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Pourquoi Gaspard Koenig a fondé GenerationLibre

Pourquoi Gaspard Koenig a fondé GenerationLibre

Invité sur Canal +, Gaspard Koenig rappelle pourquoi il a fondé GenerationLibre. Il en profite aussi pour défendre la liberté d’expression, de plus en plus malmenée en France.

 

GL : retour aux origines

« J’ai fondé ce think-tank, GenerationLibre, il y a six ans, pour réhabiliter le libéralisme dans sa dimension humaniste », explique Gaspard, qui insiste sur la seule ligne directrice de notre think-tank : l’autonomie individuelle.

L’ambition reste la même : défendre un libéralisme dans une dimension complète, qui parle aussi des institutions et des questions de société. Pour Gaspard, la droite n’a jamais vraiment été libérale en France.

Il rappelle que les premiers libéraux comme Jean-Baptiste Say ou Alexis de Tocqueville siégeaient à gauche de l’hémicycle au XIXème siècle. « Alain Madelin a représenté une certaine forme de néolibéralisme, qui est une petite variante de cette grande famille d’idées », ajoute Gaspard.

« Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas d’Etat. Au contraire, il faut un Etat pour organiser cette autonomie : donner à l’individu les moyens d’être libre. » Gaspard Koenig

Ainsi, nos propositions centrales de revenu universel et de propriété des données personnelles vont dans le même sens : donner à l’individu les moyens d’être libre. Refus de l’assistanat ou de l’infantilisation, confiance dans la capacité de chacun à décider de l’emploi de son argent, extension de la propriété et du micro-capitalisme pour tous.

Laissons parler nos ennemis

« Il ne faut pas avoir peur des paroles homophobes ou islamophobes. Il ne faut pas les interdire », explique Gaspard qui défend la liberté d’expression, objet du premier rapport de GenerationLibre en 2013. Si les mœurs ont évolué, et les lois de plus en plus libérales – mariage homosexuel, extension de la PMA-, Gaspard craint que l’on se perde simultanément dans une nouvelle normativité. Aujourd’hui, il ne faut pas trop choquer, et la liberté d’expression s’en trouve malmenée.

« Que l’on ne substitue pas la violence d’une interdiction à la rationalité du débat. Au contraire, plus on expose les arguments de nos ennemis, et plus on les affaiblit. » Gaspard Koenig

Rappelant qu’il avait dénoncé la fermeture par Facebook du compte des identitaires, dont les propos étaient pourtant légaux, il s’inquiète que l’Etat délègue la censure aux plateformes. Car « plus on réprime les gens, moins on leur permet de parler, plus le contenu de ce qu’ils disent se répand d’une manière qui ne peut même plus être discutée, réfutée. »

« Est-ce qu’on croit si peu à la rationalité humaine qu’on préfère interdire des propos ? C’est quoi l’intérêt de débattre avec des gens qui pensent comme nous », se demande Gaspard ?


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Pour relire notre rapport « Rétablir la liberté d’expression », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport en faveur d’un revenu universel, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport en faveur de la propriété privée des données personnelles, cliquer ICI.

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