[Lu Ailleurs] : « Le libéralisme est la seule idéologie compatible avec une société ouverte » Mario Vargas Llosa

Dans un entretien pour Le Figaro, Mario Vargas Llosa, écrivain latino-américain, réitère son attachement au libéralisme.

 

Mario Vargas Llosa estime que la pensée libérale est la plus à même d’adapter la politique aux réalités. Elle est d’ailleurs la seule pensée politique qui soit encore dans le panorama politique mondial.

Dans son livre, Mario Vargas Llosa s’inspire des classiques Adam Smith et Friedrich von Hayek, de l’Espagnol José Ortega y Gasset, en passant par les Britanniques sir Karl Popper et sir Isaiah Berlin, jusqu’aux Français Raymond Aron et Jean-François Revel.

« Les tenants du capitalisme financier de nos jours ne sont pas des amis, ce sont des ennemis du libéralisme qui voudraient détruire le modèle démocratique. »

Pour lui, les idées libérales doivent s’adapter à la réalité du terrain et pas le contraire. Cela ne fait pas du libéral un ennemi du progrès. Au contraire, pour Mario Vargas Llosa, les ennemis du libéralisme sont les fanatiques du marché. Les libéraux doivent être très critiques envers eux-mêmes afin d’éviter à tout prix cet écueil.

« Nous devons montrer aux jeunes gens que la politique peut changer les choses, qu’elle peut faire des miracles. »

Mario Vargas Llosa pense qu’il faut convaincre les jeunes de faire de la politique. Si la gauche paraît séduisante, l’auteur peut en témoigner, elle ne permet pas de s’engager pleinement pour la liberté. Les jeunes doivent croire aux miracles que la politique peut engendrer.

Ainsi, consacrant sept génies de la pensée libérale, Mario Vargas Llosa nous livre le récit de son cheminement intellectuel vers le libéralisme.


Pour lire l’entretien avec Mario Vargas Llosa, cliquer ICI.

Pour (re)lire la tribune de Maxime Sbaihi, cliquer ICI.

Pour découvrir notre dernier ouvrage « Esquisse d’un libéralisme soutenable », cliquer ICI.

 

Publié le 23/02/2021.

[Lu Ailleurs] : « L’ENA est le symbole d’une élite rétrécie » Erwan Le Noan

Dans l‘Opinion, Erwan Le Noan déplore le recul du Gouvernement sur la réforme de l’École Nationale d’Administration (ENA).

 

Comme Nicolas Sarkozy avant lui, Emmanuel Macron avait promis de réformer, sinon supprimer, l’ENA. Pourtant, rien ne change vraiment. Pour Erwan il y a urgence car, même si l’ENA est une école d’excellence, elle connaît plusieurs problèmes structurels.

« L’ENA est le symbole d’une élite rétrécie qui se prive d’une diversité de talents et d’une stimulation interne. »

Erwan donne trois raisons pour lesquelles l’ENA a atteint ses limites. D’abord, cette école a tendance à pousser à l’extrême son système de reproduction sociale. Elle présente des lacunes en termes de recrutement. Ensuite, la formation proposée n’est plus pertinente : son contenu promeut une seule et même pensée. Enfin, un succès à l’ENA surdétermine carrières et hiérarchie au sein d’un corps administratif verrouillé.

« Il est fascinant qu’il ne vienne à l’esprit de personne que les universités pourraient former les grands serviteurs de l’Etat. »

Pour Erwan, l’ENA est le symbole d’une élite rétrécie. Un schéma qui, reproduit à l’échelle de l’État, mine la société toute entière. À cause de cette immobilité conservatrice, l’école se prive d’une diversité de talents ainsi que d’une stimulation interne.

Erwan pense que le recul du gouvernement sur ce sujet est une erreur bien plus significative qu’il n’y paraît. Comment l’élite peut-elle exiger de ses citoyens de changer si elle-même refuse de le faire ?

Rappelons que GenerationLibre a publié en novembre 2014 un rapport intitulé « Servir l’État demain » qui propose de réformer le statut général des fonctionnaires avec pour objectif de moderniser le service public. Après avoir étudié et chiffré un ensemble de scénarios de réformes, GenerationLibre plaide pour une suppression totale du statut de la fonction publique.


Pour lire la chronique, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Servir l’État demain », cliquer ICI.

 

Publié le 18/02/2021.

Rendons aux jeunes leur avenir

Dans Le Temps, Maxime Sbaihi explique pourquoi la réouverture des universités et des lieux publics est sensée.

 

Maxime part d’un constat : l’âge médian des personnes touchées par le virus est de 85 ans. Les pouvoirs publics doivent donc adapter les mesures sanitaires en fonction de cette donnée.

Il n’est pas envisageable de priver durablement les jeunes d’opportunités et, par conséquent, de leur avenir. Les jeunes sont les victimes invisibles d’un virus qui n’a pas ou peu d’impact sur leur santé. De nombreuses études prouvent que les années perdues à certains âges clés de la vie ne se rattrapent jamais.

« Il faut très vite revenir à un enseignement supérieur en présentiel pour que les jeunes recollent à leurs études et à leur avenir.  »

Maxime estime que notre rapport au risque a évolué avec l’allongement de l’espérance de vie. La santé est devenue la valeur cardinale de notre société. Avec la pandémie, le risque de mort est revenu en force. Ce risque, nous l’avions oublié. Il nous est donc apparu insupportable.

Pour Maxime, la responsabilité individuelle est nécessaire à la gestion de la crise alors que le virus est discriminant avec les âges. Les personnes à risques doivent se protéger volontairement et bénéficier d’un accès prioritaire aux vaccins tandis que les moins vulnérables doivent continuer à faire tourner l’économie dans le respect des gestes barrières.

« La solidarité entre les générations, ce n’est pas l’égalitarisme liberticide mais le juste partage des efforts. »

Maxime tient à rappeler que ces temps d’incertitude sont propices à une perte des libertés. Il appelle à la vigilance. Pour veiller à ce que ces libertés soient retrouvées, GenerationLibre a créé un outil citoyen : l’Observatoire des Libertés Confinées.

Depuis le 18 mai 2020, notre think-tank met à disposition des citoyens et journalistes un outil de suivi afin de s’assurer que les libertés et droits des individus n’échappent pas au déconfinement. Pour l’heure, 28 mesures portant atteinte aux libertés sont toujours en vigueur.


Pour lire l’entretien de Maxime, cliquer ICI.

Pour consulter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

 

Publié le 18/02/2021.

« Voulons-nous de ce monde « libre » où tout est sous contrôle ? » Gaspard Koenig

Dans Les Echos, Gaspard Koenig préconise un libéralisme fondé sur l’autonomie individuelle et le respect de l’anonymat plutôt que sur la maximisation de l’utilité collective : un « libéralisme soutenable » contre le néolibéralisme.

 

Votre vision de l’avenir indique quel genre de libéral vous êtes. Gaspard prend l’exemple d’un dossier publié par The Economist qui décrit le futur du transport aérien. Le journal semble se féliciter d’un avenir proche où votre passage à l’aéroport sera automatiquement géré par une panoplie d’applications.

Géolocalisation, état de santé et paramètres biométriques seront la clé d’un nouveau confort où l’individu n’aura qu’à scanner un code pour embarquer. Chacun de nos gestes, chacune de nos envies seront bientôt guidés.

Pour Gaspard, cette vision utilitariste du progrès, fondée sur une véritable course à l’innovation, représente une descente aux enfers.

« La collecte de vos données permettra de mieux cerner vos habitudes et vos préférences, améliorant encore davantage votre expérience utilisateur à votre prochain passage.  »

Maximiser l’utilité collective. Tel est l’adage du « monde d’après » promis par les leaders du secteur aérien. Un objectif néolibéral, tel qu’analysé par Michel Foucault et Shoshana Zuboff, qui entraîne une « gouvernance du contrôle » dans laquelle l’efficience des marchés avance de pair avec la surveillance des États. Une tendance que la pandémie renforce plus que jamais.

Face à ce scénario, Gaspard distingue deux réactions. Si cette description du progrès vous convient, alors vous êtes un adepte involontaire du néolibéralisme. Dans le cas contraire, vous êtes potentiellement plus réceptif à l’idée d’un libéralisme soutenable.

« Le néolibéralisme développe une gouvernance du contrôle fondée à la fois sur l’efficience des marchés et la surveillance d’État »

Gaspard pense que, sans tomber dans la décroissance, une alternative à ce scénario est nécessaire. Pour cela, il faut repenser le libéralisme. C’est l’objet du dernier ouvrage de Claude Gamel publié aux éditions PUF. Avec « Esquisse d’un libéralisme soutenable », le libéralisme est fondé sur l’autonomie individuelle et le respect de l’anonymat.

Gaspard estime qu’il est temps de profiter du temps ralenti de l’épidémie pour penser autrement. En mêlant culture philosophique et savoir économique, Claude Gamel nous livre le fruit d’une vie de réflexions, qui pourra servir de guide à de nouvelles générations d’intellectuels au service de la liberté. Pourquoi ne pas en profiter ?


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig, cliquer ICI.

Pour consulter l’ouvrage de Claude Gamel, cliquer ICI.

 

Publié le 17/02/2021.

Notre démocratie est-elle encore libérale ?

Vincent Delhomme, chercheur-associé chez GenerationLibre et pilote de l’Observatoire des Libertés Confinées, déplore un recul inquiétant des libertés au profit d’une tyrannie de la majorité. 

 

D’après Vincent, le recul des libertés en France n’est pas seulement lié à la crise sanitaire. Le cortège actuel des restrictions s’inscrit aussi dans le cadre des récentes lois dites « séparatisme » et « sécurité globale ». Ces deux exemples mettent en exergue deux mécanismes de remise en cause et de renoncement à certaines libertés : quand le premier mécanisme exploite les agissement d’une minorité pour restreindre les libertés de tous, le second s’attaque directement au mode de vie de certaines minorités.

«  Il est si facile de flatter l’instinct présent en chacun de nous de vouloir interdire ce qui nous dérange ou nous est inconnu. »

Vincent estime que les familles qui décident de faire l’école à la maison ou les femmes qui portent le voile ne remettent pas en cause leur appartenance à la communauté nationale. Ces personnes ne sont pas, à priori, des extrémistes et font, dans la majorité des cas, ce choix pour des raisons qui leur appartiennent.

Lui-même agnostique et croyant aux vertus de l’école publique, Vincent pense qu’il ne faut pas imposer l’homogénéité. Au contraire, seule une disposition ouverte d’esprit peut permettre de fonder une société ouverte et pacifiée.

« Nous en venons à oublier le fondement de notre régime politique, celui de nous prémunir contre la tyrannie de la majorité »

Face aux enjeux contemporains, la liberté ne semble plus être aussi valable qu’auparavant. Vincent regrette que, si le confinement est toujours plus contesté, en comparaison, les restrictions de libertés qui frappent les musulmans pratiquants, supporters de foot ou militants écologistes paraissent tout à fait légitimes aux yeux de beaucoup.

La démocratie est-elle encore « libérale » lorsqu’elle ne protège plus de la tentation d’imposer un même mode de vie à tout le monde ? Pour Vincent, Emmanuel Macron n’est pas le héraut du monde libéral tel qu’encensé par beaucoup.

Depuis janvier 2021, Vincent participe aux travaux de la section du rapport et des études du Conseil d’État sur les états d’urgence.


Pour lire la tribune de Vincent, cliquer ICI.

Pour lire notre dernier article sur l’état d’urgence sanitaire, cliquer ICI.

Pour consulter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

 

Publié le 18/02/2021.

État d’urgence : des contrôles illégaux ?

Vincent Delhomme, chercheur-associé chez GenerationLibre et pilote de l’Observatoire des Libertés Confinées, s’inquiète du respect de l’État de droit dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

 

Non content d’avoir depuis près d’un an profondément altéré le fonctionnement normal des institutions et de s’être octroyé la possibilité de suspendre les libertés fondamentales des Français, voilà que l’Etat outrepasse allègrement la loi, en toute connaissance de cause. C’est ce que l’on apprend à la lecture d’un article paru dans Le Monde le 5 février dernier. En ligne de mire : les contrôles effectués chez les particuliers et dans les lieux recevant du public.

L’accès des forces de l’ordre au domicile des particuliers n’est possible que dans un nombre de cas très restreint. Pour simplifier : flagrant délit, actes d’enquête lors d’une procédure judiciaire, mandat d’arrêt. Autrement, il faut l’accord du propriétaire des lieux. Aucune base juridique n’est prévue dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire pour permettre aux forces de l’ordre de pénétrer dans les habitations afin de faire respecter les interdictions de rassemblement ou de couvre-feu. Pour ce faire, elles ont donc recours à des manœuvres frauduleuses ou simplement illégales, comme le reporte Le Monde dans son article. Il en est de même pour le contrôle de la fermeture des bars ou restaurants.

« Le fondement des contraventions et poursuites pénales engagées contre les personnes organisant des rassemblements à leur domicile apparaît comme très fragile. »

Le délit retenu de mise en danger de la vie d’autrui est constitué par « le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente » (Art. 223-1 du code pénal). Or, on peine à voir comment un rassemblement restreint de personnes consentantes, pas nécessairement porteuses du virus et/ou pas nécessairement conscientes d’en être porteuses, pourrait constituer un « risque immédiat de mort ou de blessures ».

Ainsi donc, les forces de l’ordre, avec le consentement de leur hiérarchie, bafoueraient quotidiennement ce qui fait l’essence même de l’Etat de droit et d’une démocratie constitutionnelle : la soumission de l’Etat et de ses agents, particulièrement ceux faisant usage de la force publique, à la règle de droit et au cadre de protection des libertés fondamentales.

Depuis janvier 2021, Vincent participe aux travaux de la section du rapport et des études du Conseil d’État sur les états d’urgence.


Pour lire l’article du Monde, cliquer ICI.

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Pour lire l’entretien de Vincent Delhomme dans Paris Normandie, cliquer ICI.

 

Publié le 12/02/2021.

[Lu Ailleurs] : La France rétrogradée « démocratie défaillante » par The Economist

Dans son index 2020 des démocraties, The Economist fait une nouvelle fois basculer la France dans le rang des démocraties défaillantes.

 

Début février, le magazine britannique publie son nouveau classement des pays du monde en fonction de quatre catégories : régimes autoritaires, hybrides, démocraties défaillantes et démocraties complètes. Un classement qui sanctionne la France.

« La pandémie a provoqué un recul sans précédent des libertés démocratiques en 2020 »

En cause : les mesures sanitaires qui restreignent nos libertés. Tous les pays démocratiques ont reculé dans le classement. Pourtant, en se fondant sur 60 critères définissant la démocratie, le groupe de recherche a estimé que la France ne faisait pas partie des démocraties fonctionnelles. Un score qui s’explique, au fil des confinements, par des restrictions de la liberté de déplacement ou la mise en oeuvre de couvre-feux nationaux.

«  L’abandon volontaire de libertés fondamentales par des millions de gens a été une des occurrences les plus remarquables de cette extraordinaire année. »

Ce n’est pas la première fois que la France se retrouve dans cette catégorie. De 2010 à 2013 ainsi que de 2015 à 2018, l’hyper-présidentialisme et la mise en place de l’état d’urgence dans le cadre des attentats avaient déjà provoqué un recul des libertés.

GenerationLibre tient à rappeler que les mesures restrictives adoptées « temporairement » par le passé pour faire face aux crises ont eu tendance à ne jamais être entièrement abrogées. Depuis le 18 mai 2020, notre think-tank met à disposition des citoyens et journalistes un outil de suivi afin de s’assurer que les libertés et droits des individus n’échappent pas au déconfinement. Pour l’heure, 28 mesures portant atteinte aux libertés sont toujours en vigueur.

Le 29 janvier 2021, à l’appui de notre Observatoire des Libertés Confinées, la députée Valérie Petit a déposé une proposition de résolution appelant le Gouvernement à évaluer l’impact des mesures sanitaires sur les libertés individuelles.


Pour lire l’étude de The Economist, cliquer ICI.

Pour consulter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

Pour lire la proposition de résolution de Valérie Petit, cliquer ICI.

 

Publié le 12/02/2021.

[Lu Ailleurs] : « Les libéraux sont désormais divisés. » Eugénie Bastié

Dans Le Figaro, Eugénie Bastié estime que la Covid-19 ravive le débat entre néo-libéraux et libéraux classiques.

 

Eugénie Bastié estime que le monde d’avant était bien plus simple. Les clivages idéologiques étaient clairement identifiés : libéraux et conservateurs, mondialistes et populistes, etc. Le bousculement de l’ordre sanitaire provoque un changement dans les clivages politiques.

« Le Covid est arrivé, rebattant les cartes idéologiques.  »

Chez les libéraux, deux positions se dessinent. D’un côté, ceux qui s’insurgent de la mise en place d’un état d’urgence sanitaire permanent et de lois liberticides dans le cadre de la gestion de crise. De l’autre, ceux qui affirment que ces restrictions sont nécessaires à la reprise économique, que l’homme ne peut s’affranchir de toute contrainte au seul prix de la liberté.

Eugénie Bastié voit se rejouer, dans cette bataille un affrontement historique entre deux familles de libéralisme : les néo-libéraux et les libéraux classiques. Comme elle le souligne, d’une certaine façon, c’est Jeff Bezos contre François Sureau.

« Ces lois liberticides prises au nom de l’intérêt général occasionnèrent un débat sur le rôle de l’État comme intendant moral et sanitaire.  »

Le débat sur le rôle de l’État dans la crise sanitaire n’est pas nouveau. Eugénie Bastié prend l’exemple des épidémies de maladies vénériennes au Royaume-Uni, au XIXème siècle. L’occasion d’une controverse entre John Stuart Mill et Jeremy Bentham sur les mesures liberticides prises au nom de l’intérêt général. En s’y opposant, Mill prend ses distances avec Bentham et abandonne l’utilitarisme pour atteindre un libéralisme plus individualiste.

Eugénie Bastié rappelle qu’après la crise de 1929, le colloque Lippmann qui s’est déroulé en 1938 a fondé les bases d’un nouveau libéralisme. La Covid-19 occasionnera-t-elle un renouveau du libéralisme, questionne Eugénie Bastié ? Depuis 2013, c’est ce à quoi s’attèle le think-tank GenerationLibre.


Pour lire l’article, cliquer ICI.

Pour s’inscrire au webinaire du 10 février qui présente notre nouvel ouvrage « Esquisse d’un libéralisme soutenable », cliquer ICI

Pour relire notre article « Compte-rendu : Reinventing Liberalism », cliquer ICI

Pour relire notre article « Dignité, cellules, data : à la conquête de la propriété de soi ! », cliquer ICI

 

Publié le 05/02/2021.

Les oubliés de la crise

Invité dans « Les Experts » sur BFM Business, Maxime Sbaihi défend les petites entreprises et les jeunes.

 

Dans cette crise, les autoentrepreneurs sont parmi les plus touchés et, en même temps, les moins représentés. Dans la majorité des cas, les petites entreprises n’entrent pas dans le cadre défini pour obtenir une aide financière. Les autoentrepreneurs ne disposent pas d’une protection sociale solide. Un problème que Maxime dénonçait déjà avant la crise et qui n’a pas su être pris en considération par les pouvoirs publics.

Le nombre de créations de petites entreprises a battu tous les records l’année dernière. Il faut réfléchir à une aide pour leur permettre de subsister.

« Aujourd’hui j’ai une pensée toute particulière pour les autoentrepreneurs dont on ne parle pas beaucoup. »

Maxime voit, dans l’idée d’un prêt à taux zéro pour les étudiants, une solution qui n’est pas à la hauteur des enjeux. S’il salue la proposition de Stanislas Guerrini pour répondre à la précarité de la jeunesse, il estime qu’il est surtout temps de profiter de cette crise pour mettre en oeuvre à un véritable revenu universel.

« Il serait temps d’arrêter le concours Lépine des idées pour les jeunes et de présenter de véritables solutions pour remédier à leurs préoccupations. »

Enfin, Maxime présente le nouveau rapport de GenerationLibre « Pour un marché libre du cannabis en France ». Invité sur le plateau, Gaël Sliman, président d’Odoxa, confirme que les arguments sont pertinents et que la société française sera amenée prochainement à sauter le pas de la légalisation.


Pour voir l’émission, cliquer ICI.

Pour consulter notre rapport « Pour un marché libre du cannabis en France », cliquer ICI.

 

Publié le 04/02/2021.

[Lu Ailleurs] : « La réanimation psychique devrait compter autant que la réanimation médicale » Patrice Huerre

Dans une Tribune pour Le Figaro, Patrice Huerre, psychanalyste et pédopsychiatre des hôpitaux, appelle à ne pas abandonner les relations sociales indispensables dans un contexte de resserrement des mouvements et des échanges.

 

Les dégâts causés par la Covid-19 sont autant économiques que psychologiques. Les protocoles sanitaires restreignent toujours davantage les interactions sociales tandis que la vie quotidienne est bouleversée par le rythme imposé des mesures. À lui seul, le virus mobilise toute l’attention et impacte durablement nos libertés.

« On assiste à un cloisonnement des corps les uns par rapport aux autres. Chacun dans sa case, derrière son masque. »

Pour Patrice Huer, le masque représente cette limitation des pratiques sociales. De la même manière, le confinement remet en question tout projet, empêche toute projection et limite la pensée.

« Il y a urgence à considérer qu’une prise en compte raisonnable des précautions sanitaires n’exclut pas le soin à apporter à ce qui constitue notre humanité. »

En plus d’enfermer les corps, le confinement rend le besoin d’interaction indispensable. Dès lors, ce manque est comblé par la seule ouverture aux écrans. Un univers virtuel dont les plus jeunes, plus particulièrement, souffrent considérablement.

« La réanimation psychique devrait compter autant que la réanimation médicale pour offrir d’autres issues au désespoir d’une partie de la jeunesse. »

Patrice Huer estime qu’il y a urgence. Les précautions sanitaires doivent être prises sans pour autant abandonner notre humanité.


Pour lire la chronique, cliquer ICI.

 

Publié le 29/01/2021.

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