La matinale de France Culture autour de GenerationLibre

Tous deux invités par Guillaume Erner pour la matinale de France Culture, notre présidente Monique Canto-Sperber et notre fondateur Gaspard Koenig explorent les ressorts de la crise démocratique et présentent les grands combats du libéralisme porté par GenerationLibre.

 

Pour Gaspard, la crise actuelle n’est plus seulement sociale, mais bel et bien institutionnelle. Nos institutions sont affaiblies par un hyperprésidentialisme à son apogée et un manque de compromis démocratique. Monique affirme que cette séquence des retraites « laissera des traces ». Elle dénonce l’inefficacité du Gouvernement dans sa manière de procéder et un dysfonctionnement profond dans la fabrique d’un consensus. 

 

« On se trouve devant un conflit de légitimité institutionnelle entre un Président qui a été élu sur cette réforme et un Parlement qui aurait refusé de la voter. Ce conflit de légitimité est au coeur de nos institutions de la Ve République, qui n’est franchement pas très démocratique. » – Gaspard Koenig

Pour Gaspard, les citoyens n’ont plus le sentiment d’être écoutés et sont privés de leur capacité de délibérer. Il appelle à abolir l’élection présidentielle au suffrage universel direct, qu’il juge « profondément illibérale ». Monique dénonce un exercice du pouvoir extrêmement concentré ces dix dernières années, qui ne laisse plus la place au pluralisme et au compromis. Pour construire une proposition politique qui soit à la fois efficace et légitime, il est nécessaire de parfaitement préparer sa réforme et surtout la justifier. 

 

« Aujourd’hui, la Ve République prive l’être-humain de sa capacité de délibérer, ce qui est le principe non seulement de la démocratie mais aussi de toutes les sociétés humaines. » – Gaspard Koenig

Il apparaît urgent de rétablir une véritable démocratie libérale : laisser plus de place au pluralisme politique et maximiser toutes les libertés individuelles. Pour Gaspard et Monique, le libéralisme n’est pas un dogme utilitariste mais plutôt une pensée complète de l’exercice de toutes les libertés et de la légitimité de l’exercice de l’État. Monique explique que nos idées libérales ne se réduisent pas à ce que d’aucuns appellent néo-libéralisme, une liberté économique sans règles. Le marché libre, dont elle rappelle la nécessité pour une démocratie libérale, ne doit constituer qu’un moyen et non une fin de l’exercice de l’ensemble des libertés.

 

« Dans un marché libre, du moins défini théoriquement, chacun fait la preuve de sa valeur. Le marché libre désintègre les positions d’autorité, les privilèges acquis, les prétendues légitimités historiques qui faussent la concurrence. Le marché est un extraordinaire révélateur de la valeur des choses. » – Monique Canto-Sperber

Notre fondateur et notre nouvelle présidente rappellent tous deux les fondamentaux du libéralisme défendu par GenerationLibre : défense des libertés individuelles, décentralisation, confiance dans les initiatives locales, prise en compte des oppositions et questionnement constant sur la légitimité de l’exercice de l’État. Ils défendent nombre de nos propositions. Gaspard défend une tarification carbone systématique pour prendre en compte les externalités négatives : plutôt que les interdictions, il préfère intégrer le dommage écologique au prix. Il défend également notre proposition de retraite à la carte sans âge légal de départ. Enfin, il évoque notre combat pour la subsidiarité ascendante : il souhaite redonner au plus petit échelon la maitrise de ses compétences car pour lui le manque de décentralisation est au coeur de la crise actuelle.

 

« Le libéralisme pour moi, c’est faire en sorte que la liberté arrive dans la vie des plus pauvres. » – Monique Canto-Sperber


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Pour (re)lire notre rapport « Déprésidentialiser la Ve République », cliquer ICI.

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Publié le 03/05/2023.

Réconcilier les Français avec l’impôt et la démocratie

Dans un entretien avec Baptiste Gauthey, rédacteur en chef de Contrepoints, notre expert Kevin Brookes analyse la consultation budgétaire citoyenne mise en place par Gabriel Attal, qu’il juge insuffisante pour répondre aux enjeux fiscaux et démocratiques. 

 

Pour Kevin, ce nouvel outil va dans le bon sens mais n’est pas suffisant pour lutter contre « le ras-le-bol fiscal latent ». Il faut prendre le taureau par les cornes et simplifier notre politique fiscale, comme l’ont fait l’Australie et la Nouvelle-Zélande par exemple.

 

Rappelons qu’à l’origine, c’était une hausse de taxe qui avait suscité la mobilisation des premiers Gilets jaunes ! (…) Notre système fiscal est considéré à la fois comme inéquitable et trop complexe. Avec ses centaines de « niches fiscales » et son Code de l’impôt de plus de 1000 pages, il est pratiquement impossible de s’y retrouver, même pour les législateurs !

Kevin développe notre proposition de consultation budgétaire citoyenne, « plus ambitieuse que celle du Gouvernement ». Il évoque aussi l’idée du système de l’impôt-échange, dans lequel chaque citoyen aurait la possibilité de « flécher le montant total de son impôt vers les dépenses budgétaires qui lui semblent essentielles ».

 

Le but fondamental de cet exercice aurait été d’introduire plus de transparence, mais aussi de réduire l’illusion fiscale. Pour reprendre une formule attribuée à Colbert, les gouvernements ont tendance à « plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes, tout en obtenant le moins possible de cris ». Plus il y a de transparence et de simplicité dans le système fiscal, plus il est difficile de recourir à ce procédé.

Notre expert revient sur plusieurs symptômes de la crise de la représentation politique que nous traversons depuis une dizaine d’années. L’hyperprésidentialisation de la Ve République et le manque de débat engendrent de la frustration démocratique.

 

L’hyperprésidentialisation qu’a induit la pratique de la Cinquième République fait naître des attentes démesurées des citoyens vis-à-vis de la personne du président. On le voit avec la réforme des retraites : alors qu’il s’agit d’un sujet de politiques publiques essentiel et assez technique, une partie du débat s’est déporté vers la personne du président… c’est à se demander si la détestation de sa personnalité n’est pas la première motivation des manifestants.

 


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Publié le 02/05/2023.

Sénat : Gaspard Koenig rencontre Gérard Larcher

Cette semaine, notre fondateur Gaspard Koenig a rencontré le président du Sénat, Gérard Larcher, pour parler simplification, déprésidentialisation et décentralisation. 

 

Gaspard a eu l’occasion de défendre certaines de nos idées majeures au cours d’une rencontre à laquelle était présent Sacha Benhamou, notre responsable des relations institutionnelles. 

Les deux passionnés de « rando-bivouac à cheval » se sont retrouvés sur certaines questions de fond, notamment une réforme institutionnelle (durée du mandat présidentiel, pouvoirs du Parlement…) toutefois modeste au regard des objectifs de notre think tank.

Gaspard a porté une proposition de référendum local d’initiative citoyenne et de portée règlementaire directe. La question de la simplification normative reste cependant en suspens, « la même impasse » selon Gaspard. Il a quand même suggéré qu’un texte fort sur le sujet, porté par le Parlement, avait toutes les chances d’être largement adopté. 

De son côté, notre expert Marc de Basquiat a rencontré Charlotte Caubel, secrétaire d’État chargée de l’Enfance, pour lui exposer notre proposition de revenu universel. 

 


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Publié le 28/04/2023.

Impôts : Gabriel Attal dans les pas de GenerationLibre

Dans un article pour Le Point, Kévin Badeau revient sur notre idée de consultation budgétaire citoyenne. Cette proposition, aujourd’hui portée par le ministre des Comptes publics Gabriel Attal, vise à lutter contre le ras-le-bol fiscal.

 

Ce mardi 25 avril, le Gouvernement lance une consultation auprès des citoyens intitulée « En avoir pour mes impôts ». Les témoignages recueillis ont vocation à aider le Gouvernement dans sa rédaction du projet de loi finances 2024 et à permettre aux contribuables de connaître les dépenses de l’État dans chaque département.

 

Consulter les citoyens, comme s’apprête à le faire le gouvernement, apparaît comme une piste intéressante pour impliquer le contribuable et renforcer l’adhésion à l’impôt.

En 2020, Kevin Brookes avait publié une note pour notre think tank, dans laquelle il proposait un mécanisme similaire pour réconcilier les Français avec leurs impôts. Kévin souhaitait remettre au goût du jour le consentement à l’impôt et simplifier notre système fiscal « lourd, opaque et complexe ».

 

Dans une note, GenerationLibre propose que les contribuables bâtissent eux-mêmes le budget de l’État. (…) La synthèse de ces choix d’orientation serait ensuite débattue au Parlement, avant le vote du budget de l’État. 

Nous proposons à chaque citoyen de donner son avis et ses préférences sur la répartition de l’argent public, qui appartient aux Français et non à l’administration. Un débat sera alors mené sur les résultats de cette consultation lors de l’examen des projets de loi de finances.

 


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Publié le 26/04/2023.

Les jeunes voient leur rêve de propriété s’éloigner

Dans sa chronique pour l’Opinion, notre ancien directeur Maxime Sbaihi dénonce l’injustice de la crise du logement, qui « se concentre sur les jeunes » et les ralentit dans leur accès à la propriété.

 

Maxime s’inquiète d’une « pénurie chronique » et d’une incapacité de fournir les logements nécessaires pour répondre à la demande constante. Il revient sur la mise en place de certains mécanismes, notamment l’objectif zéro artificialisation nette, pas suffisants pour pousser les nouvelles générations à l’accès à la propriété. 

 

« En France, la question du logement ressemble étrangement à un mauvais mariage. D’un côté une offre bridée, de l’autre une demande insatisfaite. »

En effet, Maxime l’affirme, la crise du logement est avant tout une question générationnelle. Ces dernières décennies, le taux de propriétaires a diminué pour les classes d’âge les plus jeunes. Les baby-boomers ont surfé sur la vague de « l’accès rapide et facile à la propriété durant leur jeunesse » tandis que les jeunes souffrent de la tension du marché, des taux d’intérêts trop élevés et bien entendu, de l’envolée des prix de l’immobilier.

 

« L’effet âge (« plus on vieillit, plus on est propriétaire ») semble avoir cédé le passage à un effet générationnel : les plus âgés sont plus souvent propriétaires que les générations précédentes, tandis que les plus jeunes le sont moins. »

Le sentiment d’injustice est tel que, les nouveaux primo-accédants ne possèdent plus le même pouvoir d’achat et ne peuvent ainsi plus prétendre à la même qualité de logement. Une fois de plus, le poids de cette crise du logement est porté par les plus jeunes, qui voient leur rêve d’accès à la propriété s’éloigner de génération en génération. 

 

« La crise du logement est une bombe sociale à mèche lente. (…) Entraver les rêves légitimes d’une vie adulte établie a un coût sociétal qui va se payer cher. »


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Publié le 25/04/2023.

Le pluralisme politique contre la colère populaire

Dans sa chronique pour l’Opinion, notre présidente Monique Canto-Sperber appelle à redonner d’urgence sa place au pluralisme politique.

 

Pour Monique, les protestations survenues ces derniers mois aux quatre coins de l’hexagone ne sont pas vaines : « elles sont incontestablement un témoignage ». Le vent de révolution qui a recouvert la France n’a été que l’expression la plus démocratique de la colère des Français.

 

« La leçon vient de Machiavel : ne pas prendre en compte la colère du peuple, (…) c’est courir à sa perte. La colère n’est pas soluble, elle se traduira au moment venu par le vote contre le pouvoir en place et ses successeurs. »

Même si la loi a été validée et promulguée après l’examen de conformité à la Constitution, Monique estime que cette légitimité constitutionnelle n’est pas suffisante pour apaiser la crise.

 

« Le mandat du Président doit s’exercer conformément à la Constitution, mais aussi aux valeurs d’une démocratie libérale et pluraliste. Démocratie libérale car imposant des normes qui garantissent les libertés, (…) et démocratie pluraliste, où les droits de l’opposition sont protégés et même encouragés. »

Monique rappelle que notre Constitution, telle que rédigée en 1958, instaure de fait un équilibre des pouvoirs et implique du débat démocratique. Néanmoins, la pratique hyper-présidentialiste de la Ve République laisse de moins en moins de place au compromis. Il est urgent que la souveraineté populaire se fasse entendre dans nos Assemblées comme dans les couloirs de l’Élysée. Monique l’affirme : une solution efficace à ce problème de fond est la restauration du pluralisme politique. 

 

« Restaurer une pluralité d’options politiques de « gouvernement » aurait pour effet de désamorcer en partie l’interprétation providentielle de l’élection, le gouvernant étant choisi parmi d’autres et non parce qu’il est le seul qui puisse être choisi. »


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Publié le 19/04/2023.

Mixité sociale à l’école : la faute du privé ou du public ?

Dans l’Opinion, Erwan Le Noan, co-auteur de notre rapport sur l’université, explique que l’Éducation nationale est responsable du déclin de la mixité sociale dans l’école publique. 

 

Le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a sommé le secteur privé d’accroître le mixité sociale dans ses rangs. L’État pointe du doigt le privé, alors que le vrai problème réside dans la qualité de l’offre du secteur étatique. 

 

« Ce n’est pas en reprochant au secteur privé d’être trop attractif et en le sanctionnant pour cela que l’éducation publique s’améliorera. Pour que la mixité revienne dans l’école d’Etat, il faut que celle-ci se réforme et revalorise son offre. »

Pas de punition, mais des solutions : c’est ce que propose Erwan. Il est temps que le secteur privé devienne un réel partenaire et non un rival dans la prestation de services publics. 

 

« Pap Ndiaye se retrouve aujourd’hui symbole d’un service public en déroute, non piloté, sous-performant, plus prompt à dénoncer ses concurrents et caricaturer ses partenaires qu’à rechercher l’excellence pour lui-même. »


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Publié le 18/04/2023.

Ehpadisation de la France : qui va payer ?

Dans sa chronique pour l’Opinion, notre ancien directeur Maxime Sbaihi refuse que le financement de la dépendance des boomers soit, une fois de plus, porté par les actifs.

 

Maxime dénonce le retard de notre société face à une démographie vieillissante. La génération des baby-boomers a trop souvent été favorisée par des politiques publiques à leur avantage au détriment des jeunes actifs, déjà grands sacrifiés de la réforme des retraites…

 

« Il y a la solution facile, celle de la lâcheté : facturer aux actifs le poids démographique de la génération de leurs parents. »

Maxime revient sur certaines pistes encore trop peu abordées : la solution assurantielle ou la solution patrimoniale. Même si certaines propositions apparaissent très ambitieuses, elles permettraient aux seniors de financer eux-mêmes leur dépendance. 

 

« Comme pour les retraites, le financement de la dépendance se résume à un arbitrage sociétal : faire payer le coût du vieillissement démographique aux nouvelles générations, via leurs cotisations, ou aux baby-boomers par leur patrimoine. »


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Pour (re)lire notre rapport « Supprimer la réserve héréditaire », cliquer ICI.

Publié le 17/04/2023.

La Chine, une menace pour la liberté dans le monde ?

Au micro de France Culture, notre présidente Monique Canto-Sperber s’inquiète de la menace que représente la Chine pour l’ordre international.

 

Notre présidente réagit au déplacement d’Emmanuel Macron et d’Ursula Von der Leyen en Chine. Certes, en matière de lutte contre l’altération climatique la Chine est un partenaire important. Néanmoins, lors de ce déplacement, la présidente de la Commission Européenne a rappelé la rivalité profonde entre la Chine et l’Occident. Monique définit la Chine comme « une rivale systémique » qui plaide pour un changement profond de l’ordre international se plaçant, bien évidemment, au centre de ce nouvel équilibre.

 

« La vision internationale de la Chine est une vision de grande puissance. »

Monique se dit frappée par l’attitude de la Chine, notamment par la manière dont elle « pervertit et utilise les concepts fondamentaux du langage normatif de notre ordre international ». La Chine définit ses positions politiques à travers le point de vue d’une grande puissance : tout est question de pouvoir, de force et de souveraineté. La Chine ne semble parler de droits de l’Homme que pour asseoir une nouvelle forme de colonialisme au service du développement socio-économique plutôt que pour défendre les libertés fondamentales.

 

« Il ne faut pas s’avancer vers une paix au rabais en Ukraine. Si notre modèle international doit évoluer, c’est autour de valeurs communes et intangibles. »

Monique s’exprime aussi sur l’évolution de la législation de la fin de vie. Pour elle, même si la décision de mettre fin à ses jours n’appartient qu’à soi, elle s’inscrit dans un système de normes juridiques et collectives. Ainsi, il faut que la proposition de loi soit justifiée par le législateur.

 

« Le devoir du législateur est d’apporter des arguments assez forts pour arriver à créer une légitimité de la loi, même auprès de ceux qui ne sont pas d’accord. »


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Publié le 11/04/2023.

Sortir du paternalisme présidentiel

Dans une tribune pour l’Obs, l’ensemble de notre équipe dénonce l’hyper-présidentialisme délétère de la Ve République, « poison lent qui a fini par tuer la possibilité même du parlementarisme ». Aux côtés de notre directeur Christophe Seltzer, Rafaël Amselem, Sacha Benhamou et Mehdy Raïche demandent plus de compromis et moins de verticalité. 

 

La classe politique est allergique au compromis, c’est ce que dénonce notre équipe dans un plaidoyer contre la lenteur, la verticalité et l’inefficacité de nos institutions. Rafaël, Sacha, Mehdy et Christophe reprennent la notion d’« absolutisme inefficace » de Jean-François Revel pour décrire cette Ve République qui personnalise la figure présidentielle en même temps qu’elle rend irresponsables tous les pouvoirs.

 

« La Ve République produit l’anémie démocratique par un subtil mélange qui fait s’entrecroiser le déséquilibre couplé à l’irresponsabilité des pouvoirs, le rabaissement de la représentation nationale, et l’anéantissement des corps intermédiaires. » 

Notre Parlement est brutalisé, nos institutions sont malmenées. Il est grand temps de rééquilibrer la balance des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif et au sein de l’exécutif. Fidèle à la lettre originelle de la Constitution de 1958, notre équipe formule des propositions pour redonner souffle au débat, au compromis et à l’action politique.

 

« La Ve République – encore plus amochée par le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral – fait définitivement du président le point névralgique de nos institutions en même temps que le nœud de nos crispations mentales. »

Paradoxalement, le Président de la République n’est pas aussi puissant qu’il en a l’air. Ce dernier se retrouve « paralysé » par de fortes injonctions contradictoires et sa capacité d’action s’en voit limitée. Notre équipe appelle à l’abolition de l’élection présidentielle au suffrage universel direct, pour relégitimer et responsabiliser à nouveau, dans leurs rôles respectifs, les différents pouvoirs : Assemblée nationale, Premier ministre et gouvernement, président de la République.

 

« Pour une démocratie apaisée, la France, pays des Droits de l’Homme, doit renoncer au césarisme pour choisir un régime véritablement libéral. » 


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Publié le 03/04/2023.