Pass sanitaire : « Le Gouvernement a perdu la raison. » Gaspard Koenig

En vidéo pour Le Figaro, au micro de Sud Radio et dans La Semaine, Gaspard Koenig estime que la mise en place du pass sanitaire constitue une atteinte grave aux libertés publiques.

 

Selon Gaspard, le simple fait de renseigner son état de santé et son identité avec code QR présage des pires dystopies. Une fois instauré, pourquoi le pass sanitaire ne serait pas pérennisé ? Après tout, l’état d’urgence mis en place pour lutter contre le terrorisme ou contre la pandémie a déjà permis d’instituer durablement des mesures présentées a priori comme étant « exceptionnelles ».

« Le pass sanitaire fait prendre un risque énorme à nos libertés pour un gain sanitaire qui est, au mieux, marginal. »

À partir du moment où présenter son pass sanitaire à l’entrée d’un établissement devient la norme, Gaspard imagine que l’on puisse y ajouter toutes sortes d’informations : casier judiciaire, déclaration fiscale, etc. On met en place une structure dont on ne sait ce qu’elle va donner. Gaspard questionne aussi l’efficacité du pass sanitaire qui n’est autre qu’une mesure d’atténuation de l’épidémie.

« Le fait que la vaccination soit aujourd’hui universelle, gratuite et disponible pour tous change complètement la perception que l’on doit avoir de la protection des individus. »

Au début de la pandémie, la population encourait un risque dont elle ne pouvait se protéger. Si l’instauration de mesures collectives (confinement, couvre-feu) pouvait alors se discuter, Gaspard explique que la situation est différente aujourd’hui.

« Pour le contrôle du pass, on parle déjà de tolérance. On sait très bien que c’est inapplicable. Tout cela affaiblit considérablement l’État de droit : cela veut dire que la loi n’a plus tellement de sens. »

Avec le pass sanitaire, Gaspard déplore une mesure inapplicable qui crée un risque d’anarchie. Le pass sanitaire implique d’un côté une tolérance de la part des autorités pour la plupart des gens et, de l’autre, des mesures de sanction pour quelques fautifs pris sur le fait. On construit quelque chose que personne ne prendra vraiment au sérieux.


Pour voir la vidéo du Figaro avec Gaspard, cliquer ICI.

Pour voir l’intervention de Gaspard chez Sud Radio, cliquer ICI.

Pour lire l’entretien de Gaspard dans La Semaine, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Covid-19 : une analyse coûts-bénéfices des confinements », cliquer ICI.

 

Publié le 28/07/2021.

Laïcité : « Laisser croire, laisser vivre. » Gaspard Koenig

Invité au lancement des « États généraux de la laïcité », organisé par la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, Gaspard Koenig exprime ses doutes sur la notion de laïcité à la française. 

 

Laisser croire. Gaspard rappelle que la laïcité permet de croire et de ne pas croire. Elle permet de défendre les religions mais aussi de les critiquer. La laïcité aménage une zone de débat, une zone de tensions raisonnées. Gaspard ajoute que le principe de laïcité met la loi sur un autre plan que la morale, la foi, le combat culturel, idéologique et intellectuel. Chacun peut donc vivre sa foi de manière totalement libre. Simultanément, il ne s’agit pas d’abandonner la critique de la croyance au sein de l’école.

« Nous devons prendre garde à ne pas rétablir le blasphème par la porte du respect. »

Laisser vivre. Gaspard estime que deux conceptions s’opposent sur cet aspect. La première, la laïcité intégrale, préconise d’interdire le port de signes religieux dans l’espace public. Or, Gaspard pense que l’on ne peut pas « couper l’individu entre un être de foi totalement intime et, de l’autre côté, un personnage dans l’espace public qui, lui, devrait être neutre ». La seconde conception est celle de la laïcité libérale, telle que par que décrite par Jean Baubérot et conceptualisée par la loi de 1905.

« On est en train d’intégrer dans la laïcité, dans cette laïcité intégrale, une forme de mode de vie que l’on aimerait imposer à des cultures qui nous dérangent. »

Gaspard s’inquiète qu’avec le projet de loi confortant le respect des principes de la République, dit « projet de loi contre le séparatisme », la laïcité intégrale prenne le dessus sur la loi de 1905. Pour lui, certaines dispositions incluses dans le projet de loi comme la lutte contre le communautarisme, l’égalité hommes/femmes ou l’interdiction du port de signes religieux, n’ont rien à y faire.

« Je pense que la France devrait cesser de mettre ces questions au coeur du débat public. Ce que nous dit justement la laïcité est de tolérer la diversité des pratiques sans trop en parler. Il faut parfois savoir se taire. »

L’intervention de Gaspard en 8 minutes :


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Pour (re)lire « Pour Gaspard Koenig, l’État de droit vaut mieux que la République », cliquer ICI.

 

Publié le 18/07/2021.

Covid-19 : retrouverons-nous toutes les libertés ?

Invité dans l’émission « Où va la France » d’Éric Brunet sur RTL, Christophe Seltzer échange avec le médecin Bruno Megarbane et le philosophe Pierre-Henri Tavoillot sur la fin des mesures sanitaires. 

 

Christophe rappelle l’idée à l’origine de la création de l’Observatoire des Libertés Confinées : veiller à ce que toutes le libertés restreintes pour contenir la propagation du virus nous soient rendues à la fin de la crise. Ces restrictions sont classées selon quatre domaines précis : l’état de droit et la démocratie, les libertés publiques, les libertés économiques et le droit du travail.

« Nous pouvons déjà affirmer que toutes les mesures que nous recensons ne seront pas abrogées. »

À ce jour, notre think-tank comptabilise 21 mesures de restriction encore en vigueur, 8 mesures partiellement levées et 22 mesures levées.

Christophe souligne que les mesures que nous recensons peuvent créer des précédents dans le droit qui vont à l’encontre de libertés et des droits fondamentaux. En mars 2020, l’état d’urgence a été voté dans un délai inférieur à quinze jours, contrairement à ce que prévoyait la Constitution. Christophe constate que l’on a donné ici définitivement un peu plus de pouvoir à l’exécutif qu’auparavant.

« La France a été l’un des pays les plus coercitifs d’Europe en matière de gestion de crise sanitaire. »

Christophe estime que l’organisation du pouvoir en France pose problème en raison de sa centralisation. Par exemple, nous sommes sortis de l’état d’urgence sanitaire mais le Premier Ministre dispose de droits exceptionnels (jusqu’en septembre) qui lui permettent de le mettre à nouveau en place dès qu’il le souhaite.


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Pour (re)lire « [Lu Ailleurs] : « L’État de droit a été mis à mal par la pandémie »», cliquer ICI.

 

Publié le 20/06/2021.

La jeunesse, victime invisible de la crise – Maxime Sbaihi

Invité sur B Smart, Maxime Sbaihi analyse les risques qui pèsent sur l’avenir de la jeunesse dans une situation sanitaire et démographique qui la défavorise. 

 

Maxime rappelle que la jeunesse a toujours été une variable d’ajustement des crises mais qu’aucune jeunesse française n’a vécu une telle situation. 

Maxime observe un « renversement anthropologique » dans notre rapport à la mort et à la vieillesse alors que dans les années 1960, la très meurtrière grippe de Hongkong n’avait pas donné lieu aux mesures sanitaires que nous connaissons.

« Ce qui est assez particulier c’est que pendant cette crise, on interdit à la jeunesse d’aller à l’université, de se mélanger, de voyager, de vagabonder, et pourtant, ce virus ne la touche pas. » 

Maxime souligne que le virus touche injustement les classes d’âge. Les arbitrages du Gouvernement ne sont pas assez discutés à ses yeux. La volonté de sauver des vies correspond en réalité à une prolongation du temps de vie des plus vulnérables. Pour Maxime, il faurait clarifier l’arbitrage en y intégrant le nombre de vies perdues ou raccourcies par les mesures sanitaires afin de parvenir à un véritable débat démocratique sur la gestion de la crise.

« Il y a une grande injustice pour la jeunesse d’un point de vue démographique, économique et sanitaire. » 

Maxime s’inquiète du déséquilibre démographique en défaveur de la jeunesse. Il souligne que le taux de pauvreté chez les jeunes est trois fois plus élevé que chez les seniors.

« Les crises ont un impact économique fort sur les parcours individuels avec un effet cicatrice sur les carrières. » 

Maxime explique que les crises provoquent un effet cicatrice sur les carrières, auquel les jeunes sont particulièrement vulnérables. Lorsqu’un individu est sur-qualifié ou sous-payé en début de carrière, il lui est quasiment impossible de rattraper ce retard tout au long de sa carrière. 


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Pour lire notre article « Covid-19 : Les mesures sanitaires détruisent des vies », cliquer ICI.

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Publié le 20/01/2021.

Covid-19 : « 2021 ressemble beaucoup à 2020 »

Invité de RTL chez Thomas Sotto, Maxime Sbaihi appelle à une gestion de la crise sanitaire fondée sur la responsabilisation et ciblée sur les personnes les plus vulnérables. 

 

Alors que les inquiétudes du Gouvernement se concentrent sur la nouvelle souche anglaise du virus et l’arrivée d’une troisième vague de propagation après la période des fêtes, Maxime souligne que le point de tension demeure la saturation des hôpitaux. Il appelle à cibler les mesures sur les plus vulnérables afin de ne pas reproduire l’arrêt total de l’activité du premier confinement.

« Il faut protéger les personnes les plus vulnérables, pas forcément par la force mais par la responsabilisation.  »

Maxime s’inquiète que la gestion de la crise sanitaire en 2021 répète les mêmes erreurs qu’en 2020. Il rappelle que 80% des hospitalisations et 90% des décès de la Covid-19 concernent les personnes de plus de 60 ans. Plutôt que de « mettre sous cloche » la totalité de la population, la gestion de la crise sanitaire devrait avoir pour mot d’ordre la responsabilisation individuelle.


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Pour lire notre article : « Et s’il fallait ne confiner que les plus âgés et les plus vulnérables ?  », cliquer ICI.

 

Publié le 12/01/2021.

Law and order

Invité sur B Smart, Maxime Sbaihi dénonce l’illibéralisme de Donald Trump et souhaite que le Parti Républicain retrouve ses principes et sa boussole idéologique.

 

Pour Maxime, Donald Trump est tout sauf libéral et sa présidence est marquée par une certaine forme de populisme nationaliste. Le président des États-Unis s’est éloigné de la tradition républicaine par sa politique protectionniste, ses attaques répétées contre l’État de droit ou encore sa gestion du déficit public. 

« Les braises du populisme sont encore chaudes et la question est de savoir comment le Parti Républicain va réagir. »

Aux yeux de Maxime, deux issues se profilent pour le Parti Républicain : poursuivre la voie populiste du « trumpisme » ou renouer avec sa « boussole idéologique » traditionnelle. Maxime explique que la présidence de Donald Trump a éteint les principes conservateurs libéraux qui constituaient la philosophie des Républicains. 


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Publié le 08/01/2021.

L’enfer de l’infantilisation

Sur LCI, Gaspard Koenig explique la défiance grandissante des Français par une gestion de la crise sanitaire qui prive le citoyen de son autonomie.

 

Gaspard montre que le virus fait l’objet d’une gestion avant tout politique : chaque pays lutte contre le virus selon ses propres réflexes culturels.

« La France a révélé sa propre nature dans le traitement du virus : une nature extrêmement bureaucratique et normative. » 

Pour Gaspard, le manque de confiance de la population envers les autorités dans la gestion de la crise sanitaire provient d’une frustration déjà ancienne. En France, la tradition de l’inflation normative rend la loi illisible pour le citoyen et l’entrave dans son quotidien. La frustration s’est muée en crise de confiance au gré de l’empilement de normes absurdes décidées par l’État central. 

« C’est l’État de droit qui perd son sens quand les gens ont l’impression d’être toujours des coupables en puissance. » 

Gaspard dénonce la tendance de l’administration à faire de chaque citoyen un suspect. Ce carcan normatif excessif ne peut, à ses yeux, que susciter la défiance et des réactions elle-mêmes excessives. 


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Pour consulter notre rapport « Pour une révolution normative », cliquer ICI.

 

Publié le 07/01/2021.

Un choc pour l’Éducation nationale – Maxime Sbaihi

Invité sur B Smart, Maxime Sbaihi commente les difficultés économiques du Royaume-Uni et analyse les échecs de l’Éducation nationale en France. 

 

Si le Royaume-Uni subit très douloureusement la crise, c’est pour Maxime la conséquence de la combinaison du Brexit avec la Covid-19. 

Il observe un basculement du pays autour du Brexit qui de « terre d’accueil des libéraux » se retrouve aujourd’hui enlisé dans le populisme. Nous mesurerons le solde du Brexit dans dix ou vingt ans mais Maxime s’inquiète surtout de l’attractivité du capital humain, bien plus difficile à quantifier. 

« L’Éducation nationale est un grand mythe républicain. Aujourd’hui, elle ne remplit plus son rôle d’égalité des chances et de mérite. » 

Maxime rappelle qu’une étude Pisa a révélé que la France était l’un des pays testés où l’écart de capacité de lecture est le plus signatif entre les 10% des plus riches est les 10% des plus pauvres. Les mauvais classements se succèdent et la France ne réagit pas. 

« C’est très bien que les programmes soient communs mais il faut que les établissements puissent s’adapter au public et aux problématiques des élèves. Ça reste un tabou en France. »

Alors que GénérationLibre travaille sur l’éducation primaire et l’université avec ses experts Erwan Le Noan et Monique Canto-Sperber, Maxime souligne la demande d’autonomie pédagogique des établissements.

L’Allemagne l’avait fait en 2001, la France doit lui emboiter le pas sans tarder : il faut engager une transformation d’ampleur des politiques éducatives.


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Pour lire notre note « Révolutionner les frais d’inscription », cliquer ICI.

 

Publié le 09/12/2020.

« Elon Musk est un révolutionnaire de l’économie » Maxime Sbaihi

Invité sur B Smart pour commenter l’actualité économique, Maxime revient sur la figure d’Elon Musk, révélatrice du succès des entrepreneurs hors-normes.

 

Alors qu’Elon Musk a connu le double succès de l’accostage de sa capsule spatiale sur la station internationale et l’entrée de Tesla à l’indice boursier S&P 500, Maxime souligne que son audace et sa persévérance font de lui un « révolutionnaire de l’économie » pour reprendre l’expression de Joseph Schumpeter.

« Dans le pays du principe de précaution, on a tendance à noyer ce genre de personnalités alors qu’elles sont absolument nécessaires pour relever les défis d’aujourd’hui. » 

Maxime déplore ne pas trouver d’Elon Musk en Europe et en France. Il regrette un certain rejet de « cette folie créatrice » et une normalisation à outrance qui bride l’innovation. 

À ses yeux, ces esprits audacieux sont admirables même si l’on peut ne pas adhérer à certaines de leurs idées. Il rappelle que si Elon Musk travaille sur l’intelligence artificielle et le transhumanisme, il reviendra in fine aux Etats d’imposer des garde-fous à ces nouvelles pratiques. 

« L’accord européen pour la relance est historique, je trouve que c’est une très grande avancée de l’Europe qui se dote d’un vrai budget et d’une capacité d’emprunt commune. » 

Maxime explique que le refus du plan de relance par la Hongrie et la Pologne s’explique par le conditionnement des prêts au respect de l’État de droit. Il s’inquiète de la difficulté des négociations à venir alors que les États ont besoin de ces fonds urgemment pour faire face à la crise. 


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Publié le 18/11/2020.

Relançons la réforme des retraites

Invité de l’émission Les Experts sur BFM Business, Maxime Sbaihi présente notre nouvelle proposition de réforme des retraites autour d’un système par répartition enfin à l’équilibre financièrement.

 

Maxime s’inquiète des conséquences du second confinement sur les petits commerçants. Alors qu’ils étaient presque parvenus à se remettre du premier, la période de Noël est essentielle à leur survie. Maxime souligne la nécessité d’une vision sur quelques mois pour maintenir l’activité.

« Ce qui m’inquiète c’est que le Gouvernement a le nez sur la gestion purement sanitaire de cette crise. Il faut aussi prendre en compte dans l’équation le risque politique, social et économique. »

Maxime observe un ras-le-bol généralisé qui se manifeste par la fronde des petits commerçants souvent soutenus par une révolte girondine des maires. Il appelle à une gestion plus fine de la crise sanitaire alors que le virus frappe inégalement la population et les secteurs d’activité.

« Il est important de continuer à réformer la France et de ne pas uniquement se focaliser sur la Covid. Les problèmes structurels sont toujours là. »

Alors que notre système de retraite est profondément déficitaire, Maxime rappelle que les projections du Conseil d’orientation des retraites estiment le déficit cette année à 25 milliards d’euros. L’aggravation du déficit par la crise rend urgent la réforme d’un système qui présente un risque à la fois pour les retraités et pour les actifs.

« Le problème en France est qu’on augmente toujours davantage les cotisations en faisant supporter le poids des retraites aux actifs. »

Maxime présente notre proposition d’un système de retraites qui ne sort pas du modèle de la répartition mais donne à chacun la liberté de partir à la retraite quand il le souhaite. Alors que nous sommes arrivés à un niveau de cotisation record et que les retraités ont un niveau de vie supérieur à celui des actifs, notre proposition maintient la solidarité entre les générations tout en équilibrant le système par une solidarité intragénérationnelle.


Pour voir l’émission, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « La retraite quand je veux », cliquer ICI.

 

Publié le 12/11/2020.

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