[Vu ailleurs] « L’immigration fait partie de l’identité française » – Jean-Louis Bourlanges

Pour le député Jean-Louis Bourlanges, à écouter dans l’émission C Politique, l’identité de la France s’est construite sur les idées des nombreux penseurs libéraux français et grâce à des vagues d’immigration successives.

 

Jean-Louis Bourlanges se dit « attaché à l’identité française » mais sans partager celle défendue par Éric Zemmour qui propose une « idée racornie, imprécise et restrictive » de l’identité nationale.

D’après lui, la France a été bâtie grâce aux écrits des penseurs libéraux comme Montesquieu, Germaine de Staël, Tocqueville ou encore Waldeck-Rousseau qui ont permis l’émergence de libertés comme la liberté d’opinion, la liberté d’association, la liberté communale et la liberté de la presse.

Il rappelle également que l’essor de la France a été favorisé par l’immigration européenne puis africaine, et avec des hommes d’États d’origine étrangère comme le cardinal Mazarin.

« La tradition libérale est fondamentale dans l’histoire de France. »

Pour Jean-Louis Bourlanges, le problème se situe d’abord dans le déclassement éducatif et dans l’échec des politiques d’urbanisme.

GenerationLibre propose, dans la continuité des travaux de l’école libérale française, une série de propositions de politique publique pour réformer la France et persévérer dans notre héritage libéral. Notre dernier rapport ? Rendre une autonomie pédagogique et financière aux universités publiques afin de les rendre plus attractives. Dans les prochains mois, GenerationLibre publiera une série de proposition pour repenser les écoles primaires.


Pour voir l’extrait vidéo de C Politique, cliquer ICI.

Pour retrouver tous nos rapports, cliquer ICI.

 

Publié le 24/09/2021

Réseaux sociaux : l’État doit protéger les enfants – Gaspard Koenig

Dans Les Échos, Gaspard Koenig défend l’idée que, si l’État doit laisser vivre les adultes, il doit agir pour protéger les mineurs. En particulier contre le fléau des réseaux sociaux.

 

Gaspard revient sur les cas de cyberharcèlement #Anti2010. Au-delà du fait divers, il s’inquiète de « l’effet pervers des réseaux sociaux » et de l’incapacité des jeunes à se protéger seuls face à ce danger. Car les réseaux sociaux mettent à mal les capacités de concentration des individus, en particulier leur capacité à la lecture ce qui se ressent dans les nouvelles générations d’étudiants. Gaspard craint même que l’histoire ne donne raison à Michel Desmurget pour qui les réseaux sociaux sont la fabrique de « crétins digitaux ».

« C’est après avoir pris conscience de mon état de dépendance que j’ai arrêté simultanément Twitter et le café. J’y ai gagné la maîtrise de moi-même, condition de ma liberté. »

Si, en accord avec ses positions libérales, Gaspard se bat pour que l’État laisse les individus libres de leurs décisions, il pense que l’État doit protéger les mineurs.

L’État doit travailler à l’émancipation sociale et intellectuelle des futurs citoyens, « y compris par la contrainte ». Une position que Gaspard inscrit dans la lignée de la philosophie de l’instruction publique en France instaurée par Victor Cousin.

C’est pourquoi, alors « qu'(il) n’aime guère les interdits », Gaspard prône l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.

« Les réseaux sociaux ne sont pas de simples intermédiaires neutres et bienveillants (…). Il faut les traiter pour ce qu’ils sont : une drogue distribuée gratos à la sortie de l’école. »

Les réseaux sociaux sont en effet construits sur un modèle économique particulier d’addiction, sollicitant les mécanismes cérébraux de plaisir. De véritables drogues en face desquelles nos enfants ne sont pas protégés.

Du moins ne sont-ils pas équitablement protégés face à ce péril : d’après le dernier rapport du Haut Conseil de la santé publique, « plus le niveau du représentant de l’enfant est élevé, plus le temps passé devant un écran est faible. » Une telle interdiction serait donc une mesure de justice sociale.

« Les enfants des milieux populaires sont davantage livrés à eux-mêmes devant les écrans, tandis que les parents plus éduqués déploient diverses stratégies de restriction. »

Il est plus que temps de repenser le cadre juridique qui protège les individus face au monde du numérique. GenerationLibre a publié en ce sens un rapport qui milite pour une patrimonialité des données personnelles. Les individus doivent pouvoir disposer librement de leurs données personnelles, les protéger ou les céder selon leurs intérêts.


Pour retrouver la chronique de Gaspard Koenig, cliquer ICI.

Pour retrouver notre rapport « Aux datas, citoyens ! » cliquer ICI.

 

Publié le 22/09/2021.

Libertés publiques, décentralisation : GenerationLibre au congrès des Centristes

Invité au congrès des Centristes, notre nouveau directeur Christophe Seltzer présente les travaux de GenerationLibre pour protéger les libertés publiques et promouvoir une décentralisation réelle.

 

Lors d’un grand débat sur les libertés animé par Frédéric Leturque, maire d’Arras, Christophe échange avec les parlementaires Loïc Hervé et Charles de Courson et les élus locaux Jennifer Salles et Jean-Pierre Colin.

Ce que l’on veut, c’est qu’après la pandémie, on retrouve l’ensemble de nos libertés !

L’occasion de présenter notre Observatoire des Libertés Confinées, outil citoyen qui vise à s’assurer que l’ensemble de nos libertés soient retrouvées à l’issue de la pandémie, ainsi que notre note d’analyse coûts-bénéfices des confinements. Interrogé par Hervé Morin, président des Centristes et président du conseil régional de Normandie, Christophe explique que GenerationLibre souhaite élargir son Observatoire pour établir un état des lieux de toutes les libertés gagnées et perdues lors des dernières décennies.

Aujourd’hui, on a une verticalité beaucoup trop importante dans la Ve République.

Christophe rappelle notre proposition en faveur d’une décentralisation selon le principe de « subsidiarité ascendante ». L’enjeu : sans big-bang institutionnel, initier une répartition des compétences par le « bas » et non plus décidée depuis Paris, accompagnée d’une réelle autonomie fiscale pour les collectivités. Christophe élargit son propos et appelle à remettre en cause la verticalité de la Vème République pour renforcer la démocratie. Un état d’esprit partagé par le parti centriste.


Pour regarder la table-ronde, cliquer ICI.

Pour retrouver notre rapport « Le pouvoir aux communes – Décentraliser par le principe de subsidiarité ascendante », cliquer ICI.

Pour consulter notre Observatoire des Libertés Confinées, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Pour le développement des prisons ouvertes », cliquer ICI.

 

Publié le 21/09/2021

Un big bang des finances publiques est-il possible ?

Dans Le Point, Kevin Brookes réalise une recension du livre « Les dépenses publiques en France » publié par François Facchini, universitaire qui porte un regard critique sur le niveau de nos dépenses publiques.

 

D’après l’analyse de François Facchini, 1946 est un année charnière pour comprendre le niveau des dépenses publiques en France. Après la seconde guerre mondiale, l’État a adopté une attitude paternaliste et a cherché à pérenniser les structures qu’elle créait, notamment via le statut de la fonction publique. Augmenter fortement le niveau des dépenses publiques a d’ailleurs constitué une tendance mondiale.

« La France est en tête du classement des pays de l’OCDE en ce qui concerne la dépense publique. Sur 100 euros produits en France, plus de la moitié est dépensée par les administrations publiques. Cela met notre pays sur deux podiums :  celui des dépenses publiques et celui des prélèvements obligatoires. »

Les pays qui ont connu la vague libérale des années 1980 ont suivi un autre destin. Ces derniers ont diminué leurs dépenses publiques et ont rendu leurs services publics plus efficaces. Des réformes survenues soit à la suite de défaillances économiques majeures, comme le Canada du premier ministre Jean Chrétien, soit à la suite de politiques volontaristes, comme celles menées en Allemagne par le chancelier ordo-libéral Helmut Kohl qui privatisa les chemins de fer et une partie des hôpitaux.

François Facchini se montre pourtant optimiste pour la France : un « big bang dans les finances publiques » est possible, notamment grâce à l’apport des propositions de think tanks.

« À l’issue de la lecture du livre, le lecteur aura l’impression d’avoir lu un constat, une explication de notre dépendance à la dépense et des solutions pour en sortir. Mais qui aura le courage de se saisir de telles idées ? »

Depuis un rapport publié en 2014, GenerationLibre défend la suppression totale du système de statut de la fonction publique, remplacé par un dispositif d’emploi contractuel. Au yeux de notre think tank, cela doit être regardé comme la meilleure option pour moderniser les administrations. Une réforme qui pourrait passer par la voie référendaire pour éviter les blocages des syndicats et qui a pour avantage une baisse des dépenses publiques sans diminuer la qualité du service public.

Dans le même souci d’amélioration du service publique et de baisse de la dépense, GenerationLibre propose par exemple de refonder le système d’inscription à l’enseignement supérieur public. Dans notre modèle, les universités publiques sont financées par les étudiants eux-mêmes après leurs études. Ils s’engagent à reverser une partie de leur salaire à l’établissement qui les a formés. Cette proposition permet une entrée sans frais immédiats et participe à défendre l’égalité des chances entres les étudiants. L’argent collecté vient ensuite alimenter un fonds propre à chaque établissement. Un modèle qui avantage toutes les parties : les établissement restent publics et possèdent plus de moyens et d’autonomie tout en étant encouragés à l’excellence tandis que le coût pour l’État diminue.


Pour lire la tribune de Kevin, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Servir l’État demain », cliquer ICI.

Pour lire notre note « Révolutionner les frais d’inscription », cliquer ICI.

 

Publié le 20/09/2021.

[Lu ailleurs] Écologie : Le progrès au service des écosystèmes

Étienne Gernelle s’oppose dans son édito à la conception de l’écologie telle que défendue par les candidats de la primaire des Verts. Il l’oppose à une vision progressiste, qui met l’accent sur le développement de la civilisation et à laquelle réfléchit Gaspard Koenig.

 

L’écologie politique n’a jamais été aussi populaire, à la suite notamment de la forte médiatisation des appels de scientifiques, des manifestations étudiantes impulsées par Greta Thunberg et des succès électoraux des écologistes aux européennes puis aux municipales.

L’urgence de la menace est réelle mais a fait éclore le concept de décroissance, bien souvent marqué par une défiance envers le progrès technologique. Le nucléaire, atout technologique indéniable, réunit tous les candidats verts contre lui alors qu’il est recommandé par la fameuse agence onusienne.

« Soit les Verts ne lisent rien en la matière (les rapports du Giec, par exemple), soit ils jobardent en flattant l’électorat de la primaire EELV, qui, au vu du faible nombre d’inscrits, risque d’être un club plutôt radical. »

La décroissance implique aussi la croyance en une nature mythifiée, un horizon indépassable pour retrouver le bonheur, comme un anti-modèle à la civilisation post-industrielle urbaine. L’auteur s’inspire de l’expérience en pleine campagne de Gaspard Koenig qui s’inscrit en faux contre cet idéal naturaliste.

« En bref : nous sommes tous les jardiniers d’une terre finie dont nous ne sommes pas les maîtres, mais les « tuteurs ». À nous d’en jouir sans la détruire. »

Si l’homme a profondément transformé les paysages, il ne faut pas aller à contre-sens de la civilisation mais tenter d’approfondir « la relation de l’homme et de la nature dans l’espoir d’un progrès partagé ». L’auteur se lamente de l’infusion de la pensée décroissante jusque dans le milieu académique et parie sur une vision rationnelle et progressiste.


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Publié le 20/09/2021

Liberté, liberté chérie – Gaspard Koenig

Dans les Échos, Gaspard Koenig dénonce les libertés à la carte défendues par les candidats à l’élection présidentielle. Pour nous autres libéraux, « la liberté est insécable ».

 

Gaspard remarque que la liberté individuelle n’est plus considérée comme une question abstraite de « sujet de philo ». Au contraire, la pandémie a rendu le sujet brûlant. Chacun a pu s’interroger sur les possibilités qu’il avait d’exercer sa liberté de déplacement par exemple. D’après Gaspard, le sujet de la liberté individuelle va donc s’imposer comme la question centrale de la présidentielle, d’autant que les plans de relance conjoints de la BCE et de Bercy ont – temporairement – éloigné l’autre sujet épineux, celui des difficultés économiques et des réformes nécessaires.

« L’excellente nouvelle, c’est que la question de la liberté individuelle devrait s’imposer dans la campagne présidentielle. »

La liberté est un sujet dont il est urgent de débattre. Le numérique offre aux individus des possibilités nouvelles mais présente le risque de nous faire suivre les modèles asiatiques de contrôle et de surveillance. Les inégalités économiques soulèvent comme jamais la question de la redistribution des richesses. Les enjeux écologiques pourraient tenter les citoyens d’accepter des plans liberticides.

« Pour beaucoup de candidats, parler des libertés, c’est s’autoriser à piocher celles qui nous arrangent. Liberté d’expression pour les racistes, pas pour les salafistes. Liberté de disposer de son corps pour les antivax, pas pour les transgenres etc. (…) Or la liberté, comme ne cesse de le répéter Mario Vargas Llosa, est insécable. Les libéraux cohérents la déclinent sur le plan à la fois économique, juridique, sociétal et institutionnel. »

Aux candidats ou candidats putatifs – Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon – qui défendent certaines libertés pour certains seulement, Gaspard oppose les libéraux authentiques qui déclinent la même conception de la liberté sur tous les sujets : juridique, institutionnel, sociétal, économique. Et ce sans compromis : car c’est aussi accepter que, parfois, choisir la liberté individuelle ne va pas dans le sens du « bien-être collectif ».

Le contexte politique encourage les libéraux à proposer des solutions toujours nouvelles pour répondre aux défis contemporains, et motive depuis 2013 GenerationLibre à proposer de nouvelles politiques publiques qui responsabilisent sans contraindre davantage.


Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.

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Publié le 15/09/2021.

Les propositions libérales de GenerationLibre

Aux micros de France Inter et Europe 1, Gaspard Koenig revient sur le libéralisme qui gouverne les propositions de politiques publiques développées par GenerationLibre.

 

Gaspard rappelle l’essence de notre combat : défendre toutes les libertés individuelles. C’est par exemple le sens de l’Observatoire des Libertés Confinées, outil citoyen développé par GenerationLibre, qui veille à ce que les libertés mises sous cloche nous soient toutes restituées à l’issue de la crise.

Le libéralisme que nous défendons ne tire pas pour autant un trait sur le rôle de l’État qui garde un rôle irremplaçable pour structurer la société. Pour Gaspard, si l’État doit impérativement rester neutre moralement, il doit assurer des fonctions non conditionnelles et universelles. C’est à lui que revient la responsabilité d’assurer aux individus les moyens de leur autonomie, tout en les laissant libres de choisir leurs propres valeurs. L’État doit accepter de faire confiance à l’individu.

« Je ne suis pas totalement anarchiste. Je pense qu’il y a un vrai rôle pour l’État, notamment pour donner aux gens les moyens de leur autonomie. Si vous prenez cette phrase au sérieux, vous pouvez réorienter un grand nombre de politiques publiques. »

Cette vision du rôle de l’État nous conduit à proposer des politiques publiques en accord avec nos principes.

Pour respecter les choix de vie, nous défendons par exemple des modèles de légalisation du cannabis et de la GPA.

Pour que l’État accepte enfin de faire confiance aux individus, nous proposons une méthode de simplification normative, contre l’excès de normes qui emprisonnent les gens et brisent les initiatives.

Pour en finir avec une gouvernance jacobine « par le haut », nous suggérons une modification du code général des collectivités territoriales afin de susciter la décentralisation du pays, de redonner du pouvoir aux maires et aux élus locaux.

Pour assurer l’autonomie individuelle, nous militons pour un revenu universel qui garantit à chacun, quelque soit sa situation, un filet de sécurité pour vivre et entreprendre. Pour ce faire, nous avons une proposition de réforme socio-fiscale quasi clés-en-main.

Pour offrir une éducation à tous, nous avançons par exemple un nouveau modèle de frais d’inscription à l’université : pas de frais initiaux, et un remboursement ultérieur (pourcentage du salaire futur).

« L’État doit être là pour financer, réguler, pour faire de la péréquation. Mais il doit ensuite dire : je vous ai donné de quoi faire, maintenant je vous fais confiance pour faire. »

En réaffirmant les fondements de son libéralisme, et en rappelant qu’il n’est pas anticapitaliste, Gaspard dénonce aussi « une forme de néo libéralisme dont (il) ne veut pas ».

« [Ce voyage] a changé un certain nombre de mes idées politiques, sur la division du travail, l’aménagement du territoire, la libéralisation des centres commerciaux… le contact du terrain fait réfléchir et m’amène à infléchir ou approfondir un certain nombre de mes idées ou convictions. »


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Publié le 09/09/2021.

[Lu ailleurs] : Emmanuel Macron ou le rendez-vous manqué de la France avec le libéralisme

Le philosophe Michaël Fœssel s’interroge sur l’échec de la libéralisation de la France promise en 2017 par le candidat Emmanuel Macron.

 

Malgré un programme profondément libéral, Emmanuel Macron a échoué à réconcilier la France avec le libéralisme. Un échec qui risque d’avoir de nombreuses implications au cours de la prochaine campagne présidentielle.

« Il vaut la peine de se demander pourquoi la promesse libérale du macronisme s’est abîmée dans la perpétuation indéfinie des états d’urgence et l’organisation du quotidien autour des QR codes. »

Les évènements survenus au cours du quinquennat, comme la crise des Gilets jaunes ou la pandémie, expliquent en partie cet échec. Michaël Fœssel remarque que la doctrine gouvernementale libérale s’efface dès que surviennent les conflits, pour laisser place à une forme d’autoritarisme. Entre promesses libérales et autoritarisme de crise, le président Emmanuel Macron s’est retrouvé dans un entre-deux, dans un « en même temps » perturbant autant que dangereux.

« Ce conflit (des Gilets jaunes) a amené le gouvernement à substituer à son programme réformateur une action policière répressive bien peu libérale et un grand débat dont il n’est rien sorti de tangible. »

Aux yeux de Michaël Fœssel, le rendez-vous manqué s’explique au moins autant par les crises survenues que par les institutions de la Vème République, qu’il juge profondément défavorables au libéralisme. Il pointe particulièrement le présidentialisme, souvent comparé à un régime monarchique, et par la tendance récurrente des institutions à oublier la séparation des pouvoirs et à délaisser leur rôle de gardien des libertés individuelles. Selon Michaël Fœssel, sans changement institutionnel, difficile d’imaginer une « doctrine de gouvernement » libérale.


Pour lire l’article de Michaël Fœssel, cliquer ICI.

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Publié le 10/09/2021.

Éducation : et si on essayait l’autonomie ? – Gaspard Koenig

Dans Les Échos, Gaspard Koenig se félicite que le chef de l’État souhaite lancer l’expérimentation d’une autonomie éducative pour certains établissement.

 

En se remémorant sa propre expérience d’enseignement, Gaspard dénonce « la froide logique des commissions d’affectation » et plaide pour une plus large autonomie des établissements scolaires. Cette autonomie, embrassant le recrutement, les choix pédagogiques et l’organisation interne, est selon lui le meilleur moyen pour rendre du sens au métier d’enseignant.

« L’autonomie des établissements mettrait sans nul doute fin à une forme d’uniformité pédagogique, où le brassage permanent et aléatoire des profs interdit de concevoir un véritable projet d’établissement. »

Comme l’ont remarqué les Insoumis, cette expérimentation remet en cause le statut de la fonction publique … mais pas le principe d’égalité républicaine ! Au contraire, c’est le statut lui-même qui est, selon Gaspard, vecteur d’inégalités de traitement – en terme de salaire et d’avancement – entre agrégés, certifiés et contractuels.

Gaspard constate que le statut de la fonction publique a déçu les attentes de son fondateur, le communiste Maurice Thorez. Aujourd’hui, ce statut ne récompense ni l’expérience, ni la prise de responsabilité, ni l’initiative. Des objectifs qui peuvent tout de même être atteints si l’on confie une vraie autonomie pédagogique aux établissements.

« Pourquoi cette proposition vient-elle si tard et de manière si timide ? Pourquoi un principe formulé dans le programme présidentiel (…) finit-il, en fin de quinquennat, par une expérimentation ? »

Le projet d’autonomie pédagogique porté depuis de nombreuses années par Gaspard Koenig et GenerationLibre ne remet pas en cause la définition des programmes et des évaluations à l’échelle nationale. Mais il permet la mise en place d’une diversité d’offres scolaires qui respecte les différences de chacun, adaptée aux situations individuelles ou locales : la règle éducative doit pouvoir s’ajuster à son public.

Mais cette autonomisation ne doit pas rester cantonnée à l’Éducation Nationale ajoute Gaspard. Les autres services publics – hôpitaux, prisons, administrations – doivent eux aussi évoluer. Faire confiance aux acteurs de terrain, voilà une vraie politique de confiance qui fera émerger les meilleurs modèles.


Pour lire la chronique de Gaspard, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Révolutionner les frais d’inscription », cliquer ICI.

Nos rapports pour l’autonomie des universités et des écoles primaires arrivent !

 

Publié le 08/09/2021.

Gauche, droite : qu’avez-vous fait du libéralisme ?

The Economist s’érige contre la montée en puissance de l’illibéralisme, au sein de la droite populiste comme de la gauche progressiste. Le magazine s’inquiète du reniement des valeurs libérales par des élites arrogantes.

 

Depuis 250 ans, la famille libérale s’est construite par le débat et la tolérance intellectuelle vis-à-vis de ses adversaires politiques. Les dernières années ont été marquées par une polarisation du débat public au profit de deux extrêmes qui relèguent le libéralisme au second rang, jugé trop élitiste et en faveur des privilégiés.

« [La gauche illibérale] est convaincue qu’un véritable progrès n’est possible qu’après avoir veillé au démantèlement des hiérarchies raciales, sexuelles et autres. »

Si les libéraux et la gauche illibérale sont en phase sur bien des points (méfiance à l’égard de l’autorité, croyance en le caractère souhaitable du changement), ils divergent néanmoins sur la vision face à la nature du progrès et les moyens à adopter. L’auteur ne ménage pas non plus la droite populiste, qu’il qualifie de menace la plus dangereuse pour le foyer spirituel du libéralisme.

« À leur manière, les deux extrêmes placent le pouvoir avant le processus, les fins avant les moyens et les intérêts du groupe avant la liberté de l’individu. »

La symbiose entre gauche et droite populistes se nourrit d’une haine mutuelle et enflamme les soutiens des deux camps. Par volonté de surprotéger l’esprit américain, la gauche illibérale renie ses origines en abandonnant la défense de la liberté d’expression au motif qu’elle favorise les privilégiés et réactionnaires. De son côté, la droite populiste privilégie le sectarisme à la vérité.

Il est temps de retrouver les valeurs de l’humilité et du doute qui ont fait grandir la famille libérale et réinvestir la sphère publique pour mettre un terme à l’hégémonie de l’illibéralisme qui, comme l’explique Maxime dans sa chronique du 31 août, nuit à la qualité du débat et fragilise la démocratie.


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Pour lire la chronique de Maxime, cliquer ICI.

 

Publié le 03/09/2021