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Annulation de la dette : un faux débat ?

Annulation de la dette : un faux débat ?

Dans l’Opinion, Maxime Sbaihi pense que le débat sur l’annulation de la dette passe à côté de facteurs économiques importants. 

 

Maxime regrette que le sujet de la dette soit pris en étau entre deux extrêmes : d’un côté, ceux qui ne peuvent pas supporter la dette et qui fondent leur réthorique sur la morale. De l’autre, ceux qui estiment que les pouvoirs publics devraient intensifier le recours à la dette.

« Le paradoxe c’est que la dette publique est devenue soutenable alors même qu’elle gonfle comme jamais. »

Maxime pense que le débat sur la dette publique souffre de deux angles morts.

En dépit de son augmentation, la dette apparaît soudainement soutenable. Depuis 2005, la baisse continue des taux d’intérêts a entraîné une diminution de la charge de la dette. Ce phénomène s’explique notamment par un vieilllissement de la population ainsi qu’une surabondance de l’épargne. Ces deux facteurs progressent depuis la révolution industrielle et sont durables. La soutenabilité de la dette ne dépend donc pas de l’action des banques centrales.

À l’étude de ce premier facteur, Maxime estime que le débat sur l’annulation de la dette est déjà faussé.

« Nous devrions davantage questionner cette incapacité à utiliser la dette comme investissement, incapacité qu’aucune annulation ne viendra résoudre. »

Pour Maxime, le deuxième angle mort de ce débat, c’est l’origine et l’utilisation de la dette. Maxime regrette que la dette ne soit pas d’abord utilisée comme outil contracyclique et pour des dépenses d’investissements tournées vers l’avenir.

Maxime déplore que le débat sur la dette face l’objet d’une querelle idéologique plutôt que d’un réel débat économique.


Pour lire la chronique de Maxime, cliquer ICI.

 

Publié le 24/02/2021.

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