Révolution numérique

Schumpeter et les robots : Le cas de la France

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L’analyse économique l’a démontré à plusieurs reprises : la France est prise au piège d’une production manufacturière de milieu de gamme à laquelle s’ajoute un coût du travail particulièrement élevé.

Alors que la robotisation est indispensable pour assurer une montée en gamme, nous continuons à prendre du retard par rapport aux pays de l’OCDE. Les discours anxiogènes sur l’effet négatif des robots sur l’emploi empêchent la France de prendre le chemin de la modernisation et d’engager une politique de robotisation ambitieuse et assumée.

Les discours anxiogènes sur l’effet négatif des robots sur l’emploi empêchent la France de prendre le chemin de la modernisation et d’engager une politique de robotisation ambitieuse et assumée.

Fidèle à la tradition schumpétérienne de la « destruction créatrice », GenerationLibre a voulu étudier plus précisément l’impact de la robotisation sur l’emploi et la croissance à long terme.

Démontrant l’absence de corrélation significative entre robotisation et taux de chômage et mettant en évidence les conséquences de la robotisation sur la structure de l’emploi, Patrick Artus conclut à la nécessité de favoriser la dynamique schumpétérienne dans toute l’économie afin d’assurer une montée en gamme devenue aujourd’hui indispensable.