Dans l’Opinion, Maxime Sbaihi s’inquiète du manichéisme grandissant dans le débat public et appelle à retrouver le goût de la nuance.
« Antigone a raison mais Créon n’a pas tort » : à la lumière de l’analyse d’Albert Camus, Maxime fustige notre tendance à refuser toute nuance, qui nous enferme de fait dans des positions de plus en plus radicales et idéologiques.
« (La citation de Camus) est aussi et surtout la meilleure définition possible de la nuance, par la reconnaissance du caractère complexe et éparpillé de la vérité. »
Notre propension à refuser la nuance nous pousse invariablement vers la démagogie, vers des positions aussi extrêmes qu’irréconciliables et vers l’erreur. Dès lors tout compromis devient impossible. La vitesse du temps médiatique accentue encore ce mouvement de polarisation. L’actualité, toujours traitée à chaud et sans recul, fait la part belle aux personnalités les plus clivantes car bien souvent les plus bruyantes.
« En démocratie, la nuance n’est pas une bassesse mais un salut. Sans ce petit rien qui lui est si vital, et qu’aucun décret ne pourra ressusciter sinon nous, la campagne présidentielle promet de tourner au cauchemar (…). »
À l’approche de l’élection présidentielle, Maxime nous invite individuellement à réapprendre la modération et à « chérir la nuance » pour espérer pouvoir vivre une campagne apaisée.
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Publié le 01/09/2021.
Wansquare retrace le parcours de Maxime Sbaihi jusqu’à son arrivée chez GenerationLibre. Au détour d’un portrait élogieux, le média numérique revient sur les prochains combats du think-tank à l’approche de la présidentielle de 2022.
Maxime est libéral mais il n’entend pas défendre les seules libertés économiques. Diplômé de l’ESCP et de l’université Paris-Dauphine, Maxime effectue un stage au sein de la banque de financement et d’investissement de Crédit Agricole. Il travaille ensuite pendant deux ans pour le groupe financier franco-allemand Oddo BHF puis devient chargé du suivi de l’économie européenne chez Bloomberg. C’est à Londres qu’il rencontre Gaspard Koenig et rejoint finalement à l’aventure GenerationLibre en 2018.
« D’ordinaire, en France, un libéral est vu comme quelqu’un qui désire diminuer les impôts et le nombre de fonctionnaires. Nous avons vocation à être plus ambitieux que cela. »
Maxime décrit la ligne de pensée du think-tank : « un libéralisme à 360 degrés », à la fois tourné vers la liberté économique et l’autonomie de l’individu. Si GenerationLibre défend une liberté en tout, dans la droite ligne de Benjamin Constant, Maxime précise que nous ne sommes pas libertariens.
« Politique, société, économie, le jeune think-tank ferraille avec les décideurs publics et n’a cure de cliver, en proposant aussi bien l’instauration d’un revenu universel que la légalisation du cannabis et de la gestation pour autrui ou encore la mise en place d’un droit de propriété sur les données personnelles. »
À l’aube de l’élection présidentielle, Maxime rappelle que GenerationLibre compte continuer à investir les débats, notamment sur des sujets tels que l’éducation, la cause animal, le marché du logement ou encore la refonte des institutions.
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Publié le 29/07/2021.
Dans L’Opinion, Emmanuel Combe explique comment certains biais psychologiques conduisent certaines personnes à ne pas se faire vacciner.
Selon Emmanuel Combe, une partie de la population française envisagerait de ne pas se faire vacciner et serait victime de biais psychologiques connus. Outre leur avis sur le vaccin, leur âge ou leur catégorie socio-professionnelle, c’est bien la psychologie qui prend le dessus sur la décision de l’individu non-vacciné.
« Certaines personnes sont opposées par principe à toute mesure portée par Emmanuel Macron tandis que d’autres pointent du doigt le manque de recul sur les effets secondaires du vaccin. »
Emmanuel Combe mentionne trois biais psychologiques qui pourraient expliquer le refus de se faire vacciner. Dans le premier cas, le biais de « surconfiance » pousse l’individu a tendance a surestimer sa capacité à faire face au virus dont il pense échapper grâce à sa bonne étoile. Avec le biais de « disponibilité », la personne concernée considère que les chances de contracter le virus son rares voire inexistantes. Enfin, le biais de « statu quo » amène l’individu à remettre à demain ce qu’il pourrait faire aujourd’hui.
« Si tout le monde adopte le même comportement que notre individu rationnel, on arrive à la situation la pire : personne n’est vacciné puisque chacun compte sur l’effort des autres. »
Quel que soit le biais psychologique, le comportement des personnes qui refusent de se faire vacciner s’apparente, d’un point de vue économique, à celui du passager clandestin. Emmanuel Combe explique que si tous les Français vont se faire vacciner alors l’individu a intérêt à ne pas le faire puisque l’immunité collective est déjà atteinte. L’individu qui ne souhaite pas se faire vacciner décide de faire porter l’effort aux autres.
« Cette situation est bien connue en théorie des jeux, avec le célèbre « dilemme du prisonnier » : les intérêts de chacun conduisent à la pire solution collective. »
Pour Emmanuel Combe, si tout le monde adoptait un tel comportement, la somme des intérêts individuels conduirait à la pire des situations. Autrement dit, personne ne serait vacciné.
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Publié le 28/07/2021.
Dans Le Point, Édouard Hesse démontre que l’interdiction du travail du sexe ne l’empêche pas. Au contraire, elle est désastreuse aux plans sanitaire et économique pour les individus, à commencer par les plus vulnérables.
Le sujet du travail du sexe touche autant les pays développés que les pays en développement. Il divise entre ceux qui souhaitent légaliser cette activité pour protéger les droits des travailleuses et ceux qui veulent les sauver d’une exploitation scandaleuse en interdisant purement et simplement cette pratique. À l’appui d’une étude publiée par deux chercheuses en septembre 2020 dans le Quarterly Journal of Economics, Édouard Hesse analyse l’impact de la prohibition et de la légalisation dans les pays en développement.
« Les chercheuses prennent comme cas l’île de Java en Indonésie, où la prostitution devint soudainement illicite en 2014 dans le district de Malang dans l’est de l’île. Le reste des districts de l’île de Java ne furent pas affectés par cette prohibition, le travail sexuel y est donc resté toléré, ce qui fit d’eux des candidats idéaux pour contrôler les effets de la criminalisation dans le district de Malang. »
Édouard Hesse constate que, dans le district de l’île de Java où la prostitution a soudainement été déclarée illégale, la prohibition n’a eu aucun effet à long terme sur le marché de la prostitution. Si sa taille a baissé de 50% au cours de la première année de son interdiction, son importance reste la même cinq année plus tard. La répression policière n’a pas eu d’effets.
« Dans l’île de Java, la criminalisation du travail sexuel a mené à une augmentation de 27 points de pourcentage la probabilité pour les travailleuses du sexe d’être testées positivement d’une maladie sexuellement transmissible. »
En plus d’avoir échoué, la criminalisation de la prostitution a engendré de graves problèmes sanitaires. Édouard Hesse explique que la prohibition a impacté les conditions de travail des travailleuses du sexe : leur activité devient clandestine. La propagation des infections sexuellement transmissibles est la conséquence d’un manque d’accès au moyens de contraception tel que le préservatif (généralement distribué par des ONG qui ont accès au marché licite). Au final, le travail clandestin des travailleuses du sexe a augmenté la probabilité de transmission d’IST au sein de la population générale.
« L’augmentation de la prévalence des IST et le moindre usage du préservatif chez ces dernières mènent à une augmentation des contaminations chez leurs partenaires, leurs clients et les partenaires sexuels de ces clients. »
Enfin, la prohibition du travail du sexe entraîne des conséquences économiques catastrophiques. La majorité des femmes dont le métier est criminalisé rentrent dans leur village natal. Quand 28% d’entre-elles ne travaillent pas, les autres sont contraintes d’exercer des emplois peu qualifiés où les revenus sont insuffisants pour financer leur quotidien. Comble de la situation : de nombreux enfants doivent travailler pour compléter les revenus du foyer.
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Publié le 22/07/2021.
Dans L’Obs, Gaspard Koenig s’insurge contre l’extension du pass sanitaire qui, selon lui, est un outil disproportionné et néfaste pour l’état de droit en France.
Pour Gaspard, la légitimité d’une politique de santé publique tient en une question : qui veut-on protéger ? Si le rôle de l’État est de protéger le citoyen contre un danger extérieur, il s’arrête dès lors qu’il s’agit de protéger l’individu contre lui-même. Dans la mesure où les vaccins sont disponibles pour tous, efficaces et gratuits, la vaccination devient davantage affaire de responsabilité individuelle que collective.
« À partir du moment où les vaccinés sont protégés, les non-vaccinés ne représentent un danger que pour eux-mêmes et se trouvent à même d’assumer leur choix, avec pour seule limite l’engorgement des services hospitaliers. »
Outre le fait d’être illégitime, le pass sanitaire est peu efficace, selon Gaspard. À l’appui d’une étude de Public Health England, Gaspard affirme que les vaccins ne réduisent la transmission au sein du foyer que de moitié. Si ce chiffre est encourageant, il ne permet pas pour autant d’attester que le vaccin est un bouclier absolu contre la transmission du virus. Gaspard, lui-même vacciné, a contracté le variant delta quelques semaines après sa deuxième dose. Le pass sanitaire n’empêche pas nécessairement la transmission : il ne constitue qu’une « simple mesure de réduction des risques ».
« La cage d’acier normative que redoutait Max Weber se refermera sur le citoyen, pris dans un imbroglio bureaucratico-numérique de codes QR avec leurs inévitables problèmes de mise à jour et d’interopérabilité. »
Qui dit QR code dit contrôle d’identité. Alors que l’espace public est défini par l’anonymat et la libre circulation, les individus seront confrontés à « une succession de sas verrouillés. » Avec cette nouvelle mesure, la responsabilité de contrôler revient aux commerçants qui se transforment en « flics », dixit Gaspard.
« L’État de droit en sortira encore plus affaibli et discrédité. Le gouvernement ne pourra blâmer que lui-même pour l’anarchie qui se profile. »
Avec le pass sanitaire, Gaspard constate aussi une énième loi qui ne sera pas appliquée. Surtout, Gaspard rappelle que « les structures administratives mises en place pour gérer une situation temporaire trouvent toujours de bonnes raisons de pérenniser leur existence. »
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Publié le 16/07/2021.
Dans Le Figaro, Margrethe Vestager estime que la sortie de crise est un contexte propice à la transformation de l’économie européenne.
La commissaire européenne estime que la concurrence est la clé pour reconstruire l’économie. L’Europe de demain doit être « plus verte, plus connectée, plus inclusive et plus compétitive. » Margrethe Vestager pense que, face à de nouveaux enjeux, de nouvelles règles doivent être édictées.
« La dernière chose dont nous avons besoin, c’est que nos marchés se retrouvent pris au piège des monopoles et des cartels. »
Margrethe Vestager pense que la concurrence est un terrain fertile pour le développement économique. Placées face à une compétition au sein du marché intérieur, les entreprises européennes seront plus à même d’émerger au niveau mondial. La concurrence est d’ailleurs tout aussi favorable pour le consommateur européen.
« En faisant du maintien de la concurrence une priorité, nous mettons tout en route pour garantir une société et une économie européennes juste et prospère. »
Pour Margrethe Vestager, le numérique fait partie des priorités de régulation. Ce secteur est l’exemple même du contrôle de quelques entreprises sur un marché en plein essor, au détriment du citoyen. Un problème qui n’existait pas il y a quelques années, un vide juridique que l’Union s’efforce à combler. La concurrence par la régulation est donc un choix déterminent pour le futur de l’Europe. Et si la patrimonialité des données personnelles était la solution ?
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Publié le 16/07/2021.
Dans Atlantico, notre expert Vincent Delhomme estime que l’extension du pass sanitaire peut s’avérer plus liberticide que la mise en place de l’obligation vaccinale.
Si Vincent comprend les fondements du passeport sanitaire, il s’inquiète de sa durabilité et de ses conséquences en matière de libertés publiques. Le risque est de s’y habituer et de devoir justifier de notre état de santé lors de toutes nos activités quotidiennes.
« On pourrait imaginer des établissements expliquant à leur clientèle qu’elle ne risque pas d’attraper la grippe en s’y rendant, en faisant un argument marketing. »
Après l’allocution du Président de la République, Vincent souligne que les restrictions sanitaires vont désormais peser sur un nombre plus limité de personnes : les non-vaccinés. Parce que les non-vaccinés font un choix individuel qui emporte des conséquences collectives, Vincent ne juge pas aberrant de leur demander de justifier de leur état de santé. À ce titre, la vaccination obligatoire pourrait paradoxalement peser moins fortement sur les libertés publiques.
S’agissant du pass sanitaire, ce qui inquiète Vincent, c’est la proportionnalité de la mesure (durée, lieux, nature de la vérification). Ce qui le choque tout particulièrement, c’est que ces décisions soient systématiquement prises dans l’urgence, sans débat démocratique.
« On neutralise toute forme de débat puisque l’alternative présentée est toujours : les restrictions ou le chaos. Ce n’est pas ainsi qu’on peut gouverner un pays démocratiquement. »
En ce 14 juillet, Vincent déplore que l’ère du temps ne soit pas à la célébration de la liberté. Il se demande pourquoi la liberté est écartée et pourquoi il est demandé aux Français d’obéir sans faire appel à leur responsabilité individuelle. Non, la liberté n’est pas réservée au rêveurs et aux naïfs !
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Publié le 14/07/2021.
Dans Les Echos, Maxime Sbaihi estime qu’il est urgent de réformer notre système des retraites au nom de la solidarité intergénérationnelle.
Système déficitaire, vieillissement démographique…Les débats sur la réforme des retraites font l’objet d’arguments variés en faveur d’un changement. Alors, réforme paramétrique ou systémique ? Pour Maxime, dans l’immédiat, il est urgent de repousser l’âge de départ à la retraite.
« Les évolutions mal anticipées de la démographie remettent même en cause l’équité intergénérationnelle de notre système de retraite puisque le rendement des contributions au régime se détériore cohorte après cohorte. »
En France, le vieillissement de la population bouleverse notre modèle social. Maxime rappelle que l’indice de vieillissement démographique est un paramètre important à prendre en compte, d’autant plus dans le cadre du système de répartition à la française. Avec toujours plus d’actifs et moins de retraités, les cotisations des premiers ne cessent d’augmenter. Un système solidaire vous dites ?
« Personne n’est responsable des caprices de la démographie, c’est pourquoi ses coûts collectifs en termes de retraite doivent être partagés en réformant sans plus attendre et en respectant l’impératif d’équité intergénérationnelle inscrit dans la loi. »
Maxime souligne qu’en 2050 le nombre de retraités devrait dépasser les 20 millions. Il est donc temps d’anticiper cette évolution. Jusqu’alors ignoré, le financement des retraites ne peut être lâchement légué aux jeunes générations d’actifs. Pour respecter le principe d’équité intergénérationnelle, l’âge de départ à la retraite doit être repoussé, notre modèle doit être révisé et tous ses coûts doivent être partagés, y compris avec les retraités.
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Publié le 13/07/2021.
Ouest France couvre le départ du tour de France que Gaspard Koenig réalise cet été pour recueillir les témoignages de Français excédés par les normes. Un projet distinct et complémentaire de GenerationLibre.
Le pouvoir aux territoires. C’est à Laval (Mayenne) que Gaspard et sa nouvelle équipe ont entamé une tournée estivale pour recenser, partout en France, toutes les absurdités normatives, les réglementations tatillonnes et les excès de la la bureaucratie. L’ambition de ce mouvement politique prénommé « SIMPLE », nouveau projet distinct et indépendant du think-tank GenerationLibre, est de mettre la simplification au cœur du débat présidentiel. Au programme : rencontre avec les élus locaux, réunions publiques et porte-à-porte.
« Le nombre croissant de normes et de contraintes (publiques comme privées) entrave la vie des Français. » SIMPLE
Témoignez ! Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2022, SIMPLE réalisera à l’automne une restitution des témoignages recueillis à l’occasion de ce tour de France et sur la plateforme en ligne.
« En traversant la France à cheval durant l’été 2020, j’ai constaté dans les foyers qui m’ont hébergé à quel point l’excès de normes était devenu un problème urgent, critique, parfois insurmontable. » Gaspard Koenig
Notre think-tank. De son côté, GenerationLibre est plein de ressources pour continuer à investir le débat public de ses idées et propositions de politiques publiques de façon non partisane. En semant des graines libérales dans vie des idées, le think-tank GenerationLibre parle à tout le monde et travaille indirectement, mais sûrement, au changement politique sur le long terme. Autonomie des universités et des écoles primaires, réforme sur le logement, défense de la cause animale : ne manquez pas nos nouvelles publications à venir dès la rentrée !
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Publié le 08/07/2021.
Dans Le Point, Peggy Sastre interprète le taux d’abstention lors des dernières élections comme la conséquence, entre autres, d’un manque de décentralisation du pouvoir de l’État.
20 juin 2021. Premier tour des élections départementales et régionales. 66 % d’abstention. Comment expliquer un tel résultat ? Pour Peggy Sastre, la première des explications est celle du jeu de l’offre et de la demande. L’offre politique est certes diversifiée mais elle ne séduit plus les électeurs.
« Faut-il en déduire que nos concitoyens ne comprennent rien à la décentralisation à la française ? »
Commune, intercommunalité, département, région… Peggy Sastre souligne que tous ces échelons sont difficiles à appréhender pour les électeurs. Surtout, les compétences qui leur sont attribués ne pèsent pas lourd comparé au pouvoir central. En d’autres termes, entretenir les rames du TER suscite moins d’intérêt chez l’électeur que de discuter des lois et des impôts.
« Malgré une décentralisation officielle, la France demeure une machine actionnée par un pouvoir central et où les autorités locales ne sont peu ou prou que des rouages. »
Changer le quotidien des Français : tel est l’adage de la politique depuis des années. Peggy Sastre explique qu’aujourd’hui la politique relève « davantage d’une entrave que d’un accélérateur ». La promesse du changement passe désormais par d’autres biais plus efficaces.
« Difficile dès lors de s’étonner que la politique soit de plus en plus massivement vue comme une gestion bureaucratique de tas d’équipements, d’infrastructures, de procédures déjà en place… pour laquelle aucune foule n’arrive plus à se passionner. »
Peggy Sastre affirme que le taux d’abstention affiché lors des dernières élections signe « le crépuscule de l’idéal jacobin français ». L’idéal du citoyen impliqué dans la politique n’est plus. Après tout, pourquoi « demander à des citoyens de s’impliquer pour quelque chose qui n’est plus un moteur de leur existence » ?
« On ne peut pas faire tourner un système de manière aussi centralisée et étouffante. »
Enfin, Peggy Sastre invite « à une révision de l’imaginaire français et de ses institutions. » Cette demande tombe à point nommé ! GenerationLibre propose de permettre aux collectivités territoriales, et d’abord aux communes, de s’auto-saisir des compétences de leur choix. Avec le principe de « subsidiarité ascendante », nous proposons de bousculer la logique de répartition des compétences jusque là pilotée par l’État en modifiant l’article L.1111-8-1 du Code général des collectivités territoriales : l’État devrait obligatoirement accorder une compétence à la collectivité la plus petite qui la revendique.
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Pour consulter notre rapport, « Le pouvoir aux communes – Décentraliser par la subsidiarité ascendante », cliquer ICI.
Publié le 08/07/2021.
