« Il y a un risque de zombification de l’économie. » Maxime Sbaihi

Invité des Experts sur BFM Business, Maxime Sbaihi commente les propositions pour la relance du Cercle des économistes.

 

Si les économistes appellent à une prolongation du chômage partiel, Maxime en pointe les risques cachés. Il souligne le problème des entreprises « zombies » qui fleurissent dans notre économie depuis les années 1990.

 

 

Continuer à soutenir artificiellement les entreprises « zombies » est contre-productif car elles sont « très peu rentables, très endettées et très peu productives ».  Elles courent le risque d’emporter leur secteur dans leur chute et d’avoir un impact négatif sur la croissance.

« Si vous gardez artificiellement des emplois, vous empêchez l’économie d’avancer, de se reconvertir vers de nouveaux secteurs. »

Le Cercle des économistes propose que l’Europe s’inspire du DARPA américain (Defense Advanced Research Agency) qui permet le financement par l’Etat d’innovations privées. Maxime rappelle l’existence de son équivalent européen, le CER (Centre européen de recherche), une structure qui souffre cruellement d’un manque de moyens. Il prône une revalorisation de cet outil grâce à un fonds dédié à la recherche fondamentale. C’est à l’inverse, un investissement pour les entreprises en chair et en os de demain.


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Publié le 14/09/2020.

Comment réussir la relance économique ?

Maxime Sbaihi est l’invité de Late&Smart sur B Smart pour commenter la conjoncture économique, le plan de relance ainsi que le plan à 7 milliards d’euros pour le développement de l’hydrogène.

 

A la lumière de l’échec du Programme d’investissement d’avenir, Maxime craint que le plan de relance ne se perde dans les méandres de l’administration. L’installation de sous-préfets à la relance est déjà un aveu d’impuissance du Gouvernement.

 

 

Tout ce qui n’a pas été décidé auparavant en termes d’investissement productif, de formation ou d’employabilité des jeunes constitue un boulet que l’on va payer. Maxime s’inquiète aussi que l’épargne constituée par les Français depuis début 2020, particulièrement depuis la crise, n’aille pas relancer l’économie réelle.

Maxime souligne par ailleurs qu’il y a beaucoup trop de décisions qui sont prises à Paris. Il dénonce la recentralisation de la France en matière de finances locales ou sur la gestion du port du masque.

« Ce n’est pas 7 milliards qui lanceront vraiment la filière hydrogène. »

Enfin, Maxime explique que l’hydrogène ne sera pas compétitif face aux hydrocarbures tant qu’on n’intégrera pas les émissions carbone dans le prix de l’énergie. Plutôt que de chercher à prévoir ce que seront les besoins ou solutions énergétiques à l’avenir, il faudrait mettre en place un vrai instrument avec l’instauration d’un prix carbone au niveau européen.


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Pour relire notre article « L’Etat stratège doit simplifier plutôt que planifier », cliquer ICI.

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Publié le 10/09/2020.

L’Etat stratège doit simplifier plutôt que planifier

Aux côtés de l’économiste Thomas Porcher, Maxime Sbaihi est l’invité de 28 Minutes sur Arte pour commenter le plan de relance présenté par le Gouvernement ainsi que la nomination de François Bayrou au poste réinventé de commissaire au Plan. 

 

Maxime doute de la capacité ou de la légitimé de l’Etat à pouvoir planifier avec efficacité l’économie sur le long terme depuis des bureaux parisiens : un véritable Etat stratège devrait au contraire décentraliser la prise de décision. Il regrette par ailleurs le manque d’ambition politique en matière écologique. Aux yeux de Maxime, le rôle de l’Etat est de mettre en place des instruments ou véritables politiques publiques comme le prix carbone, plutôt que de saupoudrer des aides ou se fourvoyer dans une planification impossible des besoins énergétiques dans 20 ans.

« L’économie, c’est quelque chose qui est en métamorphose permanente. Interdire les licenciements ou mettre trop de conditions, ça risque d’empêcher les entreprises de rebondir. »

Maxime rappelle que les impôts de production, une anomalie économique à ses yeux, viennent sanctionner l’activité avant même que les entreprises ne dégagent un bénéfice. Il se félicite de leur baisse, confirmée par le Gouvernement à l’occasion de la présentation du plan de relance alors que l’économie a souffert de manière inédite de la crise sanitaire.

Maxime explique que l’on doit donner une certaine flexibilité aux entreprises pour leur permettre d’amortir le choc de la crise.

 


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Publié le 04/09/2020.

Visons l’excellence pour nos universités !

Pour favoriser l’excellence dans nos universités, il est indispensable de leur donner davantage de moyens, et de s’assurer que les formations débouchent sur un emploi.

 

La députée Valérie Petit a attiré l’attention de la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal sur notre dernière note. Dans une question écrite, elle a mis en avant le problème du manque de moyen de nos universités.

En effet, l’État Français dépense relativement peu pour son enseignement supérieur, contrairement à ses voisins européens. Le financement public dans ce domaine représente 0,6% du PIB en 2018, alors qu’un pays comme la Finlande dépense 1,7%. Notre proposition permettrait de porter le budget consacré à l’enseignement supérieur public à 43 milliards d’euros, contre 27,5 milliards d’euros aujourd’hui.

« Mme la députée considère qu’il s’agit d’une piste intéressante qui pourrait permettre de réformer l’enseignement supérieur qui manque de moyens et pour donner plus d’autonomie aux établissements. » Question écrite de Valérie Petit

Dans l’Opinion, Maxime Sbaihi a répondu à l’objection selon laquelle notre proposition de réforme pénaliserait les filières « non rentables ». Suivant cette logique, les étudiants pourraient être incités à étudier dans les filières qui offrent les meilleures perspectives de revenu, et les établissements incités à investir davantage sur ces filières au détriment des filières moins rémunératrices.

Pour Maxime, il n’existe pas vraiment de filières non rentables. La taille de certaines disciplines évoluera à la hausse ou à la baisse selon les besoins du marché du travail. Mais nous aurons toujours besoin de spécialistes en philosophie ou en littérature ancienne.

« Il n’est pas question, évidemment, de supprimer les filières type psychologie ou philosophie. De telles études, sans débouchés nombreux, peuvent prétendre à l’excellence pédagogique. Le plus important reste que les formations débouchent sur un travail. » Maxime Sbaihi

Le système dégagerait des marges financière suffisantes pour compenser un manque de rentabilité de certaines filières. Enfin, il est raisonnable de penser que nombre d’étudiants continueront à étudier dans des disciplines qui leur plaisent malgré une rémunération moins élevée.


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Pour lire l’entretien de Maxime Sbaihi dans l’Opinion, cliquer ICI.

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Publié le 20/07/2020.

L’Europe a rendez-vous avec l’Histoire

Pour Maxime Sbaihi sur BFM Business, le sommet européen de ce week-end est historique. Si l’Europe veut se donner les moyens de son ambition géopolitique, elle doit se doter d’un outil budgétaire.

 


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Publié le 17/07/2020.

Génération Covid, génération sacrifiée ?

Maxime Sbaihi est l’invité de 28 Minutes sur Arte, pour débattre de l’impact de la crise économique et sanitaire sur la jeunesse française. 

 

Alors que le taux de pauvreté des jeunes est trois fois supérieur à celui des seniors, Maxime appelle à prendre davantage soin des nouvelles générations.

https://twitter.com/GLthinktank/status/1283709527121178625

https://twitter.com/GLthinktank/status/1283723121313361920


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Pour lire l’article « Jeunesse en détresse », cliquer ICI.

Pour lire l’article « Quel modèle social pour une société vieillissante ? », cliquer ICI.

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Publié le 16/07/2020.

Et si on redonnait leurs lettres de noblesse à nos universités ?

Dans une tribune pour le Journal du Dimanche, notre directeur des études Vincent Delhomme prend acte des problèmes structurels de l’enseignement supérieur français, et détaille notre proposition pour y remédier.

 

L’illusion de la gratuité de nos universités est un de ces problèmes. En effet, l’enseignement supérieur français est financé par le contribuable. Ce système est injuste, car il n’assure pas d’adéquation entre bénéficiaires et financeurs. Il est aussi inefficace, car il ne permet pas de réduire l’inégalité des chances.

« Dans le système que nous proposons, les étudiants auraient accès à l’enseignement supérieur gratuitement en échange de l’obligation de verser un pourcentage de leur revenu futur sur une certaine durée (3% pendant vingt-quatre ans, par exemple). » Vincent Delhomme

Les sommes recouvrées par les services fiscaux alimenteraient un fonds propre à chaque établissement, leur donnant ainsi davantage d’autonomie tout en les responsabilisant.

Nous poursuivons à travers cette proposition un double objectif : la justice et l’excellence. La justice en rétablissant l’adéquation entre bénéficiaires et financeurs. L’excellence car ce système incite les établissements à délivrer un enseignement de qualité, et les étudiants à véritablement s’investir dans leurs études.


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Publié le 15/07/2020.

Des data à perte de vue

Notre proposition sur la patrimonialité des données continue à créer du débat. Notre experte et avocate Isabelle Landreau a présenté notre proposition à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Française du Droit de l’Informatique et des Télécommunications (AFDIT).

 

Pour Isabelle Landreau, le « cyber citoyen » est propriétaire de facto de ses données car il les génère.

« Aujourd’hui, tout est connecté. Nous générons sans-cesse de la donnée. Le système que nous proposons est simple : remettre le citoyen au coeur de la chaine économique de la donnée. » Isabelle Landreau

Dans l’ouvrage Data Power, Cyril de Sousa Cardoso s’est entretenu avec Maxime Sbaihi au sujet de notre proposition. Pour Maxime, il est nécessaire de révéler la valeur des données que nous produisons.

« Chacun d’entre nous pourrait alors décider consciemment de les donner, les vendre, les céder contre un service, ou payer ce service en monnaie plutôt qu’en données. » Maxime Sbaihi

Enfin, Pascal Lorne s’inspire de nos travaux et défend la patrimonialité des données dans son livre 10 jours pour hacker le travail. Pour l’auteur, c’est un enjeu qui touche directement à la protection de nos libertés individuelles.

« En nous amusant à nous faire peur, nous pourrions imaginer des scénarios dans lesquels des personnes malintentionnées feraient pression sur des individus en utilisant leurs données personnelles. » Pascal Lorne


Pour voir la conférence avec Isabelle Landreau, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.

 

Publié le 13/07/2020.

Pas de vacances pour le revenu universel

Le revenu universel intéresse de plus en plus de monde. Notre expert Marc de Basquiat, notre porte-parole Mathilde Broquet-Courboillet et la députée Valérie Petit ont continué à défendre notre proposition.

 

Dans un débat organisé par le Festival de Contis, Marc de Basquiat est revenu en détail sur les spécificités de notre proposition de revenu universel, en insistant sur la faisabilité du projet. Il a également battu en brèche l’idée selon laquelle le revenu universel favoriserait l’oisiveté.

https://twitter.com/GLthinktank/status/1281156459368189952

Les Jeunes Radicaux ont invité Mathilde Broquet-Courboillet aux côtés de l’économiste Simon Holley pour débattre de notre proposition de revenu universel.

Le lundi 29 juin 2020, la députée Valérie Petit a défendu un amendement d’appel à l’Assemblée nationale pour l’instauration d’un « socle citoyen » inspiré de notre proposition de revenu universel.


Pour revoir le débat avec Marc de Basquiat, cliquer ICI.

Pour  lire l’amendement très complet déposé par Valérie Petit, cliquer ICI.

Pour lire l’article du Point, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

 

 

Publié le 07/07/2020.

Et si on reprenait le contrôle de nos finances publiques ?

Invité de On refait le monde sur RTL, Maxime Sbaihi s’inquiète de l’explosion de la dette et de l’état de nos finances publiques.

 

Interrogé sur la crise du secteur aérien, Maxime pointe l’incohérence de certains discours politique. On ne peut pas à la fois accélérer la transition écologique, préserver les emplois et sauver Air France : il faut faire un choix.


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Publié le 02/07/2020.

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