GenerationLibre publie dans l’Obs un appel au Gouvernement pour lancer le chantier d’un « socle citoyen », doublé d’une pétition en faveur d’un revenu universel.
Dans la perspective du projet de loi de finances 2021 et dans la continuité de la réforme du prélèvement à la source, il est temps de mettre en oeuvre un véritable revenu universel. À l’initiative de Valérie Petit, députée apparentée LREM du Nord, Gaspard Koenig et l’économiste et expert GL Marc de Basquiat, la tribune a recueilli le soutien de quarante-cinq parlementaires, divers élus politiques, chefs d’entreprises, universitaires, journalistes et responsables associatifs.
La crise sanitaire que nous traversons nous convainc de la nécessité de l’instauration d’un socle citoyen. Ce mécanisme de revenu universel intégré à l’impôt sur le revenu aurait permis, dès le premier mois du confinement, de donner à chaque Français un soutien financier immédiat et proportionné.
Pour être à la hauteur des immenses défis que nous aurons – collectivement – à relever, il est plus que jamais temps de réaliser cette réforme majeure du prélèvement à la source. Comme le montrent les modélisations de Marc de Basquiat dans nos deux rapports, une telle proposition peut être mise en œuvre sans créer de choc sur les finances publiques ou sur le niveau des transferts sociaux.
L’administration fiscale pourrait calculer chaque mois la différence entre un crédit d’impôt individuel et un prélèvement uniforme. Cette combinaison d’un crédit d’impôt fixe et d’un impôt proportionnel au premier euro faciliterait drastiquement le système socio-fiscal français. Surtout, ce mécanisme universel et permanent offrirait une capacité de résilience que ne possède pas notre système actuel, en garantissant une adaptation parfaite et immédiate à la situation économique des individus et des familles.
« L’administration fiscale pourrait calculer chaque mois la différence entre un crédit d’impôt individuel et un prélèvement uniforme pour tous afin de garantir un socle de revenu. » Valérie Petit, Gaspard Koenig, Marc de Basquiat
Cette idée de socle citoyen est transpartisane. Elle est revendiquée aussi bien par les socialistes que par les libéraux. Par les premiers au nom d’une solidarité bien pensée, et par les seconds pour donner un fondement matériel aux libertés individuelles.
La crise du Covid-19 a fait prendre une tournure concrète à une théorie qui, depuis Thomas Paine en 1976, n’a cessé d’être étudiée, débattue et expérimentée. La mise en place d’un filet de sécurité universel se justifie autour de trois points : l’automaticité, car beaucoup se sont exposés à une chute brutale de leurs revenus, l’universalité, parce qu’une majorité d’entre nous se trouve dans l’impossibilité de travailler mais que seuls les salariés bénéficient du chômage partiel, et la réalité de nos besoins de bases.
Ainsi, le socle citoyen ne généralise pas l’aumône, il préserve la dignité des plus démunis. Il n’encourage pas l’assistanat, il favorise la prise de risque. Il ne récompense pas l’oisiveté, il supprime les « trappes à pauvreté » tout en s’assurant que le travail paye toujours. Il ne consacre pas le règne de l’individualisme, il tire profit de la singularité de tous les citoyens. Enfin, cette révolution conceptuelle de l’activité ne fait pas table rase de l’État Providence, mais complète les dispositifs universels par un filet de sécurité moderne et réactif.
Partout dans le monde, des pays s’apprêtent à sauter le pas. Il est temps de mettre en œuvre cette réforme d’union nationale, qui n’est ni de gauche ni de droite, mais du côté de ceux qui croient en l’homme. Ayons le courage de faire l’une des réformes fiscales et sociales les plus ambitieuses et justes que notre pays ait connues.
Le lundi 4 mai, Mathilde Broquet-Courboillet a développé notre proposition face à Jean-Luc Gleyze, président du département de la Gironde, lors d’un atelier animé par la députée Valérie Petit sur la plateforme Le Jour d’après.
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Selon Gaspard Koenig dans sa chronique pour Les Echos, l’exemple de la nicotine et de ses potentielles vertus contre le Covid-19 remet en question les velléités de surprotection de l’individu par l’État et nous invite à repenser notre rapport au risque.
Selon l’hypothèse du neurobiologiste Jean-Pierre Changeux, la nicotine protégerait du Covid en empêchant le virus de se fixer sur les récepteurs des cellules. Elle pourrait donc retrouver sa fonction thérapeutique originale.
Pour Gaspard, cette situation met en évidence l’absurdité de toutes les mesures de contrôle sur le comportement. L’État devrait se contenter de donner aux citoyens toute l’information nécessaire sur les risques connus de telle ou telle pratique. Mais il devrait s’abstenir de juger nos choix, la science et notre connaissance des maladies étant trop aléatoires pour faire l’objet de consignes définitives.
« Au-delà de la question du tabac, médicalement incertaine, la grave crise sanitaire que nous traversons devrait logiquement mettre un frein à la vertigineuse progression de l’État nounou. » Gaspard Koenig
Il apparaît que l’État central a failli dans divers aspects de la gestion de crise : gestion du stock de masques, mise en place trop tardive d’une stratégie de dépistage efficace, communication erratique… Ce n’est pas tant la faute d’un gouvernement incompétent, que de cette mauvaise habitude du pouvoir central à « micromanager nos vies ». Tocqueville, déjà, expliquait ce cercle vicieux d’un « État nounou » qui tire sa justification du désir croissant de protection chez ses citoyens.
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Sur France24 et France Inter et dans un entretien donné au magazine Marianne, Gaspard Koenig explique qu’un ralentissement du monde est tout à fait compatible avec la mondialisation et le progrès.
Plutôt que de remettre en cause la mondialisation et de l’accuser de tous nos maux en prônant un repli sur soi dangereux, Gaspard préconise un débat sur les vertus du ralentissement et une redéfinition du concept de liberté. Substituons à la liberté par la multiplication des possibles, une liberté basée sur la constitution d’un soi singulier et riche.
« Je pense que nous pouvons continuer à penser le progrès, les avancés et la technologie à partir d’une définition plus solide de la temporalité et de ce que doit être la liberté individuelle. » Gaspard Koenig
Pour Gaspard, ralentir n’est pas refermer. La mondialisation n’a rien à voir avec la course effrénée et la recherche obsessive du profit. La coopération scientifique de grande ampleur n’aurait pu se faire sans un monde mondialisé. Il faut repenser une meilleure gouvernance internationale afin de conserver les vertus de la mondialisation.
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Dans sa chronique pour l’Opinion, Maxime Sbaihi constate que la mondialisation est trop souvent rendue responsable de nos maux nationaux, tandis que ses nombreux bienfaits sont occultés. Cette méprise serait anecdotique si elle ne mettait pas en péril les fondements de nos sociétés ouvertes et pacifiées.
Ce n’est pas un phénomène inédit. En ces temps de troubles, la mondialisation semble être un coupable idéal. De nombreuses voix s’élèvent pour en appeler à la « démondialisation » et à la « relocalisation ». Mais pour Maxime, cette condamnation sans appel de la mondialisation oblitère certains effets pourtant non négligeables à mettre à son actif : le recul de l’extrême pauvreté et de la baisse des inégalités entre les pays par exemple.
Sur le plan sanitaire cette fois, il n’est pas pertinent d’accuser la mondialisation de la crise que nous vivons. En s’appuyant sur les recherches de l’historien Blaise Wilfert, Maxime rappelle que la lenteur de la circulation au XIVe siècle n’a pas empêché la peste bubonique de faire des dégâts colossaux. S’il est trop tôt pour tirer des leçons de la pandémie, les moyens mis en œuvre pour y faire face révèlent surtout que nos sociétés valorisent la vie plus que jamais.
« Face à la maladie, l’humanisme a remplacé le fatalisme d’antan grâce à la mondialisation des idées et la coopération inédite de la communauté scientifique internationale. » Maxime Sbaihi
Au contraire, la mondialisation apparaît comme une des armes les plus efficaces pour lutter contre le virus, en ce qu’elle permet une extraordinaire coopération au sein de la communauté scientifique internationale.
Pour Maxime, il est incongru de se réjouir du recul du commerce international. Les dégâts provoqués par ce recul affecteraient en premier lieu les pays les moins développés. La relocalisation de la production apparait également comme une tentation coûteuse et dangereuse. Les thuriféraires du « tout local » aiment brandir la carence en masques comme symbole du manque de souveraineté productive de l’économie française. En réalité, c’est davantage la mauvaise gestion des stocks qui explique la pénurie.
« La division internationale du travail permet de bénéficier de l’ingénierie des autres, souvent capables de produire mieux et à moindre coût que nous, et des différences géographiques en termes de ressources et conditions naturelles. » Maxime Sbaihi
Enfin, rien n’indique qu’une relocalisation aurait les résultats escomptés. Elle pourrait même avoir des conséquences environnementales néfastes. Si la mondialisation est perfectible, Maxime appelle à ne pas se tromper de combat. Faire marche arrière sur la mondialisation s’avérerait être un choix égoïste et dangereux pour nos sociétés.
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Dans une tribune pour Les Echos, Rafaël Amselem, soutien de notre think-tank, appelle à repenser la gouvernance de nos finances publiques.
Pour Rafaël, l’épidémie de coronavirus ne doit pas nous faire oublier la nécessité d’une réduction du déficit public. L’exemple Allemand nous rappelle qu’il est mensonger de résumer la politique budgétaire à la seule question des moyens. Il est central de remettre les finances publiques dans le champs du politique, et ainsi de redéfinir le périmètre de l’État.
« Si la crise actuelle justifie d’ouvrir les robinets de l’argent public, elle doit nous conduire à interroger notre laxisme budgétaire, qui est monnaie courante depuis plusieurs décennies. » Rafaël Amselem
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Dans une chronique pour Les Echos et dans un entretien donné au magazine Le Point, Gaspard Koenig déplore que l’épidémie de coronavirus provoque la résurgence d’un vieux virus idéologique français : le pétainisme.
L’ADN de ce virus que Gaspard baptise « Pet-3 » est constitué de trois caractéristiques essentielles. Tout d’abord, le retour à la terre. L’idée que le virus serait une mise en garde envoyée par la nature pour punir l’hubris des sociétés contemporaines séduit de plus en plus. Pour se repentir, il faudrait réapprendre les gestes ancestraux et se rapprocher de la nature. C’est oublier qu’il n’y a rien de plus naturel qu’un virus, et que la science et les technologies sont notre meilleure arme pour lutter contre les pandémies.
La seconde caractéristique du « Pet-3 » est le retour à la nation, contre une société de l’individu considéré comme épars et abstrait. Alors que le Gouvernement entend rebâtir l’indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique de la France, de nombreuses voix militent pour un retour au « tout français ».
« A l’heure où les États gaspillent leurs ressources à se faire la compétition pour les masques et les vaccins, il est urgent de renforcer les mécanismes de gouvernance européens et internationaux, plutôt que de retomber dans les ornières du nationalisme et les illusions de l’autarcie. » Gaspard Koenig
Enfin la dernière caractéristique est le retour du « tout État ». Pour lutter contre l’économie libérale de la dérégulation et du tous contre tous, coupable de tous nos maux, les chantres du dirigisme à la française – de LR à LFI – dévoilent leur recette miracle : nationalisation, planification, protectionnisme.
Dans Le Point, Gaspard rappelle que les épidémies sont une constante de notre histoire biologique. Les intellectuels qui plaquent leurs propres obsessions sur la crise que nous vivons font une erreur. Selon Gaspard, cette montée d’un populisme intellectuel est au moins aussi inquiétante que le virus lui-même.
Gaspard se désole de voir que ce virus se propage à grande vitesse chez nos élites, circulation certainement favorisée par un entre-soi pernicieux. Mais il existe un remède ! Nous pouvons ralentir sans restreindre les échanges, changer nos modes de vie sans l’imposer aux autres, améliorer les capacités de résilience de l’État sans paralyser la créativité entrepreneuriale, guérir notre planète sans détruire notre civilisation.
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« Dans son malheur, la France découvrirait-elle les vertus de la décentralisation ? ». C’est la question que pose Vincent Delhomme, notre nouveau directeur des études, dans une tribune pour Le Figaro.
Depuis le début de la crise du covid-19, les élus locaux sont en première ligne. Certains, comme le président de la région Grand Est – qui a eu un rôle moteur dans l’établissement d’une coopération hospitalière transfrontalière – montrent qu’ils sont les acteurs les plus à même d’adapter la prise de décision aux réalités de leur territoire.
Mais c’est sans compter les vieux réflexes jacobins du pouvoir central, qui a rapidement coupé l’herbe sous le pied des élus locaux trop ambitieux. Ainsi, le Conseil d’État a donné tord aux communes qui voulaient trop s’écarter de la doctrine nationale s’agissant du port du masque.
« Les libertés locales ont de nombreuses vertus que la crise actuelle vient aussi souligner : proximité, efficacité, légitimité. » Vincent Delhomme
Pour Vincent Delhomme, ces prises de position marquent un rejet de la différenciation symptomatique de la culture politique française. Pourtant, les libertés locales sont porteuses de nombreuses vertus. En cette période d’incertitude, une décentralisation effective serait un bon moyen d’expérimenter et d’évaluer différentes stratégies d’action publique, pour permettre aux acteurs de sélectionner les meilleurs pratiques.
De cette crise, nous pouvons espérer que trois leçons soient retenues. D’abord, que la décentralisation fonctionne même en temps de trouble. Ensuite, que les prises de décisions doivent se faire avec pragmatisme à différents niveaux (international, européen, national, régional…). Enfin, que la décentralisation est optimale seulement dans un cadre de confiance et de coopération.
Renouons avec l’esprit de notre Constitution, et redonnons du pouvoir aux communes.
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Dans sa chronique pour l’Opinion, Maxime Sbaihi se félicite des possibilités offertes par le numérique pour échapper à l’ennui du confinement.
Les nouvelles technologies ont pris une place essentielle dans nos sociétés. En ces temps de crise, elles facilitent notre vie quotidienne et rendent la perte de notre liberté de mouvement un peu plus supportable.
Pour Maxime, le véritable progrès se trouve dans la démocratisation du savoir qui, grâce à internet, devient quasiment accessible à tous n’importe où et n’importe quand. Les nombreuses formations gratuites disponibles en ligne offrent une diversité de choix sans précédent. Le confinement est donc pour beaucoup une formidable opportunité pour se cultiver.
« Le savoir universalisé accouche sous nos yeux de la formation universelle. » Maxime Sbaihi
Cette période de « vacances imposées » pourrait être le moment idéal pour prendre le temps de redéfinir ses priorités, effectuer une « actualisation de soi » selon l’expression de Maslow, et ainsi penser, à notre échelle, un avenir collectif meilleur.
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Dans Les Echos, Gaspard Koenig explique en quoi la création de l’application StopCovid pourrait satisfaire notre engagement en faveur d’un numérique respectueux de la vie privée.
Nous le savons, le numérique contient pour nos sociétés un risque important d’extension de la surveillance au nom de la sécurité et de l’efficacité. Chez GenerationLibre, nous n’avons pas attendu les débats des dernières semaines pour nous en inquiéter. En témoignent notre procès contre la création du mégafichier des données biométriques (fichiers TES) et notre combat pour la patrimonialité des données.
C’est pour cette raison que Gaspard défend sans état d’âme la création de l’application gouvernementale. En effet, à la différence des systèmes de traçage mis en place dans d’autres pays comme la Corée du Sud, celle-ci semble vouloir remplir un critère essentiel : celui du consentement.
« Je suis peu enclin à excuser l’insouciance égoïste de la génération Y, qui cède massivement ses données les plus intimes aux services commerciaux – à commencer par les réseaux sociaux où ils relaient leur indignation – mais se trouve soudain prise d’un accès de vie privée quand on lui demande de sauver les vies des autres. » Gaspard Koenig
Contrôlée par des gardes fous efficaces en termes d’anonymisation et de cybersécurité, l’application s’intégrerait parfaitement dans une conception contractualiste de la donnée. Pour l’instant donc, il est futile de s’indigner et d’invoquer « Big Brother ».
Si l’application se révèle techniquement faisable et sanitairement pertinente, elle apparaît comme une manière participative de freiner la propagation du virus, et donc de protéger les plus vulnérables. Gaspard encourage donc vivement ses concitoyens à jouer le jeu. Surtout, il les exhorte à s’emparer du sujet dans l’après crise, afin de discuter collectivement de la gestion des données par les acteurs privés.
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Dans les colonnes du Figaro, le président du mouvement « Les Affranchis – Students for Liberty France », Guillaume Moukala Same, défend la mouture du revenu universel de notre think-tank.
Pour lire la tribune « Le revenu universel protège face aux crises et aux accidents de la vie », cliquer ICI.
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