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Quand les libéraux contestent la propriété

Quand les libéraux contestent la propriété

Consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le droit de propriété fait toujours débat aujourd’hui. Entendre le discours socialiste qui appelle à subordonner ce droit au bien commun est plutôt attendu. Voir certains libéraux parmi les plus radicaux le remettre en question l’est beaucoup moins. Libre propos de Gaspard Koenig.

 

Dans l’essai intitulé « Radical Markets », Eric Posner et Glen Weyl proposent de refonder l’ordre néolibéral en crise. Partant du postulat selon lequel la propriété serait un monopole illégitime, ils proposent de le briser pour que les marchés gagnent en efficacité et en fluidité. 

Dans ce système, « chaque citoyen fixerait de lui-même la valeur de ses possessions », explique Gaspard Koenig. Si un acquéreur répond favorablement au prix demandé, le propriétaire en sera automatiquement dépossédé. Le cas échéant, ce dernier devrait s’acquitter d’une taxe annuelle de 7 % sur le capital pour conserver son bien.

Ce modèle s’avère ainsi généralisable à l’ensemble des secteurs, que ce soit sur le plan politique avec la défense d’une procédure de « quadratic voting » ou encore s’agissant de l’économie numérique avec l’appel à la constitution de syndicats de travailleurs produisant de la donnée, travailleux « que nous sommes tous » comme le constate le président de GenerationLibre. 

A ce projet utilitariste, Gaspard Koenig souhaiter réhabiliter la propriété « comme expression d’un pouvoir de création de soi sur soi ». « La bataille autour de notre bon vieux droit de propriété ne fait que commencer » s’enthousiasme G.K.


Les Echos, le 20  juin 2018, par Gaspard Koenig, Président de GenerationLibre.

Pour lire la tribune Quand les libéraux contestent la propriété, cliquer ICI.

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