Europe : finissons le marché unique

Dans sa chronique pour L’Opinion, Maxime Sbaihi milite en faveur d’un marché unique européen parachevé.

 

Si l’Europe est un sujet éminemment important, la France a mené une campagne franco-centrée dans le cadre des élections européennes, oubliant les plus grands succès de l’Union Européenne comme le marché unique. C’est pourtant le plus gros marché intégré au monde.

Maxime regrette que les programmes des candidats français se soient focalisés sur « l’exportation de nos vices économiques », – l’harmonisation fiscale ou sociale, les impôts et le SMIC, plutôt que sur les réformes à apporter, par exemple s’agissant du marché unique encore trop fragmenté.

Afin d’améliorer ce marché unique, Maxime propose notamment de transférer la régulation financière au niveau supranational pour diminuer la trop forte dépendance de l’économie aux banques et la connivence entre les pouvoirs politique et financier.

Pour retrouver notre compétitivité, il est temps de parachever notre marché intérieur et d’abattre les cloisons nationales qui nous empêchent d’obtenir l’intégralité des bénéfices du marché unique européen.


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« In varietate concordia », l’Europe libérale

Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig défend l’Union européenne face à la menace du nationalisme. Mais sur le modèle libéral et non sur celui de l’Etat tout-puissant. Une vision longuement développée dans un entretien pour Le Grand Continent.

 

Gaspard salue l’effort du président de la République pour plaider en faveur de la souveraineté européenne face à la montée des populismes. Il estime cependant que l’on peut être europhile et en désaccord avec le programme d’En marche qui flirte gaiement avec le dirigisme.

Citant le « discours de Bruges » délivré par Margaret Thatcher, Gaspard met en garde contre la dérive centralisatrice de Bruxelles. Il souligne que continuer dans le sens d’un super-Etat provoquerait le départ des pays membres les uns après les autres.

Pour Gaspard, une autre vision de l’Europe est possible, celle qui a permis de créer de manière ordonnée une zone de libre-échange pour générer peu à peu un espace commun de circulation, de culture et de vie. C’est de cet esprit de subsidiarité dont nous avons besoin aujourd’hui. L’Europe doit être synonyme de diversité et non d’uniformité !


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Vive les trottinettes libres et écologiques !

Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig s’intéresse au phénomène des trottinettes électriques en libre-service.

 

Il explique qu’au lieu de multiplier les mauvaises réglementations, les pouvoirs publics devraient tout faire pour les encourager. En effet, il souligne que dans des villes aussi denses que Paris, la trottinette pourrait être une solution pertinente pour résoudre les encombrements et la pollution.

Gaspard constate également que la trottinette a pu créer à moindre coût un véritable circuit économique avec de nombreuses entreprises investissant dans cette niche. Il estime ainsi que les externalités négatives générées par ces nouveaux moyens de locomotion restent modestes et sont finalement les aléas du progrès.

La voiture avait chassé les calèches et ses tonnes de crottin à New York à la fin du XIXème siècle. La trottinette pourra peut-être chasser les voitures et les émissions de CO2 en cette fin de XXème siècle !


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La philanthropie plutôt que l’impôt ?

Dans sa chronique pour L’Opinion, Maxime Sbaihi revient sur la polémique qui a suivi l’afflux de dons pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Il analyse le rapport enflammé que la France entretient avec l’argent et l’impôt.

 

Maxime s’insurge contre le procès d’intention d’une « minorité bruyante » qui a accueilli l’élan spontané de certains donateurs pour reconstruire la cathédrale. S’ils ont annoncé très rapidement mettre au pot, les plus fortunés ont pourtant dû renoncer à la défiscalisation de leurs dons.

« Désormais, c’est le revenu qui doit s’excuser de ne pas être imposé, quel spectaculaire renversement ! », s’exclame Maxime.

Maxime rappelle que la France n’est définitivement pas un pays de philanthropie, classée à la 67e place du classement 2018 World giving index sur les dons monétaires dans 144 pays.

« Il faut permettre aux dons d’échapper à la tuyauterie rouillée de l’administration afin d’aller directement irriguer le milieu associatif et les initiatives de la société civile. » Maxime Sbaihi

Maxime estime que cet événement malheureux pourrait être l’occasion de séparer une bonne fois pour toutes dons et impôts, montrer que les citoyens ne sont pas que des contribuables juteux mais aussi des donateurs responsables dont les élans doivent être encouragés.


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Le discours de Macron revu par Gaspard Koenig

Dans une tribune pour Le Figaro, Gaspard Koenig s’imagine dans la peau du président de la République et délivre le discours qui aurait pu être tenu à l’issu du Grand Débat pour être à la hauteur des mutations qu’affronte le pays.

 

Dans ce discours fictif, Gaspard propose d’arrêter de rejouer les années 1980 et leurs idées redondantes (ISF, proportionnelle, âge de la retraite) mais plutôt de se concentrer sur la façon dont notre société doit être repensée à la sortie de l’ère industrielle.

 

 

Il revient sur les mutations du travail, sur le revenu universel et sur l’émergence de l’intelligence artificielle.

Le rôle du président de la République est obsolète.

Gaspard termine son discours en soulignant l’obsolescence du rôle du président de la République et en s’engageant à retrouver le chemin d’un système représentatif par le biais d’une véritable démocratie locale, avec les pouvoirs, les compétences et la fiscalité idoines. Il ne s’agit plus de décentraliser mais d’abolir le centre.


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Notre-Dame penche-t-elle à gauche ou à droite ?

Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig s’interroge sur le clivage entre les conservateurs et les progressistes à propos de la reconstruction de Notre-Dame.

 

Pour Gaspard, la division entre « gauche » et « droite » recoupe moins de véritables oppositions intellectuelles que des réalités sociologiques et culturelles “de l’ordre de l’affect”. Cependant, il souligne qu’il existe des moments rares où chacun découvre et retrouve naturellement son camp politique. La restauration de Notre-Dame et de sa flèche en est un parfait exemple.

Les interventions de la droite conservatrice qui ont découlé de la polémique démontrent que le conservatisme est à la recherche d’une identité éternelle que la mission de la modernité serait de retrouver. Aux yeux de Gaspard, un moyen d’effacer en fait l’individu au profit d’un collectif construit.

Les progressistes, quant à eux, se veulent “bâtisseurs”. Ici, bâtir suppose que l’histoire de Notre-Dame n’est pas achevée. Il rappelle, en effet, que sa construction s’est étendue sur plusieurs siècles et que l’on ne devrait pas avoir peur de la prolonger.

Gaspard termine sur l’importance d’inventer le futur sans renier le passé, et remarque qu’un pays ou le débat public se joue sur des formes de voûte et de pénurie de tailleur de pierre est un pays ou il fait encore bon vivre.


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Réseaux sociaux : le capitalisme au secours de notre servitude ?

Pour Le Figaro, Gaspard Koenig répond à Eugénie Bastié et revient sur les motivations de son départ de Twitter, et sur les effets pervers des réseaux sociaux que nous commençons enfin à prendre au sérieux.

 

Etre présent sur un réseau social, et notamment Twitter, c’est accepter que des personnes extérieures à nous-même filtrent et forgent nos opinions, nos points de vues, et les informations auxquelles nous avons accès. Mais il s’agit de garder son libre-arbitre, d’avoir conscience de tout cela et tenter tant bien que mal de garder une authenticité dans ses réflexions. Pour Gaspard, un appel à se discipliner personnellement.

« La réponse consiste précisément à passer au capitalisme en accordant à l’utilisateur un droit de propriété sur ses données et en lui permettant d’en contractualiser l’usage avec les plateformes. » Gaspard Koenig

Toutefois, le contrôle qu’Internet a sur nous se fait par l’analyse de nos propres données. C’est le prix à payer pour la gratuité de ce service. Pour autant, ces données appartiennent aux utilisateurs, elles ont été produites et ne sont pas reconnues comme telles. C’est pourquoi Gaspard rappelle que notre think tank milite pour une révolution : la juste valorisation de ces données et de leur production, pour que l’utilisateur retrouve sa place dans la chaîne de valeur du numérique.


Pour lire l’interview de Gaspard Koenig dans Le Figaro « Les réseaux sociaux sont une forme de féodalisme 2.0 », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Mes data son à moi« , cliquer ICI.

Européennes : « En Marche » butte sur la loi anti fake news

Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig revient sur l’épisode grotesque du blocage, par Twitter, de la campagne européenne du gouvernement en application de la loi entrée en vigueur sur les fake news.

 

Gaspard décide de pousser la logique à son terme en analysant le lancement de la campagne de Nathalie Loiseau, tête de liste du parti En Marche, via le prisme de la loi contre les fausses nouvelles, dernière invention liberticide du gouvernement.

Un test déterminant aux yeux de Gaspard, car si l’on peut trouver dans un discours aussi fade “des allégations ou imputations inexactes d’un fait de nature à altérer la sincérité du scrutin à venir”, alors plus aucune personnalité politique n’est à l’abri.

« La vision macroniste de convergence fiscale et sociale va à l’encontre du projet européen initial qui repose sur la diversité et la subsidiarité. Rien ne serait pire que de reporter les travers de notre Etat jacobin sur Bruxelles. » Gaspard Koenig

A l’aune de cette loi, il souligne les différentes “fakes news” qui composent le discours de la tête de liste LREM et termine son propos en expliquant que pour lutter contre les fausses nouvelles, les progressistes devraient commencer par définir un vrai projet européen, fondé sur la liberté et non l’uniformisation.


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Nous voulons un vrai projet européen, pas de fake news », cliquer ICI.

Les réponses de GenerationLibre à Mark Zuckerberg

Dans une chronique pour Les Echos et dans une interview pour l’AFP, Gaspard Koenig et Maxime Sbaihi reviennent respectivement sur la tribune de Mark Zuckerberg.

 

Maxime explique que la tribune du PDG de Facebook est intéressante mais n’aborde pas certains sujets centraux comme la question des données personnelles. Gaspard, quant à lui, souligne son étonnement face au virage de Zuckerberg appelant à davantage d’intervention de la part de l’Etat. En effet, il rappelle qu’en 2017, ce dernier appelait à construire une communauté globale plutôt que de s’en référer aux Etats. 

En outre, Maxime explique que si Zuckerberg laissait réellement le choix aux utilisateurs, comme il le prétend, il faudrait que ces données appartiennent vraiment aux internautes. Cela mettrait forcément en danger le modèle d’affaires de Facebook, basé sur la monétisation des données personnelles.

Néanmoins, Gaspard comme Maxime s’interrogent surtout sur la légitimité des “organismes tiers” dont Zuckerberg fait référence dans sa tribune. Maxime nous rappelle ainsi que des lois encadrent déjà la liberté d’expression et que c’est à l’Etat de s’adapter et de s’assurer que celles-ci soient appliquées.

Toutefois, Gaspard reconnaît que Zuckerberg ouvre la voie à un renouveau de l’idéal cosmopolitique, pour construire non pas une “communauté” digitale mais une véritable collectivité politique.


Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Quand Zuckerberg redécouvre le contrat social », cliquer ICI.

Pour lire l’interview de Maxime Sbaihi « Protection des données : Marc Zuckerberg ne pas jusqu’au bout », cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Mes data sont à moi », cliquer ICI.

Encourageons les réformes politiques en France

Dans sa dernière chronique pour L’Opinion, Maxime Sbaihi expose la fâcheuse tendance française, en matière politique, à faire les choses à moitié et sous un feu de critiques. Exemple avec la réforme du prélèvement à la source.

 

L’entrée en vigueur de cette réforme fiscale technique était censée plonger l’administration fiscale dans le chaos, ébranler les services comptables des entreprises et déprimer les salariés. Or, s’il est encore trop tôt pour couronner de succès le prélèvement à la source, il est déjà assez tard pour constater que sa mise en place est réussie.

Maxime souligne, en outre, que l’épisode du prélèvement à la source devrait nous rappeler que l’horizon politique est beaucoup plus vaste que ne le laisse penser le brouhaha chagrin, et qu’il vaudrait mieux s’attaquer aux défis de notre temps avec des cris d’encouragement plutôt que d’épouvante.


Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi « L’étrange épisode du prélèvement à la source », cliquer ICI.

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