Un nouveau directeur pour GenerationLibre

Christophe Seltzer reprend en main GenerationLibre avec de nouvelles ambitions en matière de publications et toujours la même énergie pour défendre notre libéralisme. Il nous livre son état d’esprit.

 

Après avoir animé Students for Liberty en France dès 2013, puis successivement occupé depuis 2017 les postes de community organizer et de directeur des relations publiques de GenerationLibre, me voilà à la tête de notre think-tank ! Je mesure la chance qui est la mienne de trouver un ascenseur social qui fonctionne encore.

Je veux remercier ici le conseil d’administration, présidé par Gaspard Koenig, de me faire confiance pour prendre les rênes d’une structure que je suis depuis les débuts. Le premier souci qui m’anime : préserver GenerationLibre dans son intention originelle, un laboratoire d’idées non partisan, dans son business model à nul autre pareil, sans argent public ni commande de grandes entreprises, et dans sa professionnalisation plus récente pilotée par Maxime Sbaihi.

Avec Kevin Brookes à la tête de la recherche et Mehdy Raïche aux manettes du développement, GenerationLibre dispose aujourd’hui d’une équipe prometteuse qui sait ce qu’elle doit au travail de salariés passionnés et compétents depuis 2013 – je pense à Delphine Granier, Gauvain Leclerc et Mathilde Broquet-Courboillet, sans qui la structure ne serait pas aussi solide.

« Au cœur de l’hiver idéologique du libéralisme, la mission du laboratoire d’idées GenerationLibre est de planter des graines pour l’avenir. Et chaque année, recommencer. »

L’idéal d’autonomie pour chacun porté par notre think-tank est tous les jours bien malmené au plan politique par des états d’urgence ou des lois qui rognent sur nos libertés publiques tandis que l’assignation aux origines ou le planisme écologique sont en vogue dans le débat public. Au cœur de l’hiver idéologique du libéralisme dépeint par le philosophe Michael Foessel dans la revue Esprit, la mission du laboratoire d’idées GenerationLibre est de planter des graines pour l’avenir. Et chaque année, recommencer. Cette tâche cyclique, entre l’ombre et la lumière, est au cœur de la vie des idées. Souvent discrètes quand elles naissent, ce sont bien les idées qui mènent le monde. Si le libéralisme ne se trouve presque jamais représenté par un parti politique en France, reconnaissons qu’il gagne plus ou moins imperceptiblement en Europe, sur le long terme, depuis plusieurs siècles. Il nous appartient, avec tous ceux qui nous soutiennent, followers, amis et donateurs que je remercie, de s’assurer que cet élan ne soit pas stoppé.

A l’approche de la nouvelle élection présidentielle qui accapare par trop les discussions et plus grave, les énergies,  vous pouvez compter sur moi pour que notre think-tank continue à porter dans le débat public – à la croisée des mondes académique, politique, et médiatique, les idéaux et les propositions de politiques publiques qu’il cisèle depuis 2013. Il nous faut travailler sans relâche l’actualité de nos idéaux. Plus que jamais, nous avons besoin de nouveaux cadres pour que l’action des pouvoirs publics favorise ou ressuscite l’autonomie de l’individu, des organisations et des écosystèmes. Plus d’incitations que d’interdictions, moins de coercition et davantage de coopérations, de la mobilité choisie plutôt que des rentes subies, et l’assurance d’un filet de sécurité.

« Que nos experts économistes, philosophes ou historiens dialoguent ensemble pour faire éclore les idées qui seront dans toutes les têtes demain. »

Redonner le pouvoir aux individus, c’est ce que nous proposons avec notre réforme du système socio-fiscal aboutie (revenu universel), notre projet de rendre propriétaires de leurs données les internautes, ou notre modification du code général des collectivités territoriales pour livrer un véritable pouvoir politique acteurs locaux (décentralisation par la « subsidiarité ascendante », autonomie fiscale). Notre proposition de réforme des frais d’inscriptions à l’université, publiée en 2020, résume bien les diverses ambitions que nous nous efforçons de concilier dans nos travaux. Dans cette simple proposition, nous offrons tout à la fois le moyen de réduire la dépense publique, augmenter le budget d’établissements toujours publics mais désormais autonomes et en compétition entre eux, et restaurer l’égalité des chances puisque l’inscription se fait sans frais immédiats.

« Sans les textes de Raymond Aron dans Le Figaro, aurions-nous vu Mario Vargas Llosa passer du marxisme au libéralisme ? »

Pour l’année qui vient, j’ai comme ambition de permettre à GenerationLibre de publier encore davantage de petites notes d’analyse comme de grands rapports. Identité, wokisme, mondialisation, immigration : plusieurs nouveaux projets viennent tout juste d’être engagés. A partir de la fin de cette année, afin de faire émerger de nouvelles propositions, un conseil scientifique devrait être effectivement réuni une fois par trimestre. L’enjeu ? Que nos experts économistes, philosophes ou historiens dialoguent ensemble pour faire éclore les idées qui seront dans toutes les têtes demain. Mise à l’échelle du « Studio » vidéo, observatoires des libertés perdues et gagnées depuis quelques décennies, revue ou podcast : les autres grands projets pour le futur ne manquent pas. Ils viendront le temps venu, je l’espère, si la récolte est bonne.

« Je compte sur vous pour nous aider à planter des graines. »

Des idées pour la présidentielle, on en a. Et on en aura encore davantage à la veille du premier tour. Comment en finir avec la figure de l’hyper-président infantilisant et peu mature démocratiquement ? Nous tâcherons d’y répondre. Mais des idées, il en faudra pour après la présidentielle, et pour les suivantes. Et indépendamment de cette échéance électorale omniprésente.

Nous quantifions notre impact par le nombre de nos passages et reprises dans les media, la fréquentation de notre site internet, les rencontres avec les décideurs ou encore les évènements auxquels nous sommes invités. Mais la mesure décisive de notre influence ne peut être connue que le jour où, venu-e de nulle part, mais nous ayant lu depuis des années, une femme ou un homme émerge pour changer quelque chose politiquement ou dans la société civile. On en a déjà rencontré. Il en faudra d’autres encore à côté, et après, plus tard. De l’existence d’un think-tank visible dans les media dépendent les idées et les projets de demain. Sans les textes de Raymond Aron dans Le Figaro, aurions-nous vu Mario Vargas Llosa passer du marxisme au libéralisme ? Sans attendre, je compte sur vous pour nous aider à planter des graines.

 

Christophe Seltzer


 

Publié le 01/10/2021

Les propositions libérales de GenerationLibre

Aux micros de France Inter et Europe 1, Gaspard Koenig revient sur le libéralisme qui gouverne les propositions de politiques publiques développées par GenerationLibre.

 

Gaspard rappelle l’essence de notre combat : défendre toutes les libertés individuelles. C’est par exemple le sens de l’Observatoire des Libertés Confinées, outil citoyen développé par GenerationLibre, qui veille à ce que les libertés mises sous cloche nous soient toutes restituées à l’issue de la crise.

Le libéralisme que nous défendons ne tire pas pour autant un trait sur le rôle de l’État qui garde un rôle irremplaçable pour structurer la société. Pour Gaspard, si l’État doit impérativement rester neutre moralement, il doit assurer des fonctions non conditionnelles et universelles. C’est à lui que revient la responsabilité d’assurer aux individus les moyens de leur autonomie, tout en les laissant libres de choisir leurs propres valeurs. L’État doit accepter de faire confiance à l’individu.

« Je ne suis pas totalement anarchiste. Je pense qu’il y a un vrai rôle pour l’État, notamment pour donner aux gens les moyens de leur autonomie. Si vous prenez cette phrase au sérieux, vous pouvez réorienter un grand nombre de politiques publiques. »

Cette vision du rôle de l’État nous conduit à proposer des politiques publiques en accord avec nos principes.

Pour respecter les choix de vie, nous défendons par exemple des modèles de légalisation du cannabis et de la GPA.

Pour que l’État accepte enfin de faire confiance aux individus, nous proposons une méthode de simplification normative, contre l’excès de normes qui emprisonnent les gens et brisent les initiatives.

Pour en finir avec une gouvernance jacobine « par le haut », nous suggérons une modification du code général des collectivités territoriales afin de susciter la décentralisation du pays, de redonner du pouvoir aux maires et aux élus locaux.

Pour assurer l’autonomie individuelle, nous militons pour un revenu universel qui garantit à chacun, quelque soit sa situation, un filet de sécurité pour vivre et entreprendre. Pour ce faire, nous avons une proposition de réforme socio-fiscale quasi clés-en-main.

Pour offrir une éducation à tous, nous avançons par exemple un nouveau modèle de frais d’inscription à l’université : pas de frais initiaux, et un remboursement ultérieur (pourcentage du salaire futur).

« L’État doit être là pour financer, réguler, pour faire de la péréquation. Mais il doit ensuite dire : je vous ai donné de quoi faire, maintenant je vous fais confiance pour faire. »

En réaffirmant les fondements de son libéralisme, et en rappelant qu’il n’est pas anticapitaliste, Gaspard dénonce aussi « une forme de néo libéralisme dont (il) ne veut pas ».

« [Ce voyage] a changé un certain nombre de mes idées politiques, sur la division du travail, l’aménagement du territoire, la libéralisation des centres commerciaux… le contact du terrain fait réfléchir et m’amène à infléchir ou approfondir un certain nombre de mes idées ou convictions. »


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Publié le 09/09/2021.

[Lu Ailleurs] « Il faut reconstruire la filière démocratique », Jean-Louis Bourlanges

Dans Le Figaro, Jean-Louis Bourlanges appelle à une réforme du mode de scrutin des élections législatives. La proportionnelle est la clef qui permettra à l’Assemblée nationale de « jouer le rôle qui devrait être le sien dans un authentique régime parlementaire ». 

 

Si le temps qui nous sépare de 2022 ne permettra pas de réaliser une réforme d’ampleur des modes de scrutin, Jean-Louis Bourlanges estime qu’il est encore temps de réintégrer la proportionnelle aux élections législatives. 

Le député propose de s’inspirer du modèle des élections régionales et municipales mais défend l’idée moins complexe formulée par Richard Ferrand d’introduire la proportionnelle à un tour avec un seuil d’éligibilité de 5% dans les « grands départements » en conservant le scrutin uninominal à 2 tours pour les départements petits et moyens. 

« Le scrutin majoritaire intégral est inutile sous la Ve République et il est devenu nuisible depuis l’adoption du quinquennat. »

Jean-Louis Bourlanges explique que le scrutin majoritaire intégral est inutile car les pouvoirs donnés à l’exécutif par la Constitution pour maintenir la stabilité des gouvernements sont suffisants. Il ajoute que ce mode de scrutin représente un danger depuis l’adoption du quinquennat en mettant au pouvoir une majorité parlementaire « élue dans l’ombre du président de la République » par moins d’un quart des suffrages exprimés. 

« L’Assemblée nationale n’a ni l’autonomie ni la représentativité pour jouer le rôle qui devrait être le sien dans un authentique régime parlementaire. »

Le choix de la proportionnelle conduirait pour Jean-Louis Bourlanges à une plus grande représentativité de la diversité de l’électorat. Il rendrait également à l’Assemblée nationale son autonomie en forçant le gouvernement à négocier réellement la rédaction de la loi grâce avec la diversité des groupes parlementaires. 

« La capacité de la France à se réformer n’est pas indexée sur un pouvoir parlementaire faible et un pouvoir gouvernemental fort. Sinon, nous serions les champions du monde de la réforme, ce qui n’est manifestement pas le cas. »

Jean-Louis Bourlanges s’inquiète de la défiance grandissante vis-à-vis de la démocratie parlementaire à laquelle on oppose la démocratie directe. Il explique que ce raisonnement présente le risque d’écarter représentants et représentés du pouvoir dans un règne des experts. 

Enfin, le député refuse de céder à l’argument de la nécessité d’un exécutif fort disposant d’une majorité totale en temps de crise. Il rappelle que cette exception française est loin d’être gage d’efficacité lorsqu’on la compare à ses voisins européens. 


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Publié le 22/01/2021.

[Lu Ailleurs] Les nouveaux censeurs

Dans Le Figaro, Dominique Reynié alerte sur le pouvoir exorbitant des GAFAM, devenus les nouveaux censeurs de nos sociétés. Il appelle à une régulation intelligente des plateformes du numérique. 

 

Dominique Reynié s’alarme du rôle de censeur que se sont attribués les géants du numérique en suspendant les comptes de Donald Trump. Si le Président américain est coupable de fautes graves, l’approbation voire l’enthousiasme de certains hommes politiques valident dangereusement cette audace des GAFAM. 

« Puisqu’il est question d’une passation de pouvoir aux États-Unis, je peux dire que, d’une certaine manière, elle vient d’avoir lieu – en ce qui concerne la régulation de la liberté d’opinion – entre les pouvoirs publics et les puissances privées. »

Selon Dominique Reynié, sans même avoir conscience de leur pouvoir grandissant, les dirigeants de ces plateformes risquent d’imposer une « orthodoxie idéologique ». Un mouvement déjà engagé alors que ces entreprises sont intrinsèquement liées à nos vie par l’exploitation de nos données personnelles. 

« Au premier abord, l’idée de censurer les « discours de haine » appelle l’approbation. Pourtant, cet élan initial se heurte aussitôt à la question de savoir comment évaluer le contenu du discours. »

Si la censure des discours de haine peut nous paraître acceptable, Dominique Reynié explique que les géants du numérique se donnent petit à petit le droit d’évaluer les discours. Dans des sociétés qui tolèrent de moins à moins l’altérité, le politologue craint que certains groupes parviennent à requalifier les discours contradictoires en discours de haine. 

« Accepter la régulation de l’espace public par les Gafam nous engage dans un processus historique, l’avènement d’un gouvernement de nos libertés global et privé. »

Selon Dominique Reynié, la censure par les GAFAM révèle le danger d’une régulation par des entreprises privées américaines de nos libertés et de notre manière de les exercer. Si nous voulons regagner nos libertés, il est impératif de redonner le pouvoir aux utilisateurs et de faire naître des nouvelles plateformes européennes. 


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Pour lire notre rapport « Aux data, citoyens ! », cliquer ICI.

 

Publié le 15/01/2021.

États d’urgence : renforcer les contre-pouvoirs

Dans l’Opinion, Maxime Sbaihi se penche sur la tendance de l’État à pérenniser les régimes d’exception qui portent atteinte aux libertés. Vincent Delhomme analyse le projet de loi en faveur d’une pérennisation du cadre juridique de gestion des crises sanitaires. 

 

Maxime explique que certaines de nos libertés risquent de subir le sort des réalités que nous comprenons une fois que l’histoire les a enterrées. Il rappelle que notre Observatoire des Libertés Confinées recense aujourd’hui vingt-sept mesures restrictives de libertés alors que seulement vingt ont été levées ou partiellement levées.

« Rangez vos pudeurs de gazelles, tout ceci est temporaire et donc éphémère, répètent-ils. Sauf que le temporaire a une fâcheuse tendance à tourner durable sans prévenir. » Maxime Sbaihi

Maxime souligne que « le pouvoir a tendance à préserver le pouvoir » qu’il a gagné en temps de crise comme en témoigne l’entrée dans le droit commun de mesures exceptionnelles contre le terrorisme avec la loi du 30 octobre 2017. 

« Des centimètres durement gagnés de liberté risquent d’être définitivement confisqués en 2021 par un État qui ne connaît plus aucune limite. En douter est d’une naïveté dangereuse. » Maxime Sbaihi

Si l’intention du futur projet de loi instituant « un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », adopté en Conseil des ministres en décembre, est légitime aux yeux de Maxime, il s’inquiète de la tentation de l’exécutif d’affaiblir les contre-pouvoirs. Maxime regrette que le texte prévoit un délai d’un mois entre la mise en place du régime d’urgence et son vote par le Parlement. 

« Pérenniser l’état d’urgence n’est pas un problème en soi mais le Gouvernement devrait renforcer les garde-fous institutionnels. Or ce n’est pas le cas. » Vincent Delhomme

Vincent Delhomme regrette que dans ce projet de loi, le Gouvernement n’a pas choisi de renforcer le rôle du Parlement permettant d’assurer que les mesures exceptionnelles respectent les principes de nécessité et de proportionnalité. 

Dans leur rapport d’évaluation de l’état d’urgence sanitaire, les députés Sacha Houlié et Philippe Gosselin dénonçaient déjà la place que ce projet de loi allait accorder au Parlement. Les propositions formulées rejoignent les appels de Vincent à renforcer les contre-pouvoirs et intégrer les territoires dans la gestion de l’urgence sanitaire. 


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Publié le 12/01/2021.

[Lu Ailleurs] La fin des Lumières ?

Dans The Conversation, Jean-Jacques Neuer s’inquiète que la pandémie révèle un mouvement profond de transformation de notre édifice philosophique et juridique occidental, hérité des Lumières. 

 

Alors que le Président de la République compare les conséquences « économiques, sociales, psychologiques » de la crise sanitaire aux conséquences d’une guerre, pour Jean-Jacques Neuer, le choc systémique qu’instigue la crise sanitaire est celui du choix de l’ordre et de la surveillance au détriment de la liberté. 

« L’apport essentiel des Lumières a consisté à installer l’Homme plutôt que Dieu au centre de l’univers. Elles célèbrent la liberté et l’avènement de l’Individu. »

Jean-Jacques Neuer souligne une des conséquences les plus stupéfiantes de la Covid-19 : l’absence de lutte pour la préservation des libertés publiques. Si la liberté est la valeur centrale de nos sociétés occidentales, la société chinoise repose sur l’ordre. 

L’avocat rappelle que si l’Occident et la Chine diffèrent sur la place qu’ils accordent à l’individu, la conception chinoise a évolué sous l’influence de la philosophie occidentale. 

« La pandémie révèle ce que nous ne voulons pas voir, la fin des Lumières, des libertés et le triomphe de l’ordre et de la société de surveillance. »

L’avocat s’inquiète que l’Occident vive le même bouleversement de valeurs que la Chine dans un « mouvement de balancier ». Au nom de l’intérêt général au coeur de la philosophie chinoise, l’Occident est prêt à suspendre certaines de ses libertés. L’individu s’efface à mesure que l’obsession pour l’ordre et la surveillance grandit. 


Pour lire la tribune, cliquer ICI.

Pour lire notre article : « La Chine et la fin de l’individu – Les voyages de Gaspard dans l’IA », cliquer ICI.

 

Publié le 08/01/2021.

[Lu Ailleurs] Les sociétés ouvertes, matrices du progrès – Johan Norberg

Alors que la crise sanitaire suscite un repli des nations sur elles-mêmes, Thomas Mahler, à lire dans L’Express, revient sur les travaux de l’historien Johan Norberg qui érige l’ouverture en matrice du progrès. 

 

Avec son ouvrage Open : The Story of Human Progress, Johan Norberg démontre que le facteur commun aux époques vertueuses est la capacité des civilisations à s’ouvrir à de nouveaux échanges et à accepter les influences étrangères. 

« Les civilisations favorisant les contacts prospèrent, celles qui se replient stagnent. »

Comme le souligne Thomas Mahler, la thèse de Johan Norberg repose sur des arguments historiques empruntés à diverses époques. Le plus représentatif aux yeux du journaliste est celui de la Chine. La politique d’ouverture du commerce sous la dynastie Song est parvenue à une période de grande prospérité et d’innovations. La politique de repli de la dynastie Ming a précipité son déclin face aux puissances européennes au XIXème siècle. 

« En bon libéral, Johan Norberg célèbre l’immigration, les économistes étant unanimes sur les bénéfices de la libre circulation de la main-d’oeuvre. »

L’immigration est pour Johan Norberg un puissant facteur de progrès. Il souligne que les grandes civilisations sont toutes caractérisées par une très grande diversité.

L’auteur explique la tendance protectionniste de certaines civilisations par des biais d’analyse inhérents à notre nature : on voit le monde comme un jeu à somme nulle comme si notre prospérité dépendait du déclin des autres. Une vision renforcée par un autre penchant naturel pour la nostalgie.

« Johan Norberg est une des figures de proue des « nouveaux optimistes », ces intellectuels qui démontrent, chiffres à l’appui, qu’il n’y a jamais eu de meilleur moment pour venir au monde. »

Johan Norberg s’émerveille du progrès constant de nos sociétés occidentales depuis la révolution industrielle qu’il attribue à un enracinement des politiques d’ouverture et d’échange. 


Pour lire l’article, cliquer ICI.

 

Publié le 11/12/2020.

Revenu universel partout

Dans sa carte blanche sur Europe 1, Gaspard Koenig défend le principe de notre revenu universel. Dans la presse et lors de divers webinaires, Valérie Petit et Marc de Basquiat continuent le travail de pédagogie sur son mécanisme.

 

Gaspard se réjouit que l’idée du revenu universel surgisse des milieux intellectuels libéraux face aux mutations du travail et aux conséquences de la crise sanitaire. Il explique que le mécanisme proposé par GenerationLibre assure un filet de sécurité pour chacun et présente l’avantage d’être conçu à finances publiques constantes.

« Ce revenu universel a fait l’objet d’une résolution votée à l’Assemblée nationale, on en a trop peu parlé, par plus de cent voix contre dix avec l’alliance du Parti socialiste et du centre-droit. » Gaspard Koenig

Comme Gaspard le rappelle, de nombreuses personnalités politiques s’en saisissent, venues de tous bords. Chacun dans leur style, Benoit Hamon, Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ont ainsi réagi au succès la députée Valérie Petit.

« Selon la députée Valérie Petit qui a travaillé avec le think-tank GenerationLibre, le socle citoyen constituerait à la fois une assurance contre le risuqe de pauvreté et un encouragement à entreprendre. Il permettrait de simplifier notre système social. » La Voix du Nord

Valérie Petit a proposé une résolution visant à ouvrir un débat sur le revenu universel qui a été adoptée par l’Assemblée nationale. Si elle défend le mécanisme porté par GenerationLibre depuis 2014, elle souhaite « mettre tout le monde autour de la table ». Dans La Voix du Nord, elle détaille notre long travail commun qui a abouti à un mécanisme viable : le socle citoyen.

« On voit qu’un aléa peut mettre le plus courageux des travailleurs à genoux, le rendre dépendant de la collectivité pour assurer sa subsistance. » Marc de Basquiat

Dans un entretien pour Atlantico, Marc de Basquiat, auteur de notre proposition de revenu universel à l’origine du socle citoyen, se réjouit du vote de la résolution proposée par Valérie Petit. Il revient sur les détails de notre mécanisme.

« Je suis heureux que le seul député hamoniste de l’Assemblée, Régis Juanico, a apporté sa voie à la résolution rédigée par la députée libérale Valérie Petit. » Marc de Basquiat

Par ailleurs, Marc de Basquiat continue de travailler pour l’expérimentation et l’instauration du revenu universel. Il a participé le lundi 30 novembre au colloque organisé par le CIFE qui se penchait sur les derniers développements du revenu universel dans le monde. Il a également échangé longuement avec le président de l’Assemblée de Catalogne qui semble vouloir prendre le chemin de la Corse. Le travail de Jean-Guy Talamoni avec Marc de Basquiat a en effet conduit l’Assemblée de Corse à approuver en 2020 le projet d’un rapport permettant l’expérimentation du revenu universel.

Enfin, François Bourguignon, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, a défendu le jeudi 3 décembre dans les Echos notre version du revenu universel.


Pour écouter la carte blanche, cliquer ICI.

Pour lire l’article de La Voix du Nord, cliquer ICI.

Pour lire l’article d’Atlantico, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport : « Liber, une proposition réaliste », cliquer ICI.

 

Publié le 03/12/2020.

[LU AILLEURS] « L’État protège de moins en moins et interdit de plus en plus. » David Lisnard

Le maire de Cannes explique comment l’inflation normative et l’hyper-centralisation de l’administration met en danger l’autorité de l’État et la cohésion nationale.

 

David Lisnard s’inquiète du déséquilibre croissant entre d’un côté le couple protection et sécurité et de l’autre le couple liberté et responsabilité. L’État-Nounou, en gonflant ses prérogatives bureaucratiques par une inflation normative à l’oeuvre depuis plusieurs décennies, met en péril sa propre autorité en préférant l’infantilisation à la responsabilisation. 

« L’État obèse perd l’autorité régalienne pour laquelle il a été inventé. »

Cette « spirale administrative » est une dérive de l’administration moderne redoutée par les penseurs libéraux à l’instar de Tocqueville, Bastiat ou Aron aujourd’hui révélée par la crise de la Covid-19. L’impuissance de l’État à contrôler la pandémie l’a amené à restreindre les libertés de l’ensemble de la population. 

« Cette spirale infernale administrative n’est propre ni à ce gouvernement ni à cette période mais féconde avec ce pouvoir particulièrement énarchique dont la crise Covid révèle l’absurde matrice. »

L’hyper-centralisation renforce ce phénomène en ignorant les élus locaux, pourtant les plus à même d’évaluer les risques et d’apporter des solutions ciblées et adaptées à l’évolution de la crise. David Lisnard souligne que maires et préfets sont privés d’informations essentielles et de moyens urgents. 

« Les Français savent-ils que le couple «maire-préfet», dont on nous a rebattu les oreilles, est une fiction dans la gestion de cette crise ? »

Cette situation conduit à des absurdités : le maire de Cannes est contraint de ravitailler les hôpitaux dans le secret afin que ceux-ci ne soient pas réprimandés par le ministère. 

David Lisnard craint qu’au-delà de ces couacs dans la gestion de la crise sanitaire, la mue de l’État en État-Nounou, restreignant toujours davantage les libertés, représente un véritable risque pour la cohésion nationale. 


Pour lire la tribune, cliquer ICI.

Pour lire notre article « L’État de droit à l’épreuve de la crise sanitaire dans la longeur », cliquer ICI.

Pour consulter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

 

Publié le 20/11/2020.

L’Etat de droit à l’épreuve de la crise sanitaire dans la longueur

Vincent Delhomme qui s’est entretenu avec Valeurs Actuelles appelle à la vigilance face au recul des libertés recensées par notre Observatoire des Libertés Confinées.

 

Alors que les restrictions de libertés prises dans le cadre de l’état d’urgence depuis huit mois sont acceptées dans une forme de résignation par beaucoup de Français, Vincent rappelle le risque qu’elles font peser sur notre Etat de droit. Il souligne que l’état d’urgence instauré en 2015 contre le terrorisme a fait entrer dans le droit commun des mesures exceptionnelles qui devaient n’être que provisoires.

« Au sortir de l’état d’urgence instauré sous Hollande, certaines restrictions de liberté, comme les assignations à résidence ou les perquisitions administratives, ont été transposées dans le droit commun. »

Vincent s’inquiète de la protection des données personnelles utilisées pour le traçage des chaînes de contaminations. Face aux interrogations sur le stockage de ces données collectées par les autorités grâce au décret rendant les « carnets de rappel » obligatoires dans les restaurants, il appelle à la vigilance du « respect du secret médical ».

Depuis avril 2020, notre expert Rubin Sfadj explique à quelles conditions la technologie pourrait être mise au service de la lutte contre le virus. Il espère que les leçons de l’échec de l’application StopCovid permettront à la nouvelle application TousAntiCovid de garantir la protection des données personnelles des utilisateurs. En s’insérant dans le système européen de traçage des chaînes de contamination, cette application, si elle respecte certains garde-fous, pourrait être un élément décisif dans la stratégie de déconfinement.

« Le débat démocratique est le grand perdant de cette crise sanitaire. »

Vincent regrette une gestion centralisée de la crise sans concertation avec les territoires. Il souligne la nécessité de préserver la voix des contre-pouvoirs et d’ancrer la lutte contre la Covid-19 dans le débat démocratique, sans infantilisation.

Depuis la publication de l’article de Valeurs Actuelles, notre Observatoire des Libertés Confinées a encore évolué et comptabilise aujourd’hui 46 mesures de restrictions des libertés, dont 27 mesures en vigueur, 2 mesures partiellement levées, 17 mesures levées.


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Pour lire notre communiqué de presse : « TousAntiCovid est une vraie fausse nouvelle application », cliquer ICI.

Pour lire notre article « Confinement : GenerationLibre dénonce l’absence de débat démocratique », cliquer ICI.

 

Publié le 16/11/2020.

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