Suite à la grève de la SNCF, et tout en attendant l’ouverture à la concurrence avec impatience, Gaspard s’inquiète de voir les organisations s’automatiser et perdre leur capacité d’adoption face aux imprévus.
La semaine dernière, un accident à Saint-Pierre-sur-Vence a déclenché une grève inattendue des syndicats de la SNCF. Les cheminots dénoncent le principe de « l’équipement agent seul » où le conducteur se retrouve seul à bord du train, sans contrôleur dans les wagons.
Malheureusement, ce système ne tient pas compte des imprévus car il repose en grande partie sur l’intelligence artificielle (IA). Ainsi, une panne informatique peut paralyser plus de la moitié du trafic. Gaspard dénonce la recherche permanente de l’optimisation de l’industrie du transport qui pense pouvoir régler le monde comme une horloge.
« La machine ne sera jamais « autonome ». Tant qu’il se produira du nouveau, il faudra des hommes. » Gaspard Koenig
Un problème qui touche également de nombreux secteurs professionnels : les techniques de l’IA sont de plus en plus utilisées pour automatiser progressivement les tâches.
Gaspard réaffirme la nécessité des être humains pour gérer le hasard, ce que l’écrivain Nassim Taleb appelle les « cygnes noires ». Seule capable d’analyser une situation inédite et surtout de s’adapter, l’intelligence humaine reste une valeur ajoutée incompressible. Comme une leçon, cet incident nous rappelle que l’humain est le seul à pouvoir faire face aux crises.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Illusion – et les risques – de l’optimisation », cliquer ICI.
Pour relire notre rapport « Aux data citoyens ! », cliquer ICI.
Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig nous alerte sur les « deep fakes », qu’il baptise « faux parfaits ». De fausses vidéos réalistes qui se répandent sur le net et menacent la démocratie.
Depuis quelques années, circulent sur la toile des « deep fakes », produits d’une technologie qui permet de créer de fausses vidéos à partir de quelques heures d’enregistrement d’une personne réelle. Elles peuvent prendre les traits de Barack Obama qui insulte Donald Trump ou encore de Scarlett Johansson en actrice porno. Un véritable phénomène avec la création de 15 000 nouvelles vidéos au cours du seul mois de septembre, d’après la compagnie de cyber sécurité Deetrace.
Gaspard s’inquiète de voir que les logiciels qui servent à fabriquer ces « deep fakes » soient de plus en plus accessibles au grand public. L’humanité est propulsée dans une nouvelle dimension qui remet en question notre premier sens : la vue. Quel crédit apporter encore au monde extérieur ?
Il devient urgent, pour Gaspard, que les « deep fakes » soient indiqués comme tels lors de leur diffusion, car loin d’appartenir à la liberté d’expression, ils relèvent de la fraude.
Une fois n’est pas coutume, Gaspard se félicite que les régulateurs s’intéressent à ce sujet. Ainsi, le gouvernement américain a pris des mesures, en décembre 2018, avec la création d’un « Malicious Deep Fake Prohibition Act ». En France, Alain Bensoussan, spécialiste du droit numérique souligne que le droit français existant sera suffisant pour punir ces « deep fakes ».
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Les « deep fakes » ou la fin du débat démocratique », cliquer ICI.
Pour relire notre rapport « Pour rétablir la liberté d’expression », cliquer ICI.
Andrew Yang, candidat inattendu à la primaire démocrate aux Etats-Unis, semble biberonné aux idées de notre think-tank. Son programme ? Patrimonialité des data, revenu universel, légalisation du cannabis, prisons ouvertes, nucléaire pour la transition énergétique…
« On se sent soudain moins seul », écrit Gaspard Koenig dans Les Echos. Andrew Yang se projette et souhaite embrasser la révolution technologique en marche dans une approche similaire à la notre. Conscient de la transition nécessaire des métiers industriels vers les métiers du numérique, il propose une refonte du contrat social.
A l’instar de Gaspard, Andrew Yang défend ainsi un revenu universel pour permettre aux individus de faire leurs propres choix et d’avoir les moyens d’effectuer leurs propres transitions. Comme nous, le candidat ne craint pas pour autant la robotisation.
Par ailleurs, en se rapprochant du modèle de GenerationLibre, il propose d’instaurer un droit de propriété privée sur les données personnelles pour que chaque individu puisse décider librement de ce qui lui appartient. Chacun pourrait par exemple monétiser ses données, tel un micro capital.
Ce qu’Andrew Yang appelle « nouvelle forme de capitalisme » est avant tout, pour Gaspard, un projet libéral convaincant qui nous incite à continuer notre combat vers plus de liberté.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Andrew Yang, le président qu’il faut pour l’Amérique », cliquer ICI.
Pour lire notre rapport en faveur d’un revenu universel, cliquer ICI.
Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.
Pour lire notre rapport en faveur de la légalisation du cannabis, cliquer ICI.
Pour lire notre rapport « Prisons ouvertes – Une réponse à la situation carcérale française et à la récidive », cliquer ICI.
Dans sa chronique pour Les Echos, Gaspard Koenig nous invite, sans abandonner l’action civique intellectuelle, à se préparer à une résistance intérieure.
Aujourd’hui, on assiste à la montée des démocraties dites « illibérales » représentées par des dirigeants qui se réclament du peuple et se positionnent contre les élites. Dernièrement, la suspension du Parlement britannique par le Premier ministre, jugée illégale par la Cour suprême, ou encore le lancement de la procédure de destitution contre Donald Trump, menée par la présidente de la Chambre des représentants, illustrent bien la violence de la formation de camps.
Gaspard analyse cette « parenthèse populiste », théorie qui gagne les intellectuels. Il explique la popularité des idées populistes par une certaine installation, celle de la société civile, dans « le confort de la paix ». Une époque qui suscite aujourd’hui un retour de conflit des souverainetés, opposant de manière radicale la volonté générale et le respect des libertés , « les passions de la foule au droit de l’individu ».
À la lumière des textes de l’écrivain Stéphane Zweig, Gaspard appelle à préparer la « résistance intérieure » pour contrer le retour des idéologies. Ecouter notre « moi » le plus intime, c’est résister à la formation de ces systèmes binaires et rester libre. Pour cela, il reprend la « déclaration de l’indépendance de l’esprit » écrite par l’écrivain au lendemain de la Première guerre mondiale, qui appelait à un « engagement permettant de ne jamais asservir la pensée aux intérêts d’un parti, d’une patrie ou d’une classe ».
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Rester libre face au fracas qui s’annonce », cliquer ICI.
De plus en plus d’acteurs de la société civile s’interrogent sur les dérives de la « smart city ». Pour Gaspard Koenig, la propriété des données personnelles est le seul moyen de protéger sa vie privée.
Face au développement des smart cities, villes connectées, un collectif d’associations dénonce « une mise sous surveillance totale de l’espace urbain à des fins policières » allant jusqu’à parler de « contrôle social ». Une méfiance qui s’exprime également Outre-Atlantique, notamment à San Francisco, où des mesures ont été prises contre l’utilisation de la reconnaissance faciale par les policiers.
Gaspard comprend cette peur de la technologie et prend pour exemple quelques grandes villes chinoises, représentations de villes intelligentes poussées à leurs extrême. Aujourd’hui, les algorithmes sont capables d’organiser nos vies dans les moindres détails : l’optimisation finit par s’installer au détriment de la liberté du sujet.
La collecte et le traitement de nos data sont au cœur de la problématique. Pour Gaspard, considérer les data comme la propriété d’acteurs privées ou publics est une erreur, autant que diaboliser les avancées de la technologie. Il milite pour faire de chaque citoyen le propriétaire de ses données.
Conscient des nombreux défis qu’implique la propriété privée des data, notre think-tank trouve néanmoins dans cette révolution juridique le seul moyen d’allier efficacité et liberté.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « La smart city et ses zones d’ombre », cliquer ICI.
Après la sortie de notre deuxième rapport sur la patrimonialité des données personnelles, « Aux data, citoyens ! », Le Figaro a publié une tribune de ses deux auteurs, experts pour notre think-tank, Pierre Bentata et Lucas Léger.
Le constat de nos chercheurs est simple : l’économie numérique repose en grande partie sur la publicité et permet à l’utilisateur d’utiliser les différents services numériques gratuitement. Mais c’est une fausse gratuité qui pose plusieurs problèmes.
C’est d’abord un problème pour les entreprises. Le modèle actuel renforce la « tendance monopolistique » car « plus une plateforme satisfait les utilisateurs, plus elle deviendra attractive, ce qui lui permettra de collecter davantage d’informations personnelles, qu’elle pourra utiliser pour améliorer ses algorithmes mais aussi pour mieux cibler les annonces publicitaires ». En l’absence de prix affiché pour ses données, la libre concurrence et l’innovation ne peuvent bien fonctionner : l’utilisateur ne peut pas « arbitrer entre la qualité du service rendu et son prix effectif ».
Ensuite, c’est un problème pour les internautes. Une publicité efficace est souvent une publicité ciblée : les internautes sont constamment traqués dans leurs comportements et leurs activités. « Le fait de ne jamais payer directement pour profiter des services offerts donne le sentiment que tout ce qui est numérique est gratuit ». Cette situation est néfaste pour tout le monde car c’est une source d’incompréhension entre entreprises et utilisateurs.
La solution proposée par les experts de GenerationLibre est, expliquent-ils, « d’introduire un système de prix dans l’économie numérique ». Ainsi les internautes seront libres de fournir leurs données ou non pour chaque service s’ils estiment que cela en vaut le prix.
Pour une véritable souveraineté numérique et la préservation du libre arbitre, établissons un droit de propriété des données personnelles.
Pour Gaspard Koenig, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) débouche sur des campagnes de publicité hypocrites, et menace de tuer l’éclectisme des acteurs économiques privés au profit d’une uniformité bien-pensante.
Face à la tribune de grands PDG américains prenant parti pour la RSE, Gaspard s’étonne de voir les pontes du capitalisme ajouter à l’objet même de l’entreprise une dimension morale. Sans nier à l’entreprise le droit d’endosser un rôle sociétal, il refuse d’y voir une responsabilité et s’oppose à l’émergence d’une RSE aux allures de police morale.
Cette moralité est par essence biaisée. Elle diaboliserait les petits acteurs n’ayant pas les moyens d’agir dans ces domaines, tout en permettant aux grands de s’acheter une vertu de façade, détournant le regard du grand public de leurs activités néfastes.
En confiant la RSE à l’acteur privé, les Etats avouent l’échec de leurs politiques sociétales, et laissent des acteurs non-élus redéfinir la notion de « bien ». Gaspard clôt sa chronique en plaidant contre la soumission l’entreprise aux mœurs du plus grand nombre, qui signerait la fin des excentricités individuelles permises par le caractère libre du marché.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Le RSE ou le retour de l’ordre moral », cliquer ICI.
Pour lire notre rapport sur « l’objet social de l’entreprise », « Ne laissons pas le juge moraliser l’entreprise », cliquer ICI.
Dans sa chronique, Maxime Sbaihi soumet l’idée d’une allocation aléatoire des numéros de sièges à l’Assemblée nationale. Pour un peu moins de clivages partisans stériles, un peu plus de débat fécond, et beaucoup plus de consensus.
Usuellement réunis en meutes partisanes et s’adonnant à des surenchères théâtrales, les représentants auraient peut-être à gagner en se mélangeant dans l’hémicycle. Dans la volonté de modernisation des institutions, il s’agirait d’introduire un peu de loterie, non pas sur les parlementaires eux-mêmes, mais sur leur numéro de sièges.
En s’appuyant sur une étude de l’Université de Lausanne, Maxime démontre par les chiffres comment cette mesure pourrait faciliter l’échange d’idées et développer une culture du consensus politique qui fait cruellement défaut dans notre pays.
Dans une Ve République aux institutions déséquilibrées, le pouvoir législatif n’en sortirait que renforcé.
Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi « Hasard et démocratie », cliquer ICI.
La rénovation des gares parisiennes, contre laquelle s’élève Gaspard Koenig, menace de transformer des espaces de liberté en centres commerciaux post-modernes.
Tandis que le réchauffement climatique appelle certains à abandonner l’avion au profit du train, Gaspard refuse que les gares se changent en espaces commerciaux au même titre que les aéroports. Sans prendre parti pour les grands magasins ou les petits commerçants, il rappelle l’idéal d’espace public que doit incarner une gare.
La profusion de vitrines commerciales s’apparente à une atteinte à la tranquillité des voyageurs, tout comme la mise en place croissante de portiques de sécurité. Gaspard regrette cette obsession du contrôle qui, en s’immisçant dans les gares, entrave à la fois le droit à l’anonymat des voyageurs et la liberté de circulation.
Gaspard conclut sa chronique en appelant à une véritable politique de concurrence ferroviaire au service des voyageurs, seule issue à la dérive mercantile entreprise par la SNCF.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Et je n’entends plus siffler le train », cliquer ICI.
Dans une tribune pour Capital, Maxime Sbaihi estime que l’Europe doit inventer un modèle de régulation numérique. Elle doit réussir à rendre le pouvoir et le contrôle des données privées aux individus.
Pour Maxime, le rôle de l’Europe est de gérer les problèmes que les Etats-nations ne sont pas en mesure de régler seuls. Or, avec l’essor du numérique, la liste des défis qui dépassent l’échelle nationale ne fait que grandir.
Aucun État seul ne pourrait faire changer les pratiques d’un géant comme Google tandis qu’un marché de 500 millions de consommateurs, comme l’Europe, lui le peut. La souveraineté d’un pays se mesure désormais en taille de marché, donc en internautes. C’est en effet son marché unique qui rend l’Europe incontournable.
De ce fait, Maxime souligne les bienfaits du RGPD mais souhaite pousser la logique encore plus loin avec la propriété privée des données personnelles. Entre le Big Brother chinois et le modèle américain, l’Europe doit inventer une régulation numérique préservant l’individu et ses libertés.
