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Sous son oeil – La reconnaissance faciale, oui, mais à quel prix ?

Sous son oeil – La reconnaissance faciale, oui, mais à quel prix ?

Inévitable, le développement de la reconnaissance faciale nous pousse à repenser notre rapport à la technologie. Dans une entretien croisé pour Capital, Gaspard Koenig et Raphaël de Cormis livrent leurs point de vue.

 

Si la reconnaissance faciale se développe aussi rapidement, c’est parce qu’elle solutionne de nombreux défis démographiques à venir. Celle-ci permettrait de fluidifier les relations et de créer plus de confiance dans les échanges numériques. Raphaël de Cormis parle de parvenir à un « système aussi fluide et fiable que celui de la poignée de mains des commerçants d’autrefois ».

« Quand on voit les manifestants hongkongais tenter, chaque week-end, de masquer leur visage pour déjouer les systèmes de reconnaissance faciale, Minority Report paraît prémonitoire. » Gaspard Koenig

Gaspard reconnait l’utilité de cette technologie mais nous met en garde contre ses dérives. Il constate qu’avec le temps, la vérification de l’identité se renforce et menace l’anonymat de chacun. Dans l’espace public comme dans l’espace privé. Ainsi, la technologie de la reconnaissance faciale et plus largement l’IA opposent deux notions qui jusque ici marchaient de pair : le progrès économique et la liberté individuelle.

Pour Gaspard, le danger réside déjà dans le mégafichier centralisé de données biométriques, crée par l’Etat en 2016 sous le nom de fichier TES. GenerationLibre avait déposé un recours en excès de pouvoir contre l’État français devant le Conseil d’Etat pour demander l’annulation du décret qui l’instituait. Si le Conseil d’Etat ne nous a pas donné gain de cause, nous poursuivons aujourd’hui notre action au niveau européen.

« Pour nous, il vaut mieux vivre dans une société plus chaotique, peut-être même plus dangereuse, mais dans laquelle une forme de « droit à l’errance » est préservée. » Gaspard Koenig

Sans tomber dans la technophobie, Gaspard défend l’idée qu’il faut trouver un subtil équilibre entre développement économique, optimisation, sécurité et liberté.


Pour lire l’entretien dans Capital « La reconnaissance faciale va-t-elle virer au cauchemar ? », cliquer ICI.

Pour relire l’entretien au Figaro « Mieux vaut un suspect en liberté qu’un innocent sous surveillance », cliquer ICI.

Pour comprendre les détails notre combat contre le fichier TES, cliquer ICI.

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