’accompagne d’un prélèvement proportionnel individualisé de 30% environ au premier euro gagné par chacun. Avec ces paramètres, le mode de financement est viable dès maintenant, à finances publiques constantes. Le prélèvement à la source est propice à l’introduction de notre mécanisme.

« Le socle citoyen est un mécanisme d’éradication de la grande pauvreté. »

La proposition de résolution  donne lieu à une discussion de plus d’une heure. Boris Vallaud (PS) salue l’ouverture du débat en expliquant qu’il défendra une proposition alternative. Michèle de Vaucouleurs (MoDem) rappelle que plusieurs parlementaires de son groupe ont signé le 4 mai 2020 l’appel initié par GenerationLibre dans l’Obs en faveur du socle citoyen. Frédérique Dumas (Libertés et Territoires) voit dans le mécanisme de socle citoyen un outil « qui n’est pas un gadget, qui n’est pas de l’assistanat et dont l’originalité réside dans un financement viable ».

À l’issue de la discussion, la proposition de résolution est adoptée par des parlementaires de cinq groupes : « Agir Ensemble », Parti Socialiste, La République en Marche, MoDem, « Libertés et Territoires ».

« Je veux saluer l’équipe du think-tank GenerationLibre dont le travail a inspiré le socle citoyen, le mécanisme de revenu universel que je porterai. » 

Le revenu universel est une proposition phare défendue par les équipes de notre think-tank depuis 2014 et la publication de deux rapports « LIBER » co-signés par Marc de Basquiat et Gaspard Koenig, auditionnés à de nombreuses reprises au Parlement.

L’adoption de cette résolution est une avancée historique pour le mécanisme socio-fiscal réaliste que nous défendons, sans paternalisme ni désincitation au travail.


Pour voir le débat, cliquer ICI.

Pour lire l’article « Comprendre le socle citoyen – Un revenu universel pour 2021 », cliquer ICI.

Pour lire la tribune « Plaidoyer pour un socle citoyen », cliquer ICI.

Pour lire notre deuxième rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

 

Publié le 26/11/2020.

Etat d’urgence : attention à à la sortie en trompe-l’œil

La sortie de l’état d’urgence sanitaire est une sortie en trompe-l’œil puisque le Premier ministre continue à jouir des mêmes pouvoirs exceptionnels.

 

C’est la pire des solutions : on donne le faux sentiment d’un retour à la normal au plan sanitaire, sans pour autant rétablir une situation satisfaisante sur le plan des droits et libertés fondamentales. GenerationLibre alerte sur le risque d’une baisse de la vigilance citoyenne à tous égards.

Le chef du Gouvernement peut adopter par décret un vaste éventail de mesures restreignant les droits et libertés (déplacements, rassemblements, fréquentation des lieux recevant du publics, etc.) jusqu’au 30 octobre 2020. Pour GenerationLibre, si des mesures dérogatoires restent nécessaires, il est alors préférable qu’elles soient adoptées dans un cadre juridique clairement marqué du sceau de l’exceptionnel.

A la date du 13 juillet, notre outil citoyen dénombre, par rapport au précédent décompte, un total de 44 (+1) mesures répertoriées (l’octroi de pouvoirs exceptionnels au Premier ministre), dont : 

  • 11 (+5) mesures levées (sortie formelle de l’état d’urgence sanitaire, expiration de la période exceptionnelle de prises d’ordonnances, fin de la limitation du nombre de députés siégeant dans l’hémicycle, ainsi que 2 mesures relatives au fonctionnement de la justice administrative) ;
  • 6 (+1) mesures partiellement levées (assouplissement de l’interdiction des bateaux de croisière dans les eaux françaises – limite à 250 personnes) ;
  • 27 (-6 + 1) mesures en vigueur.

« La lutte contre le virus n’est pas finie et les mesures qui s’imposent doivent être prises. Il appartient dans le même temps aux citoyens et aux organisme de contrôle de l’Etat de s’assurer que les mesures adoptées sont strictement nécessaires et proportionnées. » Vincent Delhomme, directeur des études de GenerationLibre

Notre Observatoire des Libertés Confinées, mis à jour au 13 juillet, démontre que la sortie de l’état d’urgence sanitaire n’opère quasiment aucun changement. Si les restrictions aux déplacements et rassemblements continuent d’être progressivement levées (avec par exemple la réouverture des stades ou la possibilité de manifester par simple déclaration), un certain nombre de mesures restrictives restent toujours en place. On peut distinguer trois grands « pôles » :

  • les mesures à caractère sanitaire : obligation de respecter les gestes barrières, port du masque qui se généralise, suivi des malades et des personnes présentant des symptômes, quarantaine et isolement, contrôle des prix des masques et du gel hydroalcoolique, etc. ;
  • le fonctionnement dérogatoire des juridictions civiles et pénales : possibilité de dématérialiser les audiences, allongement des délais de procédure, prolongement ou prorogation de mesures sans accord du juge ou des parties, etc. ;
  • les mesures de soutien à l’activité économique : dérogation à la durée légale du temps du travail et à la règle du repos dominical, fixation par l’employeur des jours de repos et de congé.

Il ne faut pas oublier que la situation sanitaire reste critique dans les territoires d’Outre-mer et qu’en conséquence de nombreuses restrictions demeurent en place : état d’urgence toujours en vigueur en Guyane et à Mayotte, mise en quarantaine des personnes arrivant en Outre-mer, interdiction des déplacements aériens pour les habitants, etc.


Pour consulter L’Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

 

Publié le 13/07/2020.

Le faux-débat de l’ISF

Face à Gérard Miller dans On refait le monde sur RTL, Maxime Sbaihi s’exaspère de voir qu’en France, le premier réflexe, dès lors qu’il y’a un problème, c’est de taxer davantage les riches.

 

Or, les riches paient déjà beaucoup tandis que de nombreux pays avec une fiscalité moins punitive s’en sortent mieux. Il faut donc trouver de nouvelles solutions : revoir l’organisation des pouvoirs publics, redéfinir les prérogatives de l’État pour améliorer son efficacité dans des domaines clés, simplifier notre système socio-fiscal, mettre en œuvre une décentralisation effective…

 


Pour réécouter l’émission, cliquer ICI. À partir de 9 minutes.

 

Publié le 13/05/2020.

Défis sans frontières

Confronté au géographe Michel Foucher dans l’Obs, Maxime Sbaihi explique que le repli sur soi est un réflexe de crise qui, à terme, nous empêcherait de relever des défis internationaux.

 

Pour Maxime, le recours aux frontières en temps de crise est une tentation néfaste, qui ne permet pas de lutter efficacement contre les problèmes qui la suscitent. Nous avons besoin de solidarité, pas d’un repli sur soi.

Il faut rester vigilant pour que ces mesures exceptionnelles ne perdurent pas une fois l’épidémie vaincue. Les bénéfices de l’ouverture des frontières sont importants : la mondialisation a fait reculer la pauvreté comme jamais.

« La pandémie oblige actuellement à mettre des barrières entre les pays, mais quand elle sera vaincue, il faudra rétablir ce vecteur de prospérité qu’est la mondialisation pour partager nos richesses au-delà de nos frontières. » Maxime Sbaihi

Maxime reconnaît que nous avons sans doute trop délégué la production de certains secteurs stratégiques à l’étranger. Mais il ne faut pas vivre dans l’illusion d’un retour au « tout local » qui risquerait de développer une concurrence mondiale menant vers un accroissement des tensions entre pays.

Les frontières ne sont donc pas une réponse à tout nos maux. Les grands défis climatiques, technologiques et financiers sont mondiaux et nécessitent une réponse internationale. S’il est pertinent de gérer les questions d’éducation ou d’aménagement du territoire à un niveau plus local, nous ne pouvons nous passer d’une coopération supranationale pour le climat ou la monnaie.


Pour relire l’entretien, cliquer ICI.

 

Publié le 30/04/2020.

Que pense Bercy de notre proposition ? – Pour une consultation budgétaire citoyenne

En commission des Finances à l’Assemblée nationale, la députée LREM Valérie Petit interpelle la directrice du Budget, Amélie Verdier, sur notre proposition de consultation budgétaire citoyenne. 

 

Organisatrice d’un « atelier budget » dans sa circonscription avec le but d’amener les citoyens à comprendre la complexité des arbitrages budgétaires, Valérie Petit rappelle l’importance d’informer les Français sur les dépenses publiques et interpelle la direction du Budget sur la mise en place d’une consultation budgétaire citoyenne.  

Dans sa réponse, Amélie Verdier se montre ouverte à ce type d’innovation et consciente de la « nécessite de changer de braquet sur l’expression qu’on peut permettre » aux contribuables.  Elle rappelle l’existence de la réflexion post Grand Débat national pour développer différents outils en faveur du renforcement du consentement à l’impôt. 


Pour voir un extrait de l’audition, cliquer ICI.

Pour revoir l’intégralité de l’audition, cliquer ICI.

Pour relire notre note/proposition « Pour une consultation budgétaire citoyenne », cliquer ICI.

Reconnaissance faciale : GenerationLibre alerte les députés

Auditionnées par la mission d’information sur l’identité numérique, Mathilde Broquet-Courboillet et Isabelle Landreau défendent notre proposition de patrimonialité des données, rappellent notre combat contre le fichier TES et discutent le projet de reconnaissance faciale.

 

A l’Assemblée nationale, questionnée par la rapporteure Christine Hennion dans le cadre de la mission d’information comprenant Paula Forteza et présidée par Marietta Karamanli, Mathilde salue les bonnes intentions du Gouvernement mais rappelle que les risques de dérives liés à la reconnaissance faciale sont considérables pour la vie privée des citoyens et les libertés individuelles. Mathilde souligne par ailleurs que le risque zéro n’existe pas.

« Il ne faut pas une base unique de l’identité légale, et il faut un chiffrement des données. » Isabelle revient sur notre combat contre le fichier TES, qui centralise les informations des cartes d’identité des Français sur un fichier unique. Un combat partagé avec l’association La Quadrature du net, également auditionnée.

Isabelle et Mathilde expliquent d’emblée que la patrimonialité des données, le fait que chacun puisse devenir propriétaire de ses données personnelles, représente une révolution juridique à même de concilier libertés individuelles et identité numérique au XXIème siècle.


Pour voir un extrait de l’audition, cliquer ICI.

Pour revoir l’intégralité de l’audition, cliquer ICI.

Pour tout comprendre de notre combat contre le fichier TES, cliquer ICI.

Pour réfléchir sur le sujet de la reconnaissance faciale, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.

Le capital(isme) au XXIème siècle

A contre-courant des appels à abandonner le capitalisme, Gaspard Koenig se fait l’avocat de sa réinvention.

Dans L’Humanité et Philonomist, il livre sa vision : dépassement du salariat, dénonciation du principe de la RSE, rappel de la mission fondamentale d’une entreprise – satisfaction du consommateur – et du rôle de la puissance publique – politiques en faveur de la concurrence.

 

Alors que même les plus grands conseils d’administration s’emparent de l’idée d’une « réinvention du capitalisme », Gaspard dénonce une volonté plus cosmétique que sincère. Les grandes entreprises, dont la concentration tue la concurrence, et dont les pratiques sociales et environnementales ne brillent pas par leur exemplarité, s’achètent désormais, au nom de la « Responsabilité Sociale des Entreprises » (RSE), une image vertueuse.

Cet écran de fumée a des répercussions. Il déresponsabilise les acteurs économiques, et les détourne de la seule finalité qui vaille : le service aux consommateurs. Cette « responsabilisation » forcée crée par ailleurs une norme uniforme et formatée. Elle étouffe ainsi la diversité de l’économie de marché, et pousse les entrepreneurs à abandonner leur créativité au profit de la conformité. Elle constitue enfin une déresponsabilisation des Etats, qui abandonnent aux grands groupes, sans légitimité démocratique, le pouvoir de définir ce qui est bien et vertueux.

Face à ces dérives du capitalisme de connivence, Gaspard plaide pour une réorganisation du monde de l’entreprise. En redynamisant la concurrence et en redéfinissant les liens entre travailleurs et employeurs, le capitalisme gagnerait en fluidité.

Comme l’expliquait Hervé Novelli dans un entretien pour GenerationLibre, cité cette semaine dans Le Temps, le monde du travail est en pleine transformation : les salariés veulent plus d’autonomie, et les entrepreneurs individuels se multiplient. L’organisation entrepreneuriale basée sur la subordination et le salariat doit donc petit à petit céder le pas à des relations contractuelles, dont la flexibilité et l’incertitude doivent être compensées par la garantie d’un revenu universel.


Pour lire l’entretien de Gaspard Koenig dans L’Humanité « TABLE RONDE. LE CAPITALISME PEUT-IL VRAIMENT ÊTRE « RÉINVENTÉ » ? », cliquer ICI.

Pour lire l’entretien de Gaspard Koenig dans Philonomist « “L’entreprise doit disparaître”
Gaspard Koenig répond à notre appel sur l’avenir de l’entreprise », cliquer ICI.

Pour lire l’article du Temps, cliquer ICI.

Pour relire l’entretien croisé avec Hervé Novelli et Gaspard Koenig, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Travailler demain » signé Emmanuelle Barbara, cliquer ICI.

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