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[Lu Ailleurs] « Il faut reconstruire la filière démocratique », Jean-Louis Bourlanges

[Lu Ailleurs] « Il faut reconstruire la filière démocratique », Jean-Louis Bourlanges

Dans Le Figaro, Jean-Louis Bourlanges appelle à une réforme du mode de scrutin des élections législatives. La proportionnelle est la clef qui permettra à l’Assemblée nationale de « jouer le rôle qui devrait être le sien dans un authentique régime parlementaire ». 

 

Si le temps qui nous sépare de 2022 ne permettra pas de réaliser une réforme d’ampleur des modes de scrutin, Jean-Louis Bourlanges estime qu’il est encore temps de réintégrer la proportionnelle aux élections législatives. 

Le député propose de s’inspirer du modèle des élections régionales et municipales mais défend l’idée moins complexe formulée par Richard Ferrand d’introduire la proportionnelle à un tour avec un seuil d’éligibilité de 5% dans les « grands départements » en conservant le scrutin uninominal à 2 tours pour les départements petits et moyens. 

« Le scrutin majoritaire intégral est inutile sous la Ve République et il est devenu nuisible depuis l’adoption du quinquennat. »

Jean-Louis Bourlanges explique que le scrutin majoritaire intégral est inutile car les pouvoirs donnés à l’exécutif par la Constitution pour maintenir la stabilité des gouvernements sont suffisants. Il ajoute que ce mode de scrutin représente un danger depuis l’adoption du quinquennat en mettant au pouvoir une majorité parlementaire « élue dans l’ombre du président de la République » par moins d’un quart des suffrages exprimés. 

« L’Assemblée nationale n’a ni l’autonomie ni la représentativité pour jouer le rôle qui devrait être le sien dans un authentique régime parlementaire. »

Le choix de la proportionnelle conduirait pour Jean-Louis Bourlanges à une plus grande représentativité de la diversité de l’électorat. Il rendrait également à l’Assemblée nationale son autonomie en forçant le gouvernement à négocier réellement la rédaction de la loi grâce avec la diversité des groupes parlementaires. 

« La capacité de la France à se réformer n’est pas indexée sur un pouvoir parlementaire faible et un pouvoir gouvernemental fort. Sinon, nous serions les champions du monde de la réforme, ce qui n’est manifestement pas le cas. »

Jean-Louis Bourlanges s’inquiète de la défiance grandissante vis-à-vis de la démocratie parlementaire à laquelle on oppose la démocratie directe. Il explique que ce raisonnement présente le risque d’écarter représentants et représentés du pouvoir dans un règne des experts. 

Enfin, le député refuse de céder à l’argument de la nécessité d’un exécutif fort disposant d’une majorité totale en temps de crise. Il rappelle que cette exception française est loin d’être gage d’efficacité lorsqu’on la compare à ses voisins européens. 


Pour lire l’entretien, cliquer ICI.

 

Publié le 22/01/2021.

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