Dans sa première chronique de l’année pour l’Opinion, Maxime Sbaihi, directeur général de GénérationLibre, revient sur la nécessité de faire de 2019 une année tournée vers l’optimisme.
Pour Maxime, si l’on prend le temps d’étudier l’actualité qui se profile pour 2019, l’état des lieux n’est pas rassurant : Brexit, relations tendues entre Trump et Poutine, crise sociale en France, dérèglements climatiques, fébrilité des marchés financiers…
Pour autant, il faut lutter contre notre nature pessimiste et valoriser les opportunités, se concentrer sur les lueurs d’espoir. C’est ce revirement d’état d’esprit qui permettra de transformer les ressources en débouchés.
Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi « Vive l’optimisme !», cliquer ICI.
Le référendum d’initiative citoyenne (RIC), mesure phare réclamée par les gilets jaunes, masque de nombreuses dérives possibles dont il faut prendre garde. En traitant la souveraineté populaire comme illimitée, le RIC ouvre la voie à la démagogie et à la tyrannie de la majorité dénoncée par Benjamin Constant.
Choix binaire, isolé des effets systémiques, ce RIC est inadapté à la complexité d’un monde ouvert pour Gaspard Koenig. Notamment à grande échelle, au niveau national. Le Brexit et la débandade britannique ne l’illustrent que trop bien.
« Avant de demander un référendum sur l’euro, commençons par décider ensemble des règles de stationnement. »
Oui, notre démocratie représentative est devenue obsolète, mais il y a d’autres moyens d’expression politique qui sont à la fois plus directes que l’élection législative et moins simplistes que les référendums : démocratie liquide, démocratie délégative et référendums locaux en sont quelques exemples. L’urgence est aujourd’hui à la décentralisation du pouvoir. « Avant de demander un référendum sur l’euro, commençons par décider ensemble des règles de stationnement », explique Gaspard.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig dans Les Echos « Pour une démocratie délégative », cliquer ICI.
Dans sa chronique pour L’Opinion (lire ICI), Maxime Sbaihi tente d’expliquer le mouvement des Gilets jaunes et ses racines à ceux qui ne le comprennent pas sur la scène internationale. Dans une tribune pour Le Figaro, Gaspard Koenig ouvre de nouvelles pistes de réflexion à la lumière de Tocqueville (lire ICI). La politique s’ubérise, explique encore Gaspard au Progrès (lire ICI), et il faut réformer en profondeur nos institutions.
Au début simple protestation contre l’augmentation de la taxe sur le carburant, le mouvement des Gilets jaunes s’est très vite approprié tous les sujets économiques et s’est dressé en symbole d’un ras-le-bol généralisé. Sur le plan international, il peut être difficile de saisir le pourquoi du comment d’une telle crise. La France est devenue le lieu d’un spectacle que seuls les Français sont capables de créer, et qu’eux seuls sont capables de comprendre. Maxime tente de le décrypter.
Dans une tribune pour Le Figaro, Gaspard Koenig ouvre une nouvelle voie de réflexion tirée des ouvrages de Tocqueville. Et s’il n’y avait rien de plus normal pour un peuple que de se révolter au moment où le pays se réforme ? C’est bien ce qui s’est produit avec la Révolution Française. Pour Gaspard, le candidat Emmanuel Macron a été le premier Gilet jaune, en initiant la crise dès 2016 lorsqu’il posait son diagnostic sur le pays qu’il souhaitait réformer.
Le malaise qui se dégage du mouvement des Gilets jaunes est vaste et profond. L’Etat assomme un à un les français à coup de taxes et d’impôts, il s’immisce dans tous les pans de leur vie. Nous méritons davantage de considération de la part de notre Etat. C’est pourquoi, autre apport de la pensée de Tocqueville, il est urgent de changer de modèle de gouvernance.
Il existe de nombreuses alternatives au modèle français de la démocratie représentative, comme la démocratie liquide ou le parlementarisme. La « grande concertation » promise par le chef de l’Etat pourrait être l’occasion parfaite de remettre en cause et de faire évoluer notre conception des institutions.
Pour lire la chronique de Maxime Sbaihi dans L’Opinion « Yellow vests », cliquer ICI.
Pour lire la tribune de Gaspard Koenig dans Le Figaro « Tocqueville avait décrit ce que nous vivons avec les gilets jaunes » , cliquer ICI.
Pour lire l’entretien de Gaspard Koenig dans Le Progrès, « Le politique se fait totalement ubériser » cliquer ICI, ou consulter la vidéo « Gilets jaunes : on est arrivé au bout d’un modèle », cliquer ICI.
Alors que la Roumanie s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne en janvier, Gaspard Koenig raconte une autre histoire de l’Europe au travers des liens entre la Roumanie et la France, et appelle à une nouvelle construction européenne (lire ICI).
Roumanie, trop souvent confondue avec la Bulgarie par les diplomates français.
Roumanie, sœur latine dont les Français ignorent trop souvent les similarités culturelles et l’histoire commune.
Roumanie, ancienne amie et alliée aujourd’hui oubliée.
Roumanie, délaissée qui se tourne vers d’autres cieux.
Plutôt que l’Europe à plusieurs vitesses, aveu d’échec assez en vogue, faisons l’Europe unie, l’Europe romaine.
France, il n’y a pas que l’Allemagne en Europe.
Il est temps de créer de nouvelles dynamiques pour une Europe unie.
Pour lire la chronique de Gaspard Koenig « Ressuscitons les liens franco-roumains», cliquer ICI.
Seuls ceux qui en comprennent les enjeux peuvent librement consentir à payer l’impôt. Devant la volonté du gouvernement d’instaurer une nouvelle taxe sur les carburants, notre expert François-Xavier Oliveau s’interroge dans une tribune pour le Figaro : comment exiger des contribuables un effort supplémentaire quand le produit de cet effort ne leur est pas rendu ? Si, pour l’auteur de l’ouvrage Microcapitalisme (lire ICI), un prélèvement obligatoire doit être à la fois clair, neutre et équitable, alors la fiscalité écologique actuelle est à remettre en question.
Le constat est là : loin de revenir aux ménages et de participer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, l’argent généré par l’ensemble des taxes écologiques sert en fait à pallier les défaillances d’un État en situation de déficit chronique. En outre, elles font peser un poids économiquement infondé sur les épaules de certains consommateurs.
Là où, selon François-Xavier Oliveau, une taxe carburant, indexée sur le coût environnemental réel des gaz à effet de serre, devrait s’élever à 12 centimes par litre de gazole, la TICPE correspond aujourd’hui, en Île de France, à 62,64 centimes du prix du litre.
Le gouvernement a des comptes à rendre pourrait-on résumer. Notre expert nous avertit : une fiscalité efficace doit être incitative plutôt que coercitive, préservant aussi bien l’équilibre écologique que celui de nos finances.
Pour lire la tribune « Les Français accepteraient une fiscalité écologique équitable, neutre et claire », cliquer ICI.
Pour retrouver l’ouvrage de notre expert « Microcapitalisme, vers un nouveau pacte social ? », cliquer ICI.
Le centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre a été l’occasion pour les chefs d’Etat de célébrer la paix en Europe. Les célébrations se sont déroulées dans le plus grand respect des victimes – qui ne sont pas des héros – et de toutes les nations. Gaspard Koenig revient dans sa chronique hebdomadaire sur le sens de ces célébrations.
Je ne peux qu’approuver les Femen qui se sont élancées sur le cortège officiel en traitant les chefs d’Etat de « fake peacemakers ».
Que d’hypocrisie ! Les nations ne s’entendront jamais. Nous n’avons de cesse de prétendre que l’Etat-nation est l’idéal absolu, et de nous féliciter de l’avoir brillamment atteint. Ce modèle serait à lui seul notre moyen de vivre en paix. Mais cette paix n’est que chimère. Le nationalisme, les querelles citoyennes et les guerres sociales sont toujours présentes, rappelle Gaspard.
Il faut retrouver le sens d’un pacifisme viscéral, radical.
Le seul moyen d’atteindre une paix durable et d’en finir avec le principe de la guerre; pour ce faire, la solution est, aux yeux de notre président, de dissoudre les nations. Cessons de tenter d’atteindre un conglomérat de nations en essayant de gommer artificiellement nos différences. Il est aujourd’hui indispensable de dépasser et de détruire le concept d’Etat-nation, au risque de voir notre continent replonger dans un combat aux noms des patries.
Pour lire la tribune Dépasser les Etats-nations pour imposer la paix, cliquer ICI.
Emmanuel Macron avait promis un renouvellement des élites politiques à l’heure où les Français ne se sentent plus représentés par leurs élus. C’était sans compter sur le mythe du monarque républicain. Un mythe que Maxime Sbaihi démystifie dans sa dernière chronique, alors que nous assistons aux retours en politique de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Ségolène Royale.
Ces figures qui ont incarné le pouvoir entretiennent avec le peuple une relation étroite et sont encore très présentes dans les esprits. La Vème République n’est qu’une succession d’hommes providentiels qui personnifient le pouvoir et la France. Et il faut croire que beaucoup d’entre nous y sont malheureusement trop attachés encore, tout en les rejetant et en aspirant à plus d’autonomie. Notre directeur général insiste : « La France est victime d’un pouvoir trop centralisé, trop personnalisé, qui entretient un esprit de chef dans les partis, obnubile les journalistes, ressuscite les ex-présidents et infantilise les citoyens. »
« Le veston taillé par de Gaulle pour de Gaulle n’est plus en phase avec une société qui demande des opportunités individuelles plutôt qu’une direction présidentielle.
Car il ne faut pas se méprendre : cette incarnation de la providence n’est que factice. Pour Maxime, il est temps « d’abandonner les mythes pour se rendre compte que la providence ne réside pas à l’Elysée mais dans chaque français ».
Pour lire la tribune « Providence sans présidence », cliquer ICI.
La beauté sauvera le monde, commence-t-on à penser outre-manche. Dans sa chronique du 7 novembre pour Les Echos, Gaspard Koenig évoque la volonté du gouvernement britannique de redéfinir le modèle d’urbanisation hérité de l’après-guerre. Si l’on a en effet conçu les espaces dans un souci utilitariste d’efficacité et de productivité, c’est au détriment du beau, dénonce le philosophe.
Ne préfère-t-on pas tous les colombages normands aux immenses barres des cités ? Pour Gaspard Koenig, si le goût est affaire de chacun, il existe tout de même des consensus esthétiques, un instinct naturel et partagé dirigé vers des objets capables de provoquer en nous un mélange particulier de plaisir et d’émerveillement. Ce sentiment, ajoute-t-il, contribue profondément à notre enracinement au sein d’un espace donné – un bel endroit devient plus facilement un foyer agréable.
C’est avec cette maxime en tête qu’a été créée en Grande-Bretagne une commission, dirigée par le philosophe Roger Scruton et en charge de « développer des idées pratiques visant à réhabiliter les centres-villes et à développer l’urbanisme ».
On pourrait évidemment se méfier du «sens du sacré » de Scruton, et rire d’un n-ième comité bureaucratique qui va se mêler de la couleurs de nos volets, mais force est de constater que nous révérons tous, indépendamment de nos origines, de nos religions ou de nos revenus, nos immeubles haussmanniens, nos églises gothiques ou simplement, nos petites chaumières.
Pour lire la tribune Le monde moderne est-il condamné à la laideur ?, cliquer ICI.
Si nos données sont des armes, ne les déposons pas aux pieds de tyrans, nous mettent en garde Gaspard Koenig et nos avocats Nicolas Gardères et Rubin Sfadj. L’avertissement est plus que jamais d’actualité alors que le Conseil d’État a validé, dans un arrêt daté du 18 octobre 2018, la création d’un fichier centralisé contenant l’ensemble des données biométriques de la totalité de la population française.
L’idée de ce fichier TES (pour « titres électroniques sécurisés ») n’est pourtant pas nouvelle : lancée en 2016 sous la présidence de François Hollande, elle a depuis fait l’objet de vives critiques. En novembre 2016, Génération Libre déposait déjà un recours pour excès de pouvoir à l’encontre de cette mesure jugée liberticide. En janvier 2018, c’est sous la forme d’un mémoire en réplique que notre président et ses deux co-auteurs adressaient leurs craintes au Conseil d’État (lire ICI).
Comment en effet justifier le fichage de millions de citoyens par quelques cas isolés de fraudes ou d’usurpations d’identité ? La concentration en un même fichier d’autant d’informations sensibles et librement accessibles aux autorités policières fait en outre courir un risque élevé de dérives autoritaires, soulignent-ils encore fois, dans une tribune à six mains publiée le 6 novembre dernier sur le site du « Figaro Vox ».
C’est désormais la juridiction européenne que va saisir Génération Libre.
La lutte ne doit néanmoins pas s’arrêter avec l’échec des multiples demandes de retrait du dispositif. C’est désormais la juridiction européenne que compte saisir Génération Libre, dans l’espoir d’endiguer la propagation d’une surveillance de masse dont la menace devient, à l’ère du numérique, de plus en plus tangible. Nos informations valent de l’or, dit-on. La véritable question est maintenant de savoir si nous sommes prêts à en céder les profits.
Pour lire notre tribune : « Ne souriez pas, vous êtes fichés! », cliquer ICI.
Alors que Jair Bolsonaro, nouveau président du Brésil, est décrit par la presse française comme « libéral d’extrême droite », notre directeur Maxime Sbaihi revient sur la pertinence de la formule dans sa dernière chronique. Pour Maxime, il s’agit d’un terrible oxymore : il est impossible d’être à la fois libéral et d’extrême droite, deux conceptions de l’humain et de la société antinomiques.
Bien sûr, Bolsonaro croit en l’économie de marché, en témoigne son souhait de réduire la taille du gouvernement, privatiser des entreprises publiques, ou encore d’instaurer une flat tax. Mais ce n’est pas suffisant pour faire de lui un libéral, bien au contraire.
Les positions sociétales du président élu vont strictement à l’encontre du libéralisme qui est est « avant tout une attitude face à la vie et la société fondée sur la tolérance et le respect, l’amour pour la culture, la volonté de coexister avec l’autre, avec les autres, et une défense inébranlable de la liberté comme valeur suprême », explique Maxime.
A l’heure où les forces auto-proclamées illibérales sonnent la mobilisation en Europe, le libéralisme doit se réinventer pour renouer avec cette définition originelle.
Le libéralisme doit aujourd’hui combattre les caricatures ainsi que les conceptions erronées qui sont majoritairement véhiculées à son sujet. En s’appuyant sur Gustave Flaubert, Friedrich Hayek ou encore Mario Vargas Llosa, notre directeur insiste : le libéralisme ne peut être réduit à des conceptions économiques.
Pour lire la tribune « Jair Bolsonaro, libéral d’extrême-droite : terrible oxymore », cliquer ICI.
