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Prêts à réinventer le libéralisme avec GL en 2020 ?

Prêts à réinventer le libéralisme avec GL en 2020 ?

Face à la résurgence des idéaux collectivistes en Europe et dans le monde, Gaspard Koenig appelle le libéralisme à se réinventer, de la liberté des Modernes à la « liberté du surfer ».

 

Un siècle après, un nouveau colloque Lippmann ?

Les sirènes du socialisme se font entendre de toute part, de l’Europe à l’Amérique latine. Au milieu des anticapitalistes primaires et des ayatollahs du marché libre, la réflexion idéologique est urgente. Pour un sursaut du libéralisme, un nouveau colloque Lippmann – rassemblement d’intellectuels qui avait redonné une impulsion à cette philosophie politique à la fin des années 1930 – est nécessaire.

Aggiornamento 

Il s’agit ni plus ni moins que de réinventer le libéralisme pour notre temps, et de prendre acte des limites de certains courants politiques qui ne voient pas les bouleversements de la mondialisation, de l’industrialisation puis du numérique ainsi que de la disparition d’écosystèmes anciens.

Une mise à jour de la doctrine qui impliquerait de se débarrasser, à l’instar de Guy Sorman qui se qualifie désormais de « post-libéral », du néolibéralisme des années 1980 (tel qu’analysé par Serge Audier et Michel Foucault) ; comme nous y invite Joseph Macé-Scaron, de ne pas amalgamer ce qui est historiquement, d’abord, une philosophie politique avec un économisme impropre auquel tant la réduisent ; de combattre l’écueil du conservatisme moral et anti-libéral derrière lequel se cache aussi un collectivisme ; et de déconstruire la logique utilitariste pour renouer avec l’héritage humaniste : l’essence même du libéralisme est d’admettre que « les choix collectifs doivent respecter la diversité des préférences individuelles aussi sous-optimales soient-elles ».

Perspectives (post)-libérales et action 

Gaspard invite les libéraux à concourir à cette entreprise intellectuelle pour investir le marché des idées et propositions de politiques publiques. En ce sens, il salue les travaux et prises de positions de Glen Weyl (exploration de l’idée de « marchés radicaux »), Philippe van Parijs (dont sont inspirés nos travaux en faveur d’un revenu universel, et auquel Gaspard emprunte l’expression de la « liberté du surfer ») ou encore des libertariens de gauche (la « propriété de soi » à conquérir) et real libertarians (qui investissent la notion marxiste de « liberté réelle »).

Le libéralisme de GenerationLibre

Pour GenerationLibre, la société doit assurer à l’individu les moyens de son autonomie. C’est le fil conducteur des politiques publiques que nous développons.

« Pour ma part, j’estime que la liberté des Modernes vantée par Benjamin Constant doit céder le pas à une nouvelle dialectique, où la société assure à l’individu les moyens de son autonomie. Moyens matériels : le revenu universel. Moyens intellectuels : la pluralité éducative. Moyens digitaux :  la propriété privée des données . Moyens personnels : le compte temps universel. Moyens réglementaires : la subsidiarité. Et naturellement, moyens écologiques : pourquoi pas un compte carbone personnel ? » Gaspard Koenig


Pour relire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Quel libéralisme pour demain ? », cliquer ICI.

 

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