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[Lu-ailleurs] – Quelle action publique pour demain ?

[Lu-ailleurs] – Quelle action publique pour demain ?

Dans sa note de Juin 2020, l’Institut Montaigne livre une première analyse de la gestion de la crise sanitaire en France. Rédigée par Nicolas Bauquet, cette publication s’attèle à révéler les failles et les dysfonctionnements structurels de l’action publique dans la gestion de la crise.

 

Dans son analyse, l’auteur relève cinq points marquants :

  • L’organisation de la gestion de crise par le plus haut niveau de l’État impliquant un haut degré de centralisation.
  • Une mauvaise articulation du pouvoir politique et du pouvoir médical, qui a débouché sur un manque de stratégie scientifique pour construire un appareil de connaissance efficace du suivi de l’épidémie.
  • Dans les territoires, l’action de l’État a été ressentie de façon paradoxale : une extrême centralisation couplée à une absence de l’État face à certains défis pressants comme l’approvisionnement en masques.
  • Les entreprises n’ont pas été considérées comme des partenaires de la lutte sanitaire dans la phase de déconfinement, limitant leur capacité à prendre des initiatives pour favoriser la reprise de l’activité dans un cadre sécurisant.
  • La stratégie des pouvoirs publics n’a pas placé la société civile et la volonté d’engagement des citoyens au centre du dispositif.

 

« Si notre système a tenu grâce à l’engagement exceptionnel des personnels de santé, et si des mesures rapides et efficaces ont permis de soutenir le tissu économique pendant la première phase du choc, la gestion de la crise par l’État a révélé des dysfonctionnements de l’action publique qui renvoient à des traits structurels. » Nicolas Bauquet

De cette analyse, trois constats sont dressés. D’abord, la verticalité du fonctionnement de l’État a été en décalage complet avec les défis posés par la crise, comme avec les attentes des partenaires de l’État et de la société.

La crise a fait émerger de nouveaux acteurs qui se sont avérés essentiels, comme les collectivités locales qui ont souvent dû outrepasser le cadre strict de leurs responsabilités pour assurer la continuité des services essentiels.

Enfin, la manière dont est exercée l’action publique doit faire l’objet d’une réflexion partagée et d’une action déterminée pour qu’elle puisse être au rendez-vous des prochaines crises.


Pour lire la note, cliquer ICI.

Pour lire notre rapport « Décentraliser par la subsidiarité ascendante », cliquer ICI.

 

Publié le 11/06/2020.
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