« Elon Musk est un révolutionnaire de l’économie » Maxime Sbaihi

Invité sur B Smart pour commenter l’actualité économique, Maxime revient sur la figure d’Elon Musk, révélatrice du succès des entrepreneurs hors-normes.

 

Alors qu’Elon Musk a connu le double succès de l’accostage de sa capsule spatiale sur la station internationale et l’entrée de Tesla à l’indice boursier S&P 500, Maxime souligne que son audace et sa persévérance font de lui un « révolutionnaire de l’économie » pour reprendre l’expression de Joseph Schumpeter.

« Dans le pays du principe de précaution, on a tendance à noyer ce genre de personnalités alors qu’elles sont absolument nécessaires pour relever les défis d’aujourd’hui. » 

Maxime déplore ne pas trouver d’Elon Musk en Europe et en France. Il regrette un certain rejet de « cette folie créatrice » et une normalisation à outrance qui bride l’innovation. 

À ses yeux, ces esprits audacieux sont admirables même si l’on peut ne pas adhérer à certaines de leurs idées. Il rappelle que si Elon Musk travaille sur l’intelligence artificielle et le transhumanisme, il reviendra in fine aux Etats d’imposer des garde-fous à ces nouvelles pratiques. 

« L’accord européen pour la relance est historique, je trouve que c’est une très grande avancée de l’Europe qui se dote d’un vrai budget et d’une capacité d’emprunt commune. » 

Maxime explique que le refus du plan de relance par la Hongrie et la Pologne s’explique par le conditionnement des prêts au respect de l’État de droit. Il s’inquiète de la difficulté des négociations à venir alors que les États ont besoin de ces fonds urgemment pour faire face à la crise. 


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Publié le 18/11/2020.

Relançons la réforme des retraites

Invité de l’émission Les Experts sur BFM Business, Maxime Sbaihi présente notre nouvelle proposition de réforme des retraites autour d’un système par répartition enfin à l’équilibre financièrement.

 

Maxime s’inquiète des conséquences du second confinement sur les petits commerçants. Alors qu’ils étaient presque parvenus à se remettre du premier, la période de Noël est essentielle à leur survie. Maxime souligne la nécessité d’une vision sur quelques mois pour maintenir l’activité.

« Ce qui m’inquiète c’est que le Gouvernement a le nez sur la gestion purement sanitaire de cette crise. Il faut aussi prendre en compte dans l’équation le risque politique, social et économique. »

Maxime observe un ras-le-bol généralisé qui se manifeste par la fronde des petits commerçants souvent soutenus par une révolte girondine des maires. Il appelle à une gestion plus fine de la crise sanitaire alors que le virus frappe inégalement la population et les secteurs d’activité.

« Il est important de continuer à réformer la France et de ne pas uniquement se focaliser sur la Covid. Les problèmes structurels sont toujours là. »

Alors que notre système de retraite est profondément déficitaire, Maxime rappelle que les projections du Conseil d’orientation des retraites estiment le déficit cette année à 25 milliards d’euros. L’aggravation du déficit par la crise rend urgent la réforme d’un système qui présente un risque à la fois pour les retraités et pour les actifs.

« Le problème en France est qu’on augmente toujours davantage les cotisations en faisant supporter le poids des retraites aux actifs. »

Maxime présente notre proposition d’un système de retraites qui ne sort pas du modèle de la répartition mais donne à chacun la liberté de partir à la retraite quand il le souhaite. Alors que nous sommes arrivés à un niveau de cotisation record et que les retraités ont un niveau de vie supérieur à celui des actifs, notre proposition maintient la solidarité entre les générations tout en équilibrant le système par une solidarité intragénérationnelle.


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Pour lire notre rapport « La retraite quand je veux », cliquer ICI.

 

Publié le 12/11/2020.

Le confinement met en danger le pays et la jeunesse

Invité de l’émission 28 minutes sur Arte aux côtés de Serge Guérin et Stéphanie Villers, Maxime Sbaihi s’inquiète des dégâts du confinement pour le pays et la jeunesse, et défend un confinement plus ciblé.

 

Un virus qui ne frappe pas tout le monde de la même façon

Maxime explique que le virus est discriminant par nature : 81% patients hospitalisés aujourd’hui ont plus de 60 ans selon l’agence Santé Publique France. En conséquence, le Gouvernement devrait adopter une gestion plus fine de la crise et ne pas faire subir les mêmes restrictions à l’ensemble de la population. Il s’agit de ne pas compromettre l’avenir économique du pays et de sa jeunesse en particulier.

« Un confinement généralisé me semble une très mauvaise solution à terme, économiquement et humainement. » Maxime Sbaihi

 

Protéger l’économie et la jeunesse, c’est aussi de la solidarité intergénérationnelle

Maxime rappelle que notre protection sociale est supportée par les actifs. Ce sont les actifs, et particulièrement les jeunes, qui financent les retraites et les hôpitaux. Au lieu d’opposer les générations, il faut comprendre que protéger la jeunesse, c’est aussi protéger les plus vulnérables et nos aînés. Le confinement généralisé vient aussi dangereusement compromettre cet équilibre générationnel.

 

Le risque d’une jeunesse sacrifiée

Pour Maxime, les mécanismes de solidarité intergénérationnelle fonctionnent mal. Une première dans l’histoire de France : les retraités sont plus riches que les actifs en termes de niveau de vie. Le taux de pauvreté se révèle trois fois supérieur chez les jeunes par rapport aux seniors. Maxime l’affirme, si l’on ajoute la dette écologique, la dette publique et les restrictions de libertés actuelles, la facture devient très salée.

 


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Pour lire notre article « Et s’il fallait ne confiner que les plus âgés et les plus vulnérables ? », cliquer ICI.

 

Publié le 11/11/2020.

La fin des libertés ?

Invitée par Vice dans le premier épisode de l’émission « Devise » consacré à la liberté, Monique Canto-Serber analyse les menaces qui pèsent sur la première valeur de la devise nationale, fondement de l’Etat de droit.

 

Monique Canto-Sperber rappelle que la première valeur de la devise nationale est comprise dans son acception libérale. La « liberté libérale », selon l’expression de Raymond Aron, qui se conçoit comme une propriété de l’individu pourrait, selon elle, vivre ses derniers instants et se voir remplacée par une liberté octroyée par l’État à l’individu et non plus possédée par ce dernier.

« Depuis la fin du XVIIIe siècle, la puissance publique s’est retrouvée de plus en plus influente dans la distribution des libertés. Garder vive une authenticité du libéralisme est véritablement le défi d’aujourd’hui. »

Le déclin des libertés peut se percevoir à travers le paradoxe entre la croissance constante des capacités d’action des individus et le sentiment d’insatisfaction intérieure quant à l’exercice de nos libertés.

Monique Canto-Sperber rappelle que la liberté est un postulat nécessaire qui conduit le libéralisme à poursuivre deux objectifs : se soustraire de tout jugement sur l’exercice des libertés naturelles et parvenir à créer des règles nécessaires à leur exercice.

« N’oublions pas que la première des sécurités, c’est de ne pas être soumis à l’arbitraire. »

La fausse concurrence entre liberté et sécurité est à ses yeux une des menaces qui pèse sur la liberté. Monique Canto-Sperber appelle à résister contre la légitimation du sacrifice des libertés au nom de la poursuite d’idéaux collectifs, aussi importants soient-ils.

Elle regrette la tendance de l’État à répondre aux menaces terroristes ou à la menace sanitaire par l’état d’urgence et les dispositions exceptionnelles en écartant le pouvoir judiciaire et les élus locaux de la prise de décision.

« J’ai de plus en plus tendance à considérer que la participation politique, la capacité pour les citoyens de se ressaisir de la décision publique, est essentielle. »

Pour Monique Canto-Sperber, c’est en motivant ses décisions vis-à-vis du citoyen que le gouvernant peut les faire participer à la chose publique. C’est dans la poursuite de cet objectif de participation politique des citoyens qu’elle travaille avec GenerationLibre sur la question de l’autonomie des écoles.


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Publié le 04/11/2020.

Europe versus Covid

Invité de La Semaine de l’éco sur France 24, Maxime Sbaihi analyse la situation économique de l’Europe à l’heure de la Covid-19 et discute des actions entreprises par les autorités américaines contre les GAFA.

 

Selon Maxime, il est difficile de comparer les réponses économiques des Etats-Unis et de l’Europe à la crise. Si les Etats-Unis ont obtenu de bons résultats économiques en augmentant le revenu disponible des ménages, le problème en Europe, et notamment en France, est le blocage de l’offre qui empêche la croissance.

« Les gouvernements européens sont face à un risque sanitaire mais savent qu’il faut à tout prix éviter le confinement. »

Maxime rappelle les effets désastreux du confinement sur l’économie européenne et explique qu’aujourd’hui, les gouvernements privilégient le dépistage et des mesures localisées pour éviter cette solution radicale.

« C’est très bien que les régulateurs s’inquiètent de la protection des données parce qu’il y a des problèmes en termes de vie privée, de désinformation, de polarisation politique. »

Alors que l’administration américaine lance une procédure contre les GAFAM pour abus de position dominante, Maxime explique que face à la place singulière du numérique dans l’économie, il faut privilégier la régulation au démantèlement.

Le business model des GAFAM reposant sur l’utilisation des données personnelles des utilisateurs, leur avantage stratégique sur le marché dépend de leur taille. Pour réduire la puissance de ces entreprises et protéger les données personnelles des utilisateurs, Maxime prône le droit de propriété des données personnelles proposé par GenerationLibre.


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Pour relire notre article « Comment réussir la relance économique ? », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.

 

Publié le 23/10/2020.

La liberté n’est pas une variable d’ajustement.

Invité des Experts sur BFM Business, Maxime Sbaihi commente les mesures annoncées la veille par le Président de la République et analyse les effets de la crise sur l’économie.

 

Maxime s’inquiète de la méthode employée par le Gouvernement pour lutter contre la Covid-19. Il souligne l’urgence de la situation sanitaire mais déplore des mesures infantilisantes qui font appel à la solidarité en abandonnant la responsabilité individuelle. Maxime met en garde contre l’oubli de la valeur première de notre devise nationale alors que le Gouvernement dicte la manœuvre sans contrôle du Parlement. Il s’inquiète que la peur prenne le pas sur la raison et sur les libertés.

« Ce qui me dérange c’est d’opposer liberté et solidarité, de faire croire qu’une société ne peut pas faire nation, que les individus libres ne peuvent pas être des citoyens solidaires. »

Maxime souligne la grande aggravation des inégalités intergénérationnelles alors les jeunes sont les premiers à subir la crise. Il rappelle que le chômage partiel, présenté comme mesure phare de la lutte contre la crise économique, ne concerne pas les quelques sept-cent mille jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Ces derniers ont subi les ajustements de la première vague, subiront la deuxième et hériteront à plus long terme de la dette Covid.

« La crise va durer et les bricolages ne vont pas suffire. Il est temps de passer à un outil simple et efficace. »

Maxime juge les aides annoncées par Emmanuel Macron nécessaires mais insuffisantes. La crise que subit le pays est vouée à durer et la mise en place d’un outil simple et efficace pour couvrir les actifs mais aussi les inactifs est urgente. Maxime prône la version du revenu universel proposée par GenerationLibre depuis 2016 sous la forme d’un crédit d’impôt.


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Pour lire notre article « La France a peur », cliquer ICI.

Pour lire notre article « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

 

Publié le 15/10/2020.

Relance française, blocage américain

Invité de La Semaine de l’éco sur France 24, Maxime Sbaihi analyse les effets de la gestion de la crise sanitaire sur l’économie et fait le bilan de la politique économique de Donald Trump à la veille des élections présidentielles.

 

Si Maxime salue l’orientation du Gouvernement vers un ciblage territorial dans la lutte contre la Covid-19, il déplore un manque de concertation citoyenne. Le Gouvernement ne joue pas sur la responsabilité humaine alors que les citoyens sont conscients de la situation sanitaire. Une méthode qui doit, selon Maxime, être affinée afin de lutter contre le virus en concertation avec les professionnels des secteurs concernés.

« On empile les mesures sans jouer sur la responsabilité humaine et sans concertation. »

Maxime estime que le chômage partiel est une mesure d’urgence indispensable mais peut représenter une menace sur l’économie à moyen terme. Alors que plusieurs centaines de milliers de jeunes entrent sur le marché du travail chaque année, le chômage partiel ne protège que les emplois existants.

« Si on pense à moyen terme, le risque c’est qu’en gelant le marché du travail, vous protégez les emplois existants mais vous mettez une barrière à l’entrée de ce marché. »

Alors que la relance française balbutie sur la méthode à employer, les efforts de relance aux Etats-Unis sont compromis par le jeu des élections présidentielles. Républicains et Démocrates ne sont en réalité pas si éloignés dans les détails d’un deuxième plan de relance mais le jeu de la politique politicienne en ces temps d’élection risque de se mettre en travers d’un accord. Concernant le bilan du président sortant, il a mené une politique économique faussement libérale, s’orientant davantage vers le protectionnisme et le creusement des déficits publics et son bilan est entaché par la gestion calamiteuse de la Covid-19.


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Publié le 09/10/2020.

[Lu Ailleurs] La démocratie menacée

Dominique Schnapper analyse le débat entre Alain Finkielkraut et François Sureau sur l’état de la démocratie en France. Deux visions différentes des menaces qui pèsent sur notre modèle politique.

 

Aux yeux de la sociologue, Alain Finkielkraut incarne le républicain dans ce débat. Il s’inquiète d’un affaiblissement de l’autorité de la puissance publique qui cède aux exigences de reconnaissance identitaire. Le philosophe déplore un délitement de la société qu’il attribue notamment à une immigration incontrôlée qui agrègerait à la nation des groupes qui en refusent la tradition.

« Pour Alain Finkielkraut, la démocratie actuelle souffre avant tout de l’extension illimitée des droits-créances aux dépens du respect de la loi républicaine et de la volonté politique. » 

Dominique Schnapper souligne que si François Sureau parvient aux mêmes constats sur la situation de la démocratie, il leur donne un sens différent sous le prisme libéral. Contrairement à Alain Finkielkraut, les inquiétudes de François Sureau s’articulent autour de la réaction liberticide de l’Etat face aux dangers et aux crises. Il déplore notamment un usage surdimensionné de la garde-à-vue durant la crise des Gilets jaunes.

« Les dangers auxquels nous faisons face ne doivent pas nous conduire à remettre en question les principes essentiels du droit libéral, même de manière provisoire. »

Dominique Schnapper appelle à surmonter cette opposition. Selon la sociologue, la situation démocratique française s’explique par un déséquilibre entre le principe d’égalité et de liberté.

« La tradition démocratique en France a toujours eu un problème avec la liberté. »

Elle livre son analyse d’un fourvoiement de l’Etat qui cherche en vain à résoudre des crises sociales par la loi. Elle souligne que la loi ne peut que « limiter certaines expressions publiques de cette défiance » au risque de se montrer autoritaire.

En se fondant sur les constats des deux philosophes, Dominique Schnapper pose finalement une série de questions ouvertes à partir d’une hypothèse toute tocquevillienne : « la dynamique démocratique pourrait, par sa propre logique et par ses propres excès, dénaturer le projet démocratique lui-même. »


Pour lire l’article de Dominique Schnapper, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Pour rétablir la liberté d’expression », cliquer ICI.

Pour visiter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

 

Publié le 09/10/2020.

« Le libéralisme ne dit pas aux SDF qu’il faut monter une start-up. » Gaspard Koenig

Invité de l’émission « Philosophie » sur Arte animée par Raphaël Enthoven, Gaspard Koenig défend des politiques publiques libérales face à la députée communiste Elsa Faucillon.

 

Loin de l’image d’un libéralisme qui graviterait autour des mondes économique et financier et soutiendrait les puissants, Gaspard rappelle que la Révolution française s’est largement inspirée des idéaux du libéralisme développés dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. En France, les idées libérales ont vocation à « établir un lien direct entre l’Etat et l’individu » grâce à des propositions de politiques publiques.

« Le libéralisme ne dit pas aux SDF qu’il faut monter une start-up. »

Au delà des libertés formelles, Gaspard soutient une vision du libéralisme qui réinjecte l’idée marxiste de liberté réelle. Plutôt que de chercher à diminuer les inégalités, il faut d’abord lutter contre la pauvreté. C’est pourquoi GeneratonLibre défend un revenu unversel d’environ 500 euros qui permettrait de mettre l’individu à l’abri des aléas. Un filet de sécurité monétaire pour couvrir les besoins de base sans paternalisme bureaucratique ni désincitation au travail.

« Je pense que le but de la politique publique est de distinguer complètement la loi et la morale. »

Selon Gaspard, l’Etat doit orienter ses politiques publiques en distinguant loi et morale sans infantiliser le citoyen. A ce titre, Gaspard dénonce la politique prohibitionniste sur le cannabis. C’est l’établissement d’un marché ouvert qui permet une régulation qui n’empiète pas sur les libertés individuelles : la légalisation permettrait donc de favoriser l’information, la prévention, et le choix responsable de chacun.

« Quand on plaque une utopie sur le réel, on crée toujours énormément de souffrance. »

Gaspard met en garde contre les dérives liberticides que peut emprunter l’Etat au nom d’une cause urgente comme l’écologie. Il rappelle que le progrès doit se faire par apprentissages successifs et que les objectifs doivent sans cesse être mis à l’épreuve du réel. Plutôt que de restreindre certaines activités, une politique publique ambitieuse consisterait en la création d’un prix sur le carbone pour donner un coût aux externalités négatives liées aux émissions polluantes.


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Pour lire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

Pour lire notre note « Cannabis : pourquoi et comment légaliser », cliquer ICI.

Pour lire notre article « Et si l’Europe mettait un prix sur les émissions carbone », cliquer ICI.

 

Publié le 08/10/2020.

Sur Instagram, c’est vous le produit !

Invité de Late&Smart sur B Smart, Maxime Sbaihi commente le rôle de l’Etat actionnaire dans l’affaire Suez-Veolia et s’intéresse au business model d’Instagram. Dans un article sur la startup Tadata, La Croix rappelle que GenerationLibre « estime que l’internaute doit être considéré comme propriétaire de ses données ». 

 

Dans l’affaire de la fusion Suez-Veolia, Maxime s’étonne d’une tendance à éviter à tout prix d’être en désaccord avec l’Etat actionnaire. Il rappelle que si l’Etat n’a pas eu gain de cause, c’est en sa qualité d’actionnaire rendu minoritaire à l’issue d’un vote sur la fusion des deux entreprises.

« Ce qui est intéressant c’est qu’on a l’impression que les gens s’excusent d’être en désaccord avec l’Etat mais il y a eu un vote à la majorité et l’actionnaire minoritaire a été mis en minorité. »

Dans le contexte du ralentissement de l’économie lié à la crise sanitaire, Maxime souligne le rôle important de la Banque publique d’investissement pour épauler les entreprises qui n’ont pas accès au crédit. Il rappelle cependant l’effet d’éviction que peut avoir la BPI sur l’investissement des banques privées.

« En période de crise, la BPI est un investisseur très important qui a le rôle d’aider ceux qui n’ont pas accès aux crédits, et notamment en ce moment où les banques resserrent non pas les taux mais les conditions. »

A l’occasion des dix ans de la plateforme Instagram, Maxime met en garde contre un business model qui profite des données personnelles des internautes sans que ceux-ci s’en aperçoivent.

« Instagram génère des profits considérables avec des données qui sont créées par des utilisateurs qui n’en touchent pas un euro. »

Si Instagram est un outil particulièrement intéressant pour les entreprises, les media et les individus, Maxime souligne qu’il faut questionner son business model qui bouleverse les libertés individuelles, la concurrence et même le rôle de l’Etat.

Ces plateformes proposent un ensemble d’outils du partage d’images à la messagerie en passant par le paiement. Elles fondent leur activité sur l’exploitation des données personnelles tout en créant aussi une addiction chez l’utilisateur. Un phénomène qui s’appuie sur les biais cognitifs des individus comme l’explique le documentaire The Social Dilemma. Elles finissent par s’imposer comme des acteurs monopolistiques de l’économie numérique dont l’individu est inconsciemment dépendant.

Alors qu’un feu vert a été donné par la CNIL aux activités de la startup Tadata, qui propose de rémunérer de jeunes internautes en l’échange de leurs données, un article dans La Croix cite Maxime : « Aujourd’hui, les grandes plateformes vendent déjà les données personnelles de leurs utilisateurs. L’internaute devrait donc pouvoir en négocier le prix, accorder une licence pour leur utilisation ou la refuser. »


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Pour lire l’article de La Croix, cliquer ICI.

Pour notre rapport « Mes data sont à moi » , cliquer ICI.

Pour notre rapport « Aux data, citoyens ! » , cliquer ICI.

 

Publié le 07/10/2020. Modifié le 08/10/2020.

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