Masques contre le Covid-19 : le retour à l’anonymat ?

Pour Gaspard Koenig dans Les Echos, les nouvelles nécessités sanitaires pourraient favoriser le retour de l’anonymat. Un signe encourageant dans le combat contre la surveillance généralisée.

 

Alors que le Gouvernement réfléchit à la mise en place d’un système de tracking pour lutter contre la propagation du virus, Gaspard souligne que la probable généralisation du port du masque apparaît paradoxalement être une bonne nouvelle pour la protection de notre vie privée.

Et si ces mesures conduisaient à l’abolition de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public ? Le « vivre-ensemble » ne serait donc plus caractérisé par une transparence totale des individus dans l’espace public, mais par le port d’un masque.

« Sous réserve de résister à l’usage intrusif de la géolocalisation et du « tracking », les nouvelles nécessités sanitaires pourraient au contraire faire reculer la surveillance et nous rendre le luxe de circuler incognito… » Gaspard Koenig

Ce changement de paradigme montre la relativité de nos valeurs sociales : ce qui était inacceptable hier est aujourd’hui considéré comme nécessaire. Surtout, il déjoue la tendance actuelle à l’identification permanente, illustrée par les récentes loi « anticasseurs » ou la généralisation progressive de la reconnaissance faciale.

Gaspard se réjouit donc de ce que l’espace public redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : « une promesse d’anonymat ».


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

Pour voir notre vidéo sur le « tracking », cliquer ICI.

Pour relire la tribune de Rubin Sfadj, cliquer ICI.

 

Publié le 08/04/2020.

Gaspard Koenig nous invite à inventer… la… lenteur…

Dans sa chronique pour les Échos, Gaspard Koenig rappelle que la vitesse est une invention récente. Mettons à profit le « Grand ralentissement » dont le monde fait l’expérience pour interroger la frénésie consubstantielle à la modernité.

 

Pourquoi allions-nous si vite ? Pour tenter de répondre à cette question, Gaspard s’est plongé dans la lecture de L’invention de la Vitesse de Christophe Studeny. Tout d’abord, si cette invention est récente, Studeny souligne qu’elle est apparue avant la Révolution industrielle. L’historien montre que ce désir de vitesse est un phénomène culturel contemporain des Lumières. Ses principales caractéristiques sont la recherche incessante de la nouveauté et un souci grandissant d’efficacité.

Nous avons consacré deux siècles à l’idéal de la vitesse. Nous sommes devenus des hommes pressés, en perpétuelle insatisfaction – et, par conséquent, constamment ennuyés. L’instantanéité des outils digitaux signe le point maximal de raccourcissement de la durée.

« Nous avons toute latitude aujourd’hui pour inventer ou réinventer la lenteur, sans renoncer au progrès. » Gaspard Koenig

Pour répondre aux désagréments de la vitesse, Gaspard propose non pas de revenir à la lenteur subie d’antan, mais de la réinventer sans renoncer au progrès, par un changement de paradigme social. Autrefois conspuée, la lenteur sera bientôt célébrée. Cette lenteur moderne pourrait même devenir, selon Gaspard, un fondement des politiques publiques de l’après-crise.


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

 

Publié le 01/04/2020.

Mario Vargas Llosa – la liberté, meilleure arme contre le virus

Dans un entretien pour l’hebdomadaire Le Point, Mario Vargas Llosa livre son regard sur la crise du coronavirus. Entre mise en garde et optimisme, un véritable bol d’air frais libéral.

 

Pour le Prix Nobel de littérature, le coronavirus enchante les ennemis de la liberté, car il offre un prétexte idéal à une extension de l’intervention de l’État dans nos vies privées. La liberté prend tout son sens une fois que nous l’avons perdue, rappelle le romancier.

« Les ennemis de la démocratie ne sont pas en dehors de la démocratie, ils sont à l’intérieur. » Mario Vargas Llosa.

Contrairement à Yuval Noah Harari, il ne croit pas en l’avènement d’une société de surveillance totalitaire. Le XXe siècle nous a enseigné que les pays libres sont mieux lotis pour faire face aux temps de crises.

Dans une chronique pour l’Opinion, Maxime Sbaihi était longuement revenu sur les lectures qui ont forgé le libéralisme de l’intellectuel péruvien.


Pour relire l’entretien, cliquer ICI.

Pour relire la tribune de Maxime « Ces lectures qui ont fondé le libéralisme de Mario Vargas Llosa », cliquer ICI.

 

Publié le 01/04/2020.

Notre rapport sur la décentralisation fait parler de lui

Les municipales ont été repoussées et le temps médiatique est légitimement consacré à la crise sanitaire du coronavirus. Cependant chez Generationlibre, nous considérons qu’il faut tirer parti de cette période de confinement pour penser le monde de demain. Alors, nos experts continuent à porter nos propositions dans les média.

 

Dans un entretien donné au Courrier des maires, Raul Magni-Berton, co-auteur de notre rapport « Le pouvoir aux communes », défend le principe de « subsidiarité ascendante » qui permettrait de rompre avec notre mode de gouvernance actuel et ainsi de réaliser une véritable décentralisation.

L’idée est simple mais prodigieusement efficace. Pas besoin de changer la Constitution, il suffit de réécrire un article du code général des collectivités territoriales. C’est pourquoi notre proposition est pragmatique et applicable.

 

« Plutôt que de laisser à l’État le soin de répartir lui-même les compétences des différents échelons territoriaux, il convient d’inverser la logique et de partir du bas pour commencer par donner le choix au plus petit échelon : les communes » Raul Magni-Berton

 

Notre expert a également publié une tribune dans la revue universitaire en ligne The Conversation. Il montre que trente ans d’études soutiennent l’idée selon laquelle la décentralisation est souhaitable dans des pays au niveau de développement économique avancé comme la France.

Une décentralisation bien menée permet d’accroître les capacités de développement économique du pays, de favoriser l’égalité entre les territoires, de rapprocher les citoyens du politique – et ainsi de répondre à la crise démocratique.


Pour relire l’entretien, cliquer ICI.

Pour relire la tribune, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Le pouvoir aux communes », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Fiscalité locale : Oser le « Pacte girondin » », cliquer ICI.

Pour revoir notre vidéo du Studio GL « Pourquoi décentraliser », cliquer ICI.

 

Publié le 26/03/2020.

Le monde à l’heure du revenu universel

Et si la crise sanitaire et économique du coronavirus favorisait la mise en oeuvre du revenu universel ? C’est la question que se pose Gaspard Koenig.

 

L’idée n’est pas nouvelle. Depuis la fin du XVIIIe siècle, de nombreux penseurs ont théorisé des politiques de redistribution inconditionnelle. La situation exceptionnelle que nous traversons pourrait amener de nombreux décideurs politiques à passer à l’action.

 

« Le revenu universel, mille fois discuté, pourrait soudain devenir une réalité. Fallait-il une crise de cette ampleur pour changer de paradigme ? » Gaspard Koenig

 

Pour Gaspard, si les arguments économiques sont capitaux, cette épidémie rend plus manifestes les arguments philosophiques en faveur du revenu universel. Il ne constitue pas une aumône mais un droit de l’homme lui assurant le substrat matériel nécessaire aux libertés formelles. Ce revenu universel permettrait de donner à tous les individus une autonomie minimale tout en mettant fin à la possibilité de tomber dans la misère.

Surtout, il permet aux yeux de Gaspard d’établir une situation de « résilience équitable » : personne ne sera délaissé, à l’image des travailleurs indépendants qui ne sont pas concernés par les mesures prises par le gouvernement. Le revenu universel n’est pas seulement un filet de sécurité, il est un cocon existentiel fondé sur la notion on ne peut plus concrète de « besoin de base ». Il donne une matérialité au « droit de retrait » en offrant à chacun la capacité de ne dépendre que de lui même, et ainsi de pouvoir se replier sur soi en cas de crise personnelle ou collective.

 


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

Pour relire notre billet « Le revenu universel avance avec l’impôt universel », cliquer ICI.

 

Publié le 25/03/2020.

Le temps du revenu universel

Gaspard Koenig et plus de 500 universitaires signent, dans The Independent, un appel pour mettre en place un revenu universel. Un file de sécurité nécessaire en temps de crise.

 

 


Pour lire la lettre ouverte, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

Pour revoir notre présentation vidéo de notre proposition, cliquer ICI.

Publié le 20/03/2020.

Le salariat est mort, vive la coopération !

Dans Les Echos, Gaspard Koenig voit dans les récentes décisions de justices affectant Uber et Deliveroo une invitation à repenser notre rapport au travail.

 

Alors que le capitalisme numérique accouche de son propre « lumpenprolétariat », Gaspard considère que ce serait une erreur de voir dans le retour au salariat une solution à « l’uberisation » de la société. Il implique un lien de subordination qui n’est plus adapté au monde du travail contemporain.

« Plutôt que de recréer de nouvelles servitudes, la technologie pourrait demain faciliter cette décentralisation extrême du processus productif. » Gaspard Koenig

Pour Gaspard, il faut donner aux travailleurs le pouvoir de dire non, par exemple en instaurant un revenu universel qui briserait le lien de dépendance entre l’employé et son employeur. Surtout, il faut se libérer de la notion archaïque de subordination, en remplaçant dans notre Code du travail le « lien de subordination » par un « lien de coopération ». En remplaçant l’organisation verticale des entreprises par un assemblage de contrats individuels, ces mesures permettraient ainsi de tendre vers l’idéal proudhonien du mutualisme.


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Redéfinir le contrat à l’ère du numérique », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

Pour relire notre essai « Microcapitalisme : vers un nouveau pacte social », cliquer ICI.

 

Publié le 11/03/2020.

Et si on discutait de l’utilisation de nos impôts ?

Dans Le Point, Kevin Brookes présente notre proposition de « consultation budgétaire citoyenne », dans le but de susciter le débat sur l’opacité et la complexité de notre système fiscal.

 

Kevin démontre tout d’abord qu’il existe une fracture entre les budgets tels qu’ils sont votés et tels que les citoyens souhaiteraient qu’ils soient. Pour notre expert, il est nécessaire que les Français renouent avec le consentement à l’impôt.

La proposition de notre think-tank comporte deux avantages. D’abord, elle permet d’informer les citoyens quant à l’utilisation de l’argent public et, par là, de lutter contre l’illusion fiscale. Surtout, elle leur offre la possibilité de proposer une répartition hiérarchisée du budget de l’État.

Cet outil pédagogique et ludique se veut uniquement consultatif : il permettrait de donner une idée plus précise de la volonté des citoyens à ceux qui votent le budget de l’État.


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

Pour relire notre note « Pour une consultation budgétaire citoyenne », cliquer ICI.

Publié le 03/03/2020.

La liberté face à une crise sanitaire

Dans Les Echos, Gaspard Koenig rappelle que la gestion d’une épidémie reflète bien souvent un projet politique.

 

La Chine a fait le choix de la gouvernance par la surveillance : le régime use de la technologie afin de renforcer son contrôle sur la vie de ses citoyens. Celui qui a la malheureuse idée de mentir sur son état de santé se voit retirer des points de crédit social : devenant ainsi un incurable paria. Les nationalistes occidentaux préfèrent la gouvernance par la frontière. En réalité, l’illusion d’une autarcie protectrice annihile nos capacités de résiliences et nous expose d’autant plus.

« On ne sacrifie pas sans des raisons d’une exceptionnelle gravité les libertés publiques » Gaspard Koenig

En France, l’exécutif a fait le pari de la gouvernance par le savon. Gaspard Koenig se réjouit de cette mesure de bon sens, la proportionnalité étant un principe fondamental d’un état de droit fonctionnel. La psychose que suscite l’épidémie ne doit en aucun cas remettre en cause notre héritage politique. Une bonne occasion de rappeler que la démocratie n’a pas l’ambition de parfaire l’individu, mais d’assurer les conditions de sa liberté.


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

 

Publié le 04/03/2020.

Quel modèle social pour une société vieillissante ?

Dans sa chronique pour L’Opinion, Maxime Sbaihi presse la France de mettre la question démographique au cœur du débat politique.

 

Selon des prédictions démographiques de l’ONU, la population européenne risque de baisser dans les prochaines années, entrainant inévitablement un vieillissement de la population.

Sur ce sujet, la France se place parmi les meilleurs élèves européens. Selon un scénario de l’INSEE, notre pays pourrait compter en 2070 plus de 270 000 centenaires. S’il faut se réjouir de ce progrès, le vieillissement de la population a des conséquences considérables pour nos sociétés, en témoigne la virulence des débats suscités par la récente réforme des retraites.

« A force d’être ainsi ignorée, la démographie risque bien de se venger. » Maxime Sbaihi

Pour Maxime, le Japon – où la part des plus de 65 ans dans la population est la plus élevée au monde – est un exemple à ne pas suivre. Le pays a en effet laissé filer sa dette publique, qui est chiffrée à 237% de son PIB. Afin d’éviter d’emprunter un chemin analogue, il est nécessaire de replacer au centre du débat public français la question du vieillissement de la population. Il en va de la survie de notre modèle social.


Pour relire la chronique, cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : un revenu de liberté pour tous », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Liber : une proposition réaliste », cliquer ICI.

Pour relire notre rapport « Supprimer la réserve héréditaire », cliquer ICI.

 

Publié le 03/03/2020.

S'inscrire à la Newsletter