Le ministre de la Santé réagit à notre analyse des effets des confinements

Dans un grand entretien pour Le Figaro magazine, Olivier Véran répond à notre évaluation des effets des confinements sur la population française.

 

Interrogé sur notre analyse coûts-bénéfices des confinements, le ministre de la Santé défend les choix du Gouvernement dans la gestion de crise sanitaire.

 

Dans un entretien pour Atlantico, Maxime Sbaihi explique en détail les effets des confinements en France.

« L’espérance de vie est aussi dépendante de la distribution des revenus. En perdant des revenus lors des confinements, 5 millions de déclassés économiques ont perdu environ 1 200 000 années de vie. »

Malgré le fait que tous les effets des confinements ne soient pas encore quantifiables, Maxime estime qu’il est possible d’évaluer leurs conséquences sur l’espérance de vie. À l’appui du modèle d’Henri Leleu, médecin spécialiste en santé publique, notre note conclut qu’environ 500 000 années de vie ont été sauvées grâces aux confinements tandis qu’environ 1 200 000 années de vie ont été perdues à cause du déclassement économique engendré par ces mêmes mesures.

« Les deux catégories qui ont été les plus protégées, ce sont les retraités et les fonctionnaires, car ce sont les deux groupes qui ont des revenus garantis malgré la crise. »

Maxime explique que certains franges de la population ont été plus durement touchées par les effets des mesures restrictives. Les catégories d’actifs qui sont les moins protégées sur le marché du travail sont celles qui ont été les plus touchées, les jeunes en tête. À l’avenir, les pouvoirs publics devraient tenir compte des coûts des mesures sanitaires pour adapter leur action à l’aube de la sortie de crise.


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Publié le 23/05/2021.

« L’insécurité ne me fait pas aussi peur que les discours sécuritaires. » Gaspard Koenig

Dans Les Echos, Gaspard Koenig déplore la propagation du discours sécuritaire et des images de violence dans notre société.

 

Gaspard s’étonne qu’une augmentation de la violence soit communément constatée, y compris au sommet de l’État. À l’appui de Steven Pinker, Gaspard souligne au contraire un mouvement de déclin de la violence. En témoigne les chiffres publiés par l’Observatoire scientifique du crime et de la justice qui constate aussi une tendance à la baisse depuis des années. Nous sommes donc loin des récits de La Fontaine et Stendhal dans lesquels la violence en France est commune à leurs époques.

« Il est évident que chaque crime est un scandale et incontestable, que la violence revêt des formes nouvelles et inquiétantes (…) Pour autant, le meilleur moyen de traiter ces problèmes sérieux est d’observer les moyennes, sans céder à la panique. »

Gaspard reprend les écrits de Stephen J. Dubner et Steven Levitt sur les attaques de requins en Floride avant le 11 septembre 2001 pour illustrer un biais psychologique à l’oeuvre dans les médias. Le « biais de disponibilité » désigne un mode de raisonnement fondé sur des informations ou des images immédiatement disponibles pour notre mémoire. Ces images brouillent la rationalité des chiffres et crée de fait une récurrence dans notre perception de l’actualité.

Exemple : pour un évènement donné qui a eu telle conséquence, on aura tendance à penser qu’un évènement du même type aura toujours la même conséquence. En 2001, l’opinion publique américaine s’affolait d’une augmentation soudaine des attaques de requins. Pourtant, les chiffres montrent qu’il y a eu autant d’attaques que les autres années.

« On sait d’avance quelles seront les premières victimes du biais de disponibilité : nos libertés. »

Alors que les enjeux sécuritaires ne manqueront pas d’être au centre du débat public lors de l’élection présidentielle, Gaspard appelle à ne pas céder à la panique. Les chiffres sont bien plus pertinents que les images. Cet emballement pour la sécurité risque de porter à nouveau préjudice à nos libertés.


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Publié le 19/05/2021.

[Lu Ailleurs] : « L’État de droit a été mis à mal par la pandémie »

Dans un entretien pour Atlantico, Raul Magni-Berton s’inquiète d’un retour difficile à la normale dans l’équilibre des pouvoirs des États européens après la crise sanitaire.

 

Raul Magni-Berton constate que la mise en place de régimes d’exception pour endiguer la crise sanitaire ne s’est pas réalisée de la même manière partout en Europe. Cette disparité est surtout géographique. Ainsi, les pays germaniques et scandinaves se distinguent de certains pays de l’Est comme la Pologne et la Bulgarie dont le pouvoir des exécutifs s’est largement renforcé. Raul Magni-Berton ajoute que, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas dans les pays qui ont été les plus touchés par l’épidémie que les mesures de restriction ont été les plus fortes.

« De manière générale, les mesures ont augmenté le pouvoir de l’exécutif au détriment du Parlement, du pouvoir judiciaire, du Conseil d’État et parfois du Conseil constitutionnel. »

Raul Magni-Berton désigne la France comme l’État le plus « autoritaire » de l’Europe de l’Ouest dans la gestion de crise. Il doute que notre pays puisse complètement recouvrir un équilibre des pouvoirs. En temps de crise, les institutions ont créé des précédents dans le droit. Le Conseil constitutionnel a par exemple donné le statut de « loi » aux ordonnances. Difficile de revenir en arrière.

« On peut d’ores et deja penser que tous les pays ne réussiront pas à restaurer l’équilibre des pouvoirs d’avant. La France est un bon candidat pour être l’un d’eux. »

Raul Magni-Berton souligne que la sévérité des mesures sanitaires n’est pas non plus liée à l’idéologie d’un gouvernement. Il donne trois facteurs inhérents au niveau de réponse engagé par l’État : la stabilité démocratique, la qualité des contre pouvoirs et la confiance dans les institutions. Cette dernière est particulièrement importante car, sans cette confiance des citoyens, le gouvernement rentre lui-aussi dans un cercle vicieux. Défiant du comportement de sa propre population, il multiplie donc les mesures restrictives.

Plutôt qu’une restauration de l’équilibre des pouvoirs par l’État, Raul Magni-Berton propose que des mesures de compensation soient mises en place pour que les gouvernés puissent avoir un plus fort regard sur le travail de leurs gouvernants. Cette transparence est indispensable pour respecter l’État de droit et les libertés publiques.


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Publié le 18/05/2021.

« L’avenir de l’Europe, c’est la paix dans le monde. » Gaspard Koenig

Dans Les Echos, Gaspard Koenig déplore le recours à la force des États français et britannique dans la Manche au lendemain du Brexit.

 

La France et l’Angleterre ont envoyé chacun à leur tour deux navires militaires vers l’île de Jesersey pour intimider l’autre. Gaspard s’inquiète qu’un désaccord sur l’attribution des licences de pêche puisse nous conduire à une confrontation armée. Le Royaume-Uni, désormais affranchi du joug européen, reviendrait à un état de nature tel que dépeint pas Thomas Hobbes.

« Redevenus souverains, ne rendant plus de comptes qu’à leurs propres citoyens, les Etats-nations renouent avec la manière la plus simple et la mieux éprouvée de régler les conflits : la force. »

Gaspard estime que l’Europe n’a rien à envier à cette manière de résoudre les conflits. Au contraire, le recours perpétuel à la négociation est un signe de maturité pour l’Union européenne : la victoire de la règle de droit et du multilatéralisme sur le recours à la force.

« Nous ne gagnerons rien à transformer l’Europe en une entité étatique comme les autres, « solitaire, méchante et brutale » dans le grand jeu de la realpolitik internationale. »

Gaspard se félicite que la ligne de l’Union Européenne en matière de politique étrangère soit fondée sur la paix. Ce qui parait être un signe de crédulité est en réalité une force. À cet effet, la Conférence sur l’avenir de l’Europe pourrait être l’occasion de renforcer cette stratégie.


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Publié le 12/05/2021.

[Lu Ailleurs] Terrorisme : « Le déchiffrement des messageries cryptées n’est pas la solution. » Aurélie Jean

Dans Le Point, Aurélie Jean déplore un affaiblissement de la protection des données personnelles au nom de la lutte contre le terrorisme.

 

Aurélie Jean s’inquiète de la mise en place d’un déchiffrement des messageries cryptées inscrit dans le projet de loi relatif à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement. Une mesure souhaitée par le ministre de l’intérieur pour renforcer les pouvoirs de surveillance de l’État.

«  Affaiblir le déchiffrement des messageries ou donner à l’État accès aux clés soulève plusieurs soucis techniques et sociétaux. »

Aurélie Jean pense que la raison d’État ne justifie pas tout. Pour elle, lever le chiffrage des messageries équivaut à donner clés en main l’accès à toute notre vie privée « aux malfrats, aux pirates informatiques et aux régimes répressifs. »

« Vous êtes en droit de vous demander ce que l’État français va faire avec toutes ces données, vos données. »

Aurélie Jean estime que l’obligation de déchiffrement des messageries cryptées constitue une atteinte à nos droits fondamentaux et à nos libertés. Oui à la protection nationale mais pas à n’importe quel prix.


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Publié le 09/05/2021.

« Le libéralisme est détaché du clivage droite/gauche » Gaspard Koenig

Dans un entretien pour Philosophie Magazine, Gaspard Koenig affirme que le libéralisme a toujours dépassé les clivages politiques. 

 

Gaspard ne se sent pas « ni de gauche, ni de droite ». Il estime seulement que les idées qu’il défend sont répandues sur l’ensemble du spectre politique. En tant que libéral, Gaspard s’inscrit autant dans la philosophie de Pierre-Joseph Proudhon et Henry David Thoreau que de Friedrich Hayek et Hernando de Soto qui défendent tous, à leur façon, un « ordre spontané ». Ses idées, il les fondent sur la défense de la liberté individuelle qu’il oppose à tout collectivisme, qu’il soit socialiste ou nationaliste.

« Les idées que je défends, fondées sur la liberté individuelle, tombent sur toutes les cases de l’échiquier politique. »

Gaspard rejoint Michel Gauchet dans son analyse des catégories politiques. Il pense qu’elles sont surtout culturelles et constate que le clivage gauche/droite devient totalement brouillé dès lors que des sujets fondamentaux sont évoqués (laïcité, souverainisme, etc.).

« Le libéralisme authentique porte une part de révolte « de gauche », modérée par une défiance « de droite » envers les utopies. »

Gaspard souligne que le libéralisme parle autant à gauche qu’à droite. Des politiques publiques d’inspiration libérale sur la légalisation des drogues, la prostitution se rapprochent particulièrement de certaines familles intellectuelles « de gauche », des libertaires aux radicaux ; d’autres comme la réforme du statut de la fonction publique, le droit de la concurrence ou la liberté d’expression, trouvent un écho parmi les différentes droites conventionnelles. Le revenu universel parle de fait à un centre (droite et gauche).

Gaspard rappelle qu’historiquement Benjamin Constant et Frédéric Bastiat siègeaient au centre-gauche de l’hémicycle contre la droite conservatrice quand beaucoup de libéraux de droite tels François Guizot, Émile Ollivier et Pierre Waldeck-Rousseau firent adopter de grandes réformes sociales (abrogation du travail des enfants, droit de grève, légalisation des syndicats).

« En tant que libéral, les catégories gauche/droite ne me conviennent pas. »

Gaspard estime que le clivage gauche/droite est « hasardeux et tribal » alors que le libéralisme, tout comme d’autres écoles de pensée, aborde les questions politiques de façon transversale, prend de la hauteur et se saisit naturellement de chaque nouveau sujet.

Récemment, le numérique a laissé place à de nouvelles dissensions philosophiques entre conservateurs, socialistes, souverainnistes et libéraux. Un sujet dont GenerationLibre s’est emparé pour défendre nouveau un modèle libéral : la patrimonialité des données personnelles.


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Publié le 06/05/2021.

Sortie de crise, retour des libertés publiques ?

Dans un entretien pour La Vie, Vincent Delhomme, chercheur-associé chez GenerationLibre et pilote de l’Observatoire des Libertés Confinées, s’interroge quant à l’impact durable de la crise sanitaire sur nos libertés.

 

Vincent estime que la stratégie française de gestion de crise sanitaire n’a pas fonctionné. Les mesures sanitaires ont eu des conséquences graves sur l’économie et n’ont pas permis de diminuer le taux de mortalité en France par rapport aux autres pays européens. Il est donc difficile d’accepter ces restrictions durables des libertés.

« La crise a renforcé le processus de verticalisation du pouvoir déjà à l’oeuvre et a fragilisé les contre-pouvoirs. »

Avec l’Observatoire des libertés confinées, outil citoyen mis en place par GenerationLibre depuis le début du premier confinement, Vincent surveille de près l’évolution des restrictions sanitaires. À l’aube d’une sortie de l’état d’urgence sanitaire, il déplore le secret des arbitrages qui mènent aux décisions des pouvoirs publics.

« Il est impossible de contrôler la proportionnalité des restrictions de liberté décidées. Le gouvernement nous demande de le croire sur parole. »

Vincent pense que les décisions du pouvoir exécutif devraient être débattues. À cet effet, à l’opposition entre santé et économie devrait se substituer un réel questionnement sur l’équation entre restriction des libertés et limitation des contaminations. Que demandons nous à l’État, « sauver des vies ou nous permettre de vivre librement » ?

« Si le passeport sanitaire est rendu obligatoire pour voyager, alors que 70 % des gens n’ont pas accès au vaccin, cela me semblera particulièrement discriminatoire. »

S’il n’est pas contre l’idée d’un passeport sanitaire, Vincent alerte sur l’impact d’une telle mesure sur les libertés. Le manque d’accès au vaccin, combiné aux prix élevés des tests PCR pourrait créer de véritables inégalités. Le passeport sanitaire représente aussi un véritable sésame pour la collecte des données. Surtout, est-on prêt à ce qu’un tel dispositif subsiste après la crise sanitaire sous prétexte de limiter la propagation d’autres maladies ?


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Publié le 06/05/2021.

États-Unis, France : quelle relance pour l’économie ?

Invité sur BFM Business dans l’émission « Les Experts », présentée par Nicolas Doze, Maxime Sbaihi discute de la relance économique en Europe et aux États-Unis en compagnie de Guillaume Dard et Robin Rivaton.

 

S’il se félicite aujourd’hui d’incateurs économiques positifs, Maxime appelle tout de même à la prudence vis-à-vis d’une reprise inégalitaire. Depuis plus d’un an, c’est toute une partie de la population qui est directement impactée par la crise sanitaire. Sans mesures fortes, celle-ci risque de sombrer.

« Les effets de la crise ont été concentrés sur une frange de la population. Les indépendants, les non-salariés, les jeunes ont subi une perte de revenus et ont été déclassés économiquement. Les séquelles vont être conséquentes. »

Interrogé sur le début de mandat de Joe Biden, Maxime estime que la stratégie de « surchauffe » économique du Président est intéressante. Il s’amuse des réactions de la classe politique française qui l’idolâtre alors que « la France fait du Biden XXL depuis des décennies », notamment en termes de fiscalité.

« J’ai l’impression de voir un boulimique qui voit son voisin sportif prendre un peu de poids et qui se dit « super je continue comme ça, je suis sur la bonne voie ». »


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Publié le 05/05/2021.

« N’abandonnons pas l’usage du nom de famille ! » Gaspard Koenig

Dans Les Echos, Gaspard Koenig appelle à réhabiliter l’usage du nom de famille et des titres dans les relations humaines.

 

Gaspard déplore que l’égalisation des conditions mène à la banalisation de l’usage du prénom dans les rapports humains. Par exemple, dans son hommage à la policière assassinée à Rambouillet, le Premier ministre utilise le prénom de la défunte. Gaspard préfère à cette « mode du prénom » l’usage singulier des noms et des titres. Une façon pour lui de considérer l’autre comme un être particulier.

« Ce nouvel égalitarisme masque mal un certain mépris généralisé pour des êtres humains devenus interchangeables. Je lui préfère la liberté de jongler entre prénom, nom, titre, pour établir vis-à-vis de chacun une relation singulière. L’avantage des conventions, c’est qu’elles nous ménagent le plaisir de les briser. »


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Publié le 05/05/2021.

[Lu Ailleurs] : « Imaginons un capitalisme rénové et plus équilibré » Patrick Artus

Dans un entretien pour l’Opinion, Patrick Artus promeut une rénovation du capitalisme inspirée de l’ordolibéralisme.

 

Patrick Artus se penche sur un capitalisme à bout de souffle dans sa version actuelle. Ce modèle est autant décrié dans son versant éthique (inégalités, pollution, délocalisations) qu’économique (frein au progrès technique, baisse des gains de productivité) en raison de la constitution de monopoles et d’une concentration du capital, autant de barrières à l’entrée pour les petites entreprises et l’innovation.

« Le capitalisme dans lequel nous vivons fabrique une décroissance continuelle des gains de productivité (…) Il est sous perfusion depuis des décennies. »

Faute d’engendrer une forte croissance et une augmentation des revenus, Patrick Artus explique que, à partir des années 1990, le capitalisme a été contraint de reposer sur un fort endettement du secteur privé. Une évolution néfaste qui s’est immiscée dans le secteur public au lendemain de la crise de 2008. Reste alors la politique monétaire et ses injections constantes dans l’économie pour soutenir un système voué au déclin.

« Il nous reste quelques années seulement pour imaginer un capitalisme rénové et plus équilibré, capable de survivre à la disparition de sa troisième béquille, la politique monétaire. »

Patrick Artus estime que la philosophie de la gouvernance économique doit s’inspirer de l’ordolibéralisme. Pour lui, l’État doit surtout mener des politiques incitatives plutôt que de diriger l’économie. Ce sont aux entreprises de maximiser les profits et à l’État de gérer les externalités (santé, sécurité, environnement). Patrick Artus propose, entre autres, de fixer un prix au CO2, d’instaurer un bonus-malus aux licenciements ou encore de briser le monopole des GAFAM.

Patrick Artus fait référence aux réflexions peu mises en avant de Milton Friedman sur l’éducation à laquelle il portait attention notamment pour les enfants de milieux défavorisés. Lors du récent évènement organisé par GenerationLibre, Mario Vargas Llosa saluait l’école publique obligatoire mise en place en France à la fin du XIXème siècle, alors puissant vecteur de lutte contre les inégalités à la naissance.

Dans son dernier ouvrage publié par la collection GenerationLibre aux éditions Puf, Claude Gamel plaide pour une nouvelle vision du libéralisme. Guidé par F. Hayek et J. Rawls, l’auteur affronte notamment la question de la justice en société. Claude Gamel propose un libéralisme dit « soutenable » avec comme principe directeur la dispersion maximal du pouvoir. L’auteur défend, entre-autres, la propriété des données personnelles, une régulation de la concurrence adaptée aux géants du numérique ainsi qu’un marché mondial des droits à polluer.


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Publié le 03/05/2021.

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