C’est quand les frontières sont fermées que l’on prend conscience des bienfaits de la libre circulation. Dans Le Figaro, Maxime Sbaihi signe une tribune en faveur d’une politique migratoire commune européenne.
Pour Maxime, le discours du repli est mis à mal par le vide que laisse le ralentissement de l’immigration. Plus que jamais, l’Europe prend conscience de l’importance de sa main-d’œuvre étrangère pour le bon fonctionnement de son économie.
En France, le monde agricole a beaucoup souffert de la fermeture des frontières dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19. Chaque année, 80 000 des 200 000 travailleurs saisonniers sont étrangers. En leur absence, le Gouvernement a donc lancé un appel pour encourager les Français à se ruer dans les champs.
« Le continent européen se rend soudainement compte qu’il a du mal à tourner sans immigration intra et extra européenne. » Maxime Sbaihi
La crise a l’avantage de montrer aux Européens la véritable valeur de la libre circulation des personnes, travailleurs et touristes sur le continent. De nombreux économistes, trop peu écoutés dans le débat public, démontrent les bénéfices de l’immigration.
Maxime invite à se saisir de ce retour bienvenu à la réalité pour approfondir ce principe de libre circulation au sein de l’Union européenne. Il faut profiter de ce moment inédit pour mettre en place une véritable politique migratoire commune, en harmonisant les modalités d’asile entre États membres.
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Dans un entretien pour L’Express et dans l’émission 28 minutes sur Arte, Maxime Sbaihi explique que le durcissement des conditions de licenciement ne ferait que condamner de nombreuses entreprises à la faillite.
Pour l’instant, les dommages du confinement sur l’emploi ne sont pas encore visibles parce que l’État prend en charge les coûts des salaires via les dispositifs de chômage partiel. Quand ces aides temporaires disparaîtront, tout laisse à penser que de nombreuses entreprises se retrouveront en grande difficulté, sans autre choix que de licencier.
La France est un des pays dont les procédures de licenciement sont les plus contraignantes. Y-compris dans ce contexte économique difficile, il ne semble pas pertinent de vouloir durcir les conditions de licenciement. L’ajustement de la masse salariale peut permettre à certaines entreprises de se relancer et de reprendre une activité normale par la suite.
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Pour Maxime, c’est la Sécurité sociale qui doit jouer le rôle d’amortisseur, la France disposant de l’une des assurances chômage les plus favorables au monde.
Il ne faut surtout pas figer le marché du travail en pleine crise. Les moments de troubles représentent aussi une opportunité pour favoriser les reconversions et la recomposition nécessaire du tissu productif.
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Dans Les Echos, Gaspard Koenig constate que la gestion de crise de la France est fidèle à notre culture bureaucratique. En découlent la déresponsabilisation des citoyens et le non-respect de la loi.
Face à la Covid-19, le confinement a été universellement appliqué. Toutefois, ses modalités ont varié d’un pays à l’autre. Si la Suède s’est appuyée sur la responsabilité individuelle, la France, comme toujours, s’en est remis à son administration.
Cela a conduit à la multiplication de règles uniformes appliquées sans discernement sur tout le territoire. Le flou qui caractérise la définition de ces textes favorise à la fois une interprétation laxiste de la loi et des abus de pouvoirs.
« Là où la crise sanitaire aurait pu déclencher une vague de civisme, la gestion policière du confinement n’a fait que renforcer le cercle vicieux de l’infantilisation et de la rébellion. » Gaspard Koenig
Montaigne et Tocqueville constataient déjà les effets pervers de la boulimie normative propre à la culture politique française. Pour Gaspard, cette passion normative aboutit à un paradoxe : plus la loi est précise, moins elle est adaptée à la réalité.
Conséquence de cette frénésie régulatrice : les Français ne respectent pas la loi. Il faut donc sortir de ce contrat social malsain qui a montré ses limites pendant la crise. L’extension du pouvoir administratif couplée à la surveillance technologique vont rendre la désobéissance de plus en plus compliquée. Le pouvoir doit donc guérir de son obsession du contrôle pour cesser d’infantiliser les citoyens.
En 2017, GenerationLibre proposait dans une note rédigée par Jean-Ludovic Silicani, ancien commissaire à la réforme de l’État, de réduire de 90% la quantité des dispositions législatives et réglementaires actuellement en vigueur.
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Le monde d’après dépend des leçons que nous tirerons de la crise. Dans une tribune qu’elle signe dans le journal Le Monde, Monique Canto-Sperber nous invite à rester des citoyens vigilants et engagés.
Les derniers mois nous font reconsidérer la société et les activités qui la constituent. Les postiers, ouvriers saisonniers, caissiers, soignants et tant d’autres jouent un rôle essentiel et garantissent notre liberté. Ils permettent que les besoins de base, les biens et les services publics soient quotidiennement assurés.
Nos gouvernants doivent repenser la parole publique. Ils doivent désormais prendre le risque de l’impopularité en énonçant les faits et en justifiant leurs décisions. Nous devons également examiner les procédures de décisions qui commandent l’action publique, dont l’épisode des masques a dévoilé les failles.
« Pour garder nos libertés et contribuer à l’action publique, pour éviter qu’après l’épidémie ne s’installent des formes diffuses d’anomie, nous devons rester des citoyens engagés et critiques, même avec des gouvernants bienveillants et qui, sans doute, font du mieux qu’ils peuvent. » Monique Canto-Sperber
Enfin, Monique Canto-Sperber tire un enseignement sur notre rapport à la liberté, malmenée depuis le début de la crise sanitaire. Toute restriction de liberté doit répondre à deux exigences : qu’elle soit d’une efficacité avérée en termes de sécurité, et qu’elle ne compromette pas jusqu’au sens même du fait d’être libre.
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Dans Les Echos, Gaspard Koenig s’enthousiasme de la réaction de 300 étudiants de HEC qui, en matière de numérique, ne souhaitent pas sacrifier l’éthique pour leur diplôme.
Pour protester contre la surveillance numérique imposée par HEC dans le cadre du passage de ses examens, 300 étudiants de cette grande école de commerce ont signé une lettre ouverte affirmant leur volonté de protéger leur vie privée et la confidentialité des données personnelles.
Pour Gaspard, cette rébellion est inédite : elle remet en cause l’efficacité au profit de la liberté. Les étudiants ne refusent pas seulement d’être contrôlés en ligne pendant leur examen, mais rejettent le principe même de la télésurveillance.
« La transparence est devenue surveillance et le partage, spoliation. La donnée n’est plus une matière à traiter, mais un capital à préserver. » Gaspard Koenig
Cette lutte est un motif d’espoir selon Gaspard. Il appelle les futurs entrepreneurs et cadres à affirmer leurs convictions libérales pour que l’économie numérique redevienne un espace d’échanges et non de soumission. Pour cela, quoi de mieux que d’instaurer un droit de propriété sur les données personnelles prônés par GenerationLibre depuis de nombreuses années.
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Dans un entretien pour L’Express, Gaspard Koenig regrette que la France se sorte toujours des crises par davantage d’État, et invite les libéraux à se réinventer. Chez GenerationLibre, nous développons des propositions concrètes en ce sens.
Dans l’après-guerre, la France a misé sur la planification et les nationalisations pour se reconstruire. L’Allemagne a fait un choix opposé en appliquant les principes de l’ordolibéralisme. Gaspard constate, à l’instar de Tocqueville, que quels que soient les régimes, la culture française consiste à s’en remettre à l’État dans les moments difficiles.
Nous déplorons que ces nouveaux pouvoirs de l’État, acquis en période de crise, tendent à se maintenir une fois la situation rétablie. L’état d’urgence sur le terrorisme est désormais inscrit dans le droit commun. Il faut veiller à ce que la suppression des libertés pour faire face à l’épidémie de Covid-19 ne survive pas au virus. C’est pour répondre à cette nécessité que nous avons lancé notre Observatoire des Libertés Confinées.
« Je vois beaucoup de personnes inquiètes qui réagissent et nous rejoignent aujourd’hui dans la défense des libertés. » Gaspard Koenig
Ce recours constant à l’État trouve aussi sa source dans les institutions centralisatrices du régime présidentiel. Gaspard souligne le penchant délétère à vouloir appliquer une solution unique à un territoire vaste et divers. Cela provoque inévitablement une rigidité administrative dont nous avons pu observer les limites pendant la crise.
C’est pourquoi nous appelons à lancer une véritable décentralisation, notamment à travers la subsidiarité ascendante. Cela permettrait de lutter contre le présidentialisme, qui déchaîne les passions et pollue le débat public en le polarisant. Gaspard appelle a raviver la démocratie locale afin de donner plus de responsabilités aux citoyens. La crise nous a montré qu’il était temps de mettre fin à l’infantilisation des Français et de leur faire confiance.
« Les Français sont comme tous les êtres humains : plus on leur donne de responsabilités, plus ils deviennent intelligents. Si tout est dirigé de manière abstraite et centrale, le mouvement naturel est de se rebeller. » Gaspard Koenig
Le libéralisme doit se renouveler pour faire face aux enjeux de notre époque. L’instauration d’un revenu universel serait un moyen de donner davantage de pouvoir aux individus. Cela permettrait également, dans un monde d’incertitude où le salariat se raréfie, de mettre en place un filet de sécurité.
Le revenu universel que nous proposons n’a pas l’ambition de réduire les inégalités, mais de lutter contre la pauvreté. Dans la lignée de la pensée de Thomas Paine, ce système réconcilie Locke et Rousseau. Il permet de donner une réalité matérielle à l’égalité des chances, tout en responsabilisant l’individu, rappelant que la production de valeur par le travail est tout à fait légitime.
« Le revenu universel donnerait à tous le pouvoir de dire non : non à l’employeur, non à la famille, non à sa communauté. Pour les métiers les plus pénibles, il redonnerait aux salariés du pouvoir de négociation. » Gaspard Koenig
C’est pourquoi, chez GenerationLibre, nous pensons que l’instauration d’un revenu universel peut être une première étape pour adapter la doctrine libérale au XXIe siècle. C’est en suivant cette même logique que nous militons en faveur de la patrimonialité des données. Pour Gaspard, les objections adressées à l’application StopCovid devraient en premier lieu concerner les géants du numérique. Il est temps que les individus puissent décider de l’utilisation qui est faite des données qu’ils produisent.
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Pour lire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.
Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.
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Dans l’Opinion, Maxime Sbaihi loue la France débrouillarde, ces « héros anonymes » qui, à l’abri des polémiques et des incantations sur le monde d’après, pourraient bien être les principaux acteurs de la reconstruction.
Depuis le début de la crise, des initiatives individuelles sont venues par milliers porter soutien à des pouvoirs publics souvent dépassés. Au moment où la pénurie de masques menaçait de briser le front formé par les premiers de cordée, des ateliers de couture ont fleuri un peu partout aux quatre coins du pays.
Les Français ont su s’organiser dans ce moment d’incertitude. Des étudiants ont prêté main forte dans les EHPAD, et des masques de plongée Décathlon ont été transformés en masques d’appareils respiratoires.
« La débrouille nous a permis de développer une force de résilience par des chaînes de solidarité aussi instinctives qu’agiles, palliant ainsi les lourdeurs et défaillances de l’administration. » Maxime Sbaihi
Pour Maxime, cette France du « système D », de la débrouille, a refusé l’immobilisme et a fait primer l’action sur la peur. Elle montre que le « génie français » n’est pas seulement une mystique abstraite, mais s’incarne dans le « volontarisme concret et éparpillé de ses citoyens ».
Il serait bienvenu de s’inspirer, dans le futur, de ce qui a fait notre force pendant le confinement. Il faut laisser respirer une société civile trop souvent étouffée par un centralisme infantilisant. Il faut que les politiques et les pouvoirs publics apprennent à faire confiance à ces milliers de « petites mains invisibles ». Plus que des médailles ou des primes, ce signe de reconnaissance serait le meilleur moyen de leur rendre hommage.
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À partir du 1er juillet 2020, la loi Avia imposera aux réseaux sociaux de retirer les contenus « manifestement » homophobes, racistes ou sexistes dans un délai de vingt-quatre heures suivant le signalement par un utilisateur. Pour Rubin Sfadj, avocat et soutien de GenerationLibre, cette loi est un nouvel assaut de la bien-pensance contre la liberté d’expression.
Les réseaux-sociaux qui ne respecteront pas cette nouvelle règle se verront infliger une amende allant jusqu’à 4% de leur chiffre d’affaires mondial. Pour Rubin, les plateformes prendront le moins de risque possible et useront des algorithmes pour supprimer un maximum de contenus pouvant tomber sous le coup de la loi.
Si on peut admettre que la propagation de la haine en ligne appelle de nouveaux moyens d’action, remettre la liberté d’expression entre les mains d’une justice aussi privée qu’expéditive ne va pas de soi. Rubin Sfadj
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Gaspard Koenig a donné deux longs entretiens pour le magazine Valeurs actuelles et le journal La Semaine, dans lesquels il revient sur l’attitude de nos sociétés contemporaines face à la crise sanitaire, et livre ses réflexions sur le nécessaire renouveau du libéralisme.
L’épidémie et notre attitude « hyper angoissée » face au virus ont mis en lumière le peu de tolérance actuelle des sociétés occidentales face à la mort. Cette évolution mentale nous empêche de lire la crise avec clairvoyance et d’y apporter des solutions adaptées.
« Nous ne supportons plus la perspective de la mort, alors même qu’elle est notre seule certitude, et ce déni nous prépare à tous les renoncements. » Gaspard Koenig
Si la gauche se fourvoie dans le moralisme, la droite ne fait pas mieux en se réfugiant dans ses vieux réflexes conservateurs. Pourtant, ceux qui s’appuient sur l’héritage du gaullisme pour légitimer des discours nostalgiques feraient mieux de relire les mémoires du Général, qui faisait preuve d’un véritable appétit de modernité.
Il ne faut pas confondre le progrès, produit inattendu et spontané du génie humain, et l’optimisation, obsession du bien-être qui mène vers l’écueil de l’utilitarisme. Or, pour Gaspard, ce progrès reste le « chemin de l’humanité ». Personne n’abandonnerait de gaieté de cœur le confort de nos sociétés occidentales et la sécurité relative que procure l’État de droit.
« A-t-on vraiment envie, au nom de l’authenticité, que reviennent les famines et les massacres ? » Gaspard Koenig
Enfin, le libéralisme n’est pas une famille de pensée rigide. Gaspard invite à remettre en question les dogmes de l’École de Chicago. La belle histoire multiséculaire de la pensée libérale ne doit pas être confondue avec les quelques décennies de néolibéralisme. Avant tout, le libéralisme est motivé par la défense de l’individu contre les rentes économiques, les oppressions politiques et les fanatismes religieux.
« Au cours de leur longue histoire, les libéraux ont toujours défendu les marginaux et les rebelles. » Gaspard Koenig
Il faut donc redéfinir la liberté comme une relation intime à soi dont l’objectif serait de faire émerger une personnalité singulière. C’est ce qui doit guider l’ingénierie de politiques publiques originales et adaptées à notre époque. C’est ce à quoi nous nous attelons chez GenerationLibre. Avec le revenu universel, nous souhaitons donner une base concrète aux libertés formelles. Avec la patrimonialité des données, nous offrons à chaque individu la liberté de rester anonyme et de refuser l’exploitation des données qu’il produit.
L’attention particulière portée à la sauvegarde des droits des individus ne revient pas à nier le collectif. Au contraire, on peut tout à fait être individualiste et altruiste, ou collectiviste et égoïste. Il est donc temps que le libéralisme se débarrasse du réflexe qui consiste à placer l’économie au-dessus des autres sciences humaines, le calcul utilitariste au-dessus de la délibération collective.
« J’ai constaté au cours de mes voyages que la liberté rendait les gens plus responsables, plus matures, plus généreux aussi. […] Vous savez, la solidarité c’est comme le sexe, plus on en parle, moins on la fait. Pour moi, elle relève essentiellement d’un choix privé. » Gaspard Koenig
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Maxime Sbaihi et Eric Chaney, économiste auprès de l’Institut Montaigne, co-signent une tribune dans L’Express en faveur de l’instauration d’un prix carbone dans l’espace européen.
La crise sanitaire que nous traversons pourrait bien retarder (encore) la lutte de nos sociétés contre le réchauffement climatique. Si le « plan vert » de la Commission européenne – chiffré à 1000 milliards d’euros – apparaissait comme ambitieux avant l’épidémie, la crise économique actuelle pourrait bien signer son arrêt de mort.
Cependant, Eric Chaney et Maxime Sbaihi considèrent qu’il n’existe pas de contradiction entre la lutte contre le réchauffement climatique et la sauvegarde de nos économies. Pour ce faire, il est nécessaire de valoriser le carbone à la hauteur des dommages qu’il cause à l’environnement. S’il est vrai que l’instauration d’un prix carbone est un sujet politiquement et socialement sensible, la baisse du prix du pétrole ouvre une fenêtre d’opportunité que nos dirigeants seraient bien inspirés de saisir.
« L’Europe doit profiter de la crise sanitaire pour concilier l’aide à la reprise économique et une stratégie verte grâce à un système de prix pour prendre en compte l’impact écologique des gaz à effet de serre. » Eric Chaney & Maxime Sbaihi
Pour que le prix carbone soit efficace, il doit être instauré au niveau européen. Il faut également confier à une agence indépendante le soin d’établir une trajectoire du prix de la tonne de CO2 compatible avec les objectifs que nous nous fixerons. Enfin, une taxe à la frontière de l’Europe proportionnelle au coût écologique des biens importés semble indispensable pour sauvegarder la compétitivité de nos entreprises.
En ce qui concerne les modalités d’imposition du prix carbone et l’utilisation des revenus générés, Maxime Sbaihi et Eric Chaney invitent à la décentralisation. Les dividendes de cette taxe pourraient être utilisés pour financer des aides aux investissements décarbonants. Le marché intérieur européen est suffisamment grand pour inciter d’autres pays à suivre cette tendance. Ce système d’incitation pourrait se matérialiser, par exemple, par une exemption de taxe à la frontière de l’Union européenne pour les pays qui imposent déjà un prix carbone sur leur propre marché.
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