Vingt ans après les premières négociations, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur a enfin été signé. Face au président des LR au Sénat, Bruno Retailleau, notre expert Hervé Guyader, docteur en droit et président du comité français pour le droit du commerce international, signe une tribune pour défendre cet accord dans les pages du Figaro.
Ce traité de libre-échange est une chance pour les 500 millions d’européens et 270 millions de Sud-Américains, ce qui représente un quart du PIB mondial. Si les Sud-Américains attendent avec impatience la mise en place de cet accord, les européens semblent avoir peur de la concurrence.
Pourtant, « à chacun, en conscience, de consommer comme il l’entend. Le libéralisme a ceci de merveilleux qu’il propose des alternatives », nous dit Hervé. De plus, cela va permettre aux populations les plus pauvres de s’enrichir, « le libre-échange a en effet réussi à sortir près d’un milliard de gens de la pauvreté depuis l’an 2000. »
#Mercosur « Un accord de libre-échange n’est pas un canal totalement ouvert et dérégulé. C’est même tout l’inverse : d’innombrables protocoles d’importation et d’exportation doivent être respectés par les entreprises. » @herveguyader défend le #libreéchange face à @BrunoRetailleau pic.twitter.com/ly8PPEDQaS
— GenerationLibre (@GLthinktank) July 11, 2019
Nationalistes et écologistes s’unissent contre cet accord qu’ils jugent dangereux pour les paysans français ou pour la planète. Mais au-delà des sirènes populistes ou collapsologistes, il y a la réalité. Le respect des normes européennes est une condition sine qua non de la pérennité de l’accord. Un exemple est que 63 produits français vont bénéficier d’une IGP (Indication Géographique Protégée) comme le Camembert de Normandie ou le bleu d’Auvergne et d’autres d’une AOP (Appellation d’Origine Protégée) comme le Bordeaux ou le Champagne.
Un accord de libre-échange n’est pas un canal totalement ouvert et dérégulé.
In fine, cet accord permet l’exportation des normes européennes partout dans le monde, notamment le Canada, le Japon et aujourd’hui l’Amérique du Sud. « Postulant que le maître de la norme sera le maître des affaires, l’Europe paraît bien placée pour s’assurer un avenir radieux. »
Dans Les Echos, Gaspard Koenig acte l’obsolescence de notre système de retraite face à un monde où l’indépendance devient la norme et la reconversion une nécessité.
Gaspard explique que comme pour beaucoup de trentenaires, la perspective de prendre sa retraite lui est très alléchante. La possibilité d’ouvrir une parenthèse hors de l’activité sociale, fidèle à l’étymologie du mot “retraite”. Il constate, hélas, que l’existence professionnelle est conçue comme une course d’endurance avec une ligne d’arrivée fixe et définitive.
Mais Gaspard estime qu’une autre approche est possible. S’inspirant des travaux de François-Xavier Oliveau, expert de GenerationLibre et auteur de Microcapitalisme dans notre collection aux PUF, il propose de réfléchir à la création d’un compte temps universel qui fusionnerait chômage et retraite.
A l’âge numérique, où l’indépendance devient la norme et la reconversion une nécessité, ne faut-il pas repenser la retraite ?
Avec un compte temps universel, tout actif accumulerait des points en cotisant de manière volontaire. Il pourrait dépenser ses points à tout moment, convertissant ainsi une partie de son capital temps en une rente lui permettant de s’abstraire provisoirement du monde productif, avant de recommencer à gagner des points avec une activité rémunératrice.
Un compte temps universel abolirait la distinction entre licenciement et démission, chômage et congé sabbatique.
Ce compte temps universel permettrait à l’individu de gérer sa vie de manière autonome et renforcerait le principe de mutualisation en faisant varier la valeur du point en fonction des équilibres démographiques et économiques. Comme Rousseau, l’on pourrait ainsi profiter de sa jeunesse pour sentir les charmes de la retraite.
Vladimir Poutine a récemment déclaré le libéralisme “obsolète”. Gaspard Koenig estime que cette critique doit être prise au sérieux, et que les libéraux doivent se remettre en cause pour répondre aux défis du XXIème siècle.
Gaspard explique que la critique du libéralisme développée par Vladimir Poutine, partagée par Donald Trump, Viktor Orban, Jair Bolsonaro ou encore Xi Jinping, ne manque pas de force et qu’il serait irresponsable de la balayer d’un revers de la main. Nos élites occidentales doivent faire leur examen de conscience.
Dans cette perspective, Gaspard commence par reconnaître que le “néolibéralisme”, ensemble relativement cohérent de transformations économiques et sociales au cours des dernières décennies, a pu engendrer de nouvelles formes de domination.
Le libéralisme a plus que jamais son mot à dire, mais il doit entreprendre un travail de refondation intellectuelle pour prétendre au moindre renouveau politique. Il lui appartient de proposer des solutions nouvelles aux questions du siècle, sur le plan à la fois social, politique, économique et environnemental.
C’est ce à quoi s’attelle le think-tank GenerationLibre, autour de propositions radicales et innovantes comme la patrimonailité des données personnelles ou le revenu universel.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Il faut écouter les adversaires du libéralisme » cliquer ICI.
Pour lire notre rapport en faveur d’un revenu universel, cliquer ICI.
Pour lire notre rapport en faveur de la patrimonialité des données, cliquer ICI.
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Dans une tribune pour Marianne, notre vice-président Edouard Fillias explique que, face aux GAFA, le rôle de l’Etat est de donner de nouveaux droits aux utilisateurs afin de protéger leurs données.
Edouard commence son propos en reconnaissant les bienfaits extraordinaires qu’apportent les GAFA. Ces derniers sont souvent vilipendés mais tout entrepreneur sait ce qu’il doit à ces entreprises et à la révolution numérique. Néanmoins, il admet que les GAFA posent aussi des interrogations car ils ne demandent pas la permission d’entrer dans notre quotidien ou de le transformer en profondeur. A l’heure de l’IA et du nudge, la puissance de ces plateformes interroge notre libre-arbitre.
En outre, constatant que les GAFA ont déjà gagné la partie technologique, Edouard se demande si une régulation est encore possible. Pour les tenants de l’Etat, cette régulation des GAFA est d’abord un enjeu fiscal. Toutefois, une taxation particulière des géants du numérique ne fonctionnera pas car les GAFA, en situation potentielle de monopoles, offrent des services dont on ne peut se passer.
Nous ne pouvons accepter que notre libre-arbitre soit placé sous tutelle d’une influence, qu’elle soit politique, religieuse ou technologique.
Pour ce qui est de la politique de protection des données, le RGPD (Règlement général sur la protection des données) est une législation utile mais présente le défaut de ne pas responsabiliser l’individu et de récompenser dans la compétition ceux qui y échappent, c’est-à-dire les GAFA
Quant aux réflexes libéraux classiques, Edouard estime qu’ils sont limités. Il pense en effet que le projet de réglementation anti-trust de Facebook est à contre-temps. Il souligne également que la politique RGPD ou la CNIL va dans le bon sens mais créée la menace d’une hyper judiciarisation d’internet pouvant entraîner une blocage de l’innovation.
La patrimonialité des données personnelles est une des solutions les plus innovantes car nos datas sont une extension de nous-mêmes et nous devons disposer des droits associés à leur usage en toute conscience.
Edouard prône ainsi de revenir au socle de nos libertés pour inventer l’avenir. C’est « la liberté de conscience et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui doivent guider nos pas. De ce fait, la patrimonialité des données personnelles est une des solutions les plus innovantes car nos datas sont une extension de nous-mêmes et nous devons disposer des droits associés à leur usage en toute conscience.
Il faut en effet chercher la construction d’un nouveau rapport entre l’Etat protecteur, et garant de libertés, et l’individu souverain. D’où la pertinence de la patrimonialité des données personnelles, élément de réponse d’inspiration libérale aux enjeux du monde disrupté.
Dans sa chronique pour L’Opinion, notre directeur Maxime Sbaihi revient sur la nécessité de dissocier les secteurs industriels français qui se portent bien de ceux qui se portent mal, et de se focaliser davantage sur la création d’emplois – en hausse – que sur la destruction naturelle d’autres emplois.
C’est sans doute le pessimisme français qui nous pousse à nous focaliser sur les débâcles de notre industrie, plutôt que sur ses succès et ses projets. Lorsqu’un site industriel s’apprête à fermer, ce sont les syndicats, les politiques et les journalistes qui se mobilisent pour crier au scandale.
Mais personne ne parle des secteurs dans lesquelles nous excellons : le luxe, la chimie, la pharmacie. Personne ne parle non plus de tous les emplois crées par l’industrie française, bien plus nombreux que les emplois supprimés. Une usine qui ferme fait plus de bruit qu’une usine qui ouvre, mais ce n’est pas représentatif de la réalité de notre économie.
Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi « L’industrie qu’on entend et qu’on entend pas » cliquer ICI.
Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig estime que nous sommes tous des “communistes de tous les jours” : nous pouvons faire preuve de fraternité et de solidarité, indépendamment des institutions politiques.
Gaspard commence son propos en s’étonnant des déchirements et du manque de démocratie de la France insoumise, mouvement qui est censé représenter le pouvoir collectif et la parole des opprimés. Il souligne la tradition autocratique de l’extrême gauche qui revendique le monopole du “peuple” quitte à écraser les individus qui le composent.
Gaspard constate en outre que tout le monde fait naturellement preuve de solidarité. Il explique qu’être “humain” c’est refuser de prendre en compte les rapports de domination ou d’endettement, même sous une forme symbolique. Ce “communisme de tous les jours” se décline au quotidien dans mille gestes gratuits. Il ne connaît ni frontière nationale ni classe sociale, il consiste simplement à reconnaître l’humanité de l’autre.
Gaspard conclut en expliquant que la pratique du communisme de tous les jours et l’adhésion au communisme politique sont, pour lui, inversement proportionnels chez un individu donné.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Nous sommes tous des communistes » cliquer ICI.
Kevin Brookes, directeur des études de GenerationLibre, et Victor Fouquet, expert pour notre think-tank, prônent une révision générale du système fiscal français.
Nous avons tous assisté au ras-le-bol fiscal des Français ces derniers mois, et à raison puisque la France est championne du monde de la pression fiscale. Emmanuel Macron en a pris acte et affiche aujourd’hui sa volonté de baisser les impôts. Mais il manque d’ambition et de vision d’ensemble. Ses timides mesures ne sauraient remédier à la complexité du système fiscal français.
L’impôt sur le revenu est l’archétype de l’impôt inégalitaire. Contrevenant aux quatre règles d’or de la fiscalité établies par Adam Smith (équité, certitude, commodité et rentabilité), sa complexité aboutit à des situations absurdes. « A un même niveau de revenus, selon qu’ils sont ou non-salariés ou suivant l’usage qu’ils font des niches fiscales, deux individus ne se retrouvent pas nécessairement avec la même somme d’argent en poche une fois l’impôt acquitté ».
De cette complexité naissent des ressentiments parmi la population. L’accusation la plus courante étant celle de faire des « cadeaux fiscaux ». Or il n’y pas de cadeaux fiscaux sauf à considérer que 100% des revenus appartient à l’Etat. Pour lutter contre cette incompréhension, nous avons besoin de refonder notre système fiscal. C’est ce qu’a fait le Royaume-Uni entre 1996 et 2010 avec le projet « Tax Law Rewrite ». Cette situation n’est pas une fatalité, nous pouvons sortir du brouillard fiscal. Donnons-nous simplement les moyens de le faire.
Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig met en garde contre Facebook qui compte lancer sa propre monnaie. A ses yeux, ce projet représente une mainmise sur des milliards d’existences individuelles qu’il faut combattre à tout prix.
Dans un entretien pour L’ADN, Gaspard explique que c’est le droit de propriété étendu aux données numériques qui permettra de démocratiser ce qui est aujourd’hui réservé à un petit nombre d’activistes : le contrôle sur ses données personnelles.
Dans Les Echos, Gaspard alerte sur l’impact qu’aurait sur nos vies la création du « Global Coin », monnaie de Facebook. Il estime qu’avec ses 2,4 milliards d’utilisateurs dans le monde, la plateforme serait en mesure de développer un outil d’une efficacité redoutable. Comme en Chine, on pourrait glisser doucement vers une société sans cash, et effectuer tous ses achats depuis son téléphone.
En outre, ce global coin signerait la fin des Etats-nations puisque la souveraineté implique classiquement le monopole de la création monétaire.
Pour Gaspard, la perspective de l’Etat Facebook ne lui semble pas aller dans le sens des libertés puisque Mark Zuckerberg aura du mal à résister au siphonnage des données intégrant les transactions financières devenues traçables.
Gaspard en conclut qu’il faut arrêter de toute urgence ce qui est en train de se préparer si l’on veut encore pouvoir vivre en société sans compte Facebook.
Gaspard Koenig appelle la France à soutenir la candidature de Margrethe Vestager pour la présidence de la Commission Européenne. Une tribune signée par plusieurs personnalités à retrouver dans Le Figaro.
Aujourd’hui le choix est binaire : reproduire le duopole PPE-PSE et les erreurs du passé ou aller de l’avant et donner un vrai leader à l’Europe.
Pour Gaspard, Margrethe Vestager est notre meilleure option. Actuelle commissaire européenne à la concurrence, ancienne ministre du Danemark, elle a l’expérience et le caractère pour tenir tête aux impérialismes russes, chinois, américains et numériques.
Grande défenseur des vertus de la concurrence, c’est elle qui a refusé la fusion entre Alstom et Siemens, au risque même de compromettre sa carrière. Si l’ALDE (Alliance des démocrates et de libéraux pour l’Europe) l’a choisie comme candidate, c’est parce qu’elle saura donner une véritable ambition au continent européen, tout refusant les monopoles, qu’ils soient économiques, politiques ou institutionnels.
Nul doute pour Gaspard : Margrethe Vestager doit être la candidate de tous ceux qui croient, avec nous, à l’Europe du XXIe siècle.
Dans sa dernière chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig fait l’éloge du compromis. Il souligne l’importance de savoir mettre de côté ses “principes” à l’ère des bulles cognitives et des réseaux sociaux.
Nous sommes peu enclins au compromis, que nous assimilons à la compromission, rappelle Gaspard. Antigone ancrée dans nos esprits, nous sommes séduits par le fait d’avoir des « principes”, quitte à se sacrifier pour les respecter.
Or, le compromis permet de suspendre le différend sans devoir le régler. Il permet de ne satisfaire personne mais d’autoriser chacun à poursuivre son chemin. De ce fait, Gaspard insiste sur l’impératif du compromis dans les sociétés ouvertes dans lesquelles nous vivons, où les valeurs sont de plus en plus hétérogènes. C’est en effet le compromis qui permet l’émergence de consensus politiques et l’acceptation de comportements divergents.
Gaspard termine son propos en souhaitant qu’il y ait à l’avenir moins d’Antigone et plus de Créon, roi de Thèbes qui incarne la volonté de vivre et de laisser vivre, quitte à s’asseoir sur ses principes.
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