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Casser la rente bancaire

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Alors que de nombreux pays se sont engagés dans une remise en question de la régulation financière, la France se distingue par un débat public sur l’encadrement des banques quasi inexistant. Les autorités et les banques ont réussi, malgré la crise, à convaincre l’opinion qu’une réforme du secteur bancaire n’était pas nécessaire. Mais ignorer ce débat est dangereux.

L’oligopole bancaire français est dominé par quatre grands groupes financiers (BNPP, SG, CA, BPCE) dont le total de bilan représente trois fois le PIB. Ces banques sont devenues des colosses dont les pratiques anti-concurrentielles nuisent au consommateur et à la croissance d’ensemble.

Les rentes de l’oligopole bancaire

Bénéficiant du soutien implicite de l’Etat, l’oligopole bancaire est assis sur deux rentes pérennes et considérables. La première est alimentée par la garantie publique implicite dont les grandes banques bénéficient sur leurs sources de financement. La seconde, directement préjudiciable pour le consommateur, relève des mécanismes de sur-tarification des clients captifs.

Pour un système bancaire plus sûr, plus concurrentiel et plus européen.

La connivence entre les milieux bancaires et les autorités chargées de les surveiller est malsaine et porteuse de conflits d’intérêt. L’oligopole français a véritablement « capturé » et phagocyté le régulateur.

Place aux nouveaux acteurs

Dans ce rapport, GenerationLibre émet plusieurs propositions visant à casser les rentes dont bénéficie l’oligopole bancaire et assainir le secteur bancaire français. Il est urgent d’introduire plus de concurrence dans le secteur, de permettre à de nouveaux acteurs d’émerger, de mener à terme le projet d’union bancaire européenne et de mettre en œuvre une vraie séparation bancaire.