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#2 Descartes contre les robots – Les voyages de Gaspard dans l’IA

#2 Descartes contre les robots – Les voyages de Gaspard dans l’IA

Dans son deuxième volet du voyage au cœur de l’intelligence artificielle, Gaspard Koenig nous initie au “sens commun”, un modèle de représentation du monde indépendant d’une tâche et capable de gérer l’incertitude, la nouveauté et l’imprévu. Il illustre, via des exemples aberrants, que l’Intelligence Artificielle (IA) ne dispose pas de ce “sens commun”.

 

Néanmoins, avec l’IA, c’est la question de l’avenir du travail qui est dans toutes les têtes. De ce fait, Gaspard s’interroge sur l’avenir des chauffeurs de camion lorsque les camions seront capables de s’auto piloter. Il montre ainsi que leur profession disparaîtra mais laissera place à de nombreuses fonctions impliquant tout autant de travail humain.

En outre, il introduit le “paradoxe de Polanyi” qui souligne le fait que l’humain sait davantage que ce qu’il peut exprimer, que ses activités quotidiennes impliquent une somme quasi infinie de connaissances non explicitées, de règles invisibles et de procédures instinctives. Dans ce sens, plus une tâche sera difficile à définir, moins elle pourra être prise en charge par un robot.

Pour contrer cette difficulté, les informaticiens pourront explorer 2 directions : simplifier l’environnement ou laisser la machine apprendre toute seule via “l’unsupervised learning”, une technique où l’algorithme est aussi peu dirigé que possible et déduit ses propres règles à partir de l’environnement auquel il est exposé. Toutefois, Gaspard explique que le meilleur algorithme aura toujours du mal à identifier une finalité.

Dans le cas de la radiologie, l’ordinateur sera meilleur pour trouver la cellule cancéreuse parmi des millions de cellules saines, mais l’humain sera plus à même à réagir à des circonstances singulières ou à émettre des hypothèses originales.

A l’inverse, une activité peu exigeante en sens commun est la manutention dans les ports spécialisés, d’où l’apparition de “ports intelligents” où toute la gestion est intégralement automatisée grâce aux capacités d’apprentissage de l’IA. L’automatisation, comme le démontre Gaspard, ne peut donc fonctionner que dans des espaces clos où l’ordinateur pourra avantageusement trouver les meilleurs combinaisons.

Partant de l’exemple des ports automatisés, il remarque que la menace n’est pas tant l’émergence de l’IA dans le monde réel que la transformation du monde réel pour accommoder celle-ci. En effet, il s’agit d’un choix social et politique, aucunement d’une fatalité technologique.


Pour lire l’épisode 2 « Éclairez-moi, Dr Langlotz ! » en intégralité dans Le Point cliquer ICI.

Pour lire l’épisode 1 « Le Turc mécanique » en intégralité dans Le Point cliquer ICI.

Pour lire l’éditorial d’Etienne Gernelle « Gaspard Koenig, un reporter d’idées sur les traces de l’intelligence artificielle« , cliquer ICI.

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