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[Lu ailleurs] – Une colère sans lendemains ?

[Lu ailleurs] – Une colère sans lendemains ?

Dans l’Opinion, Éric Le Boucher explique pourquoi la colère ne doit pas être le seul horizon des contestations sociales.

 

Pour Éric Le Boucher, la contestation a historiquement toujours impliqué la notion de l’action. Il regrette donc que ces derniers temps, la contestation s’arrête à un cri de colère, incapable de produire des solutions aux problèmes qu’elle entend combattre.

Pourquoi et comment la contestation sociale est-elle revenue à son mode le plus primitif : « Je suis en colère » ? Est-ce la conséquence de l’individualisation des relations sociales et du narcissisme de notre époque ?

« Les Gilets jaunes, qu’on peut qualifier de géniteurs de la colère pour la colère (symbolisée par le rond-point), éructaient contre la taxe carbone, puis contre la terre entière. » Éric Le Boucher

Nous sommes rentrés dans l’ère de la colère pour la colère : du fonctionnaire mécontent de la réforme des retraites à l’artiste qui s’improvise épidémiologiste, en passant par le gilet jaune qui en veut à la terre entière.

Peu importe que cette colère se fonde parfois sur une dissociation entre la perception et la réalité, elle colle à l’air du temps. C’est une émotion facile et satisfaisante parce qu’elle est simple et communicable.

Tant pis si elle plonge les débats dans l’irrationnel et menace notre démocratie de mort cérébrale. Les populistes et démagogues de tout bord se rueront à son chevet, mais ce ne sera pas pour prendre de ses nouvelles…


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Publié le 05/06/2020.
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