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Sommes-nous vraiment en guerre ?

Sommes-nous vraiment en guerre ?

Dans l’Opinion, Maxime Sbaihi déplore l’usage omniprésent du champ lexical de la guerre dans la parole publique.

 

Maxime estime que l’usage du mot « guerre » est utilisé dans de trop nombreux champs de l’action publique. Selon lui, l’emploi de ce terme pour qualifier l’action publique soulève deux risques principaux. D’une part, la guerre suggère une mobilisation sans précédent de l’État pour régler un problème. Un décalage déceptif peut s’introduire entre la parole et l’action publique. D’autre part, employer ce mot alimente une atmosphère de violence qui peut, à terme, se réaliser.

« Guerre contre le virus, guerre contre le terrorisme, guerre contre la drogue : le verbe s’emballe et semble vouloir porter les armes sur tous les fronts. »

Maxime souligne qu’en réalité la France mène de nombreuses « guerres » qu’elle perd ou qui ne finissent plus. L’exemple le plus éloquent est l’échec de la répression du trafic et de la consommation de cannabis. Pour Maxime, l’usage du mot « guerre » à tout-va symbolise surtout l’inefficacité de l’action publique.

« La nouvelle rhétorique va-t-en-guerre consiste surtout à masquer par l’outrance des mots l’inefficacité de l’action publique (…) S’il y a une seule guerre à mener, c’est celle contre l’usurpation des mots. »

Plutôt que d’animer la violence du débat publique, Maxime estime que le rôle de l’action publique est, au contraire, de l’apaiser en employant les mots appropriés. Ce devoir est d’autant plus important à l’ère des réseaux sociaux.


Pour lire la chronique, cliquer ICI.

 

Publié le 01/06/2021.

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