Et si, plutôt que d’organiser le partage de la pénurie, la France retrouvait le chemin de l’enrichissement collectif ?
En France, le débat économique continue trop souvent d’opposer patrons et salariés, capital et travail, profit et pouvoir d’achat. Génération Libre défend la conviction inverse : une entreprise qui prospère enrichit aussi ses salariés, ses clients, ses fournisseurs et les territoires dans lesquels elle se développe.
Pourtant, notre modèle décourage aujourd’hui ceux qui travaillent, entreprennent et investissent.
47,2 % du coût du travail est absorbé par les impôts et cotisations ; les textes législatifs et réglementaires en vigueur représentent 48,8 millions de mots ; les entreprises peuvent prétendre à 2 267 dispositifs d’aide différents.
Dans cette nouvelle note, Sacha Benhamou et Hugo Spring-Ragain proposent de rompre avec cette économie administrée autour de trois priorités : mieux rémunérer le travail, libérer l’entreprise et encourager l’investissement productif.
Parmi les propositions : réduire de 20 % les cotisations salariales et de 10 % les cotisations patronales ; rendre davantage de liberté aux branches dans la fixation des salaires ; transformer le PEA en véritable « Livret A de l’investissement productif » ; imposer des sunset clauses aux nouvelles normes ; engager une vaste recodification du droit économique ; substituer un principe d’innovation au principe de précaution ; supprimer simultanément 150 milliards d’euros d’aides et d’impôts sur les entreprises ; rétablir un bouclier fiscal inférieur à 50 % et ramener le PFU à 25 %.
Libérer l’entreprise, ce n’est pas défendre les patrons contre les salariés. C’est permettre à tous ceux qui travaillent, investissent et prennent des risques de participer davantage à la prospérité commune.

