[Lu Ailleurs] « Attention à la révolution sanitariste » Robert Redeker

Le philosophe Robert Redeker voit dans le sacrifice des jeunes pour les aînés un « renversement anthropologique ». 

 

Robert Redeker rappelle la vision traditionnelle de la vie dans nos sociétés humaines : un renouvellement infini. Ainsi la vie s’est-elle toujours conçue comme une transmission entre les générations, avec des parents qui se sacrifient pour les générations futures.

« Pour préserver la survie des plus âgés, voilà que l’on décide d’arrêter la vie (…) – non la vie biologique, bien sûr, mais la vraie vie, la vie humaine. »

Selon le philosophe, cette vision ancestrale de la vie qui correspond à la vie en commun a été reléguée au passé par un « renversement anthropologique ». Pour Robert Redeker, ce changement de paradigme est né de la « peur moléculaire » et arrache la vie à ses dimensions sociale et familiale.

« La gestion de la crise du Covid-19 tient d’une expérimentation utopique, celle d’un régime politique n’autorisant, sous prétexte de danger de maladie, qu’un degré minimum de liberté. »

Ce renversement anthropologique s’accompagne à ses yeux d’un renversement politique. Les gouvernements ont cédé à la tentation du pouvoir en rendant la liberté accessoire. Robert Redeker y voit le danger de l’avènement d’une société utopique où l’humain sera réduit à sa dimension biologique dans l’obsession de la survie.


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Publié le 13/11/2020.

L’Europe face au despotisme démocratique – Gaspard Koenig

Dans son dernier carnet de Voyage pour le Point, Gaspard Koenig appelle à réactualiser l’humanisme européen face à l’avènement d’un despotisme démocratique.

 

À son arrivée à Rome, Gaspard se heurte à une multiplicité de règles absurdes appliquées sans bon sens par des fonctionnaires qui le privent d’accéder au parvis de la basilique Saint-Pierre. Une énième manifestation du carcan réglementaire qui reflète le despotisme démocratique annoncé par Tocqueville.

« Nous sommes arrivés au dernier stade du « despotisme démocratique » redouté par Tocqueville. Heureusement, comme devant tout despotisme, l’esprit se révolte. »

Au gré de ses recontres, Gaspard observe un rejet des lois imposées et des algorithmes qui brident les libertés : « si les causes varient, discutables, parfois contradictoires, elles trahissent toutes un même désir : prendre en main sa vie et son environnement, loin des diktats de l’autorité centrale et des injonctions mercantiles ». Une révolte des citoyens pour recouvrer leur liberté par des actes de résistance ou par la construction d’un univers en marge de l’uniformité.

« N’allons pas chercher plus loin les motivations des Gilets jaunes, soutenus par la quasi-intégralité de mes hôtes : il ne s’agit pas de pouvoir d’achat ni de justice sociale, mais simplement de dignité. »

Pour renouer avec l’humanisme européen, Gaspard estime qu’il faut considérer les hommes dans leurs singularités et ainsi leur rendre leur dignité. Par la multiplicité des régions et des vécus, l’Europe est à ses yeux le meilleur espace politique pour opérer « cette nécessaire reconfiguration de la matrice libérale ».


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Publié le 10/11/2020.

Covid-19 : le piège de la bureaucratisation

Pour Maxime Sbaihi, à lire dans l’Opinion, la multiplication des normes dans la lutte contre la Covid-19 sont inquiétantes.

 

Maxime rappelle que notre sécurité juridique repose sur deux piliers : le citoyen ne peut ignorer la loi et la légalité se définit par tout ce qui n’est pas illégal. Selon Maxime, ces principes sont remis en cause par l’inflation normative à l’œuvre dans la lutte contre la Covid-19 qui rend la loi illisible pour le citoyen.

« Toutes les restrictions de libertés décrétées par l’état d’urgence, dans lequel nous vivons depuis maintenant neuf mois, ont fait déborder le vase de cette sécurité juridique fondamentale. »

Le flou juridique qui caractérise notre pays se voit renforcé par la gestion de la crise sanitaire et s’immisce dans les activités quotidiennes des citoyens. Maxime souligne la floraison dans la presse régionale de conseils pratiques aux lecteurs sur les activités autorisées dans le cadre du confinement. Un indicateur de l’incompréhension générale face à l’inflation des mesures.

« Cette particularité française pourrait faire sourire si elle n’était le symptôme d’un Etat qui cherche sa légitimation dans l’intimidation. »

Maxime déplore que l’État s’engage dans une gestion de la crise sanitaire qui joue sur la culpabilisation du citoyen plutôt que sur la responsabilité individuelle. Une méthode qui conduit à piéger le citoyen « entre la servitude volontaire et la désobéissance involontaire ».


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Publié le 09/11/2020.

[Lu Ailleurs] « La société veut être maternée ? Elle sera paternée ! », Sylvain Tesson

Alors que le monde est bouleversé par une vague de mesures restrictives de libertés, Sylvain Tesson pose la question : faut-il vivre longtemps même enfermés ou à l’air libre malgré le risque ?

 

Sylvain Tesson observe un « paradoxe coronarien » : le Gouvernement prend des mesures de restriction des libertés qui n’ont jamais été aussi sévères en se fondant sur des informations scientifiques incertaines. Une gestion de la crise sanitaire qui donne aux gouvernements le loisir de jouir de leur pouvoir.

 « Le virus n’a pas fauché l’humanité. Les mesures de quarantaine, elles, l’ébranlent. »

L’écrivain se livre à une « autocritique du citoyen » : si le gouvernant est soumis à la tentation autoritaire, c’est que le citoyen est devenu de plus en plus assoiffé de protection. A l’heure de la « cyber-mondialisation », les gouvernants s’observent et s’imitent dans la lutte contre le virus. Ils sont ainsi privés du temps de la réflexion et du secret, matrices essentielle de l’exercice du pouvoir.

« L’intrusion de l’administration dans nos faits et gestes est en progression. Le langage, les comportements, les mœurs, tout est scruté. »

Sylvain Tesson observe une renonciation progressive aux libertés dans un retournement paradoxal du système de coercition. Libéré de la menace extérieure, le gouvernant s’est mis à protéger le citoyen de lui-même.

« Cette efflorescence soudaine de directives exprimées par des pictogrammes est un aveu de l’État :  «Comme nous ne pouvons garantir la pérennité de notre civilisation nous allons vous empêcher de glisser sur le trottoir.» »

Face au recul des libertés, l’égalité et le progrès sont brandis comme une consolation aux citoyens de plus en plus infantilisés et contrôlés.

La littérature est aux yeux de Sylvain Tesson le meilleur rempart contre ce mouvement de délitement des libertés : elle a permis que la censure grandissante ne s’impose en France.


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Publié le 06/11/2020.

Confinement : GenerationLibre dénonce l’absence de débat démocratique

Aux termes d’un nouveau décompte, notre Observatoire des Libertés Confinées recense 45 mesures restrictives de libertés, dont 24 en vigueur, 2 partiellement levées et 19 levées.  Vincent Delhomme, directeur des études de GenerationLibre, dénonce l’absence de débat démocratique sur la stratégie globale de lutte contre la Covid-19.

 

Nous assistons avec le reconfinement à un nouveau et profond recul des libertés en France, qui marque l’échec de la stratégie « tester, tracer et isoler » et l’incapacité du pays à fonctionner normalement avec le virus. Il s’agit d’un échec collectif criant, plus de huit mois après le début de la pandémie. La pertinence sanitaire d’un nouveau confinement sera amplement discutée par ceux qui disposent des données et connaissances scientifiques pertinentes, mais plusieurs points doivent être relevés du point de vue des libertés publiques et de la gouvernance du pays.

Notre situation est-elle si différente de nos voisins qu’elle nécessite l’infantilisation des citoyens ?

L’interdiction de principe de quitter son domicile, même percluse d’exceptions, est une mesure extrêmement attentatoire à la liberté de chacun, à laquelle on ne peut s’habituer. De très nombreux pays ont fait le choix de fermer les lieux recevant du public et d’avoir recours massivement au télétravail sans pour autant interdire les déplacements en extérieur. Parmi ceux ayant fait un choix similaire au nôtre, nous sommes un des seuls à exiger la production d’une attestation. Notre situation est-elle si différente de nos voisins qu’elle nécessite cette différence de traitement et cette infantilisation des citoyens ? Il appartient au Gouvernement d’en apporter la justification.

Parmi les pays ayant fait le choix du confinement, nous sommes un des seuls à exiger la production d’une attestation.

Le reconfinement national signe la fin des velléités de stratégie territorialisée de lutte contre le virus. L’exécutif ne croit pas en une gouvernance décentralisée et ne fait pas confiance aux élus locaux pour prendre les mesures les plus adaptées à leur situation. Le durcissement des règles s’est fait, une fois de plus, sans concertation avec les représentants des territoires et de leurs élus. La fronde des maires à laquelle on assiste aujourd’hui en est la conséquence. Dans un contexte d’affaiblissement généralisé des contre-pouvoirs, cette révolte girondine est la bienvenue !

Le durcissement des règles s’est fait, une fois de plus, sans concertation avec les représentants des territoires et de leurs élus.

Le débat démocratique est plus largement le grand perdant de cette crise sanitaire. C’est en « conseil de défense », entouré d’une poignée de ministres, que le Président de la République prend seul des décisions qui affectent considérablement l’avenir du pays, sans considération pour le Parlement, l’opposition, les élus locaux et la société civile. L’urgence ne peut plus être la justification à cette pratique autoritaire du pouvoir. Si gouverner c’est prévoir, c’est alors au Gouvernement d’anticiper pour permettre un véritable échange de vues, une délibération et l’adoption d’une stratégie qui suscite au moins l’adhésion d’une majorité de Français.

L’urgence ne peut plus être la justification à une pratique autoritaire du pouvoir.

C’est aujourd’hui que nous devrions discuter de ce qui nous attend pour l’année 2021, comme le souligne le conseil scientifique dans son dernier avis : « les enjeux sociétaux et éthiques, ayant de fortes implications pour différentes catégories de la population, doivent faire l’objet de réflexions et de discussions, même si elles peuvent être difficiles et sources de tensions, afin de tenter d’avoir une meilleure vision collective de nos objectifs à la sortie de la 2ème vague. » Rien n’est fait à l’heure actuelle pour permettre l’émergence d’une telle vision.


Pour lire l’article « Prendre la mesure de nos libertés », cliquer ICI.

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Publié le 03/11/2020

[Lu Ailleurs] Inscrire la lutte contre le virus dans le débat démocratique

La Défenseure des droits s’inquiète de l’absence de débat public autour des décisions prises au nom de l’urgence sanitaire. 

 

Claire Hédon observe une mise sous silence des libertés et droits fondamentaux, relégués au rang d’obstacle dans la lutte contre la Covid-19. Un mouvement de délitement du débat public qui s’installe depuis quelques années, dénonce-t-elle. Si la Défenseure des droits rappelle le caractère exceptionnel de la crise sanitaire, elle appelle à un débat démocratique de fond sur les mesures à adopter.

« Entre contraintes sanitaires et impératifs économiques, il n’a été laissé que peu de place à la défense des droits et libertés qui sont pourtant au fondement de notre Etat démocratique et de notre République. »

La Défenseure des droits estime que le contrôle parlementaire devrait être renforcé et accéléré face à la situation exceptionnelle. Il revient au Parlement de contrôler les mesures prises par le Gouvernement sous l’état d’ugence pour ne pas les laisser s’installer dans le temps.

Selon Claire Hédon, il faut inscrire les mesures sanitaires dans le débat démocratique afin de s’assurer à la fois de leur proportionnalité, de leur respect des libertés et droits fondamentaux et de leur efficacité.

« La transparence contribuerait à ce que toutes et tous puissent se réapproprier cette crise en citoyens actifs et responsables, plutôt que de la subir en individus soucieux uniquement d’être protégés. »

La transparence doit être un principe clef dans la lutte contre le virus, à même de responsabiliser les citoyens en les rendant actifs. Elle appelle à la contribution des acteurs de la société civile dans le contrôle démocratique des mesures d’urgence. C’est l’objet de notre Observatoire des Libertés Confinées que nous mettons à jour régulièrement.


Pour lire la tribune de Claire Hédon, cliquer ICI.

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Publié le 30/10/2020.

Prendre la mesure de nos libertés

Dans Le Bonbon, Vincent Delhomme explique les conséquences des mesures restrictives de libertés et prône une concertation plus démocratique pour gérer la crise sanitaire.

 

À l’heure du reconfinement généralisé, Vincent rappelle l’objectif poursuivi par l’Observatoire des Libertés Confinées : rendre compte des atteintes portées aux libertés à l’échelle du pays.

« Toutes les libertés suspendues devaient nous être rendues. »

Alors que les mesures se multiplient depuis l’arrivée d’une deuxième vague et le rétablissement de l’état d’urgence sanitaire le 17 octobre dernier, Vincent rappelle que, dans le cadre d’un Etat de droit, ces mesures doivent respecter le principe de proportionnalité. Elles doivent être absolument nécessaires à la poursuite d’objectifs précis formulés par les autorités.

« L’État a misé dès le départ sur une approche très verticale, infantilisante et un recours accru aux contrôles et à la sanction. »

Si pour Vincent, il est clair que nous devons apprendre à vivre avec le virus en adaptant nos comportements, il s’inquiète des conséquences négatives de la méthode employée par le Gouvernement. Une méthode qui a délaissé la responsabilité individuelle et n’a pas permis une appropriation massive des mesures, favorisant les comportements à risques lors du déconfinement.

« Si l’on veut mettre en place des mesures qui fassent l’objet d’un consensus, sur la durée, il faut qu’un vrai débat ait lieu et que le pays s’accorde sur les équilibres à trouver entre la santé, les libertés et l’activité économique. »

Vincent prône une gestion de crise par la concertation qui ne délaisse ni le Parlement ni les territoires.


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Publié le 29/10/2020.

[Lu Ailleurs] Les libertés, meilleure arme contre le terrorisme

Au lendemain de l’attentat terroriste contre Samuel Paty, Me Spinosi rappelle que nous devons protéger nos libertés pour ne pas affaiblir la démocratie dans son combat contre l’islamisme.

 

Patrice Spinosi déplore le cynisme des hommes politiques qui soutiennent qu’une nouvelle loi aurait pu éviter cette nouvelle attaque terroriste. Un discours qui, selon l’avocat, occulte le manque de moyens et l’absence de soutien dont souffrent ceux qui luttent quotidiennement contre l’obscurantisme.

« Aujourd’hui, comme à l’époque de Voltaire, il est heureux qu’il y ait encore des hommes qui soient choqués que l’on veuille restreindre la liberté d’expression pour répondre à un attentat commis précisément contre cette liberté. »

L’avocat dénonce le raisonnement selon lequel la loi Avia aurait pu éviter la diffusion des vidéos incriminant Samuel Paty. Me Patrice Spinosi rappelle que l’apologie du terrorisme et la diffusion de contenus haineux sur Internet sont déjà punis par la loi. Par ailleurs, largement diffusés dans des communications privées, ces messages ne relevaient donc pas du champ d’application de cette loi. Le Conseil constitutionnel a pris une décision pour protéger la liberté d’expression, attaquée une nouvelle fois à Conflans-Sainte-Honorine.

« C’est lorsque nous aurons nous-même sabordé ce qui constitue l’ADN de notre Etat de droit, par opposition aux terroristes islamistes ou encore aux populistes d’extrême droite, que nous aurons définitivement perdu et eux définitivement gagné. »

Patrice Spinosi rappelle le nécessaire équilibre entre sécurité et libertés pour ne pas insidueusement donner raison au terrorisme au prétexte de le combattre. Il alerte sur le risque d’un affaiblissement de notre démocratie par une restriction toujours plus accrue des libertés.


Pour voir le podcast, cliquer ICI.

Pour revoir la vidéo qui explique notre opposition à la loi Avia, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Pour rétablir la liberté d’expression », cliquer ICI.

 

Publié le 22/10/2020.

Budget de la France : et si on consultait les Français ?

Alors que le Parlement débute l’examen du projet de loi de finances pour 2021, GenerationLibre continue à militer pour une consultation du citoyen sur l’élaboration du budget et une plus forte autonomie fiscale pour les collectivités territoriales.

 

Le Projet de loi de finances (PLF) pour 2021 s’articule autour du Plan de Relance de 100 Md€ lancé par le Gouvernement le 3 septembre dernier. Présenté par le Gouvernement le 28 octobre, le PLF 2021 établit le montant total des dépenses de l’Etat pour 2021 à 490 Md€ dont 22 Md€ correspondent à la mission de relance.

Pour 2021, le budget de la France est annoncé en augmentation de 7,8 Md€. Cette augmentation suit une pente prise depuis les années 1960 alors qu’une large majorité de Français se dit pourtant favorable à une baisse des dépenses publiques comme le rappelle Kevin Brookes, docteur en science politique et auteur de notre note « Pour un consultation budgétaire citoyenne ».  Selon l’IFOP, 66% des Français sont pour une baisse de la dépense publique.

Conformément aux préférences budgétaires des Français, le budget alloué à l’éducation augmente cette année de 3%. A l’inverse, la défense et la culture, également en augmentation, ne font pas partie des domaines privilégiés par les Français.

« L’objectif est double : renseigner les citoyens sur la destination de leur impôt, et informer les décideurs politiques sur les préférences budgétaires de leurs administrés. » GenerationLibre

La construction du budget repose sur un système fiscal lourd et opaque qui laisse aux citoyens un sentiment d’incompréhension et d’impuissance très bien documenté dans notre note. Une situation que déplore à juste titre Laurent Saint-Martin, rapporteur général du Budget, qui souhaite rétablir un consentement à l’impôt par un travail de simplification de la fiscalité aujourd’hui illisible.

En ce sens, GenerationLibre propose depuis janvier 2020, dans sa note « Pour une consultation budgétaire citoyenne », que chaque citoyen puisse communiquer ses choix sur l’orientation du budget de l’Etat. Une synthèse des grands postes de dépenses de l’Etat serait publiée afin que le citoyen, s’il le souhaite, souscrive à une déclaration sur ses préférences budgétaires au moment de sa déclaration de revenus. Chaque automne, au moment de l’examen du budget, le Parlement devrait se pencher sur la synthèse de cette consultation.

« L’Etat central conserve la plus décisive et la plus déterminante des compétences : la fiscalité. » GenerationLibre

En matière de fiscalité locale, la baisse des impôts de production sur les entreprises a suscité une vive réaction des maires qui craignent de voir s’appauvrir un des rares leviers de leur autonomie financière. GenerationLibre, qui se réjouit de la baisse de la pression fiscale, réclamée par 85% des Français (IFOP, Cercle de Giverny, avril 2020), regrette néanmoins un processus de recentralisation de la fiscalité sans précédent.

GenerationLibre poursuit les objectifs de rapprocher le citoyen de la décision politique et d’achever la décentralisation en donnant une véritable autonomie aux élus locaux en militant pour que les collectivités territoriales disposent d’une autonomie fiscale. Un achèvement de la décentralisation détaillé dans notre rapport « Le pouvoir aux communes ».


Pour lire notre note « Pour un consultation budgétaire citoyenne » , cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Le pouvoir aux communes » , cliquer ICI.

Pour lire notre note « Fiscalité locale : Oser le Pacte girondin » , cliquer ICI.

 

Publié le 08/10/2020.

On n’est pas sorti de l’état d’urgence !

L’Assemblée nationale a prolongé la semaine dernière jusqu’au 1er avril le régime transitoire permettant au Gouvernement de jouir de pouvoirs exceptionnels. Comme l’explique Vincent Delhomme dans un long entretien pour le magazine Neon, cette concentration des pouvoirs entre les mains de quelques-uns, à Paris, doit tous nous alerter.

 

Si la prolongation du régime transitoire est effectivement avalisée, la France fêtera au printemps prochain les un an d’un état d’urgence qui ne dit plus son nom ! Le fonctionnement institutionnel du pays doit retrouver sa normalité et la stratégie sanitaire du Gouvernement faire l’objet d’un débat démocratique, avec les parlementaires et les représentants des territoires.

Par ailleurs, la justice administrative vient de porter un salutaire coup d’arrêt aux fermetures des salles de sport à Paris et à Rennes et a rappelé le Gouvernement à l’ordre sur deux points fondamentaux. Il appartient à l’Etat, premièrement, de prouver que les protocoles sanitaires devant être mis en place dans ces établissements n’ont effectivement pas été respectés et, deuxièmement, de démontrer que ces protocoles sont insuffisants, que ces établissements sont des lieux particulièrement propices aux contaminations et que leur fermeture est donc nécessaire. C’est à l’Etat de convaincre que restreindre les libertés est indispensable, pas aux citoyens de de supplier pour les récupérer !

« C’est à l’Etat de convaincre que restreindre les libertés est indispensable, pas aux citoyens de les supplier pour les récupérer ! » Vincent Delhomme

Alors que les restrictions à l’ouverture des établissements recevant du public se multiplient sur le territoire, il est primordial que ces principes soient respectés. Toute restriction ou fermeture doit être étayée par des éléments de fait précis et être précédée par une évaluation de l’efficacité des mesures prises jusqu’à présent.

Plutôt que de raisonner par catégories, bars contre restaurants, ne serait-il pas possible de laisser ouverts les établissements en mesure de faire respecter un protocole sanitaire strict, du fait de leur taille par exemple, et de laisser fermés les autres ? Les professionnels du secteur le rappellent : il n’existe pas d’éléments objectifs qui permettent de faire la différence entre un bar et un restaurant si les deux sont en mesure de servir de l’alcool.

« Face à une valeur aussi puissante que la sécurité, il y a un risque que d’autres valeurs, dont la liberté, soient un peu neutralisées, et ça c’est inquiétant. » Vincent Delhomme dans Neon

La progression du virus rend nécessaire la prise de mesures, cela ne fait aucun doute. Mais si celles-ci ne sont pas comprises et n’apparaissent pas comme légitimes, l’adhésion de la population ne sera pas au rendez-vous.

Dans Neon, Vincent nous alerte sur le continuum entre terrorisme, santé et environnement qui pousse les dirigeants à prendre des mesures de privation des libertés. Sujets d’importance, ils ne devraient pas pour autant justifier d’affaiblir nos libertés publiques car c’est la préservation de notre édifice juridique qui est la première de nos sécurités.


Pour consulter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

Pour lire l’entretien de Vincent Delhomme dans Neon, cliquer ICI.

 

Publié le 06/10/2020.

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